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Réveil Communiste

Fakir se penche sur le cas de la petite bourgeoisie militante

29 Avril 2014 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Publications

pour info :

 

Un coup d’œil à la mairie d’Amiens suffit à le confirmer : sur les quarante-trois conseillers « de gauche », dix appartiennent à l’Éducation nationale (« professeur des université », « proviseur », « enseignante-chercheure », etc.), à peu près autant à d’autres services publics (« ingénieur territorial », « ingénieur d’études », « cadre de la fonction publique »), les permanents de la politique ont leur quota (« attaché de groupe », « chargée de mission », « assistante de mission »), le monde associatif n’est pas oublié (« cadre associatif » à deux reprises –, « éducatrice spécialisée »), les artistes non plus (« plasticien », « conseillère artistique »), et une fois listé les « journalistes » (deux), les « avocats » (deux), il reste quelques strapontins pour les catégories majoritaires dans la ville réelle : un « infirmier », un « électricien », une « employée de la sécurité sociale », une « employée » tout court, et c’est tout. Il y a là une extraordinaire homogénéité, une formidable domination. Du coup, de quel projet une telle municipalité se flatte-t-elle, dressant son bilan ? Du « transfert des facultés de sciences humaines depuis le campus vers la Citadelle »...

Mais quand la première boîte de la région ferme à côté de chez soi, c’est une sacrée secousse, non ? Quand 1 173 gars du coin se retrouvent sur le carreau, ça doit tonner et tanguer chez les élus, pas vrai ? Quand un bastion prolétaire s’écroule, le fer de lance des luttes dans le coin, ça fait vibrer et chialer les militants ?

Eh bien non. On s’en fout.

La vie continue comme avant.

Alors, on revient sur le cas Goodyear à Amiens : que s’est-il passé ?

Et surtout : que ne s’est-il pas passé ? Pourquoi cette apathie ?

Parce que, même à l’échelle d’une ville, deux classes se sont tournées le dos, incapables de s’allier. Un peu à l’image du pays…

Dans son numéro 65, Fakir se penche sur le divorce entre « les deux cœurs sociologiques de la gauche » : « Prolos, intellos, qu’est-ce qui coince ? » Pourquoi la petite bourgeoisie culturelle tient-elle les leviers de tous les pouvoirs, se détournant de préoccupations populaires ?

 

Fakir n° 65, en kiosques le 30 avril, au prix de 3 €.

Mais pourquoi, également, la classe ouvrière – et ses représentants syndicaux – se replie-t-elle sur elle-même, incapable de porter un message plus universel ?

 


Suite à ce dossier, enfin, une exclusivité : Antonio Gramsci nous a accordé un entretien, en direct de sa prison. Il nous avait envoyé un tas de petits cahiers : comme on lui a confié avec franchise, « Monsieur Gramsci, on n’a rien compris. » Du coup, l’intellectuel italien nous explique sa pensée. Ca peut nous servir.

 

« Une situation pré-révolutionnaire éclate lorsque ceux d’en haut ne peuvent plus, ceux d’en bas ne veulent plus et ceux du milieu basculent avec ceux d’en bas », écrivait le camarade Lénine.

À nous de basculer, et de faire basculer…

Et comme ça, à la fin, c’est nous qu’on va gagner !

Parce que sans vous on ne peut rien, et qu'on est complètement indépendant, n'oubliez pas de vous abonner !

Et pour commander le dernier numéro, c'est par ici !

 


(c) Journal Fakir. 303, route de Paris 80000 Amiens. www.fakirpresse.info

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G
<br /> La lecture de ce numéro de "Fakir" est plutôt décevante. L'article sur Gramsci est très mauvais, et reprend les clichés des années 1970 sur un Gramsci antistalinien complètement imaginaire. Et il<br /> est tout de même bizarre de reprocher à des militants qui manifestent pour l'IVG en Espagne de ne pas manifester en soutien aux Goodyear, et réciproquement, les deux rassemblements ne se<br /> superposent pas. Enfin le style général est relâché et démago. On dirait qu'on veut occuper le créneau du bobo qui critique les bobos.<br />
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G
<br /> Fakir, publié à Amiens, fait l'analyse sociologique du conseil municipal sortant et battu sauf erreur de ma part de cette ville pour y révéler le secret de polichinelle de la représentation<br /> politique du 21ème siècle : la "gauche" représente une couche sociologique assez mince, la classe moyenne du secteur public ou associatif.<br /> <br /> <br /> Certains de ces "moyens" sont en fait très mal payés mais ils compensent souvent par la jouissance d'un capital hérité, par l'appartenance à un réseau efficace, ou tout simplement par un mode de<br /> vie frugal où la vraie richesse dont ils jouissent pleinement se trouve dans la diposition d'un temps libre considérable, ce qui leur permet aussi de militer beaucoup dans les partis, ONG, et de<br /> récolter le fruit au moins symbolique, et ce n'est pas rien, de cet investissement temporel. Ces personnes font souvent le meileur choix des cartes qu'elles ont en main et sont loin d'être toutes<br /> inutiles, mais leur manière de voir, influencée par le mode de vie, les entraine inexorablement loin des préoccupations quotidiennes et concrètes des ouvriers, chômeurs, employés ou cadres<br /> exploités dans le privé. la coupure de la base qui carctérise la bureaucratisation des orgas syndiclaes et politiques provoque aussi après une ou deux génération une vraie coupure sociologique.<br /> Ainsi beaucoup de cadres du PCF sont fils d'ouvriers qui étaient eux-mêmes au PCF. Mais ils sont passés par l'UEC et ils n'ont pas d'autres liens avec le monde ouvrier.<br /> <br /> <br /> le problème n'est pas que les couches intermédiares du secteur public et associatif soient représentées, c'est qu'ells soient devenues les seules à l'être.<br />
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