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Réveil Communiste

Petit conseil à Mélenchon et à ses amis pour gagner les élections en 2027

31 Août 2026 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #2027, #Qu'est-ce que la "gauche", #GQ, #Front politique intérieur

La machine à perdre dans toute sa candeur (elle n'est pas encore avec Mélenchon mais ça ne va pas tarder)

La machine à perdre dans toute sa candeur (elle n'est pas encore avec Mélenchon mais ça ne va pas tarder)

Les insoumis si par hasard ils veulent gagner en 2027, ce qui n’est pas sûr, devraient faire le ménage parmi leurs porte-paroles et assimilés afin d’éviter que leur campagne soit parasitée par des déclarations du type :

Tous les blancs sont racistes 

tous les français sont colonialistes et le racisme est systémique en France,

les musulmans sont des opprimés,

Il faut accueillir tous les migrants,

le racisme anti-blanc n’existe pas, et "il y a trop de blancs à la fête de l'Huma",

les hommes sont des violeurs, les cisgenres sont des transphobes, les hétéros sont des oppresseurs, et les mères de famille sont des aliénées,

tout commentaire alarmiste induisant que le réchauffement climatique représente une menace mortelle et immédiate.

ainsi que le soutien de  mobilisations pseudo-écologiques contre des projets d'infrastructure dont la motivation de fond est toujours réductible à "pas de ça près de chez moi".

On remarquera que des sottes et perverses manifestations de vertu qui consistent le plus souvent à sacraliser un statut de victime, ont pavé la route à l’offensive sioniste qui amalgame la critique d’Israël et du sionisme à l’antisémitisme, et qui est remartelée contre LFI avec une constance goebbelsienne. En effet, selon cette mentalité à la fois débile et hypocrite, des juifs de par ce statut ne pourraient à tout jamais qu’être des victimes de génocide et jamais y participer - comme des noirs ou des musulmans ne pourraient pas, par principe, être racistes non plus.

Non qu’il faille soutenir systématiquement l’inverse de ces nouveaux clichés du conformisme petit-bourgeois. Il s’agit en fait de raccourcis généralisants qui suscitent les polémiques hors-sol qu’ont l’air d’adorer les militants velléitaires et incultes produits en série par un système scolaire en perdition, et qui permettent d’éviter d’évoquer les problèmes de fond, les conditions matérielles de plus en plus difficile que vivent les masses, et d'opposer entre eux les gens de milieux sociaux comparables.

Et il s'agit aussi d'agressions verbales gratuites envers la majorité des électeurs potentiels qui que ça plaise ou non sont blancs et hétérosexuels et ne relèvent d'aucune identité culturelle minoritaire, qu'elle soit réelle ou fantasmée.

Au lieu de nourrir des polémiques stériles - ou pire encore, autoréalisatrices - sur la mémoire, la culture, l’identité et le racisme généreusement imputé à presque tout le monde il faut en revenir à l’essentiel :

la paix, le salaire, l’emploi, les prix, les services publics (santé, éducation, transports, sécurité, etc), la désindustrialisation, la perte de la souveraineté nationale.

Les réelles questions écologiques  masquées par le paravent climatique et le cirque "zadiste" doivent réapparaître au premier plan: empoisonnement par les pesticides, qualité de l’air, périurbanisation.

Une campagne politique de gauche ne devrait pas devenir une chambre d’écho pour bien-pensants où l’on fait la parade de ses vertus selon le cri du moment, mais la diffusion d’un programme social ambitieux et fédérateur. Ce programme existe d’ailleurs en général, imprimé en fort petits caractères comme si on avait peur que l’électeur en demande la réalisation, mais il est éclipsé dans le débat qui parvient jusqu’aux oreilles des masses par les polémiques sociétales où la bêtise et la perversité se disputent le micro.

Mélenchon n'est pas le sauveur suprême mais il vaudrait tout de même mieux pour tout le monde, à part une minorité de parasites richissimes, qu'il soit élu en mai 2027. Et penser qu'un autre candidat sur des positions de gauche puissent l'être relève de l'autofiction.

Je dis ça, je dis rien ...

GQ 21 août 2026

PS Inutile de me remercier ! Par contre on peut suggérer en commentaire d'autres slogans de la machine à perdre si j'en ai oublié. Comme par exemple, "tout le monde déteste la police".

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G
Dans la série bien sûr : "tout le monde déteste la police!"
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V
SÉCURITÉ SOCIALE À 100 % : UNE VIEILLE PROMESSE QUI RESTE PLUS QUE JAMAIS D’ACTUALITÉ !<br /> <br /> Cette image date de 2017, mais le débat qu’elle pose est toujours d’une brûlante actualité.<br /> <br /> Jean-Luc Mélenchon défendait alors une idée essentielle : « Nous allons faire la Sécurité sociale à 100 %. Nous réintégrerons les complémentaires au régime général. »<br /> <br /> Derrière cette proposition, il y a un choix de société.<br /> <br /> La santé doit-elle être un droit garanti à toutes et tous, ou une marchandise dont le niveau de remboursement dépend de notre portefeuille ?<br /> <br /> Pourquoi continuer à multiplier les complémentaires, les cotisations et les frais de gestion alors que la Sécurité sociale pourrait assurer une prise en charge intégrale des soins ?<br /> <br /> Pourquoi accepter que certains renoncent à se soigner parce qu'ils n'ont pas les moyens ?<br /> <br /> Et oui, la question du financement est centrale. Il ne suffit pas d'affirmer « Sécurité sociale à 100 % » : il faut expliquer comment on la finance. C’est pourquoi le débat sur la CSG, les cotisations sociales et la progressivité de la contribution de chacun selon ses revenus est essentiel.<br /> <br /> Notre conception de la Sécurité sociale est simple : on cotise selon ses moyens et on bénéficie selon ses besoins.<br /> <br /> C’est le principe fondateur de la Sécurité sociale issue du programme du Conseil national de la Résistance.<br /> <br /> Aujourd’hui, certains veulent réduire les dépenses sociales, faire des économies sur les malades, augmenter les restes à charge et favoriser toujours davantage les assurances privées.<br /> <br /> Nous devons prendre le chemin inverse !<br /> <br /> Une Sécurité sociale renforcée.<br /> Des soins remboursés à 100 %.<br /> Aucune sélection par l’argent.<br /> La santé comme un droit, pas comme une marchandise.<br /> <br /> La Sécurité sociale, ce n’est pas une charge : c’est notre bien commun. Défendons-la et reconquérons-la !<br /> <br /> Augustin VINALS<br /> MILITANT CGT ET COMMUNISTE DEPUIS 51 ANS
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L
Merci Augustin pour ce rappel essentiel. Oui, la Sécurité sociale à 100 % reste plus que jamais d’actualité, à condition de ne pas en faire seulement une question de remboursement des soins.<br /> <br /> Le principe « cotiser selon ses moyens, recevoir selon ses besoins » porte une conception profondément communiste : une partie de la richesse produite est socialisée et soustraite au marché pour répondre aux besoins de tous. La question du financement est donc essentielle, mais elle doit être posée comme une question de rapport de forces entre le travail et le capital : quelle part de la richesse produite voulons-nous socialiser ? Je crois même qu’il faut aujourd’hui aller plus loin. Reconquérir la Sécurité sociale, c’est aussi élargir la socialisation à de nouveaux besoins fondamentaux, notamment l’autonomie et l’alimentation, ceci afin de refaire ensemble société et de réduire concrètement la place du capital financier et de la rente dans les conditions de notre existence.<br /> <br /> La Sécurité sociale n’est donc pas une « charge » : elle est une conquête du monde du travail et pourrait redevenir un puissant instrument de transformation sociale. Il est impératif par exemple que le prochain gouvernement puisse prendre les décrets d’application de la proposition de loi du PCF approuvée par l’Assemblée Nationale et le Sénat visant à améliorer la prise en charge des soins liés au cancer du sein par l’Assurance maladie : tatouage de l’aréole, renouvellement des prothèses mammaires, et financement de sous-vêtements adaptés pour les femmes portant des prothèses amovibles.<br /> <br /> C’est précisément l’esprit du communisme de conquête adopté au dernier congrès du PCF : ne pas seulement défendre les conquêtes passées, mais en conquérir de nouvelles, en donnant progressivement aux travailleurs et à la société davantage de maîtrise sur la richesse produite et sur les conditions de la vie. Cela pourrait être l’un des piliers d’un nouveau rassemblement populaire : prendre le parti de la paix, du travail et de la fraternité. La fraternité n’étant pas ici un sentiment abstrait, mais la volonté de faire ensemble société par des droits sociaux réellement garantis.<br /> <br /> Fraternellement.
R
Bien d'accord !
D
Le problème de Melenchon comme de tout candidat dans un système électoral bourgeois, c'est que pour faire campagne il faut de l'argent. Alors il l'a trouvé chez Pigasse, qui est chargé par Trump et le FMI de "restructurer" la dette du Venezuela mis sous tutelle depuis janvier 2026. Du coup, il peut être de gauche, mais il ne faudrait pas que cette gauche menace les privilèges de classe de son financeur ni qu'elle s'attaque trop à certains intérêts impérialistes. C'est le même problème pour la gauche "antisioniste" des USA, il ne faudrait pas qu'elle attaque le capitalisme et les intérêts essentiels de l'impérialisme. Donc aimer les Palestiniens oui, mais condamner leur bras armé, soutenir le chavisme mais refuser qu'il s'attaque à l'envahisseur, soutenir les manifestations Bastille République Nation mais éviter d'occuper les Champs Elysées, etc. Alors Que faire ?
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L
La question posée est intéressante, mais je crois qu’il faut distinguer les faits établis des conclusions que l’on en tire. Pigasse est bien un banquier d’affaires et Centerview a effectivement obtenu en 2026 le mandat de conseiller le Venezuela pour la restructuration de sa dette, dans une opération considérable et politiquement sensible. Le rôle de réseaux proches de Washington dans l’attribution du contrat a d’ailleurs suscité des interrogations. Mais cela ne suffit pas à démontrer que Mélenchon serait « financé » ou piloté par les intérêts de Pigasse : il faudrait des éléments précis pour l’établir.<br /> <br /> En revanche, cela pose une vraie question marxiste : comment une force politique peut-elle conquérir une autonomie réelle dans une société où le capital maîtrise une part essentielle des ressources financières, médiatiques et institutionnelles ? La question se posait déjà pour Hollande en 2012.<br /> <br /> C’est justement pourquoi je me méfie d’une politique réduite à la conquête présidentielle.<br /> <br /> Même avec le meilleur programme, un candidat isolé reste confronté au capital financier, aux marchés, aux institutions européennes, au patronat et aux rapports de forces internationaux. La question décisive n’est donc pas seulement « qui finance le candidat ? », mais quelle force sociale organisée est capable de lui imposer durablement un autre rapport de forces. Melenchon par tactique n’a fait que se recentrer avec un projet économique de plus en plus modéré pour avoir les voix nota des écolos.<br /> <br /> Voilà pourquoi je répondrais au « que faire ? » par la construction du pouvoir du monde du travail : organisation dans les entreprises et les territoires, conquête de pouvoirs locaux, services publics, Sécurité sociale, planification, maîtrise publique de l’énergie et de la finance. C’est le sens du communisme de conquête que l’URC pourrait soutenir avec critique et autonomie : ne pas chercher un sauveur électoral, mais construire une force populaire suffisamment autonome et organisée pour que les conquêtes électorales deviennent elles-mêmes des leviers de transformation sociale.<br /> <br /> Et c’est aussi pourquoi notre perspective doit être plus large que la seule présidentielle : prendre le parti de la paix, du travail et de la fraternité, pour reconstruire un rassemblement populaire fondé sur des intérêts matériels communs et sur la capacité des travailleurs à reprendre en main leur avenir. Le « que faire ? » commence donc par une chose assez simple : cesser de demander qui nous sauvera et commencer à construire collectivement les forces qui permettront de conquérir.
J
Vu les thèmes (statut juridique amitié) et les invités (Pigasse, Traoré) se leurs amphi d'été c'est mal parti.
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L
Merci pour votre publication, dont je partage une partie du diagnostic : une gauche qui réduit la politique à des polémiques sociétales, morales ou identitaires finit par détourner le débat des conditions matérielles d’existence des classes populaires. Salaires, emploi, prix, services publics, industrie, énergie, sécurité, paix, souveraineté économique et écologique doivent effectivement redevenir le centre de la bataille politique.<br /> <br /> Je serais cependant plus critique sur la conclusion : le problème de Mélenchon et de la France insoumise n’est pas seulement d’avoir parfois laissé trop de place à certaines prises de parole sociétales ou à des postures qui éloignent une partie du peuple. Le problème est plus profond et tient à la nature même du populisme de gauche. Depuis le Front de gauche, puis le mouvement pour une VIe République, jusqu’à LFI et aujourd’hui à la candidature présidentielle de Mélenchon, on observe un déplacement progressif d’une logique de rassemblement de forces politiques vers une logique de mouvement électoral fortement personnalisé. <br /> <br /> La candidature devient le centre autour duquel doivent s’organiser le peuple et les alliances.<br /> <br /> Or, du point de vue marxiste, il faut prendre le problème dans l’autre sens : c’est la construction d’une force populaire organisée, fondée sur une alliance de classes et un programme de transformation sociale, qui doit déterminer la candidature. Mélenchon utilise à loisir le diable de confort comme il le dénonçait et les sondages. Il a sauvé le PS en 2022 qui a eu un groupe. Avec le NFP, il a doublé la représentation du PS, béquille du système Macron avec les chers amis escrologistes qu’il préfère à toute politique de ré industrialisation. Sa volonté déclarative de nationaliser Mittal est pour accompagner la réduction des capacités à productive et finir le travail de Mittal payé par les contribuables : du déjà vu à l’époque de son « vieux » tonton François. <br /> <br /> Réveillez vous les communistes, surtout critiques de la direction du PCF! Comment etre a la gauche du PCF et soutenir l’aile droite de ce parti qui rêve d’effacement pour que quelques notables soient députés, voire ministres d’un nouveau gouvernement de centre gauche radical sur le sociétal et copain avec le capital : Melenchon apprécie la famille Dassault et a déjà proposé un front commun à la droite contre l’ingérence russe! Sandrine Rousseau plaide déjà pour une alliance et une orientation sociétale mais surtout pro UE et OTAN!<br /> <br /> C’est donc bien ici que nous divergeons aussi du populisme de gauche sur la notion même de « peuple », qui est distinct de « servir le peuple » de la pensée Mao Tsedong. Le peuple n’est pas une masse homogène opposée à une « caste ». Il est composé de classes et de fractions de classes dont les intérêts peuvent converger mais aussi diverger. La question stratégique est donc de savoir quelle classe ou quelle alliance de classes peut exercer l’hégémonie sur cet ensemble. Autrement dit : il ne suffit pas de construire un peuple électoral ; il faut construire un bloc historique populaire capable de gouverner et de transformer les rapports sociaux. Le parcours européen de Mélenchon est à cet égard révélateur, sans revenir sur le pari pascalien de son vieux tonton qui a abouti à la destruction de notre industrie et d’une balance des paiements déficitaires à cause de Maastricht et de la monnaie « inique ».Le Front de gauche portait déjà une critique forte du traité de Lisbonne et du cours néolibéral de l’Union européenne. Puis est venue la stratégie du « plan A, plan B », puis celle de la désobéissance aux règles européennes. Mais la contradiction fondamentale n’a jamais été complètement tranchée : peut-on transformer les rapports sociaux en restant durablement enfermé dans des institutions européennes conçues autour de la concurrence, de la libre circulation des capitaux et des disciplines budgétaires ? Pour nous, la réponse doit être claire : Plan A, refondation de l’Europe sur de nouvelles bases ; Plan B, souveraineté populaire et rupture avec les traités si ceux-ci empêchent la réalisation du programme. La souveraineté n’est pas un supplément d’âme : elle est la condition institutionnelle de la transformation sociale.<br /> <br /> Il faut également distinguer la critique du gauchisme sociétal de la critique du féminisme ou de l’écologie. Sandrine Rousseau, par exemple, ne représente pas simplement une « mauvaise communication » de la gauche. Elle exprime une forme de social-démocratie radicalisée, particulièrement présente dans certaines fractions de la petite bourgeoisie intellectuelle : radicale sur les normes culturelles et les rapports symboliques, mais beaucoup moins transformatrice sur la propriété, l’appareil productif, les rapports capital-travail, l’État et la maîtrise collective de l’économie. Cette limite est d’autant plus importante dans le domaine écologique : nous ne pouvons pas opposer une écologie morale et culpabilisatrice à une écologie productive. Il faut transformer l’appareil productif, planifier l’énergie, réindustrialiser, protéger l’eau, les sols et la biodiversité et garantir à chacun les conditions matérielles de la transition. C’est précisément le sens d’une Sécurité écologique territoriale et d’une planification démocratique. Or, ces perspectives sont dans le plan climat Empreinte 2050 du PCF. Seul ce parti a travaillé à une perpective socialiste et programmatique pour la République française.<br /> <br /> Notre critique de LFI doit également être internationaliste et non simplement nationale. Il ne suffit pas de dénoncer les ingérences américaines pour avoir une politique internationale marxiste. Il faut analyser concrètement les rapports impérialistes, défendre le droit des peuples, combattre toutes les dominations et refuser tout alignement sur les intérêts d’une puissance. Les questions du Sahara occidental, des territoires ultramarins, des îles Éparses, de l’OTAN, de l’Union européenne, de la Russie, de la Chine ou des BRICS doivent être abordées à partir de cette grille, et non à partir des narratifs géopolitiques de tel ou tel camp. Là, les éléments trotskistes du NPA-A, de la GES et même du POI au sein de LFI sont pires qu’au PCF. LFI loupe totalement la contradiction fondamentale de antagoniste avec Manon Aubry sur l’UE et l’impérialisme unipolaire et acceptent par gauchisme culturel des discours racistes sur le peuple russe et chinois, en faisant silence sur le Venezuela et Cuba. Mais Mélenchon veut remplacer le PS, comme Syriza a voulu remplacer le Pasok. Apres la SFIO, après le PS, la LFI : belote, rebelote et bientôt le dix de der! <br /> <br /> Enfin, je ne crois pas que la solution soit de demander à Mélenchon de faire « le ménage » dans ses rangs pour devenir enfin électoralement gagnable. Ce serait encore raisonner dans le cadre du présidentialisme et de l’électoralisme. Le problème est de construire une autre stratégie.<br /> <br /> C’est précisément ce que nous entendons par communisme de conquête : non pas une simple candidature communiste contre une candidature insoumise, mais la reconstruction d’une force de classe capable d’organiser le peuple, de rassembler les travailleurs, les employés, les techniciens, les fonctionnaires, les indépendants et les petites couches productives autour d’un projet hégémonique ; capable de conquérir les institutions mais surtout de les transformer ; capable de planifier démocratiquement l’économie, de reprendre la maîtrise des secteurs stratégiques, de reconstruire les services publics, de garantir l’emploi et la formation et de protéger les conditions écologiques de la reproduction de la vie.<br /> <br /> Dans cette perspective, la candidature de Fabien Roussel ne doit pas être pensée comme une candidature « anti-Mélenchon ». Elle doit être celle d’une stratégie politique différente : remettre le Parti communiste, le travail, la production, l’organisation populaire, l’indépendance nationale et l’internationalisme au cœur de la construction d’une nouvelle majorité sociale et politique. Le PCF a d’ailleurs raison de rappeler que le rassemblement ne peut être réduit à une mécanique de désignation présidentielle : il doit d’abord se construire dans les luttes, dans les territoires et dans les réalisations concrètes.<br /> <br /> Mélenchon peut agréger une partie importante des forces disponibles à gauche. Il faut le reconnaître pour comprendre sa force. Mais précisément parce qu’il peut agréger social-démocrates, écologistes, fractions de la petite bourgeoisie intellectuelle, militants issus de différentes traditions et secteurs populaires réellement en rupture avec le système, il ne constitue pas en lui-même une direction de classe. Derrière lui peuvent se retrouver beaucoup d’opportunismes différents. La tâche des communistes n’est donc ni de mépriser ces forces, ni de s’y dissoudre : c’est de construire l’alliance de classes qui permettra au prolétariat d’en devenir la force dirigeante.<br /> <br /> Autrement dit, le problème n’est pas seulement de savoir comment Mélenchon pourrait gagner en 2027. La question communiste est beaucoup plus ambitieuse : comment faire en sorte que les travailleurs et le peuple ne soient plus seulement appelés à élire celui qui gouvernera à leur place, mais deviennent eux-mêmes une force organisée capable de conquérir, de contrôler et de transformer le pouvoir ?<br /> <br /> C’est cette différence entre populisme électoral et communisme de conquête qui me paraît devoir être au cœur du débat.
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