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Réveil Communiste

Pourquoi "combattre l’extrême-droite" n’est toujours pas la priorité en 2026.

20 Septembre 2026 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Qu'est-ce que la "gauche", #GQ, #Positions, #Syndicalisme en débat, #L'Europe impérialiste et capitaliste, #Front politique intérieur

Mais un jeu à la mode on dirait bien ...

Mais un jeu à la mode on dirait bien ...

 Combattre l’extrême-droite n’est pas (encore) une priorité dans le monde et en France en 2026 - malgré les apparences du contraire.

D’abord qu’est-ce qu’on entend par ce grand mot de « combattre », y a-t-il des SA dans les rues qui font régner la terreur comme à Berlin en 1930, des chemises noires comme en Italie en 1920 ? A part en Ukraine, dans le camp du régime de Kiev, on n’a pas vu ça en Europe depuis bien longtemps.

La bagarre de rue où le néo-nazi Quentin Deranque a trouvé la mort est l'exception qui confirme la règle.

Dans la réalité quand on s’exprime ainsi on profère une métaphore grandiloquente pour manifester son horreur du Grand Satan incarné par l'extrême-droite et jurer qu’on va mette en quarantaine tous ceux qui ne font pas immédiatement la même chose quand on leur demande. Mais même ce combat verbal restera symbolique et se tiendra dans l’entre-soi confortable où tout le monde est d’accord et on se gardera bien d’arpenter les cités, les banlieues pavillonnaires et les régions rurales pour tenter de convaincre les masses. On sait trop bien comment on serait reçu. Non par des coups de gourdin et l’huile de ricin comme avant-guerre, mais avec des ricanements et des haussements d’épaule.

Il existe de graves menaces contre les libertés publiques, le droit d'expression et la paix mais elles ne proviennent pas vraiment de ce coté là. Elles proviennent du coté des partisans de l'UE et de l'OTAN. D'ailleurs c'est de ce coté là que provient la tentative de diaboliser Mélenchon et LFI en lui imputant un antisémitisme imaginaire.

Et puis il y a trois raisons pour lesquelles un tel « combat » est non seulement inutile mais carrément contreproductif.

1 ) Utiliser ses fenêtres de tir dans les médias pour attaquer l’extrême-droite - qui n’est pas au pouvoir en France pour le moment - signifie implicitement que Macron, les libéraux, les oligarques qui gouvernent à travers eux - et outre-Atlantique, les démocrates américains qui gouvernaient jusqu'en 2025, sont un moindre mal, et tous les efforts politiques exercés dans ce sens aboutiront à les consolider. Comme l’extrême-droite est présentée dans les médias comme une opposition à cet ordre politique répugnant, la plupart des gens en concluront qu'en l'attaquant, en fait, on défend le pouvoir en place. Combattre l’extrême-droite ça s'est résumé en 2017 et en 2022 à pousser le grand cri Votez Macron !  au deuxième tour (et pour ceux qui avaient réussi à se faire peur à eux même, dès le premier), et à conclure un accord de désistement réciproque avec son parti en 2024 !

2) Dans les classes populaires, un grand nombre voire la majorité partage une partie des idées qui sont présentes dans les discours de l'extrême-droite, et qui pour discutables qu'elles soient ne sont pas des idées racistes ou suprématistes en elles-mêmes : rejet de l’assistanat, de la délinquance, de l’immigration, ainsi que de la culture et des mœurs post-modernes, et si on veut se faire l'interprète de ces classes et défendre leur intérêt matériel – ce qui serait quand même un minimum ! - il vaudrait mieux ne pas les contrarier systématiquement quand ce n’est pas carrément les insulter en voulant leur faire honte pour leurs opinions, d'ailleurs sans jamais vouloir les discuter d'égal à égal. Des opinions qui sont systématiquement interprétées de manière hyperbolique et paranoïaquesuivant une logique qui est justement dénoncée quand elle conduit à amalgamer antisionisme et antisémitisme. Par exemple, si on veut rendre effective l’expulsion des déboutés du droit d’asile, on sera assimilé aux collabos qui chargeaient les wagons à Drancy de déportés dirigés vers Auschwitz.

3) L’extrême-droite de maintenant n’est pas celle de 1930 (et la gauche non plus d’ailleurs), il s’agit essentiellement d'un mouvement de domaine symbolique et d’un épouvantail électoral, et les fascistes dignes de ce nom, les seuls vénérablement nocifs, extrémistes, dangereux, sont allés combattre les Russes en Ukraine sous les applaudissements des bien-pensants. Ni Trump au cours de son premier mandat, ni Melloni en Italie n'ont rien changé fondamentalement, ni aucun des partis parvenus au pouvoir après avoir été stigmatisés comme le retour de la peste brune n’a mené de politique sensiblement différente de celle de cet « establishment » et de ces élites qu’ils prétendaient combattre quand ils étaient dans l’opposition. C’est un tigre de papier, un fantasme qui se développe en roue libre entre militants qui ont perdu le contact avec la réalité, dans le monde parallèle des réseaux sociaux.

Donald Trump aujourd'hui, au delà de son nationalisme économique et de ses effets d'annonce contradictoires et incohérents favorise la diffusion mondiale d'un certain nombre de thèmes idéologiques conservateurs, et une variante néofasciste assumée du sionisme, mais c'est la réaction hystérique qu'il provoque qui fait l'essentiel du travail de communication. Sa politique anti-cubaine est dans la continuité de celle de toutes les administrations américaines depuis 1959. Et ses velléités de paix en Ukraine et de désarmement des agences du "soft power" impérialiste - tout cela à vrai dire assez peu crédible à long terme, sont la principale raison de sa diabolisation et de la campagne médiatique mondiale contre son administration, à laquelle les suspects habituels "antifas" participent une nouvelle fois sans se poser de question. Seuls ceux qui sont sincèrement engagés du coté de la cause palestinienne commencent - à peine - à s'en poser.

Combattre l’extrême droite aujourd'hui c’est une fois de plus une manière simple de montrer qu’on ne combat pas le capitalisme, mais à sa place un fantôme destiné à effrayer les enfants. Et la classe ouvrière le voit bien.

GQ, 27 janvier 2024, relu le 20 septembre 2026

PS : on pourra nuancer aujourd'hui (2026) en ce qu'une nouvelle extrême-droite pas toujours identifiée comme telle est maintenant en croissance rapide dans le monde, autour des médias des oligarques, et du lobby sioniste fanatisé.

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L
Ne pas confondre antifascisme et simple défense de l’ordre libéral ne doit surtout pas conduire à sous-estimer la transformation de l’extrême droite elle-même.<br /> <br /> Le fascisme ne se définit ni par le nombre de SA dans la rue, ni par la présence de chemises noires, ni par le degré de violence physique déjà atteint. Il faut analyser une configuration de classe, une crise de l’hégémonie, une stratégie politique et une transformation de l’État.<br /> <br /> En 1935, Geogui Dimitrov ne dit pas simplement : « lorsqu’il y aura des milices fascistes dans les rues, il faudra combattre le fascisme ». Il analyse le fascisme comme une solution politique à une crise du pouvoir bourgeois, mobilisant notamment des couches petites-bourgeoises et des fractions populaires désorganisées, et visant à briser les organisations autonomes du mouvement ouvrier. <br /> <br /> Le fascisme n’est pas simplement un parti d’extrémistes qui prendrait un jour le pouvoir par la violence. C’est une forme particulière de crise politique et de réorganisation de l’État et du bloc au pouvoir. Il faut donc étudier les médiations entre crise du capitalisme, crise de représentation, recomposition des classes intermédiaires, crise des partis traditionnels, montée d’un parti d’extrême droite, transformations de l’appareil d’État et déplacement de l’hégémonie.<br /> <br /> Mais, l’anti fascisme peut effectivement être vidé de son contenu de classe. Si « combattre l’extrême droite » signifie : votez pour Macron (ou Melenchon qui ne cherche qu’à préserver le recours à la dette pour garantir le carburant contre la loi de la baisse tendancielle du taux de profit en espérant que la BCE désobéisse elle-même aux traités et au droit dérivé), défendez l’UE telle qu’elle existe, acceptez les politiques austéritaires, accompagnez la désindustrialisation, puis demandez aux classes populaires de se mobiliser contre le RN, alors il y a une contradiction politique majeure. Dimitrov est plus intéressant que cette version morale de l’antifascisme. Il explique que le front unique doit partir des intérêts économiques et politiques immédiats des travailleurs et de leur capacité réelle de lutte. Et c’est justement ce que Thorez comprend progressivement en 1934. Après le 6 février 1934, il ne se contente pas de dénoncer les ligues. Il travaille à l’unité d’action avec les socialistes, en maintenant l’autonomie du PC et ses candidatures, puis élargit vers les classes moyennes avec le Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste et les paysans, avec Marius Vazeille et Renaud Jean notamment. En novembre 1934, il lance le « Front populaire du travail, de la liberté et de la paix ».<br /> <br /> C’est très important pour aujourd’hui. L’antifascisme communiste n’était pas un jeu. Il n’était pas aussi une politique de moralisation des électeurs de droite. C’était une politique de construction d’une force sociale capable de disputer aux réactionnaires l’hégémonie sur les classes populaires rejoignant l’analyse de Gramsci.<br /> <br /> Oui, le vote RN ne peut évidemment pas être expliqué uniquement par le racisme ou par l’ignorance. Les données disponibles montrent d’ailleurs une extension sociale du vote RN, qui ne se limite plus à son ancien noyau populaire : cadres, classes moyennes et certains segments des catégories historiquement plus proches de la gauche sont également concernés. En revanche, Antonio Gramsci nous oblige à distinguer une opinion populaire d’une hégémonie politique. Une représentation sociale peut être contradictoire. Un salarié peut simultanément : vouloir davantage de salaire ; défendre les services publics ; rejeter l’assistanat ; souhaiter davantage d’autorité publique ; être hostile à certaines formes d’immigration ; se sentir abandonné territorialement ; être attaché à la souveraineté nationale ; et souhaiter conserver ses droits sociaux.<br /> <br /> La tâche du PCF n’est pas de sélectionner une de ces représentations pour dire : « voilà la conscience de classe authentique » comme le font les doctrinaires moraux au double standard de LFI donc de J-L Melenchon. Au contraire. C’est de travailler politiquement les contradictions réelles. Donc la bonne réponse au RN n’est ni « vous êtes racistes, taisez-vous », ni : « puisque vous pensez cela, nous allons reprendre votre programme ». C’est : qu’est-ce qui, dans votre expérience réelle, produit cette représentation ? Et quelle réponse collective, sociale et politique permet de résoudre réellement le problème ?<br /> <br /> Le RN n’est donc ni un simple « épouvantail », ni le fascisme mussolinien de 1922 ou celui hitlerien de 1933. Dire que le RN est devenu une force électorale institutionnalisée, qu’il cherche à apparaître comme une force de gouvernement et qu’il adapte son discours à cette stratégie est factuellement différent de dire qu’il est déjà l’équivalent du NSDAP. Il faut refuser l’analogie mécanique. Mais il faut également refuser la conclusion inverse « puisqu’il n’est pas le NSDAP, il n’y a pas de problème fasciste. » <br /> <br /> C’est probablement la grille qui manque le plus à l’article. Entre : démocratie libérale normale et dictature fasciste accomplie. Il existe des phases de crise, de durcissement de l’État, de restriction des libertés, de transformation des rapports entre exécutif, Parlement, justice, police, médias et organisations sociales. La fascisation doit donc être étudiée comme un processus contradictoire, et non comme un état déjà constitué. Cela permet d’ailleurs de prendre très au sérieux la critique de l’article concernant Macron et l’ordre libéral sans en déduire que l’extrême droite serait politiquement secondaire. Il faut pouvoir dire simultanément : macronisme, néolibéralisme, militarisation, autoritarisme administratif et extrême droite ne sont pas la même chose. Mais aussi : ils peuvent interagir dans une même crise de l’hégémonie et contribuer, selon les conjonctures, à déplacer l’État et le rapport de forces vers la réaction.<br /> <br /> Politzer insistait sur le fait que la dialectique matérialiste refuse les abstractions détachées du mouvement réel. Donc « l’extrême droite » ne doit pas être traitée comme une essence métaphysique. Il faut étudier chaque formation concrètement : RN ; Reconquête ; réseaux identitaires ; droites conservatrices ; fractions patronales ; médias et entrepreneurs idéologiques ; réseaux catholiques/conservateurs ; courants nationalistes ou souverainistes ; néofascistes proprement dits. Ils n’ont ni la même base sociale, ni les mêmes intérêts, ni les mêmes stratégies. Et surtout : il faut étudier leurs rapports réciproques avec la droite classique et le centre, plutôt que de mettre tout cela dans une catégorie indistincte.<br /> <br /> Cher Gilles Questiaux, fraternellement, vous reproduisez donc finalement ce que vous dénoncez. Vous reprochez à certains antifascistes gauchistes et opportunistes de transformer l’extrême droite en « Grand Satan ». Mais vous-même risquez de transformer le capitalisme néolibéral et l’impérialisme euro-atlantique en explication quasi exhaustive, avec l’extrême droite réduite à un « tigre de papier ». Or le matérialisme dialectique impose précisément de tenir ensemble les déterminations. Ce n’est pas parce que le capitalisme produit ces conditions que l’extrême droite est simplement son « épouvantail ». Elle peut devenir une solution politique concurrente au sein même de la crise du capitalisme. Et c’est là que Gramsci est décisif : une force réactionnaire peut conquérir du terrain non seulement par la coercition mais par la capacité à donner une cohérence politique à des éléments dispersés du sens commun populaire.<br /> <br /> En 1934, le PCF aurait pu dire, comme LFI aujourd’hui avec son maximalisme et ses influences trotskistes : « Les radicaux sont bourgeois, les socialistes sont réformistes, les classes moyennes sont contradictoires : construisons donc seuls la révolution. » Il fait progressivement l’inverse. Il comprend que la question est celle du rapport de forces concret. Maurice Thorez propose donc : unité ouvrière ; élargissement populaire ; classes moyennes et paysans ; programme social ; défense des libertés et défense de la paix. Le Front populaire n’est pas né d’un abandon de la lutte de classe. Il est né de l’élargissement de la lutte de classe à partir de ses intérêts concrets. L’Assemblée nationale rappelle d’ailleurs que Thorez proposait dès 1934 un « Front populaire du travail, de la liberté et de la paix », tandis que le programme de 1936 articula revendications économiques, sociales et démocratiques. C’est probablement la leçon la plus actuelle.<br /> <br /> Donc, quelle devrait être la priorité communiste en 2026 ? Je la formulerais ainsi : ni « tout contre l’extrême droite », ni « l’extrême droite n’est qu’un épouvantail ». Mais : reconstituer une classe travailleuse organisée capable de combattre simultanément l’exploitation capitaliste, la désindustrialisation, l’austérité, la guerre, la destruction des services publics, la xénophobie et la progression politique de l’extrême droite. Cela change tout. Le combat contre le RN ne doit pas être une politique autonome détachée de la question sociale. Mais la reconstruction sociale du mouvement ouvrier ne peut pas non plus attendre que l’extrême droite soit au pouvoir pour prendre au sérieux son développement. Dimitrov fut très clair : le front unique est précisément une politique préventive, destinée à empêcher la victoire fasciste, et il doit partir des besoins immédiats des travailleurs. Et Thorez montre que cette politique ne consiste pas à demander aux ouvriers de devenir les auxiliaires électoraux d’un gauche radicale pivertiste insoumise ou de la SFIO de Blum et Faure ou encore du centre libéral de l’époque : elle consiste à construire une force populaire autonome via le PCF et ses organisations suffisamment puissante pour disputer aux forces réactionnaires l’influence sur les classes populaires. L’analyse marxiste devrait nous vacciner des options sectaires et populistes en cette matière.<br /> <br /> Fraternellement,
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R
Non !!! C' est l' inverse, c' est parceque depuis des décennies on a laissé le champ libre à l' extrême droite qu' elle prospère... il faut combattre résolument l' extrême droite car contrairement à ce que dit ce texte, c' est participer à la lutte des classes puisque l' extrême droite est au service du capitalisme et un adversaire de la classe ouvrière... Laisser monter l' extrême droite, c' est renoncer à la lutte des classes... Très étonné que des communistes renoncent à mener ce combat
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R
Selon toi les institutions ont participé au règlement des discriminations et des luttes victorieuses ont été menées depuis 1980 contre ces dicriminations... Je dois être amnésique car à part les manifestations très éphémères contre Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, je n' ai pas le souvenir de luttes conséquentes, organisées contre l' extrême droite, c' est plutôt l' absence de luttes sur une base de classe qui fait monter l' extrême droite.... Merci de m' expliquer en quoi renoncer de combattre l'extrême droite, la fera baisser, avec de tel raisonnement on peut aussi renoncer à lutter contre le capitalisme et attendre qu' il s' écroule tout seul
R
L'extrême droite est combattue officiellement par les institutions depuis 1945 et réellement depuis les années 1980, avec le succès qu'on voit.
L
Il n'est peut être pas complètement inutile de participer quand même à ce genre de manifestations pour porter des revendications anti guerre et pour stigmatiser la fascisation venue de l'OTAN de l'UE et de Macron.
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G
"Dans les classes populaires, un grand nombre voire la majorité partage une partie des idées qui sont présentes dans les discours de l'extrême-droite, et qui pour discutables qu'elles soient ne sont pas des idées racistes ou suprématistes en elles-mêmes : rejet de l’assistanat, de la délinquance, de l’immigration, ainsi que de la culture et des mœurs post-modernes, et si on veut se faire l'interprète de ces classes et défendre leur intérêt matériel, il vaudrait mieux ne pas les contrarier systématiquement quand ce n’est pas carrément les insulter en voulant leur faire honte pour leurs opinions".<br /> Tu nous la bailles belle, à raconter que les idées des classes populaires "ne sont pas racistes (en soi??)".<br /> Si tu les fréquentes un peu, y compris la "gauche" des classes populaires, y compris le PCF, tu vois que l'indifférence du PCF à la concentration des maghrébins dans certains types d'habitat et certaines zones, et l'absence quasi-totale d'éducation (populaire, pour le coup) sur les raisons de leurs coutumes (considérées universellement comme stupides et folkloriques comme le Ramadan), et comme le voile, contraires à la belle laïcité, prônée par les bouffeurs de curés dans les écoles françaises (pour des raisons très différentes, à l'époque du combat laïc, que celles invoquées par les laïcards actuels pour chasser le voile).<br /> Moi qui les fréquente beaucoup, depuis toujours (déjà dans mon HLM, à partir de 1969). Puis dans mon métier, avec deux études pour l'administration de l'Equipement (59, puis 62) sur "les besoins de logement des travailleurs immigrés". Puis dans mon métier toujours, comme chef de projet pour l'application de la politique dite du "développement social des quartiers", à Roubaix et dans la banlieue de cette ville (Hem et Wattrelos), puis à Liévin (Bassin Minier du 62). <br /> Et enfin, comme personne âgée, utilisateur des services d'AVS (auxiliaires de vie sociale): la quasi totalité d'entre elles sont des africaines, essentiellement des maghrébines, musulmanes.<br /> Dans cette dernière période de ma vie, je me suis fait plusieurs bonnes amies, ce qui m'a amené à m'intéresser puis connaitre, leur religion, leurs traditions.<br /> Résultat : sur Facebook, je me fais insulter par une certaine "Françoise Larouge" (plus communiste qu'elle, tu meurs !) parce que je souhaite à la cantonade, "aïd moubarak", à la fin du ramadan.<br /> Sur lepcf.fr, je me heurte à une infernale laïcarde, parce que je critique le Tudeh, ce qui m'amène à défendre l'existence d'une république islamique en Iran. <br /> [Leur approche des institutions des Etats est marquée par la tradition, moins de l'Islam que de leur organisation tribale depuis toujours, avec les systèmes de transmission des pouvoirs par héritage. Chez les chiites ça se croise avec la prééminence du pouvoir du clergé sur le pouvoir civil, qui est issu d'élections (elles ont lieu en ce moment)]. Mais l'esprit colonisateur, donneur de leçons des français, communistes en premier, ne supporte pas la différence de vision des orientaux. Maxime Rodinson n'a pas accès à l'humanité.]<br /> Conclusion : c'est ces gens-là (et pas les juifs, comme le prétend la "goche" bien-pensante) qui sont dans le viseur du RN, qui n'hésitera pas une seconde à les expulser, à refuser de les accueillir dans les universités françaises sous divers prétexte (une amie tunisienne en a déjà fait les frais sous Macron).<br /> Tu évoques avec beaucoup de légèreté le fait que "les déboutés du droit d'asile...etc.". Y aura-t-il encore, avec Bardella, un droit d'asile pour les africains et les musulmans ?<br /> Bref, tu as les détestables positions du sieur Gérin, qui a promu l'idéologie anti bougnoule chez les lyonnais (mon pote de fac Paul, le déteste, et il a raison)
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G
On ne va pas tirer sur une ambulance pour faire pleurer dans les chaumières et inspirer chagrin et pitié sur Macron et ses séides. Pour moi le régime EM s’est effondré le 9/6, et le LR est en crise intestine, on passe à autre chose. C’est soit la gauche classique, mais la vraie, soit l’extrême-droite RN et sans doute Z. Face aux médias de la pensée unique qui hésitent à choisir leur camp officiellement. En réalité ils l’ont chois depuis longtemps et notamment toute cette année « scolaire » 2023-2024, depuis la pré-rentrée ultra-violente d’Attal. Il est logique que l’on pousse à la manifestation, qui est un moyen traditionnel parmi d’autres pour faire prendre conscience au peuple. La différence entre De Gaulle le 30 mai 68 et Macron le 9 juin 2024, c’est que De Gaulle avait une base politique extrêmement solide depuis la guerre 39-45, disons 25 ans voire beaucoup plus pour certains : Députés, sénateurs, maires conseillers généraux… Macron est une création artificielle, un artefact, une baudruche inventée par 5 oligarques magnats de la presse, EM était MINORITAIRE à l’assemblée (malgré les mensonges quotidiens des politiciens réactionnaires et de la presse) et quasi inexistant ailleurs (Sénat, mairie, conseillers généraux, conseillers régionaux, etc…). Il n’a aucune base pour se relever depuis que le régime basé sur des mensonges toujours plus gros, s’est effondré le 9/6.
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G
J'aime bien ta comparaison entre de Gaulle et Macron du point de vue de la base militante et de l'audience au sein du peuple.<br /> Pour ou contre, chaque français de cette époque avait son idée sur de Gaulle, sans lire forcément les journaux (mes parents et grands-parents n'en lisaient aucun)
A
Bonjour Gilles Questiaux (GQ), comment expliqué la participation de certain (beaucoup ?) de communiste à la tentative de coup d'état de 1934 ? et la position +/- ambiguë du PCF de l'époque ? Est-ce vrai et y-a-t-il des études sur ce sujet ?
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D
l'extrême droite s'installe dans le nid laissé vide du "PCF", ayant renoncé entre autres à l'indépendance nationale de la France.
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L
Bonjour.<br /> <br /> Rien à dire sur cet article qui est excellent.<br /> <br /> Quelques compléments. <br /> <br /> Une analyse de classe montre que la droite nationale est une émanation de la petite bourgeoisie nationale. Aujourd'hui de larges pans du salariat/prolétariat l'on rejoint car ils ont des intérêts communs. S'opposer aux capitalismes mondialisés voulu par la haute bourgeoise et la petite bourgeoisie boboisée, que l'on va trouver à droite, au centre et à gauche. C'est là que l'on s'aperçoit que le clivage gauche-droite est non pertinent de nos jours.<br /> <br /> La question des extrêmes est intéressante. Ils se caractérisent par une volonté de restriction drastique des libertés et le recours éventuel à la violence. A qui profitent-ils ? A qui apportent-ils de l'eau au moulin ?<br /> L'extrême-droite de Meloni, de Zemmour ou de Bardella apporte de l'eau aux capitalistes européistes avant tout par carrièrisme (à ne pas confondre avec la droite nationale).<br /> L'extrême-centre, dont les écologistes, émigrationistes, etc. forment le cœur, sont aujourd'hui les troupes de choc du capitalisme mondialisé. Ils sont prêts dès à présent à avoir recours à la violence physique. Ils jouent le rôle des chemises noires et brunes dans l'entre-deux guerres.<br /> L'extrême-gauche, au premier rang desquels les "antifas" (trop ironique ce nom), sont les supplétifs directs des capitalistes, qui les utilisent pour leurs mauvais coups. Il ressemblent beaucoup à l'extrême-centre, et présentent l'avantage de ne pas être usés politiquement comme le sont les extrémistes de droite, donc utilisables aisément par le système.<br /> Ces deux derniers fascistes ce sont eux les véritables nouveaux fascistes.<br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> Luc Laforets<br /> www.1P6R.org
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R
Excellent ; la fascisation est le fait de l'oligarchie du IV° Reich atlantiste. Cela fait des décennies que l'on nous assomme avec l'anti-fascisme et l'anti-racisme de salon. Un tel matraquage idéologico-médiatique aurait dû éclairer sur la nature de la manoeuvre capitaliste. Le capital est à la fois raciste et anti-raciste selon ses intérêts du moment et l'angle de vue privilégié, par exemple. Il y a aussi bien extrême droite qu'extrême gauche du capital pourvu que le cirque continue... (voir la contribution du gauchisme à tous les coups tordus contre l'URSS et également sa contribution aux manipulations de Gladio dans les années 70/80). Il y a une multitude d'illustrations de ces infiltrations politico-policières dans tous ces milieux. Les mêmes qui poussent des cris d'orfraie contre "l'extrême droite" soutiennent les ukro-nazis devenus des défenseurs de la liberté ; le RN depuis qu'il est allé à Canossa ou plutôt à Tel Aviv ne fait plus bondir le CRIF qui, hier encore, était à l'avant-garde de l'immigrationnisme mais qui, désormais, jette les musulmans du monde entier en patûre à la vindicte populaire. Sionisme oblige... Un chatte n'y retrouverait pas ses petits. Le capital se pérennise grâce à ce chaos semi-contrôlé.
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A
Merci "reveil communiste". Qu appelez-vous extrême droite ? Actuellement, cela devient un four tout car même le PCF historique est traité comme rouge-brun par certain : outre les néo-nazi, le sionisme peut il être classé à l extrême droite ? Et les différents mvt nationaliste ou suprémaciste (noir par exemple, ou maghrébin ...) ? Il faudra faire une définition claire et précise.
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R
L'extrême-droite redoutable dont il est question est le courant nationaliste-chauvin, raciste, réactionnaire, antidémocratique et surtout anticommuniste (c'est sa raison d'être) qui s'est développé entre les deux guerres en Europe et qui a essaimé en Amérique latine; on peut y adjoindre le courant suprématiste blanc nord-américain. Cette extrême droite a des nostalgiques, mais pour l'essentiel a été éliminée historiquement par l'arrivée de l'Armée Rouge à Berlin en 1945.