Quand André Gerin occupait l'usine Berliet, à Vénissieux, en mai 1968
Publié le 19 juin sur le site d'André Gerin
Intervention de André Gerin
Maire de Vénissieux
Député du Rhône
A l'occasion du
40ème anniversaire de mai-juin 68
40 ans, jour pour jour : du 15 juin 1968 au 15 juin 2008, les salariés de Berliet, la tête haute, reprennent le travail, après
33 jours d'occupation
Jeudi 19 juin 2008 à 18h30
(Salle Irène Joliot-Curie)
Nous voilà réunis pour commémorer Mai 68, un 19 juin. Plus que la date, qui correspond à la reprise du travail dans les usines Berliet, c'est l'esprit et les acquis de cette lame de fond sociale, c'est cette bascule dans une société post-gaullienne, où le sujet et l'individu s'affirment au cœur même du système de production, qui nous interrogent 40 ans après. Et comme toutes les dates anniversaires en France, des polémiques éclatent, les batailles font rage entre thuriféraires de la 25ème heure et contempteurs de la 26ème. Le 40ème anniversaire de Mai 68 n'échappe pas à la règle, à un détail près. A son sujet, le président de la République a ouvert une troisième voie : celle de la liquidation. On ne compose plus avec l'histoire, on la déforme, on la caricature, puis on la passe par pertes et profits. C'est une grande première, très inquiétante vous me l'accorderez. «Liquider » c'est pourtant le verbe - tout autant incompatible avec l'esprit républicain que déplacé dans la bouche d'un futur président soi-disant garant de l'unité nationale - que le candidat UMP Nicolas Sarkozy avait utilisé dans son discours prononcé à Bercy le 14 janvier 2007 et celui en avril 2007. Il répond à une priorité : la droite versaillaise de 2008 clôt, ou aimerait clore, le cycle révolutionnaire par un retour à l'ordre moral en faisant de Mai 68 un repoussoir. Pétain, avec le Front Populaire et 36, n'avait-il pas adopté la même tactique ? En clair, en soldant, en « liquidant » le mouvement soixante-huitard, on ferme une parenthèse beaucoup plus large dans le temps, celle qui va de 36 au Conseil National de la Résistance en passant par les accords de Grenelle. Mais je reviendrai plus tard sur ce discours réactionnaire, ce discours de haine - le mot n'est pas trop fort- et de mépris.
Que les choses soient donc claires ! A mes yeux, la relecture de Mai 68 n'appartient ni à Nicolas Sarkozy, ni à Daniel Cohn-Bendit, deux revers d'une même médaille pourrait-on ajouter. Il n'y a pas pour moi une figure tutélaire, un porte-parole officiel de la pensée soixante-huitarde. Quelques-uns, c'est vrai, ont perdu en route les beaux principes qu'ils battaient sur le pavé parisien - ils se reconnaîtront, d'autres aimeraient réduire ce mouvement à une imagerie sympathique, à un simple appel d'air dans une société française sclérosée par un gaullisme à bout de souffle. Mai 68 n'appartient pas plus à la Sorbonne qu'aux usines Billancourt. Il appartient à un ensemble, à une addition de forces en mouvement, des étudiants aux ouvriers, des salariés aux immigrés, qu'ils soient de Paris ou de Lyon. Mai 68 appartient et appartiendra toujours au peuple français, hétéroclite dans sa composition, iconoclaste dans sa volonté d'en découdre avec l'ordre établi, audacieux dans son projet de construire une société nouvelle, plus libre, plus juste, moins coercitive, moins patriarcale.
En préambule, je voudrais revenir avec vous sur la formidable expérience que le printemps 68 a représentée pour la génération issue de l'après-guerre. Etre âgé de vingt ans et être propulsé au cœur de l'événement, au sein même des usines Berliet, c'est une leçon de vie que personne ne peut oublier. A ce titre, l'occupation des locaux était quelque chose d'extraordinaire. Je dois bien l'avouer, je n'ai pas fait les 33 jours d'occupation de l'usine Berliet, mais 31 car je devais passer mon CAP de dessinateur industriel. Je me souviens très bien de l'ambiance qui y régnait. Nous qui étions jeunes, à l'époque, nous nous retrouvions au milieu des anciens qui avaient fait la Libération et, surtout, qui avaient connu Berliet quand il y a eu la gestion ouvrière de 1944 à 1947. Ce qui impressionnait tout le monde, jeunes comme ouvriers expérimentés, c'était ce souci qu'avaient les militants de protéger l'outil de travail. Ils encadraient l'occupation car ils avaient l'habitude de gérer l'entreprise. Tous les jours, des équipes faisaient le tour de l'atelier pour voir si les machines étaient bien entretenues. Il y avait aussi en nous le désir de « remplir » ce temps exceptionnel qui n'était pas, pour une fois, rythmé par le travail productif habituel :
- à travers la mise en place des commissions qui faisaient prendre conscience des problèmes dans la vie de tous les jours, des enjeux de société situés au-delà des murs de l'usine.
- à travers l'organisation de conférences sur les Canuts, sur l'histoire du mouvement ouvrier
- à travers des animations conviviales, qui concrétisaient aussi un lien fort entre le monde du travail, la ville et le quartier
Ce respect des outils du travail, couplé à un mouvement de revendication et d'émancipation d'une force incroyable, est la plus belle des réponses que nous pussions donner aux forces patronales. L'occupation de mai 68, n'en déplaise aux classes dirigeantes qui veulent liquider l'héritage de ce printemps-là, les revendications que l'on portait haut et fort, c'était pour nous, et pour les générations qui allaient nous succéder, une façon de reprendre le pouvoir dans l'entreprise. Pour tout vous dire, on faisait même la réunion de la section PC dans le bureau de Paul Berliet. On commençait la journée par des assemblées générales, où plus de mille ouvriers étaient présents. Des délégations se déplaçaient ensuite pour donner un coup de main dans les petites entreprises. Le soir, on dormait sur un lit de camp dans les bureaux. Tous ceux qui ont vécu 68 se souviennent de cette union collective, qui dépassait les clivages traditionnels entre intellectuels, monde du travail, étudiants, ouvriers.
Le 19 juin 1968, lorsque nous avons franchi les grilles de l'usine, la reprise n'a pas été aussi difficile que cela chez Berliet. Car nous avions obtenu beaucoup plus que ce que prévoyaient les accords de Grenelle, notamment sur les salaires et les conditions de travail. On rentrait la tête haute, malgré la trahison de la CFDT pendant la nuit. Et en 24h, toute l'entreprise, à notre plus grande fierté, s'était remise en marche. Les suites politiques, bien sûr, n'ont pas été à la hauteur des espoirs créés. Nous rêvions tous du grand soir, et la victoire de la droite aux législatives qui ont suivi a en fait pleurer plus d'un. Au final, même si dans les urnes l'espoir généré par mai 1968 ne s'est pas concrétisé, nous avons changé les rapports coercitifs qui régissaient le monde du travail avec la reconnaissance de l'individu, un changement des mœurs et des mentalités.
A l'échelle des usines, comme à l'échelle nationale, il est également un moment particulier que notre génération a gardé en mémoire. Ce tournant historique se situe à la mi-mai. Comme l'a rappelé Georges Séguy, à l'époque secrétaire général de la CGT, l'événement majeur du mouvement de 68, c'est, je le cite, « l'intervention de la grande force tranquille qu'est la classe ouvrière ». Le découpage classique du mouvement, une période étudiante, une période sociale, un épilogue politique, ne doit donc pas faire oublier la journée cruciale du 13 mai. La plus importante grève générale de l'Histoire de France éclate, dépassant, il faut s'en rappeler, celle de juin 1936 du Front Populaire, dite « grèves de la joie ». Le 22 mai aussi marquera les esprits avec ses 10 millions de salariés cessant le travail. Oui, vous avez bien entendu, nous étions 10 millions de grévistes ! Ces deux dates-clés vont changer le cours de l'histoire en marche car le « sociétal » vient alors d'être rejoint par le « social », véritable centre de gravité de la lutte des classes, et c'est à la confluence de ces deux courants que les rapports de force changent de nature et que se profilent, au terme de franches négociations, les acquis des accords de Grenelle. Il faut prendre le temps de les énumérer pour mieux comprendre ce que l'on a gagné et ce que représente toujours mai 68 :
- Augmentation du SMIC de 35% et de 56% pour les salariés agricoles.
- Augmentation générale des salaires de 10% en moyenne.
- Reconnaissance légale de la section syndicale d'entreprise et de l'exercice du droit syndical dans l'entreprise.
- Proposition d'aboutir par étapes aux 40 heures et engagement d'une réduction de deux heures de la durée hebdomadaire pour les horaires hebdomadaires supérieurs à 48 heures.
- Révision des conventions collectives, réduction et intégration des primes dans le salaire.
- Au sujet de la sécurité sociale, réduction du ticket modérateur applicable aux visites et consultations
- Avance de 50% du salaire perdu pendant la grève.
Des avancées fortes, significatives. Et puis, il y a ce que j'appellerais les répliques, dans le courant des années 70/80, auxquelles le tremblement de mai 68 a donné jour. La reconnaissance de l'activité syndicale au sein même de l'entreprise est capitale, à laquelle s'ajoute le droit individuel à la formation pour l'ensemble des salariés. On le voit, c'est le statut de l'ouvrier, du travailleur, de l'employé qui change profondément de nature. Peut-on également imaginer la loi Veil sur l'avortement en 1975 sans les revendications de mai 68 ? Peut-on imaginer l'égalité salariale hommes-femmes, toujours à conquérir, sans mai 68 ? - rappelons-le, à la fin des années 60, à travail égal, les femmes gagnaient 1/3 de moins que les hommes. Peut-on concevoir les ordonnances de 1982 instituant la semaine de 39 heures sans les avancées des accords de Grenelle ? Peut-on imaginer les acquis salariaux sans un autre rapport de force entre syndicalisme et patronat, un bras de fer que mai 68 a profondément modifié ? Et puis, il ne faut pas non plus oublier l'engagement de très nombreux salariés, alors désorganisés, dans le syndicalisme. L'idée de la décentralisation, d'un état moins concentré, moins vertical, qui se concrétisera dans la loi Defferre après l'élection présidentielle de 1981, est aussi l'émanation de la pensée soixante-huitarde. Enfin, ce qui n'avait pu déboucher politiquement pendant le printemps 68, l'idée que seule l'union de la gauche forme un rempart contre le capitalisme - finit par aboutir le 27 juin 1972 avec l'annonce d'un programme commun entre le PCF, le MRG et le PS dont on reparlera quelques années plus tard.
Alors oui, à l'aune de ces acquis, les partis progressistes et les forces de gauche peuvent assumer Mai 68 sans avoir à rougir ! Alors oui, il y a dans les avancées de 68 une forme de continuation des luttes et conquêtes gagnées au forceps en 36, arrachées dans la douleur à la sortie de la seconde guerre mondiale par le CNR. Sans débouché politique, l'événement a eu malgré tout un impact considérable sur le plan social, sur le plan culturel, il a rapproché, c'est une singularité française, la contestation intellectuelle du monde ouvrier et remis en cause, sans parvenir toutefois à ses fins, le modèle occidental de « la société de consommation ».
Pourtant, on parle souvent de Mai 68 comme d'une révolte qui se serait arrêtée à mi-chemin. Mais demandez donc à un ouvrier de l'époque avec quel soulagement il a accueilli sa nouvelle fiche de paye ! On dit souvent de Mai 68 que c'est un mouvement bourgeois qui appartient au passé, au mythe, à l'iconographie. Mais demandez-vous plutôt pourquoi il continue de faire peur et de susciter le rejet, la haine de la droite libérale et de son leader Nicolas Sarkozy. Il ne faut pas se tromper de cible : ce que le futur président a attaqué en avril 2007, c'est bien l'esprit soixante-huitard, mais ce qu'il liquide, c'est tout simplement Grenelle ! Faites le compte et comparez avec 1968. 2008, c'est :
- le démantèlement des 35 heures,
- la précarité généralisée,
- la franchise pour les consultations médicales,
- le chantage à l'emploi pour allonger la durée légale du temps de travail,
- la pression sur les délégués syndicaux dans les entreprises,
- la volonté d'en finir avec le code du travail et les garanties du CDI,
- le blocage des salaires (à l'exception de l'Elysée, il faut bien le souligner !),
- la chasse et stigmatisation des demandeurs d'emploi,
- la financiarisation de l'appareil productif - sur ce dernier point, le capitalisme ne touche-t-il pas son rêve absolu, celui de séparer la sphère financière du monde du travail qui produit les richesses,
- la perte du pouvoir d'achat, etc...
En un mot, et en une liste bien trop longue de reculs sociaux, 2008, c'est le parfait négatif de Mai 68. Ni plus, ni moins.
Ecoutez aussi attentivement la rhétorique employée par Nicolas Sarkozy lors de son discours prononcé à Bercy en 2007 : « Voyez, dit-il, comment l'héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de mai 68 ». Le monde à l'envers ! Plus loin encore, ce recours, en toute impunité, aux bienfaits de l'ordre moral : « Regardez comment l'héritage de mai 68 affaiblit l'autorité de l'Etat ! Regardez comment les héritiers de ceux qui en mai 68 criaient : « CRS = SS » prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs, des fraudeurs contre la police ». Enfin, ce passage extraordinaire sur l'école républicaine : « Voyez comment l'héritage de mai 68 a liquidé l'école de Jules Ferry qui était une école de l'excellence, une école du mérite, une école du respect... voyez comment l'héritage de mai 68 a liquidé une école qui transmettait une culture commune et une morale partagée grâce auxquelles tous les français pouvaient se parler, se comprendre, vivre ensemble... ». Il nous parle de Jules Ferry mais, peu de temps après, dans la lignée de son discours de Latran, il ose soutenir qu'en matière d'éducation morale, un prêtre sera toujours supérieur à un maître d'école. Curieuse conception de la laïcité, curieuse interprétation de la loi de 1905. Abjecte relecture. Je ferme la parenthèse.
Il y a pourtant, pour des progressistes comme nous, beaucoup d'enseignements à tirer aussi bien de la vision de Nicolas Sarkozy que du mouvement de mai 68. Sur le premier point, il serait imprudent de réduire la vindicte du président à de strictes fins électoralistes. Primo, plus la gauche sera faible et incapable d'incarner des valeurs de gauche, plus elle glissera vers un centre aseptisé, et plus la droite s'amusera à venir piétiner en toute tranquillité les plates-bandes progressistes. Mais au-delà de ce simple constat, une autre dialectique, plus profonde, s'est mise en marche. Le néo-libéralisme entend bien solder définitivement le cycle révolutionnaire et contre-révolutionnaire du XXème siècle. Et sur tous les fronts, les destructions sont bien avancées : déconstruction du pacte économique et social issu de 1945 ; dissolution de l'usage démocratique sous prétexte d'intégration européenne ; recul de la République sous l'effet conjugué de l'atomisation du lien collectif et de la mise en place d'une démocratie d'opinion; mise sous tutelle de la liberté d'expression avec une régence des médias - presse écrite ou télé - livrés aux grands groupes économiques et financiers. La suite logique aux Trente décadentes actuelles, qui répondent aux Trente Glorieuses, trouvera alors un cheminement logique, si rien ne parvient, entre-temps, à enrayer l'emballement de cette « belle, très belle » machine à broyer : le retour à l'ordre moral, déjà en route, qui s'incarnera dans ce que j'appellerais le néo-fascisme !
Sombre tableau, m'objecterez-vous, certes, mais tableau lucide et pathétique pour une gauche à l'heure actuelle désemparée. Mai-juin 68 vu de mai-juin 2008 nous enseigne, ou devrait enseigner à la classe politique, quelques leçons simples et lisibles : la lutte des classes n'est pas terminée, la fin de l'histoire n'a pas sonné. Les idées de gauche ne sont pas mortes, les classes populaires n'ont pas disparu. Des verrous, de très nombreux verrous, ceux que les puissances de l'argent ferment à double tour, sont à faire sauter en 2008, comme à l'époque en 68. Les germes d'une colère profonde, ou d'un dépit dangereux, sont là. Bel et bien là.
Pourtant, le non français au référendum sur la constitution européenne est un acte de révolte puissant, un acte transgressif à forte résonance. Pourtant, le non irlandais au traité de Lisbonne, la semaine dernière, indique que les peuples européens n'ont pas abdiqué. Oui, je le répète, les signes sont là et personne ne me fera pas croire que la volonté du peuple français s'est éteinte, que notre société n'aspire qu'à une chose, dans ce qui relèverait d'un contresens historique : son américanisation.
Oui, les signes de nouvelles conquêtes sont là, comme la grande grève des mineurs de 1963, les importants mouvements sociaux des années 66 et 67, l'opposition des syndicats aux ordonnances de 1967 sur la Sécurité Sociale, la baisse des salaires et les inquiétudes des travailleurs préfiguraient mai 68. Alors que manque-t-il, quarante ans après ? Que manque-t-il à la gauche pour redonner du souffle, redonner de l'espoir aux travailleurs, salariés, immigrés et démunis laissés exsangues sur la grande route de la mondialisation ? Il lui manque ce sans quoi rien ne pourra aboutir, ce sans quoi rien ne verra le jour : le lien avec les classes populaires, avec les employés, les Ingénieurs, Cadres, Techniciens, avec les laissés pour compte, avec tous ces gens qui se lèvent tôt, prennent les coups et se couchent tard, faute de pouvoir boucler les fins de mois ! J'attends une gauche forte, qui renoue avec ses valeurs et idéaux historiques et authentiques, qui lève la tête quand on lui parle de liquider 68, qui défende centimètre par centimètre la laïcité, la solidarité, le partage des richesses. J'attends une gauche forte avec un PCF qui retrouve son enracinement populaire, pas une gauche qui se contente de gérer a posteriori le libéralisme ou qui court après une sociale-démocratie introuvable ! J'attends une gauche forte, capable d'unir et fédérer dans un même mouvement, comme en 68, intellectuels et ouvriers, femmes et hommes, français et immigrés, unis pour changer de société, unis pour faire sauter la chape de plomb qui s'est abattue.
Il nous faut retrouver les valeurs et les idéaux du socialisme et du communisme qui ont profondément marqué la France, pour redonner du souffle à la passion. Il nous faut retrouver une gauche et un PCF qui créent de nouveaux modèles de pensée, de nouveaux schémas économiques, une gauche et un PCF qui sortent de la moiteur des appareils, de leurs luttes internes, pour aller écouter la parole, les espérances et les colères populaires. Il nous faut s'appuyer sur un communisme du XXIème siècle, fier de sa passion pour la nation, pour l'internationalisme, pour le social, l'humanisme et le bonheur de tous.
Merci à Roger Marié,
Merci à Roger Bourdeleau,
Merci à cette exposition de la CGT
heureux de se retrouver avec beaucoup de nostalgie, avec l'espoir au fond de soi pour porter une nouvelle espérance révolutionnaire.
A l'heure de l'urgence républicaine, du courage civique, de la résistance républicaine, j'ai envie d'adresser à l'ensemble du peuple de gauche ce slogan qui nous vient de mai 68 : « Soyons réalistes, demandons l'impossible ». Utopistes debout !
Je vous remercie.
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