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Réveil Communiste

unite communiste 31 janvier 2010

31 Janvier 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Publications



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Anton Pannekoek:Propriété publique et propriété commune (controverse marxist P.Martin)

-Le PCF est il soluble dans le Front de gauche? (position de la Gauche communiste)

-Le communisme par les syndicats (Actualite de la pensée d’A. Kolontaï) par P.Martin


-Honte aux sénateurs qui votent pour la mise aux oubliettes des crimes de guerre    (suivi d’un appel a signatures sur une lettre ouverte)

                      

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G
<br /> Je serais AS je seraia pas fier ...<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Alexandre Hébert : mort d'une figure du mouvement ouvrier<br /> <br /> <br /> Secrétaire général de l'union départementale de Loire-Atlantique de Force ouvrière de 1947 à 1992,<br /> Alexandre Hébert est mort le 16 janvier à Rezé, près de Nantes (Loire-Atlantique), à l'âge de 88 ans. Pour<br /> ses disciples, ce syndicaliste haut en couleur, dont l'influence débordait largement son département, était le pape de l'anarcho-syndicalisme.<br /> <br /> <br /> Fils d'un syndicaliste CGT, ancien communiste, Alexandre Hébert naît le 4 mars 1921, à Alvimare (Seine-Maritime). Muni d'un CAP de serrurier, il entre aux chemins de fer de Sotteville-lès-Rouen.<br /> A 15 ans, en plein Front populaire, il milite aux Jeunesses socialistes de la SFIO. Il rejoint la Gauche révolutionnaire de Marceau Pivert. Il adhère à la CGT mais, en 1939, il ose dénoncer le pacte germano-soviétique.<br /> <br /> <br /> Au lendemain de la guerre, Alexandre Hébert est muté à Nantes. En 1947, il est dans son département un des principaux artisans de la scission de la CGT qui donnera naissance, en 1948, à Force<br /> ouvrière. Dès 1947, il devient le patron de l'union départementale, en gestation, de Loire-Atlantique, une fonction qu'il occupera, sans discontinuité, pendant quarante-cinq ans.<br /> <br /> <br /> Très vite, Alexandre Hébert va incarner à Force ouvrière la sensibilité anarcho-syndicaliste. En 1948, au premier comité confédéral national de FO, il proclame : "Il est inadmissible que<br /> l'Etat s'interpose entre nous et les patrons. C'est une gageure, une fantaisie, que de parler de dépolitiser le mouvement syndical, si on laisse le droit aux politiciens de fixer nos salaires."<br /> Alexandre Hébert se dit "anarchiste individualiste", mais c'est un anarcho-syndicaliste très atypique.<br /> <br /> <br /> Libre-penseur et même "anticlérical primaire", Alexandre Hébert entre, au début des années 1950, au Parti communiste internationaliste de Pierre Lambert, qui deviendra ensuite le Parti des travailleurs. Il siège officieusement à son bureau politique. A la même époque, son<br /> ami Pierre Lambert rejoint FO. Les deux hommes représenteront l'opposition à la direction confédérale, et notamment à André Bergeron, secrétaire général de FO de 1963 à 1989.<br /> <br /> <br /> Inlassable bretteur<br /> <br /> <br /> Avec une voix de gorge puissante et éraillée, Alexandre Hébert est un tribun qui calcule ses effets et impose le silence. A la commission exécutive confédérale où il siège jusqu'en 1992, il use<br /> d'un ton souvent brutal. Il récuse inlassablement un mouvement syndical "à la remorque des politiciens". En 1952, il martèle : "Le mouvement syndical partout dans le monde n'a pas<br /> été fait pour défendre un prétendu intérêt général qui n'existe pas."<br /> <br /> <br /> Jouant de ses deux casquettes - anarcho-syndicaliste et lambertiste -, Alexandre Hébert n'en défend pas moins une "règle d'or" classique en assignant à FO une double tâche :<br /> "L'action sous toutes ses formes et la négociation des compromis."<br /> <br /> <br /> Inlassable bretteur, ferraillant en permanence contre ses ennemis et ses chimères, il est d'un bloc, sans concessions. Anticommuniste féroce, il affiche, à travers ses publications -<br /> L'Anarcho-Syndicaliste et L'Ouest syndicaliste -, une forte détestation de François<br /> Mitterrand, un "pétainiste", des socialistes, en qui il voyait les héritiers de la Charte du travail de Vichy, et surtout de la CFDT, "corporatiste".<br /> <br /> <br /> Adversaire d'une construction européenne qui mettait, selon lui, l'Europe "à la solde du Vatican", il milite pour le retrait de FO de la Confédération européenne des syndicats.<br /> <br /> <br /> D'atypique, Alexandre Hébert glisse alors vers le politiquement incorrect. Il choisit comme bras droit Joël<br /> Bonnemaison, ancien responsable départemental du Front national. Il a été le témoin, avec Jean-Marie Le Pen, à son premier mariage. En 1999, il fustige dans Français d'abord<br /> !, l'organe du FN, la CGT et la CFDT, "expression syndicalo-politique d'un nouvel ordre fondé sur la subsidiarité, c'est-à-dire la servilité". FO le désavoue. Alexandre Hébert s'en<br /> était déjà éloigné.<br /> <br /> <br /> En 1989, il avait soutenu la candidature de Marc Blondel à la tête de Force ouvrière. Mais, en 2004, il refusera<br /> d'appuyer celle de Jean-Claude Mailly, qui était pourtant son dauphin.<br /> <br /> <br /> <br /> Michel Noblecourt<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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