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Réveil Communiste

L'idéologie des droits de l'homme contre les droits de l'homme

20 Juillet 2026 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Théorie immédiate, #Qu'est-ce que la "gauche", #Front politique intérieur, #Front historique

L'idéologie des droits de l'homme contre les droits de l'homme

L’idéologie des droits de l'homme contre les droits de l'homme (ddh).

La guerre de Gaza a mis l'Empereur à nu. 

Brandir bruyamment le drapeau les droits humains est devenu essentiellement un procédé pour salir, dénigrer, amalgamer au fascisme les adversaires du capitalisme et de l’impérialisme, et dégager le terrain pour des projets qui n’en tiennent en réalité aucun compte.

Ce qui compte dans la réalité ce n’est pas que la dénonciation d’un crime contre l'humanité soit publiée, c’est que cette dénonciation reçoive une couverture médiatique et qu'elle ait un impact politique, et les ONG spécialisées le savent très bien quand elles ferment les yeux sur le double standard des médias et des gouvernements sur ces questions. Leurs prises de position actuelles à l’occasion contre Israël ne servent qu’à consolider leur crédibilité chancelante - et à ouvrir une porte de sortie à l'État sioniste qui s'est enfermé dans une impasse.

Il ne peut pas en être autrement. Le militantisme des droits humains ne s’en prend qu’aux États et à leurs gouvernements, et même lorsqu’il prétend à l’objectivité et à censurer pareillement les États grands et petits il est bien clair que censurer les États impérialistes est sans grand effet. Par contre ces derniers utilisent systématiquement pour justifier leurs guerres d’agression la dénonciation des crimes contre l'humanité réels ou imaginaires commis par les États qui tentent de préserver leurs souveraineté, ou ceux dont on leur impute généreusement la responsabilité. Et ils ne dénoncent jamais les délinquants privés du « monde libre » qui font l’essentiel des menaces concrètes contre la liberté individuelle des gens ordinaires dans notre monde - et qui servent bien souvent de supplétifs à la répression politique et sociale.

On dit dans la légende dorée des ONG que ce sont les sanctions et les campagnes d’opinion qui ont fait céder l’Apartheid en Afrique du Sud en 1994. Pas du tout, comme Mandela leur a d'ailleurs clairement signifié, il a cédé à la défaite militaire en Angola devant l’armée cubaine, à ses contradictions économiques et sociales, et à la résistance de la population noire.

L'effet des campagnes s'est limité à révéler qu’il rendait l’Occident impopulaire non pas auprès de braves gens qui y vivaient et qui étaient censés en constituer "l'opinion", mais des dirigeants politiques et des intellectuels des autres continents qu'il importait de contrôler.

Mais il est clair aujourd’hui qu’on peut inventer carrément un génocide en Afrique du Sud et convoquer le président de ce pays devant les caméras, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, pour l'humilier et le punir précisément d’avoir voulu faire jouer les ddh contre Israël pour dénoncer un véritable génocide.

Il est clair qu'on peut inventer un génocide de toute pièce, du moment qu'il se passerait en Chine au Xinjiang et que les ONG institutionnelles vont tout faire pour crédibiliser ces mensonges.

En somme les ddh sont comme les élections : ils ne servent qu'à légitimer après coup des choix déjà actés ! Il faut donc tout comme les élections les utiliser, et notamment pour défendre les militants en bute à la répression, mais n’en être pas dupe.

L’idéologie des droits de l’homme veut universaliser l’État de droit sans voir que ce sont en général justement les institutions judiciaires qui sont les plus fautives de nos jours dans ce domaine.

Au cœur de sa pensée, il y a l’idée que le problème politique est un problème moral et que le mal est réductible en fin de compte à deux choses : à l’arbitraire, et à la violence physique.

Sur le second point, comme l’État est le dépositaire en principe légitime et exclusif de cette violence, l’idéologie ddh travaille à dissoudre l’État au bénéfice des oligarques, les mafiosos, et des fascistes à la langue fourchue. Comme les théories d’éducation nouvelles ont fini par rendre impossible toute éducation par leur angélisme, les ddh finissent par rendre impossible toute politique en désarmant l’État qui seul peut tenir en respect la violence privée.

Quant à l’arbitraire, l’affaiblissement du pouvoir exécutif ouvre le champ à l’arbitraire des tribunaux, au lawfare et aux campagnes d'intimidation et de stigmatisation judiciaire - c'est bien parce que les juges ont dégagé le terrain devant lui que le candidat des banquiers, Macron, est devenu président.

Aujourd’hui l'essentiel de la répression dans les pays occidentaux, et en Amérique latine, est activé sous parapluie légal : les lois d'exception anti-terroristes et celle qui définissent des délits d'opinion se sont multipliées à tel point, et les compétences territoriales, extraterritoriales et temporelles des juridictions se sont étendues à tel point qu'une procédure ad hoc, (voir le cas de Julian Assange, ou le dossier concocté contre Poutine par le TPI) est toujours disponible contre n'importe qui. Ce qui vise à intimider non seulement ceux qui subissent les poursuites, mais aussi l'ensemble de leurs réseaux de soutien ! Rien ne terrorise davantage les militants que d'être amalgamé par la presse amplifiée par la rumeur à un antisémite, à un raciste, à un violeur, à un homophobe, ou à un complotiste.

Finalement la justice devient une arme de la puissance privée. Elle surveille maintenant en surplomb les élections et en règle d’avance le résultat par des procédures qui éliminent d’avance les candidats gênants, ou elle intervient après coup pour légitimer, ou non, les scrutins selon les directions déterminées par les politiques les plus favorables au capital. Les règles qui les encadrent en Europe sont maintenant taillées de telle manière qu’aucun candidat ne peut gagner sans les enfreindre et devenir ainsi l’objet des attentions sélectives des magistrats - et si on n'en trouve pas pour faire le sale boulot dans le pays lui-même on va les chercher dans des tribunaux extraterritoriaux qui se considèrent comme les garants de la démocratie partout dans le monde telle qu’ils la comprennent, c'est à dire conforme aux intérêts métropolitains et occidentaux - comme on vient de voir faire en Roumanie.

Le contrôle de l’arbitraire et de la violence de l’exécutif par des juges ne fait que les confier sans intermédiaire politique à la haute bourgeoisie oligarchique internationale, à ses fondés de pouvoir et à ses médias, sans intermédiaire politique au niveau national qui serait dépositaire de l’intérêt général.

Sans doute en ce moment aux États-Unis Donald Trump et ses partisans donnent le spectacle d'une offensive contre des juges et des principes soi-disant sacrés, comme l'habeas corpus, mais il trouve sans difficulté en chemin d'autres juges pour légaliser ses actions arbitraires a posteriori et elles sont calculées pour piéger ses adversaires dans un discours défensif,  moraliste, victimaire et impopulaire.

En réalité en Amérique les tribunaux et les hommes de loi sont détestés, parce que la justice qu'on peut en attendre est directement proportionnée à l'argent qu'on a pour la payer. C'est la justice qui piétine les droits de l'homme aux États-Unis, qui interdit les grèves et les syndicats, qui met les gens à la rue, qui les emprisonne par centaine de milliers pour des dizaines d'années, qui les réduit à la misère en ruinant leur réputation, ou qui les prive des bénéfices de leur assurance maladie.

Là-bas, c'est quelqu'un comme Luigi Mangione, l'assassin de milliardaire, qui est considéré comme le véritable "défenseur des droits". 

GQ 3 juin 2025, relu le 5 novembre

 

 

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L
Bonjour.<br /> <br /> Excellent article que je m'empresse de partager, car il est bien rare de trouver des personnes conscientes qu'il faille dépasser "l'état de droit". Le dépasser pour affirmer les vrais droits de l'homme, ceux du Droit Naturel, et les faire respecter, notamment par les Tribunaux Populaires Permanents.<br /> <br /> Les droits de l'homme dans un système capitaliste sont juste un attrape-nigaud. Et cela de plus en plus, comme vous le soulignez, à mesure que ce système évolue vers l'autoritarisme et le totalitarisme.<br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> Luc Laforets
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A
Dans mon post ci-dessous, je parle d'une loi de répartition "équiprobable" (jeté de dés) en tant que simple exemple de loi de répartition ( 6 résultats possibles équiprobables).<br /> <br /> Dans les faits il y a de nombreuses autres lois de répartitions possibles : par exemple la loi dite "normale" où certains résultats possibles seront plus fréquents que d'autres (la courbe de répartition à la forme d'une cloche). Ce qu'il faut retenir c'est que le résultat réel exact (position des molécules) est aléatoire et non maitrisable, d'où le qualificatif de désordre).<br /> <br /> Par exemple dans une enceinte de gaz il est impossible de situer la position des molécules de ce gaz, et ce d'autant plus que ce gaz est chaud : plus le gaz est chaud (température élevée) plus l'agitation (dite thermique) des molécules est grande (ce qui est d'ailleurs la cause de l'augmentation de pression dans l'enceinte lorsqu'on chauffe l'enceinte).
A
A L.Laforet du 22/07/26<br /> <br /> Plus on vous relit plus on trouve des approximations scientifiques.<br /> <br /> Je vous cite : "Tout d'abord "je rappelle" (!) que, plus que l'ordre/désordre, l'entropie mesure le nombre de configurations possibles d'un système".<br /> <br /> "Rappel" erroné selon moi !!!<br /> L'entropie n'est pas la mesure du nombre de configurations "possibles" d'un système, mais plus précisément du nombre de configurations "probables" cad que ces configurations se réaliseront d'une façon que personne ne maitrise (ex : le jeté de dé qui a 6 configurations équiprobables); et c'est cette "non-maitrise" que l'on nomme le désordre. Si c'est maitrisé il n'y a plus d'incertitude et donc fin du désordre.<br /> Quand elles sont toutes équiprobables donc toutes non-maitrisées, elles sont ingérables : ça s'appelle clairement le désordre.<br /> Inutile d'inventer une physique à votre convenance (ce serait Stalinien comme vous l'insinuez souvent).
A
à Luc Laforets 23/07/2026 15:04 Mea culpa mon bon Roi : je ne conteste pas que l'herbe est bleu.<br /> <br /> Monsieur l'ingénieur, je suis ravi d'avoir participé modestement à votre instruction élémentaire. Inutile de me remercier. Maintenant ce qu'il vous reste peut-être à travailler c'est l'hubris.<br /> Peut-être.
L
@Ainuage 23/07/2026 09:59<br /> Ce que j'admire le plus en vous, c'est la puissance de vos arguments. <br /> <br /> Mea culpa mon bon Roi : je ne conteste pas que l'herbe est bleu.
A
@Ainuage 21/07/2026 11:21 - Seconde réponse à la seconde réponse de Laforet<br /> <br /> Vos réponses sont une véritable constellation d'erreurs scientifiques; en tout cas vous n'avez pas beaucoup travaillé la thermodynamique. J'avais cru comprendre que vous étiez ingénieur : j'ai des doutes sérieux.<br /> <br /> J'illustre votre persévérance dans l'erreur. Je vous cite dans votre CHARABIA conceptuel que vous qualifiez de scientifique :<br /> <br /> "Il apparait même que ce constat physique transcende les paliers néguentropiques, formant ainsi une loi de la nature, puisqu'il se manifeste que plus la température diminue, signe d'une augmentation de l'entropie, plus les scientifiques constatent que les lois de la physique se multiplient. Je l'interprète comme la formation de paliers de résistance néguentropiques, c'est-à-dire la constitution de structures plus diverses."<br /> <br /> d'où j'extrais :<br /> <br /> '.... il se manifeste que plus la température diminue, signe d'une augmentation de l'entropie ...."<br /> <br /> Vous êtes sûr ? Voilà ce qu'en dit l'IA sur le net :<br /> <br /> " L'entropie d'un système augmente avec la température. Lorsqu'on chauffe un corps, l'énergie thermique absorbée accroît l'agitation de ses constituants. Cela multiplie les configurations microscopiques possibles, élevant ainsi le désordre et l'entropie, selon la formule \(\frac{dS}{dT} = \frac{C_p}{T}\) (où \(C_{p}\) est la capacité thermique). "<br /> <br /> Là, il faut vraiment que vous vous calmiez, car plus ça va plus vous vous enfoncez dans le ridicule et l'arrogance déplacée.
A
Réponse à Luc Laforets du 22/07/2026 08:17 à @Ainuage 21/07/2026 11:21 - Seconde réponse.<br /> <br /> Vous êtes ici ridicule. Reconnaitre vos erreurs est quelque chose qui vous dépasse. Ca s'appelle l'hubris.<br /> <br /> Ridicule dans votre piètre connaissance scientifique.<br /> <br /> Ridicule dans vos contorsions pour vous raccrocher aux branches.<br /> <br /> Rappel :<br /> <br /> "La néguentropie, ou « entropie négative », est la capacité d'un système à combattre sa tendance naturelle au chaos et à la désorganisation. Concept central en thermodynamique, en biologie et en théorie de l'information, elle permet à un système de maintenir ou d'augmenter son niveau d'organisation interne."<br /> <br /> Alors arrêtez de noyer le poisson avec vos histoires d'oranges ... amères.
L
@Ainuage 21/07/2026 11:21 - Seconde réponse<br /> <br /> Vous me fournissez l'occasion d'apporter des précisions sur la notion de néguentropie, chose que j'aurai de toute façon dû effectuer dans mon ouvrage en cours "Accepter la Néguentropie". Tout d'abord je rappelle que, plus que l'ordre/désordre, l'entropie mesure le nombre de configurations possibles d'un système.<br /> <br /> Supposons un système dans notre monde courant simplifié (c'est-à-dire à un certain palier néguentropique). Ce système est composé de 9 oranges disposées verticalement en triangle sur une surface plate. La projection verticale sur la surface du sommet de ce triangle est le point P. <br /> <br /> Voilà : ce système est entièrement décrit en utilisant des règles de haut niveau. Notons plusieurs choses sur ce système :<br /> - Il donne lieu à une structure.<br /> - Il est le siège d'une énergie potentielle.<br /> - L'information nécessaire pour le décrire complètement s'exprime par quelques règles de haut niveau.<br /> - Certaines propriétés émergent comme le fait que ce triangle est équilatéral ou que la position effective de chaque orange est libre. Ce dernier point est essentiel, puisqu'il met en évidence l'existence de certains degrés de liberté pour les objets mis en jeu.<br /> <br /> Ce système évolue en un autre où le triangle s'est effondré. En d'autres termes, l'entropie a augmenté. C'est-à-dire que de l'énergie potentielle a été libérée et les oranges se distribuent aléatoirement sur la surface. Désormais, pour décrire le système, il est nécessaire de spécifier une règle par orange afin de connaitre la position de chacune d'elles : la quantité d'information qui serait nécessaire pour connaitre l'état de ce système a augmenté. Le nombre de règles a augmenté.<br /> <br /> <br /> Le parallèle avec le Droit Naturel et les Tribunaux populaires est assez transparent, le premier étant justement les règles de haut niveau et les seconds l'expression des degrés de libertés disponibles dans ce cadre. L'insécurité juridique est ici non pas une anomalie mais précisément la manifestation de la souplesse du système, rendant les transgressions bien plus incertaines qu'aujourd'hui dans leurs conséquences.<br /> <br /> La multiplication des règles et des lois dans laquelle sombre le capitalisme pourrissant est un signe de sa décadence d'un point de vue néguentropique, donc du sens de l'histoire. On atteint là les limites du principe énoncé par Lacordaire.<br /> <br /> <br /> <br /> Il apparait même que ce constat physique transcende les paliers néguentropiques, formant ainsi une loi de la nature, puisqu'il se manifeste que plus la température diminue, signe d'une augmentation de l'entropie, plus les scientifiques constatent que les lois de la physique se multiplient. Je l'interprète comme la formation de paliers de résistance néguentropiques, c'est-à-dire la constitution de structures plus diverses.
L
@Ainuage 21/07/2026 11:21<br /> Pour comprendre pourquoi cela est totalement cohérent (j'avoue en être surpris moi-même parfois), je vous invite à regarder mon interview récente sur TVL où il est justement question de cela à certains moments.<br /> https://youtu.be/qyY-dFzU2zU<br /> <br /> Vous pouvez également regarder certaines émissions du CRC (celle que je présente en particulier) ou de 1P6R consacrées aux Droit Naturel.<br /> - https://cerclerenouvellementconstitutionnel.org/ tags avec "Droit Naturel".<br /> - www.1P6R.org puis rechercher le terme "droit naturel".
A
"Dépasser l'Etat de droit" ?????<br /> <br /> Il me semble qu'un Etat qui affiche les règles du jeu qui s'imposent dans cet Etat, est plutôt intéressant, non ? Ca évite l'arbitraire juridique, cad le jugement et la condamnation "à la tête du client" comme on dit ! Sans présupposé du contenu de ce droit qui peut être le plus juste tout autant que le plus injuste (ici je ne parle pas du contenu du droit mais de son existence).<br /> <br /> Le "droit" organise une société en précisant ce qui est permis et ce qui ne l'est pas : le droit crée un certain "ordre" dans la société ... et même un ordre certain.<br /> <br /> Pour quelqu'un comme vous qui plaide pour la néguentropie (cad pour l'ordre), votre charge contre le droit parait contradictoire. Vous me semblez brouillon dans vos théories.