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Réveil Communiste

Sur la montée de l'antisémitisme : à qui la faute ?

19 Septembre 2026 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Positions, #Asie occidentale, #Impérialisme, #GQ

Sur la montée de l'antisémitisme : à qui la faute ?
 
 
Note de GQ, 1er février 2026
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L
Réveillez vous ! Luttez contre le gauchisme des insoumis qui n’est d’autre qu’une nouvelle forme d’opportunisme de droite sur ce sujet ! Soyez communistes et non soc dém trosko !<br /> <br /> Votre phrase selon laquelle la montée de l’antisémitisme serait provoquée par « le soutien que la diaspora juive apporte au génocide » est, à mon sens, le point le plus problématique.<br /> <br /> Il faut distinguer au moins quatre niveaux :<br /> -les rapports de classe et les intérêts sociaux ;<br /> -les institutions politiques de l’État israélien ;<br /> -les courants idéologiques, notamment les différents courants du sionisme ;<br /> -les individus juifs, israéliens ou de la diaspora, dont les positions sont diverses.<br /> <br /> Dire que « la diaspora juive » soutient collectivement le gouvernement israélien transforme une catégorie religieuse, culturelle ou historique en sujet politique homogène. C’est le jeu pervers du RN qui normalise la violence et de Mélenchon qui clive en essentialisant par populisme tactique démagogique. C’est précisément une régression de l’analyse de classe vers une explication par l’appartenance supposée à un groupe.<br /> <br /> Il faut Vivre !<br /> <br /> LFI est un mouvement nationaliste prêt à toutes les démagogies électoralistes par tactique. Le PCF reste un parti internationaliste. Son parti frère, le Maki fournit depuis longtemps une démonstration inverse : communistes juifs et arabes organisés ensemble, dans une même organisation politique, sur une base de classe, démocratique et internationaliste. Le PCF lui-même rappelait cette particularité du Maki comme exemple d’un universalisme antiraciste : Juifs et Arabes y militent ensemble pour la paix et les droits des deux peuples.<br /> <br /> Le Hadash a encore montré récemment cette logique : ses militants participent à des mobilisations communes juives-arabes contre la guerre, les politiques de transfert et les discriminations, tandis que ses élus et militants défendent également les droits des travailleurs. C’est beaucoup plus matérialiste que de parler d’un hypothétique sujet collectif « les Juifs » ou même des israéliens et du réductionnisme au neo sionisme.<br /> <br /> À Gaza, cela conduit à critiquer concrètement le gouvernement israélien, son appareil militaire, sa politique d’occupation et de colonisation, les forces politiques qui la portent, les intérêts économiques et géopolitiques qui l’accompagnent.<br /> <br /> Mais cela ne permet absolument pas de passer de : « le gouvernement israélien mène telle politique » à : « les Israéliens font ceci » puis : « les Juifs soutiennent ceci ». Cette dernière généralisation est justement une essentialisation. Et inversement, combattre l’antisémitisme ne signifie évidemment pas protéger le gouvernement israélien de la critique. Le PCF a d’ailleurs très clairement articulé les deux combats depuis le 7 octobre. Dès le 15 octobre 2023, le PCF condamne sans ambiguïté les massacres de civils israéliens du 7 octobre, exige la libération des otages, mais demande simultanément la levée du blocus de Gaza, la protection du peuple palestinien et une solution politique fondée sur deux États. Il affirme également explicitement que l’antisémitisme et le racisme antimusulman doivent être combattus ensemble. Puis la ligne du Parti s’est précisée : cessez-le-feu, aide humanitaire, condamnation des crimes commis par le Hamas comme de ceux commis par les dirigeants israéliens, reconnaissance de l’État palestinien, fin de l’occupation et de la colonisation, justice internationale et soutien aux forces de paix israéliennes et palestiniennes. <br /> <br /> Et actuellement, ce n’est manifestement pas une position purement déclaratoire : le PCF réclame des sanctions économiques contre Israël tant que le droit international n’est pas respecté, la suspension de l’accord d’association UE-Israël, la fin du blocus, la reconnaissance effective de l’État palestinien et la libération des prisonniers politiques palestiniens. Sur l’antisémitisme, sa position est également beaucoup plus nuancée que celle caricaturée dans votre texte : en avril 2026, le PCF a encore explicitement dénoncé la recrudescence des actes antisémites tout en refusant qu’une législation nouvelle serve à assimiler la critique du gouvernement israélien ou le soutien aux droits nationaux palestiniens à l’antisémitisme. Le partenariat PCF OLP est réel.<br /> <br /> Autrement dit : on peut être radicalement contre la politique du gouvernement Netanyahu et radicalement contre l’antisémitisme. Il n’y a aucune contradiction.Seuls les anti staliniens primaires ne peuvent et ne veulent pas le comprendre et tous ces droitiers jouent toujours et encore à l’opposition de gauche à toute direction du PCF : mêmes les mutants de l’ère Hue et les post mutants pro LFI comme Pierre Laurent le soumis à LFI n’avaient grâce alors qu’ils passaient leur temps à plier le genou devant les discours populiste des gauchistes soc dém !<br /> <br /> Le modèle politique intéressant n’est pas de choisir entre « solidarité avec Israël » et « solidarité avec la Palestine ». C’est de soutenir les forces qui travaillent à l’intérieur même de la société israélienne à construire une autre issue politique. Le Maki et le Hadash sont particulièrement intéressants parce qu’ils ne raisonnent pas en termes de peuples éternellement ennemis. Ils essaient de construire une force politique commune aux travailleurs juifs et arabes, en reliant démocratie, égalité, droits nationaux palestiniens, droits sociaux et paix.<br /> <br /> C’est exactement ce que le PCF souligne lui-même lorsqu’il indique que la solution à deux États n’est pas seulement une position diplomatique française ou une résolution de l’ONU, mais également une orientation portée par l’OLP et les partis communistes israélien et palestinien. Pour certains le Hamas dont le financement par le Qatar est toléré par le gouvernement de Benjamin Netanyahu est préférable à l’OLP ou aux communistes du PPP. Nous devrions lutter pour l’intérêt du prolétariat contre les extrêmes droites essentialistes et capitalistes. La répression par le Hamas contre les laïcs et les progressistes ne doit pas être oubliée.<br /> <br /> L’idée fondamentale demeure extrêmement importante : deux peuples, deux droits nationaux, deux États, sécurité pour les deux peuples, négociation politique et reconnaissance mutuelle. Ce n’est pas une nostalgie diplomatique. C’est une tentative de transformer un rapport de confrontation nationale en compromis politique.<br /> <br /> Le PCF défend précisément encore aujourd’hui cette perspective : État palestinien dans les frontières de 1967 aux côtés d’Israël, avec Jérusalem-Est comme capitale palestinienne, fin de l’occupation et de la colonisation. <br /> <br /> Cher Gilles Questiaux, fraternellement, vous avez raison de combattre l’amalgame entre Juifs et État d’Israël, mais vous devez appliquer jusqu’au bout votre propre méthode. Le Maki et le Hadash montrent concrètement qu’une autre politique est possible : des travailleurs juifs et arabes peuvent constituer une force politique commune contre la guerre, le racisme, l’exploitation et l’occupation. Et c’est précisément ce que le PCF cherche à soutenir depuis le 7 octobre. La perspective intéressante serait donc de reconstruire un rassemblement populaire internationaliste autour de ceux qui, en Israël comme en Palestine, refusent cette logique de guerre : Maki-Hadash, forces démocratiques israéliennes, forces progressistes palestiniennes, syndicats et mouvements de paix. Cela pourrait renouer avec la logique politique de Rabin et Arafat : deux peuples, deux droits nationaux, deux États, sécurité et égalité pour chacun. Le matérialisme historique devrait justement nous conduire à chercher les forces sociales capables de produire cette issue, plutôt qu’à enfermer des millions d’individus dans des catégories ethniques ou religieuses. C’est là que commencerait une politique effective de paix fraternelle.
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A
Je ne sais pas si l'anti-sémitisme augmente, mais mon anti-israeliennisme a fortement augmentait ces temps-ci, tout comme mon antiaméricanisme ; qui lui est ancien ! La culture américaine avec son "libéralisme" spécial (qui se mondialise sans cesse) me débecte.<br /> Mais dans ma jeunesse pourtant j'ai adoré le twist et le rock n' roll !
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