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Réveil Communiste

"Les maisons, il ne faut pas en avoir trop"

30 Décembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Economie

Cynisme, quand tu nous tiens...
lien à Initaitive Communiste, le canard du PRCF
Les maisons, il ne faut pas en avoir trop

« Je regrette beaucoup Boussac Saint-Frères. » Jusqu’aux années 80, Ginette a vécu plutôt heureuse : « C’est vrai qu’on ne gagnait pas beaucoup, mais j’adorais mon travail. J’ai mon grand-père qui a travaillé là-bas, j’ai mon père qui a travaillé, ma cousine qui a travaillé, des tantes qui ont travaillé. C’était famille, famille, famille. »

Bernard Arnault reprend alors l’affaire et s’engage, en décembre 1984, dans un document écrit, sur le « non-démantèlement du groupe ». Voilà qui garantit, pour Ginette, une existence tranquille… qui s’effondre peu après : « J’ai été mutée à Flixecourt toujours chez Boussac-Saint-Frères. Comme Flixecourt ça a fermé aussi, on m’a remutée à Sièges de France. J’ai fait de la dépression, et enfin j’ai été licenciée. Mon mari aussi a été licencié. On a perdu notre maison neuve, et puis après ç’a été l’enfer. L’enfer. »

Tandis que Ginette descendait en « enfer », le PDG de LVMH s’offrait une « superbe maison dans la résidence des Parcs » à Saint-Tropez (pourvue d’une piscine extérieure).

Un « bel hôtel particulier du VII ème arrondissement » à Paris « regorgeant d’œuvres d’art » (avec « une piscine intérieure qui complète l’ensemble »).

Un « palace au sommet, un refuge d’exception » à Courchevel « dans la station où ses enfants ont appris à skier ». Un « superbe yacht de 70 mètres de long, Amadeus, rebaptisé ainsi en l’honneur de Mozart. L’été dernier, le chanteur Bono et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair sont venus y passer quelques jours ».

Plus des « pieds à terre » ici et là. Bernard Arnault conclut néanmoins, raisonnable : « Les maisons, je crois qu’il ne faut pas en avoir trop. Il faut avoir le temps d’y aller. »

Source : Challenges, 20 mars 2008.

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J
Ah ben ma blague tombe à plat sans le commentaire de Gilles disant que mon commentaire ne passait pas !
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J
Bande de staliniens !
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J
Cet article en dit long sur la pourriture de la presse française.Dans Challenges appartenant à Perdriel qui clame haut et fort qu'il est de gôôôche, on lit des trucs vraiment très instructifs.Par exemple dans cet article "Nos riches étrangers France coup de coeur"Extrait choisi : "Propriétaire à Saint-Tropez et à Courchevel, le financier belge Albert Frère est de ces privilégiés, comme ses amis le Canadien Paul Desmarais et l'Américain Henry Kravis.[...]Grand-croix de la Légion d'honneur depuis l'an 2000, Albert Frère a eu la satisfaction de voir élever à la même dignité son partenaire et ami, l'homme d'affaires canadien Paul Desmarais. La République aurait pu se souvenir de cet épisode lointain - 1981 ! - au cours duquel les deux comparses avaient entrepris de mettre à l'abri des nationalisations les branches suisse et belge de la banque Paribas. Mais cette vieille histoire, nul ne songe plus à la reprocher à ces deux actionnaires du groupe Suez, qui empocheront bientôt de jolis profits grâce à la fusion avec Gaz de France. Et c'est Nicolas Sarkozy en personne qui a remis sa médaille à Paul Desmarais en février dernier. Lors de sa traversée du désert, en 1995, le futur président avait bénéficié de son hospitalité, dans son domaine de Sagard, au Québec. «Un homme m'a invité dans sa famille, a rappelé Nicolas Sarkozy. Nous marchions de longues heures en forêt, et il me disait : «Il faut que tu t'accroches, tu vas y arriver, il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi». » Le chef de l'Etat a même reconnu : «Si je suis aujourd'hui président, je le dois en partie aux conseils, à l'amitié et à la fidélité de Paul Desmarais.»"Sarkozy, non pas ami mais, d'abord et avant tout, pantin du grand Capital, voilà qui devrait être dit plus souvent par les communistes.
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