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Réveil Communiste : qui sommes nous? (17/07/2013)
Réveil Communiste : blog animé par des membres du PCF remettant en cause l'évolution générale postcommuniste de la ligne depuis le congrès de Martigues (2000). Initialement fondé en septembre 2007 ...

Animateur principal depuis février 2010 : Gilles Questiaux.

NB : la publication d'un texte sur Réveil Communiste ne signifie ni toujours ni intégralement l'approbation de son contenu.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 15:09
Pourquoi le socialisme au Venezuela ?  Eléments de réflexion pour une bataille des idées.

Envoyé par Alain Rondeau, origine, LGS

Photo : Nicolas Maduro lors de la manifestation populaire du 23 janvier 2015, brandissant la photo de Fabricio Ojeda, député, journaliste et guérillero de gauche assassiné en 1966.

Le 22 janvier, le président Maduro a rendu publique une conversation téléphonique entre militaires d’extrême droite (voir ci-dessous). L’un d’eux, expert en guerre psychologique de la School of Americas, explique comment organiser des pillages “avec l’aide d’étudiants” grâce aux pénuries générées par le secteur privé – encore hégémonique au Venezuela (1). Des liens resurgissent avec le leader d’extrême droite Leopoldo López, actuellement jugé en tant qu’organisateur des violences qui ont fait des dizaines de morts en 2014 et que les médias internationaux présentent comme un “prisonnier politique”. Le président Rafael Correa a rappelé récemment que ce scénario copie le modus operandi employé par Washington pour renverser le président Salvador Allende (2).

Pour stopper ce coup d’État en marche, Nicolas Maduro a lancé un ultimatum au secteur privé tout en réorganisant la distribution des produits et aliments de base. La droite comptait sur la chute des prix du pétrole pour pousser le gouvernement à l’austérité. Peine perdue : le 22 janvier, le président bolivarien a annoncé l’augmentation du salaire minimum de 15 % pour le protéger de l’inflation, 300.000 pensions supplémentaires, 200.000 nouvelles bourses d’études pour les étudiants du secondaire l’augmentation de 30 % des bourses universitaires, la construction de 400.000 logements et de nouvelles infrastructures routières, ainsi qu’une nouvelle mission de protection sociale pour 500.000 familles populaires (4). Le texte d’Elías Jaua éclaire la lutte entre ces deux modèles.

Thierry Deronne

Caracas, 24 janvier 2015

Pourquoi le socialisme au Venezuela ? Éléments de réflexion pour une bataille des idées.

par Elías Jaua

Traduction : Jean-Marc del Percio

« Ce système est totalitaire et centralisateur. Il établit le contrôle de l’État sur tous les aspects de la vie (…) Il conduit à l’oppression et à la ruine des pays où ce système a été appliqué ».

Conférence des Évêques du Venezuela, janvier 2015.

« Dans le même temps que les intérêts d’une minorité s’accroissent exponentiellement, ceux de la majorité s’effondrent. Ce déséquilibre résulte de la mise en application de critères idéologiques qui soutiennent l’autonomie absolue des marchés, mais aussi la spéculation financière. Et rejettent le droit de contrôle des États sur ces affaires. Lesquels sont en charge de la défense du bien public ».

Pape François. Exhortation apostolique, 12 juillet 2013.

Un État luttant pour la défense de l’intérêt général : ce principe est au cœur de la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela. Celle-là même qui aura été approuvée il y a 15 ans, un mois et 3 jours, par le peuple vénézuélien. Un État social, démocratique ; un État de droit et de justice qui répond enfin au rêves de nombreuses générations. Un rêve transformé en réalité, du fait de la volonté affichée de millions de vénézueliens et vénézueliennes.

Notre constitution établit clairement le rôle de contrôle et de régulation dévolu à l’État, dans le domaine économique, et ce, dans le but de protéger les droits humains de notre peuple, face aux monopoles, face à la spéculation, l’usure et la fraude, inhérentes au capitalisme. Il s’agit également de promouvoir une répartition équitable de la richesse nationale, tout en favorisant une économie productive.

Sous l’impulsion initiale du président Chavez, la Révolution Bolivarienne aura sans aucun doute réussi le pari de démocratiser les fruits de la rente pétrolière, tout en soldant la dette sociale accumulée durant la période de la gabegie capitaliste. La remise en question du rentisme pétrolier en est le corrolaire.

A ce jour, la démocratisation des fruits de la rente pétrolière, aura débouché sur les avancées suivantes en matière de recherche du bien commun.

1. L’investissement social

Entre 1985 et 1998 (avant la révolution) : avec un revenu national s’élevant à 213 286 000 de dollars, les dépenses sociales ne représentaient 36,82% (79 540 millions de dollars).

Entre 1999 et 2012 (a partir de la révolution) : avec un revenu national atteignant 883 089 000 de dollars, les dépenses sociales ont grimpé à 62,46% (551 639 millions de dollars).

Ainsi, en universalisant la redistribution de la rente, la Révolution bolivarienne a réussi à inverser la courbe. (3)

2. La bataille contre la pauvreté.

En 1998, 21% des ménages vénézueliens vivaient en situation d’extrême pauvreté. En 2014, cet indice s’est rétracté à 5,5%. D’une manière générale, entre 1998 et 2013, la pauvreté a régressé de 49 à 19%.

3. Le droit à la santé.

Si en 1998, le Venezuela comptait 5360 centres de santé sur son territoire, ce chiffre a progressé pour atteindre en 2011 le taux de 13731. Ce qui représente une croissance de 150%.

A cette même date, 182 hôpitaux ont été réhabilités, tandis que les centres de santé publique se voyaient pourvus de 27 620 lits.

Entre autres réalisations importantes, on peut citer la construction -suivie d’une mise en service- de l’Hôpital cardiologique pédiatrique latino-américain Dr Gilberto Rodriguez Ochoa, doté d’un potentiel permettant de réaliser 4500 interventions chirurgicales annuelles, et 80 000 consultations en externe, pour les enfants souffrant du coeur.

En mars 2014, la Révolution a permis à 17 000 impétrants d’obtenir leurs doctorats en médecine. Et grâce à la Mission Barrio Adentro I, II et III, pas moins de 24 millions de Vénézueliens (82,4% de la population totale), ont bénéficié d’une aide médicale gratuite. Ces Missions successives, se sont appuyées sur un réseau de 7500 cliniques populaires ; 6000 centres de santé ; 3000 cabinets dentaires (odontologie) ; 400 cabinets d’optique/ophtalmologie ; mais aussi sur 559 centres de diagnostic intégral ; 130 blocs opératoires ; 570 salles de rééducation et 35 centres de haute technologie médicale.

4. Le droit à l’éducation.

Grâce à la Révolution Bolivarienne, le taux des inscriptions a augmenté de 29%. Soit un total 7 778 538 élèves.

Le taux net de scolarisation dans le primaire a connu une croissance de 7 points, atteignant ainsi les 93%. Et si l’on prend pour repère les chiffres de l’année scolaire 1998-99, le nombre de diplômés a explosé (+ 160%. Année scolaire 2012-13).

De 19 682 groupes scolaires existants, l’on est passé à 24 516 (+ 25%). Quant au personnel enseignant, son nombre s’est accru de 188%.

Par ailleurs, les Missions Robinson I et II ont permis l’alphabétisation de 1 756 250 personnes. 789 436 d’entre elles ont terminé leurs cycles d’études primaires. De ce fait, en 2005, l’UNESCO a déclaré officiellement le Venezuela, « territoire libéré de l’analphabétisme ». 822 853 personnes bénéficiant des programmes de la Mission Ribas ont pu achever leurs études secondaires. Quant à la Mission Sucre, elle a assuré 565 201 vénézueliens/ennes d’une formation qui aura autorisé l’accès pour 212 532 d’entre eux, à des études supérieures. (Université).

5. Le droit à la culture.

La Révolution a jeté les bases d’un véritable réseau d’institutions ayant remarquablement contribué à l’épanouissement culturel de notre peuple. Parmi celles-ci, il est possible de citer le Centre pour la Diversité culturelle ; la Fondation « Librairies du Sud » qui s’appuient sur 61 établissements disséminés sur l’ensemble du territoire national ; la maison d’édition « El Perro y la Rana », pourvue de 24 antennes régionales ; l’Institut des Arts scéniques et musicaux (IAEM) ; la compagnie de distribution Amazonia Films ; la Maison du Cinéma, centre de production et formation ; le Centre National d’Histoire ; le Centre National du Disque (CENDIS) ; la Fondation des Musées Nationaux, etc.

Depuis 2012, la Mission Culture a permis la formation de 12 465 professionnels, ayant obtenu leurs diplômes en Éducation, mention « Développement culturel » ; sans oublier l’épanouissement, aujourd’hui célèbre dans le monde entier, des ensembles d’orchestres Simon Bolivar.

Le développement du secteur cinématographique est à souligner. Il résulte de l’effort conjoint de structures diverses telles que la Maison du Cinéma, du Programme National de formation cinématographique et du Centre Autonome cinématographique (CNAC).

Rien qu’en 2014, 12 films vénézueliens ont vu le jour, tandis que 27 projets cinématographiques ont reçu un soutien concret. 25 festivals et expositions ont été organisés au niveau des États. 78 films vénézueliens ont participé à 121 festivals internationaux. 36 prix et distinctions ont été ainsi obtenus. Et en novembre 2014, on a atteint une fréquentation record des salles obscures . Ce qui hisse le Venezuela à la première place des pays d’Amérique latine, quant à la découverte de longs métrages nationaux.

6. Le droit au sport.

A partir de 1999, le Gouvernement Bolivarien a instauré une politique visant à renforcer le développement des activités sportives. A cette fin, au cours des 12 dernières années, 6 830 614 741 Bolivars ont été investis. De ce fait, 2885 installations sportives ont été réhabilitées ou construites ; 3 stades de football ont vu le jour, et 6 autres ont été modernisés ; l’Université ibéro-américaine du Sport, 27 unités éducatives visant à la détection des talents, mais aussi 14 centres de science et médecine sportives ont été fondés. 6 479 713 personnes ont bénéficié de l’accent mis sur le sport de masse. Dont 165 000, par le biais du Pouvoir sportif Communal ; 3 960 266, via la Mission Barrio Adentro sportif ; 1 985 000, grâce au sport universitaire ; 31 803 par le Simoncito sportif, et 337 644 par le développement systématique des activités physiques, sportives , récréatives, aux fins d’améliorer la santé publique.

La Mission Barrio Adentro pour le Sport, qui couvre les 24 États du pays, est devenue la pierre angulaire de la politique révolutionnaire en matière sportive. D’ailleurs, depuis peu, les performances des athlètes vénézueliens se sont multipliées. Tant au niveau national, qu’international.

7. Le droit à la Communication et à l’accès aux technologies de l’information.

Les avancées de la Révolution en terme d’accès aux communications et à internet sont significatives. Prenons quelques exemples. Tandis qu’en 1998, le pays comptait à peine 342 stations de radio FM (dont 331 relevant du secteur privé, 11 du secteur public et aucune de type communautaire), en 2012, la situation se modifie singulièrement pour atteindre les chiffres de : 843 (503 privées, 86 publiques, 249 de type communautaire). C’est-à-dire + 146%.

Quant aux stations de télévision, en 1998, leur nombre s’élevait à 119 (en signal ouvert), dont 66 privées, 14 publiques et 39 de type communautaire. A ce tableau d’ensemble, il convient d’ajouter la création de Vive TV et Telesur. Sans oublier le lancement de la Radio del Sur (la Radio du Sud), et la fondation du Correo del Orinoco. (Le Courrier de l’Orénoque).

De plus, en 2013, grâce à l’installation de 11 321 km de fibre optique, 12,55 millions de vénézueliens (42% de la population) ont pu accéder à la Toile. Ces réalisations ont hissé le Venezuela au 7ème rang des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, en terme de pénétration des services afférents, et du nombre d’utilisateurs. Il faut également préciser que l’application du programme WIFI para Tod@s (la WIFI pour tous), a permis l’installation de 2903 points publics et gratuits de connexion sur l’ensemble du territoire national. Dont 259 en milieu universitaire, 1389 lycées et 681 villages.

8. Un droit sacré : s’alimenter.

Les 15 premières années de la Révolution bolivarienne ont permis au pays – dont 2,7 millions de citoyens souffraient de la faim (les années 1990)- de réduire ce fléau, pour le rendre exceptionnel. Ainsi, l’indice de malnutrition qui s’élevait initialement à 13,5%, est passé sous la barre des 5%. Quant à l’apport calorique, il est passé de 2127 Kilocalories par personne et par jour (Quatrième République) à 3182 Kilocalories par personne et par jour, en 2012. L’année suivante, la FAO rendra hommage au Gouvernement Vénézuelien, pour avoir par son action, réduit à leur plus simple expression la faim et la malnutrition.

Par ailleurs, 17 554 442 personnes ont bénéficié de la Mission Alimentation Mercal/Programme de distribution d’aliments subventionnés créé en 2003, PDVAL – Entreprise publique de Production et distribution d’aliments, et Abasto Bicentenario – grande chaîne de magasins publics permettant l’achat d’aliments et de produits de 1ère nécessité au « prix juste, qui leur a facilité l’accès à l’alimentation subventionnée par l’État. On estime à 8 059 414 tonnes, les aliments ayant été distribués par les 16 626 points de vente existants.

9. Le droit au logement.

Si l’on prend l’année 2011, la Grande Mission Logement Venezuela aura permis à 600 000 logements dignes de ce nom de voir le jour. 400.000 seront costruits en 2015. Superficie moyenne : 70 m2, avec salle de bain, chambre à coucher, cuisine. Les services publics et les aménagements urbains sont à portée de main. Ce qui garantit le plein épanouissement (social et productif) des habitants. En outre, nombre de ces logements ont été livrés totalement équipés et meublés. Et les espaces consacrés à l’éducation, la santé, la culture ne manquent pas, tels que les Simoncitos (centres d’éducation initiale pour les enfants de 0 à 6 ans), les écoles, les CDI (Centre de Diagnostic intégral) et les terrains de sport.

10. Le droit de vieillir dans la dignité

A ce jour, 2 521 750 pensionnés bénéficient des avantages liés à la mise en place de la Gran Mision en Amor Mayor. 300.000 de plus viennent d’être annoncées pour 2015 par le président Maduro. Il y a 16 ans, ce chiffre se ramenait à 300 000. Ces derniers recevant des subsides inférieurs au salaire minimum légal.

Tous ces résultats sont la conséquence d’une politique redistributive socialiste, qui concerne 60% du budget de l’État, et de l’universalisation des fruits de la rente pétrolière. En une décennie, cet effort a conduit le Venezuela à passer d’un Indice de Développement humain moyen à un IDH élevé. Selon un rapport de la CEPAL (Commission économique pour l’Amérique latine/ONU), notre pays s’avère être le moins inégalitaire de l’Amérique latine. Cela, nous n’avons pu l’obtenir que par l’instauration du socialisme.

Il est par ailleurs nécessaire de préciser qu’il est impossible de construire le socialisme sur la base du rentisme pétrolier. Consciemment ou inconsciemment, cette certitude est liée à la notion que le socialisme relève uniquement de la sphère de la distribution.

Hugo Chavez avait clairement établi que notre socialisme doit être intégral, muni de toutes ses facettes, et se doit de faire ressortir toutes les qualités inhérentes à son mode de production spécifique. Selon Chavez, il ne peut exister un socialisme rentier. Sans vaincre le rentisme, il est impossible de jeter les bases d’une économie productive socialiste.

Non seulement le rentisme implique une dépendance par rapport à la production pétrolière, mais aussi par rapport à la fluctuation des cours du pétrole sur les marchés internationaux. De plus, cette référence au rentisme, s’exprime à travers « la culture spéculative, qui s’est immiscée tel un venin à l’intérieur même du système capitaliste vénézuelien ».

C’est pourquoi, parallèlement à l’application d’une juste politique redistributive de la rente – autorisant l’obtention et la consolidation des droits sociaux- la Révolution Bolivarienne s’est attelée à la concrétisation d’une culture du travail qui permet l’émergence d’une économie productive socialiste.

Voyons ce qu’il en est :

  • La diversification des relations économiques internationales, a permis un renforcement de notre indépendance et de notre souveraineté. Elle a également favorisé de salutaires transferts de technologie constituant le socle de l’industrialisation du pays. (6)
  • Le processus des nationalisations a permis le retour dans le giron de la nation, de multiples entreprises d’importance stratégique. Nombre d’entre elles souffraient de graves retards sur le plan technologique, leur situation sur le plan fiscal était précaire. Il n’en demeure pas moins que ces nationalisations étaient nécessaires à l’impulsion de politiques ambitieuses telles que celles de la Grande Mission Logement Venezuela. (A ce jour, plus de 600 000 logements ont été construits et 400.000 supplémentaires le seront en 2015). Il en est de même, en ce qui concerne les secteurs industriels du ciment, de l’acier et de l’électricité. CANTV (compagnie de télécommunications) et Banco de Venezuela étaient viables. Toutefois leurs nationalisations ont été utiles, car elles auront favorisé la démocratisation de l’accès à leurs services respectifs ; mais aussi le bon emploi des bénéfices dégagés, au profit des enfants et des jeunes. De ce fait, un large accès aux technologies de l’information a été possible. (Programme Canaima : 5 millions d’ordinateurs mis gratuitement à la disposition des écoliers et des universitaires). Dans un autre registre, ces nationalisations ont bénéficié aux personnes du 3ème âge, qui peuvent désormais compter sur une pension digne de ce nom (Gran Mision Amor mayor).
  • La surface agricole utile s’est considérablement étendue. Entre 1998 et 2010, la superficie des terres cultivées a augmenté de 49%. Entre ces deux dates, on est passé de 1 638 923 ha à 2 433 943 ha. Quant à la production agricole relative à l’élevage elle s’est accrue de 44% : 2 575 443 tonnes (1998) ; 4 669 120 tonnes (2010).
  • On a également beaucoup investi dans le domaine des infrastructures routières et des transports. Le réseau ferré n’a pas été oublié : on peut notamment citer la mise en service d’une ligne, desservant les Vallées du Tuy (Etat de Miranda) ; les lignes 3 et 4 du metro de Caracas. La ligne 5 étant en voie de réalisation ; les métros de Maracaibo, Valencia et Los Teques ; le CableTren Bolivariano /Métro de Caracas/Transports publics) ; le réseau reliant Caracas-Guarenas-Guatire (projet de Métro urbain) ; le Métro Câble Mariche et San Agustin (système de téléphériques intégrés) ;
  • De grandes installations thermoélectriques ont été construites et ont vu leurs capacités de production étendues. Il en est ainsi de la centrale Général Rafael Urdaneta dans l’État du Zulia ; des stations Centre à Carabobo et Josefa Camejo à Falcon ; mais aussi des centrales hydro-électriques comme celle de Caruachi (Etat de Bolivar).

Le meilleur indicateur de ces efforts sans précédent visant à diversifier l’économie vénézuélienne, réside dans l’écart concernant les chiffres du chômage, si l’on compare la période antérieure durant laquelle le néo-libéralisme sévissait (15 points), à celle de ces dernières années, où ces chiffres ont été ramenés en-dessous de la barre des 6 points. La sécurité de l’emploi garantissant désormais un revenu régulier aux familles. Le taux de chômage est tombé à 5,5 % en décembre 2014.

Toutes ces conquêtes sociales, toutes ces avancées sur le plan économique, nos adversaires s’emploient à en minimiser l’ampleur, voire à les occulter. C’est le cas du médiocre gouverneur Capriles (ex-candidat présidentiel de la droite, NdlR) qui déclare que « le modèle actuel n’est qu’un rêve dont on doit se débarrasser ». Mais venant de sa part, cela sonne creux.

Cela se passe à un moment où l’on assiste à une aggravation progressive de la confrontation avec l’oligarchie locale et ses alliés. A l’instauration d’une situation d’ agression permanente, provenant de l’extérieur. Et nous avons également affaire à une véritable guerre économique, mais aussi politique, sociale et culturelle, à l’intérieur même de notre pays. Non seulement cet état de fait nuit à l’économie, mais il oblige aussi la Révolution à consacrer d’énormes efforts, et à gaspiller un temps précieux, à l’élaboration de contre-mesures.

Il est vrai que nous n’avons pas toujours été en mesure de trouver les arguments solides pour défendre les avancées réalisées. C’est pourquoi le peuple, le Parti Socialiste Unifié (PSUV), les mouvements sociaux et nos diverses institutions doivent jouer un rôle essentiel dans la défense des conquêtes de la révolution bolivarienne et socialiste. Il faut reconnaître que nous ne sommes pas satisfaits de tout ce qui a été accompli à ce jour ; de notre incapacité à surmonter de vieux problèmes dont nous avons hérité.

Il faut garder à l’esprit qu’au moment même où nous nous efforcions d’éliminer le système capitaliste rentier ; de nous acquitter de la dette sociale accumulée au fil des décennies, il était essentiel d’innover, d’emprunter des chemins non encore explorés, d’assumer le risque du tâtonnement et de l’erreur. Aucune Révolution n’a échappé à cela. C’est pourquoi, tout en prenant acte des nombreux succès obtenus, il est nécessaire de corriger le cap lorsque c’est nécessaire. Quand des erreurs ont été commises.

Sous l’égide du Président Nicolas Maduro, mais aussi à travers le passage parmi nous de notre leader historique, cette nouvelle étape de la Révolution nous impose de sérier avec précision et sans dogmatismes, les grandes lignes d’action, mais aussi les objectifs stratégiques à atteindre, pour une économie productive. De plus, pour nous débarrasser du rentisme, mais aussi résoudre les problèmes accumulés, et vaincre dans la guerre économique en cours, une restructuration financière et fiscale est inévitable.

La lutte sans relâche que nous devons livrer à l’inefficacité, la corruption, le bureaucratisme, les manquements et les absences de suivi des processus en cours, est d’autant plus impérative, que tous ces dévoiements sont associés à une forme de culture pétro-rentière. Ce faisant, nous devons rectifier ce qui doit l’être. Pas seulement le Gouvernement Bolivarien. Mais la société tout entière, pour ne pas retomber dans le cauchemar néo-libéral dont nous nous sommes extraits le 6 décembre 1998, en élisant pour la première fois à la Présidence, Hugo Chavez.

Ce qui importe, c’est de poursuivre la construction de notre société -ou pour le dire avec le Pape François- « une société dans laquelle l’humain et non pas l’argent soit le centre ».

Cela fait 16 ans, qu’au Venezuela nous construisons cette société que de profondes et amples libertés démocratiques irriguent. C’est la marque de notre projet socialiste Bolivarien. Notre Socialisme.

« Le socialisme c’est la démocratie et la démocratie c’est le socialisme dans tous les domaines : politique, social et économique ».

Hugo Chavez

Elias Jaua Milano

Source : http://www.mpcomunas.gob.ve/por-que-socialismo-en-venezuela-elementos-...

Traduction : Jean-Marc del Percio

»» https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/01/24/pourquoi-le-socialisme...

Notes :

URL de cet article 27862
http://www.legrandsoir.info/pourquoi-le-socialisme-au-venezuela-elements-de-reflexion-pour-une-bataille-des-idees.html

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 15:03

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Palestine, Amérique Latine, Ukraine : 30-31 Janvier à Vénissieux la rebelle !

Après l’immense réaction populaire contre les actes de guerre à Charlie et Vincennes, l’union nationale pour imposer l’austérité et la guerre n’aura pas durée. La réalité des contradictions de classe dans la société obligent le premier ministre à parler d’apartheid tout en utilisant les masques religieux comme explications aux ségrégations pour masquer la responsabilité du capitalisme et des gouvernements successifs qui le serve. Le voyage de Hollande rendant hommage au dictateur Saoud, à son régime raciste et anti-populaire finançeur du terrorisme ne peut mieux révéler le lien étroit entre les questions nationales et internationales. Il est urgent d’éclairer les causes des guerres, des fanatismes religieux et donc de mieux comprendre le monde, et le rôle de l’OTAN, en Irak comme en Ukraine, un siècle après cette grande guerre qui devait être la dernière... C’est l’objectif des 7emes rencontres internationalistes de Vénissieux les 30 et 31 janvier 2015 :
vendredi 30, accueil de maire de Jénine (Palestine)
samedi 31 matin, témoignage de Colombie et les ambassadeurs de Cuba, Bolivie et Venezuela
samedi 31 après-midi, délégation d’Ukraine (KPU, comité des mères d’Odessa)
samedi soir : fanfare "leRéGrave" et Borsch de la solidarité

Ces rencontres se tiendront à Vénissieux au moment de l’annulation par le conseil d’état des élections de mars 2014 qui avaient placé largement entête la liste de la communiste Michèle Picard. Ce sont les manoeuvres de l’extrême-droite et les procédures de la droite, qui pourtant ne représentent au total que 40,66% des voix, qui imposent cette double peine aux Vénissians, annulant leur vote et faisant gérer la ville par le préfet. Au coeur de l’état, ce ne sont pas les urgences populaires qui priment, mais la régulation des batailles pour le pouvoir entre droite et extrême-droite. C’est une raison de plus pour faire de ces 7emes rencontres internationalistes un grand succès !

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Qui, en réalité, « nique la France » ?

Publié le : 20 janvier 2015

Le PRCF combat le délit de blasphème sous toutes ses formes et il l’a encore montré récemment quand il s’est exprimé sur les ignobles attentats contre Charlie-Hebdo.
En France, pays de Rabelais et de Molière, de Descartes, de Diderot et de Voltaire, de Jaurès et de la loi de 1905 séparant l’Etat de toutes les Eglises, les citoyens devraient être parfaitement libres de critiquer ou de moquer les religions et toutes les formes de sacré autoproclamé pourvu qu’en sens inverse les citoyens qui adhèrent à (...)

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Charlie et les luttes de classes en France

Publié le : 19 janvier 2015

Étrange, j’ai reçu un mail d’une journaliste de TF1 qui me demandait si je pouvais joindre pour elle, Loch Lomond, un inconnu, dont j’avais relayé un post sur facebook, publié par la suite sur le site Lepcf.fr. Dans ce texte, Loch Lomond expliquait, en le déclinant à la manière d’Eluard dans « Liberté j’écris ton nom », pourquoi il n’était pas Charlie. TF1 voulait faire un reportage sur le sujet, soit sur ceux qui ne sont pas Charlie. Comme cette journaliste me demandait de bien vouloir l’appeler si je (...)

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"On nous aurait trompés"

Publié le : 19 janvier 2015

Après les attentats réfléchir, expliciter, agir. Naturellement après un tel traumatisme un tel engagement de masse les réflexions se multiplient. De tout bord. Avec du bon, du moins bon et du difficilement supportable. sans aller chercher la violence de classe de Macron et de nos pires adversaires fascistes. Une fois de plus sous une forme brève et percutante notre camarade Jean Ortiz apporte des éléments utiles. J’insiste sur la concision, nécessaire en face de la déferlante et du besoin de (...)

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Les découvertes extraordinaires d’Arsène Iatseniouk

Publié le : 19 janvier 2015

Voici un article de l’excellente revue du parti communiste ukrainien, dont le rédacteur en chef est le secrétaire du parti communiste d’Odessa, Tsarkov qui est un des quatre ukrainiens venus témoigner en France sur la situation en Ukraine, sur la montée du nazisme et sur le drame que vit ce peuple depuis le soutien au coup d’État par l’UE au bénéfice de l’OTAN et des USA. Donc à partir du 25 janvier vous pourrez discuter avec ces témoins privilégiés, héroïques mais non dénués d’humour (on est odéssite (...)

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« L’inégalité et l’islamophobie créent les conditions du djihadisme » par Saïd Bouamama

Publié le : 18 janvier 2015

Saïd Bouamama est un sociologue algérien établi depuis plusieurs années en France. Il est docteur en socioéconomie. Il développe une sociologie des dominations prenant pour objets les questions liées à l’immigration, comme la place des personnes issues de l’immigration dans la société française. Il est, par ailleurs, militant politique et associatif dans les luttes de l’immigration pour l’égalité réelle des droits en France. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Les Discriminations racistes, une arme de (...)

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Déclaration sur l’attentat contre le journal français Charlie Hebdo

Publié le : 18 janvier 2015

Les attaques criminelles perpétrées au nom d’une conception moyenâgeuse de l’Islam par un groupe de fanatiques intégristes contre le périodique satirique français Charlie Hebdo puis contre une épicerie "casher" continuent de susciter une indignation légitime dans de larges milieux en France et dans le monde. Leurs tenants et aboutissants, les buts de leurs véritables commanditaires, suscitent également beaucoup d’interrogations dans les milieux politiques qui se méfient des services impérialistes.
La (...)

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Mes élèves, un drame et des mots

Publié le : 18 janvier 2015

[Ce billet n’a pas été simple à écrire. Il rassemble à la fois mes interrogations, celles de mes élèves, ce que j’en comprends et ce que j’en ai tiré comme réflexions. Pas de conseils ici, mon expérience seulement.]
Marche Charlie Hebdo Place de la République, Marche du 11 Janvier 2015.
Que leur dire…
Le prof, c’est un être humain qui gère de l’humain, et l’histoire de chacun donne une coloration à la manière dont nous dialoguons à chaud avec nos élèves sur des événements tragiques comme ceux survenus en (...)

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L’Evangile selon Charlie - Du massacre au slogan

Publié le : 22 janvier 2015

Peu de temps après l’attentat qui a décimé Charlie Hebdo, est apparu le slogan Je suis Charlie. Expliqués comme symboles, ces mots ont envahi les esprits et les cœurs saisis par l’émotion. Ainsi enfermée dans Je suis Charlie, l’empathie a été scandée et ritualisée. Arboré comme identité pour tous, Je suis (...)

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Grèce : le FN affiche son soutien à Syrisa (!?)

Publié le : 22 janvier 2015

La présidente du Front National a déclaré mardi 20 janvier au Monde qu’elle "espérait la victoire" de la coalition réformiste Syrisa en Grèce.
Évidemment, cette prise de position est tactique et ne trompe personne. Il s’agit simplement pour le FN de continuer à brouiller les pistes en venant jouer sur (...)

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 13:50

Envoyé par la FSM

Le 15 décembre 2014, la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a exhorté les Etats membres « à prendre les dispositions nécessaires, en vue de s’engager tous, […] dans le processus de signature et de ratifications des Accords de partenariat économique »[1] avec l’Union européenne.

Depuis, des bruits courent sur les réseaux sociaux selon lesquels plus d’une dizaine de Chefs d’Etats ouest-africains auraient dores et déjà procédé à la signature de ces accords, dans le secret le plus total. Sur la toile, dans la presse et dans les rues, la société civile ouest-africaine s’indigne de l’opacité qui caractérise le processus de négociation de ces accords très controversés entre l’Union européenne et l’Afrique de l’Ouest. Au Sénégal, la lutte contre les « Accords de Paupérisation Economique » est plus que jamais en marche.

 

Prévues par les accords de Cotonou, la signature des accords de partenariat économique (APE) s’est heurtée, depuis 2007, à la réticence des Etats d’Afrique de l’Ouest et de leur société civile. Aujourd’hui, après de longues années de négociations houleuses, les chefs d’Etats ouest-africains semblent décidés à accepter ces accords de libéralisation des échanges avec l’UE, en dépit des nombreuses mobilisations citoyennes qui se sont dressées et se dressent contre ce qu’elles considèrent comme « le choix de la dépendance et du statut quo plutôt que du développement »[2].

Les APE UE – Afrique : Des accords de « partenariat » déséquilibrés

Jusqu’en juin 2000, la Convention de Lomé régissait les relations commerciales entre l’Union européenne (UE) et les pays Afrique-Caraïbe-Pacifique (ACP) selon un régime de préférences non réciproques pour la plupart des produits industriels et agricoles. 93% des produits ACP rentraient librement sur le marché européen[3]. Cependant, du fait de la faible capacité productive industrielle des pays ACP (qualitativement et quantitativement)[4], leur part de marché demeurait très faible (de 6,7 % 1976 en à 2,8 % en 1996)[5].

Conclu le 23 juin 2000, les accords de Cotonou ont remplacé les accords de Lomé. Signés pour une durée de 20 ans et révisés tous les 5 ans, ils visent à intégrer les pays ACP dans l’économie mondiale en libéralisant les échanges. A ce titre, ces accords prévoyaient la signature, d’ici décembre 2007, d’accords de partenariats économique (APE) visant à ouvrir les marchés du Sud à la plupart des produits de l’Union européenne.

Les APE sont négociés entre l’UE et des « régions ACP »[6]. Ces régions n’ont pas toutes le même profil économique et n’ont donc pas les mêmes intérêts à signer ou non ces accords. S’agissant de la région Afrique de l’Ouest[7], qui regroupe une grande majorité de pays entrant de la catégorie économique des « Pays les moins avancés » (PMA), ces APE, semblent très défavorables, voire même dangereux.

Concrètement, l’APE vise à supprimer 75% des droits de douane sur les importations de l’UE en provenance d’Afrique de l’Ouest[8]. Or, cette libéralisation des échanges entraînerait de lourdes conséquences pour les pays ouest-africains, notamment :

  • Une forte réduction (de 5 à 10%) des recettes douanières qui diminuera encore davantage la capacité des Etats ouest-africains à répondre aux besoins de leurs population.
  • Une concurrence européenne déloyale (les agriculteurs et paysans ouest-africains ne pourront pas faire face à la concurrence de l’agriculture européenne subventionnée) qui détruira l’agriculture paysanne et ouvrière et entraînera une dépendance accrue au cours des marchés mondiaux.
  • Peu de nouvelles opportunités sur le marché européen : Les produits des PMA entraient déjà librement sur le marché européen (grâce à l’initiative « Tous sauf les armes »). En outre, si l’APE pourrait faciliter l’accès au marché européen et favoriser de nouvelles exportations des Etats d’Afrique de l’Ouest hors PMA (Ghana, Côté d’Ivoire et Nigeria), ce scénario semble assez peu probable du fait de normes européennes qualitatives et sanitaires très exigeantes.

Du coté de l’UE, l’APE semble bien plus favorable puisqu’il permettrait, selon une étude d’impact mené par le GRET en 2005 « d’augmenter les importations en provenance de l’UE vers l’AO, avec un gain en exportation de l’UE qui pourrait avoisiner les 1 milliards $ »[9]. A titre d’exemple, le Sénégal, devrait ainsi voir ses importations en provenance de l’UE multipliées par deux !

Négociés dans une grande opacité, l’APE UE-Afrique de l’Ouest (rebaptisé « Accords de Paupérisation économique »[10] ou « Accords de profitabilité étendue »[11] par ses détracteurs) provoque, au sein de la société civile ouest-africaine, l’incompréhension et la colère.

Au Sénégal, une « coalition de combat » pour dire Non aux APE !

Au Sénégal, la coalition nationale « Non aux APE !», entend combattre « le coup d’Etat économique et social » que représente l’APE entre l’UE et l’Afrique de l’Ouest. S’assumant en tant qu’organisation politique, celle-ci se présente comme « une coalition de combat »[12].

Que sont les APE ?

Ce sont des accords qui vont mettre à la merci de l’UE et ses multinationales les pays africains caraïbes et pacifique. Pour ce qui nous concerne ce sont des accords qui en Afrique, vont accroître la pauvreté du fait des pertes de recettes budgétaires mais également du fait du chômage qui en résulterait avec les difficultés économiques que nos entreprises auront à soutenir la concurrence face aux assauts des multinationales européennes mais également qui posent la question de la survie de nos pays.

Où en sommes-nous aujourd’hui dans la négociation relative à la signature de ces accords au niveau du bloc Afrique de l’Ouest ?

Le 16 décembre 2014 à Abuja (Nigeria), onze des quinze pays de la CEDEAO ont vu leurs exécutifs valider encore une fois ces APE. Seuls le Nigeria, la Gambie, la Sierra Leone le Togo ainsi que la Mauritanie ont refusé de signer pour l’instant. Donc notre pays, le Sénégal, voit sont exécutif confirmer ce que le Président a jusqu’à présent posé comme acte dans ce sens là. Ce qu’il reste, c’est la ratification de ces accords par les parlements nationaux.

Qu’est ce que la coalition non aux APE ?

Cette coalition existe depuis la tenue au Sénégal, en octobre passé, du Forum social Africain. C’est à ce moment là que les gens et les organisations se sont regroupés. Mais on peut même dire qu’elle existe depuis les années 2000, dans la mesure où, en cette période la, il y avait la coalition nationale non aux APE qui existait avec quasiment les mêmes acteurs. C’est comme si cette coalition était un sphinx qui renaît de ces cendre à partir de fin 2014 puisqu’elle existait déjà au début des années 2000.Cette coalition a pour unique objectif aujourd’hui d’arriver à faire rejeter ces APE au Sénégal et sans la sous région.

Qui est-ce qui la compose ?

Elle est composée principalement d’organisations et d’individus. Aujourd’hui, elle regroupe 17 organisations issues de la société civile, de filières économiques (notamment pêche et aquaculture), du monde politique et syndical ainsi que des associations de bases. De plus, cette coalition est également en lien avec d’autres organisations qui y adhèrent sans pour autant être au Sénégal : ACTUS (Tchad), FUIQ (France), etc.

Pour empêcher la signature des APE avec les Sénégal et les Etats d’Afrique de l’Ouest, quels sont les moyens et les actions que la coalition met en œuvre ? [….]

Il y a aujourd’hui un réel défi à relever dans la sensibilisation pour que la majeure partie de la population comprenne ce que sont ces APE et puisse se mobiliser pour les rejeter. Donc nous faisons un travail de sensibilisation, un travail de mobilisation. Nous travaillons aussi à la massification de la coalition pour que d’autre organisations y prennent part et y adhèrent. Nous faisons un travail de plaidoyer auprès des autorités en général et plus particulièrement auprès des parlementaires qui vont devoir, à un moment donné, recevoir ces accords pour les voter ou non. Nous faisons des actions de terrains, nous prévoyons d’organiser des marches, des sit-in de protestations. En résumé nous ferons tout ce qu’il est possible de faire, de la discussion à la confrontation, pour que ces accords là soient rejetés.

Y-a-t-il déjà une date de ratification de ces accords à l’Assemblée nationale du Sénégal ?

Non, jusqu’à présent l’exécutif est muet à ce sujet là. Certainement que le contexte actuel est assez compliqué pour que cela passe car il y a une pression d’une certains nombres d’acteurs, même si on ne peut pas mesurer de manière exacte ce que cette pression là va donner en termes de mobilisation. L’exécutif sent qu’effectivement, les gens sont carrément opposés à cela et peut être attend-il le moment le plus adéquat, où le gens vont baisser la garde, pour pouvoir poser cette question au niveau de l’Assemblée.

Nous, nous veillons à ne pas être pris de court dans la mesure où nous nous souvenons du cas du Cameroun, qui a convoqué l’Assemblée en procédure d’urgence afin de signer ces accords sur le dos du peuple.

Quelle est la prochaine action prévue par la coalition au Sénégal ?

Il y a quelque chose que nous allons faire à court terme. Le mercredi 21 janvier, nous organisons une marche de protestation. Il faut préciser que celle-ci est consécutive à l’information que nous avons obtenue très récemment de la signature par 11 exécutifs de la CEDEAO, le 16 décembre dernier, des APE. Ce fait pose la question de la transparence et de la gestion démocratique de ce processus.

Il s’agit donc pour nous de poser un acte fort pour dire que nous nous indignons de la manière dont ces négociations sont menées ici en Afrique. Négociations qui sont menées à l’exclusion des peuples sans débat national public sur la question. Il est important que le débat soit recentré pour en faire un débat national.

[1]Communiqué de presse de la CEDEAO n°249/2014 : http://news.ecowas.int/presseshow.php?nb=249&lang=fr&annee=2014

[2] Communiqué de presse conjoint de la Plateforme des organisations de la société civile d’Afrique de l’Ouest sur l’Accords de Cotonou (POSCAO) et du Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA), « Signer un accord dans le plus grand secret n’honore pas un leader », 12 janvier 2015.

[3] Les productions agricoles rentrant en concurrence avec les productions européennes avaient une entrée restreinte par des quotas d’importation et des droits de douanes.

[4] Les exportations des pays ACP vers le marché européen concernent essentiellement les matières premières agricoles ou minérales dont la part dans le commerce mondiale ne cesse de décroître. De plus, les productions agro-alimentaires et/ou agricoles ouest-africaine ne satisfont pas toujours les exigences de qualité des consommateurs de l’UE.

[5] GRET, République française, La Plateforme, « Impact de l’accords de partenariat économique UE –Afrique de l’Ouest. Note synthétique », Décembre 2005, p. 10.

[6] Les régions ACP sont : Caraïbes, Pacifique, CEDEAO + Mauritanie pour l’Afrique de l’Ouest, CEMAC + Sao Tomé et Principe pour l’Afrique Centrale (la RDC a demandé à rejoindre ce groupe), Afrique Australe et Orientale, SADC

[7] La région Afrique de l’Ouest est composée des Etats membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Mauritanie.

[8] Depuis 2009, les PMA bénéficiaient de l’initiative « tous sauf les armes » : accès au marché européen sans droit de douane pour tous les produits sauf les armes et sans obligation de leurs frontières. La signature d’un APE les oblige à ouvrir leur marché aux produits européens.

[9] Opus citatum. Note 5. p.19.

[10] Cette expression est notamment couramment utilisée par la Coalition nationale Non aux APE ! au Sénégal.

[11] Jean Gadrey, « S’opposer à l’APE Europe-Afrique de l’Ouest », Alternatives économiques, 10 juillet 2014.

[12] Intervention de la Coalition nationale non aux APE ! au « Samedis de l’économie » (Fondation Rosa Luxembourg), Dakar (Sénégal), le 10 janvier 2014.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 13:45


Origine : Cuba Coopération :

Article de AngelGuerra Cabrera, publié dans « la pupila insomne » le 15 janvier et traduit par Chantal Costerousse.

Le processus d’unité et d’intégration de l’Amérique Latine et des caraïbes (ALC) et son positionnement géopolitique dans le monde comme région avec une autonomie croissante a acquis une dimension et une vitesse sans précédent depuis que fut élu Hugo Chavez à la présidence du Vénezuela en décembre 1998.

De nombreux mécanismes d’échanges et d’action politique commune...

Comme l’affirme l’académicienne brésilienne Monica Bruckman :« jamais avant dans l’histoire, la région a eu une densité diplomatique si dynamique et un ensemble si grand et si divers de mécanismes d’échanges et d’action politique commune ». Au cours des 15 dernières années ont surgi l’Alba, Petrocaribe, Unasur et la Celac, espaces de dialogues, de coopération et de concertation politiques inexistantes avant, qui à la fois ont augmenté ou redirigé les efforts intégrationnistes antérieurs comme le Caricom et le Mercosur.

Cette situation explique qu’indépendamment de la diversité des positions politiques et idéologiques de leurs gouvernements, l’ALC a parlé d’’une seule voix sur de nombreux sujets dans les forums internationaux et, a récemment conservé comme bloc un dialogue très utile tant économique que politique et culturel lors du premier forum ministériel de la communauté des Etats latino-américains et caribéens (celac) avec la Chine.

Il est également dû aux actions entreprises en son temps par l’ex président Hu Jin Tao et l’attitude particulièrement généreuse avec notre région de l’actuelle orientation chinoise. Durant son cours mandat le président du géant asiatique, Xinping, a fait deux tournées en ALC. La dernière d’’entre elles comprenait le Brésil, l’Argentine, Cuba et le Venezuela, pays avec lesquels il a déclaré que son pays maintient une relation stratégique, et un lien qui va au delà de l’économique et entre dans la communauté de points de vue et des actions conjointes sur un nombre important de sujets de l’agenda international, qui est basé sur un accroissement des échanges commerciaux, la coopération, et les investissements chinois de grande envergure non seulement dans ces pays mais également dans beaucoup d’autres de l’ALC.

Tout cela s’est vu augmenté et renforcé lors de la réunion qui s’est tenue à Pékin ce mois ci et qui impactera sûrement le prochain sommet de la CELAC au Costa Rica à la fin de ce mois. On peut considérer que la Chine est sur le point de se convertir en la première puissance économique mondiale extraordinairement renforcée dans son projet de pouvoir mondial par l’approfondissement de son alliance à multiples facettes avec la Russie de Vladimir Poutine, qui inclut un transcendantal composant énergique et militaire, et aussi par l’élargissement conjoint de l’espace géopolitique et économique des deux dans la zone euro-asiatique. De la même manière, par son appartenance aux BRICS,(Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) toutes conditions qui questionnent chaque fois plus à fond l’ancienne hégémonie quasi unique des États Unis et constituent de solides bases de transition jusqu’à un monde pluri- polaire.

Dans son discours inaugural le président Xi a affirmé que la Chine, déjà premier partenaire commercial de l’ALC pour avoir dépassé les 12400 millions de dollars annuels de commerce avec la région en 2000 , et actuellement 240 millions, se propose de l’élever à 500 millions au cours des 10 prochaines années. Il a également annoncé que le pays oriental investira sur la même période 250 millions de dollars dans les pays de la CELAC.

Lors de cette réunion un plan de coopération Chine-Amérique Latine et les Caraïbes (2015-2019) a été élaboré. Selon le président du Costa Rica Luis Guillermo Solis, également président intérimaire de la CELAC « ce fut une rencontre historique »puisque c’est la première fois que la Chine et l’Amérique latine parviennent à établir un agenda stratégique à long terme.

Pour sa part, Rafaël Correa, chef de l’Etat de l’Équateur qui assumera la présidence de la CELAC à partir du sommet du Costa Rica a salué la déclaration de Xi Jin Ping lorsqu’il a affirmé que la relation de son pays avec L’ALC se fait « d’égal à égal ». Dans une entrevue avec le journal du peuple pékinois, Correa a déclaré que la Chine a la capacité de fournir les ressources financières et le transfert de technologie que requiert l’Amérique Latine pour compléter ses infrastructures des ports et aéroports jusqu’en 2020.

Une des décisions de la réunion de Pékin a été l’attribution d’une très grande ligne de financement à bas taux d’intérêts étendue pour le pays de la soie au Venezuela et à l’Equateur à un moment où ils sont frappés par la chute des prix du pétrole.

La Chine vient contribuer à un ingrédient fondamental dont a besoin l’ALC pour son développement indépendant, sans préoccupations impériales comme l’a souligné le président Maduro.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 13:39

Article prélevé sur "Cuba coopération"

par Victoria Alcalá

Pratiquement tout le monde est d’accord que la principale nouvelle dans le monde du cinéma de La Havane en ce moment est la première du film Conducta (Comportement), et si vous n’êtes pas convaincu, les longues files devant les cinémas dissipent tous les doutes. Un « sondage » rapide au cinéma Yara du Vedado montre que les gens qui attendent patiemment sous le soleil dans les longues files pour voir ce film dont tout le monde parle sont attirés par le sujet du film

Le film a obtenu le premier prix au Festival de La Havane

http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/evenements/le-film-cubain-conducta-remporte-le-premier-prix-au-festival-de-la-havane-207657

Incisif, sensible, profondément humain...

Le synopsis du film pourrait faire penser à l’une des nombreuses histoires, romans, pièces et même poèmes destinés à faire oublier les déficiences de la presse. Mais à partir des premières minutes du film, il devient clair que Conducta est quelque chose de différent. Le film est incisif, sensible, profondément humain dans son regard à propos de la vie rude et difficile d’individus qui qui sont frappés par la pauvreté et marginalisés.

L’histoire de Chala, l’enfant qui supporte sa mère alcoolique et droguée en élevant des pigeons et entraînant des chiens de combat, qui est aimé et compris par sa vieille enseignante mais envoyé dans une école pour enfants avec des troubles de comportement quand son professeur tombe malade et est temporairement remplacée par une jeune institutrice inexpérimentée et souvent effrayée, transcende le compte rendu anecdotique pour donner aux spectateurs un faisceau de vérités que plusieurs préfèrent ne pas voir : l’intolérance et l’adhésion inconditionnelle à des formalités et des lois bureaucratiques qui peuvent détruire les vies plutôt que les renforcer ; la futilité de l’éducation en vase clos ; le crime de refuser d’améliorer les mauvais comportements sous le prétexte qu’il n’est pas possible de l’éradiquer complètement.

Quelle formule utilise donc Conducta pour donner autant sans tomber dans la sentimentalité ou le didactisme ?

Le scénario, aussi par Daranas, est cohérent ; les dialogues sont à point et consistants, dépourvus du verbalisme qui a tant caractérisé les autres films de cette nature. Les personnages sont solides et convaincants, construits avec précision et sans aucun manichéisme. La photographie d’Alejandro Pérez confère de la chaleur et de la poésie à ce milieu particulièrement ravagé et pauvre de la ville.

Et par-dessus tout, les performances magnifiques  précises, parfaites  des acteurs.

Alina Rodríguez personnifie une enseignante ferme mais sensible qui a été frappée durement par l’émigration de sa fille et de son petit-fils, par sa maladie et par le manque de compréhension des autres.

Elle refuse d’abandonner à leur sort des étudiants qui trouvent en elle refuge et sympathie. La modération et la structure teintent le personnage qui est révélé à travers son regard, le ton de sa voix, ses gestes, ses silences, sa façon de marcher.

La jeune actrice Miriel Cejas en tant que professeur substitut qui devient graduellement emportée par la chance de ses étudiants transmet l’évolution de son personnage avec une sobriété d’expression. Silvia Águila est convaincante dans son rôle de travailleuse sociale qui met en pratique les stricts règlements et ordonnances mais qui doute que cela la rendra plus humaine.

Yuliet Cruz confirme qu’elle est une actrice de bout en bout dans son rôle de la mère de Chala, violente, chaotique, droguée, qui malgré tout montre quelque trace d’amour pour son fils. Armando Miguel Gómez tient le rôle d’un homme que Chala pourrait devenir dans le futur : un homme dur, parfois cruel et violent, qui occasionnellement, démontre un soupçon de bonté. Hector Noas magnifie son bref rôle d’immigrant des provinces de l’est à la recherche d’une meilleure chance de survie, et il pourrait constituer le sujet d’un autre film.

Cependant, en dépit des excellentes performances de ces acteurs expérimentés venus du film, de la télévision et du théâtre, les enfants sont ceux qui volent le spectacle. Ils « vivent » leurs rôles avec un naturel époustouflant, spécialement Armando Valdés, qui a manqué sa chance au premier casting et été choisi à la dernière minute.

Il donne à son inoubliable Chala la rudesse et la tendresse, la maturité précoce et l’attitude garçonne demandée par son personnage.

L’habile direction d’acteurs d’expérience et d’enfants n’ayant aucune expérience d’acteur préalable, confirme Ernesto Daranas comme l’un des grands réalisateurs du cinéma cubain d’aujourd’hui.

Ernesto Daranas, est l’un des meilleurs réalisateurs cubains connus, dont le film de 2009, Los dioses rotos (Les dieux cassés) a obtenu un accueil critique enthousiaste et de nombreux prix. Les autres films qu’il a dirigé comprennent ¿La vida en rosa ? (2004), Los últimos gaiteros de La Habana (2004) et plus récemment Conduct (2014). Il est aussi un important critique à la télévision et à la radio cubaines.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 13:23

Lu sur PCF Bassin

Presque tous était venus, processions et courbettes, le monde de l'allégeance.Même de Davos et d'au delà

28 jours après les rois mages en Galilée les pompes funèbres vont faire leur Golfe.

Retenu à Davos, Hollande allait rater le coche.

Vite on bouscule l'agenda. Comme les marches à Cannes, festival du film gore, il faut qu'il y soit, même en retard.

C'est vrai que ça vaut le coup quand même.

Fallait pas louper cela.

Imaginez le premier magistrat de la France le pays qui a mis la guillotine au rencart aurait fait l'impasse sur le gardien des traditions ?

Ne pas accourir dans le seul pays du monde où la parité existe jusque dans la peine de mort : les sabres ne sont pas sexués et tranchent dans les rues têtes mâles ou femelles sans discernement. Et La république (non, là, un faussaire usurpant ses valeurs), n'aurait pas été rendre hommage à la monarchie tyrannique de Ryad ? Vous n'y songez pas !

Certes il peuvent encore améliorer : les femmes n'ont pas encore le droit d'être bourreau, mais le successeurs va certainement travailler à instaurer la parité, du moins dans ce domaine.

Déjà, il faut louer les efforts: Le seul pays, (prévention routière bien conçue) où les femmes ne peuvent commettre d'accident de la circulation... puisqu'elle sont interdite de conduire. un pays de plus écologiste... puisque la circulation routière potentielle est limitée à 50% de la population.

Certes, un pays où ici où la persiste quelques mineures entorses à la conception moderne de la justice : 1000 coups de fouet pour un blogueur local disciple de la fierté du Chevalier de la Barre... Mais lui, il ne l'ont pas décapité. Il n'est que maintenu en prison (c'est pour le suivi médical) !

Sinon fabriquer des fouets, outre l'aide à l'artisanat traditionnel, c'est moins chers que de construire des prisons. La Charia , une aide aux chirurgien orthopédiste pour se faire la main. Voilà comment lutter dans l'Ordre et le respect des précepts contre les déficits.

En rentrant il parait que Blummollet va jeter un œil sur la préparation de l'entrée de quatre résistants dont deux femmes au Panthéon. Des résistantes et résistants des gens qui ont été réprimé certains assassinés, quatre soigneusement choisis parmi celles et ceux qui se sont levés et ont dit non au fascisme, ses pratiques politique policières, ses critères racistes son obéissances au veau d'or qui les pilotaient, réprimés pour avoir dit que l'Humanité est plus forte que la servilité et les outils à son service. Et pour cela ont subis le sort que le régime saoudien fait subir à sa population. Blummollet s'y précipite ventre à terre. Honte à lui!

Le pire c'est que de tels outils, nous pensions ne plus en avoir que dans les musées ou sur l'étagère au fond à l'extrême droite, hors de portée. Et bien non!

Comme Canaille le Rouge arrive à contenir dans sa tête la trivialité du vocabulaire pourtant là représentatif de ce qu'il pense, il n'écrira pas les qualificatifs que méritent la femme Lagarde (usons comme sous l'ancien régime des termes administrativo-juridiques pour la cerner tant l'idée de citoyenneté lui est exotique) et de ses propos insupportables (que rien sauf de le penser ne l'obligeait à proférer) pour "saluer" le tyran préhistorique qui vient de passer à la main à un successeur lequel s'empresse de confirmer rester en dehors de l'humanité et sa société contemporaines, prévient qu'il va maintenir son peuple dans la terreur.

Tout ce que la réaction compte sur la planète se couche devant ces fourbisseurs du terrorisme que par ailleurs ils déclarent visiteurs et visité ensemble combattre.

Les rapports de militaires, économistes, sociologues, organisations internationales s'accumulent pour démontrer la duplicité de la dictature du clan Saoud sur cette partie du monde. Mais toute la Davos Society y va pour faire allégeance au veau d'or personnalisé dans la région par le symbole de la rente pétrolière.

Honte à celle mais aussi à celui qui prétendent à Riyad parler au nom de notre peuple. Jamais il n'en n'ont eu le mandat. Pas étonnant pour Lagarde. Concernant Hollande, une tâche brune de sang, indélébile, est maintenant au front de l'ex premier secrétaire du PS devenu majordome du despotisme depuis sa loge de l'Elysée.

Rédigé par Canaille Lerouge

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 12:46

 

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 10:26

Lu sur le blog de Danielle Bleitrach :

J’accuse la presse qui pratique l’omerta et les mensonges des colonialistes pour parler de ce qui se passe en Ukraine

 

L’aéroport de DonetskUkraine: l'armée ukrainienne abandonne l'aéroport de Donetsk

Je résumerai la situation dans le Donbass de la manière suivante, depuis des mois maintenant les Républiques subissent des bombardements de civils continuels. Les accords de Minsk n’ont jamais été respectés et ceci avec l’approbation des gouvernements et médias occidentaux. Des bataillons de punisseurs soutenus activement par l’OTAN et dont l’idéologie officielle est le nazisme font régner la terreur dans les terres qu’ils contrôlent. Hier il y a eu des morts de civils, hier comme avant-hier… Hier comme avant-hier Kiev accuse les rebelles et leur avancée et ceux-ci dénoncent la politique des « punisseurs » nazis qui depuis des mois prennent en otage la population civile, la massacre à l’arme lourde sans la moindre réaction de la « communauté internationale ». Les mêmes qui ont laissé bruler une cinquantaine de morts désarmés dans la maison des syndicats, bombarder jour et nuit les villes du Donbass, tout à coup au signal de Kiev s’émeuvent et passent des images de corps étendus dans la neige en les attribuant sur ordre de Kiev à l’avancée des insurgés.

Il ne vous parleront pas plus de ces soldats de l’OTAN, ces mercenaires retrouvés dans les ruines de l’aéroport de Donetsk, ils vous inventeront une invasion russe, sans apporter le moindre commencement d’une preuve à l’ère des satellites… Ils prendront pour argent comptant les déclarations de Kiev, d’un pouvoir qui s’illustre par des mensonges et des révisions historiques qui en font la risée de tous.

La même presse qui a tu l’horreur, le siège atroce subi par le Donbass qui taisent le rôle des néonazis dans toute l’Ukraine, ceux-là seraient tout à coup sensibles à la « détresse » et à la mort ? Les mêmes qui n’ont pas eu le moindre doute quand Porochenko, le boucher du Donbass s’est pris pour Charlie, les mêmes qui refuseront sans doute d’entendre les mères d’Odessa venues en France demander justice pour leurs enfants, les mêmes qui refusent de dénoncer l’interdiction du Parti communiste, la répression subie par ses membres et qui ne répercuteront pas leur parole, parlent de paix en larmoyant, comme s’ils avaient fait le moindre geste en la faveur de la paix. Comme s’ils n’avaient pas depuis le début soutenu un coup d’Etat de l’OTAN avec de pseudo pro-maidans épris de liberté et déjà entourés des nazis.

Ils n’ont accordé aucune chance à la paix, aucune chance aux enfants morts et maintenant que leur gouvernement d’oligarques corrompus et de nazis fous est menacé, maintenant que l’étau se desserre un peu sur une population martyre, ils nous parlent de paix sans jamais rien faire pour que celle-ci intervienne.

Ils poussent si loin leur hypocrisie qu’ils ne veulent même pas savoir, déranger leur certitude russophobe… Cela me rappelle la propagande coloniale, celle qui ne cessait de parler des morts de fellaghas, organisait le meurtre de jeunes soldats de ma génération, couvrait les tortionnaires jusqu’au bout.

Les accords de Minsk n’ont été utilisés que pour empêcher les miliciens d’autodéfense de reprendre l’ensemble du territoire qui est celui du Donbass y compris Marioupol. Il y a eu dans cette ville un massacre comparable à celui intervenu à Odessa bien que de moindre ampleur pour en faire un bastion des « banderistes » Désormais les forces des milices qui ont vaincu les troupes installées à l’aéroport et qui tiraient à l’arme lourde sur Donetsk refusent d’être cantonnées et elles avancent en libérant les territoires. Quand on connaît un peu la zone dite de Novorossia qui comprend tout le sud-est, on sait que le couvercle d’oppression subi depuis des mois peut éclater… C’est vrai pour Odessa, ça l’est également pour Kharkov, mais même pour Dnipropetrovsk qui est devenu le siège de pravy sektor. Il s’agit de villes à qui a été imposé l’ordre nazi né du coup d’Etat.
Alors nos médias qui ont laissé massacrer sans un mot de pitié plus de 4000 individus dont une majorité de civils tout à coup parlent de paix… De qui se moque-t-on?

Oui l’Ukraine est en train d’éclater et pas seulement dans novorossia, mais c’est tout le pays qui a perdu son unité nationale parce que celle-ci a été identifiée à une idéologie criminelle, un nationalisme de voyous et de corrompus. Si la proposition fédérale du parti communiste d’Ukraine avait été acceptée et si ce pays n’était pas devenu une marionnette aux mains de l’étranger dans sa croisade antirusse, nous n’en serions pas là. Est-il encore temps? je l’ignore… Mais ce n’est certainement pas en poursuivant dans la voie qui a été initiée par le coup d’Etat que l’on résoudra les problèmes.

Qui aura le courage d’affronter quatre témoins venus faire une tournée en France , trois femmes et un homme, deux mères d’Odessa et deux membres du Parti communiste d’Ukraine? Quelle certitude colonialiste préférez-vous à leur vérité?

Danielle Bleitrach

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Published by Réveil Communiste - dans Ukraine Ce que dit la presse
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 10:10
Communiqué de Presse

A Odessa, des faits d’une gravité comparable aux deux massacres qui viennent d’avoir lieu à Paris se sont déroulés en mai 2014. Des proches des victimes vont venir témoigner en France.

Du 24 au 31 janvier, une délégation venue d'Odessa en Ukraine parcourra la France. Elle comprendra notamment Elena, qui est la mère de Andreï Brajevsky,  militant connu de l'organisation de gauche Borotba, âgé de 27 ans brulé vif le 2 mai 2014 dans l’incendie criminel de la maison des syndicats d'Odessa, massacre qui a couté la vie à une quarantaine d'opposants au nouveau régime ukrainien, et témoignera des difficultés d'obtenir justice dans l'Ukraine postérieure à la révolution de la place Maydan.

Elle comprendra aussi le secrétaire d'Odessa du parti communiste d'Ukraine, parti qui subit une procédure d'interdiction, et dont les militants sont persécutés, traqués, torturés et parfois assassinés. Le parti communiste d'Ukraine est une organisation démocratique qui milite pour le maintien de l'unité du pays et qui avait proposé fin 2013 une pétition pour le règlement de la question de l'accord avec l'UE par référendum, et obtenu plus de 4 millions de signatures. Si cette voie avait été choisie, le pays aurait fait l'économie d'un coup d'État et d'une guerre civile.

Une conférence de presse sera organisée le lundi 26 janvier après-midi, à l'AGECA (177 rue de Charonne, Paris 11ème), à partir de 14 heures (salle disponible jusqu'à 18 heures). Contact 06 77 97 64 68, laisser un message.

Modification de lieu en soirée : rencontre avec le public à la librairie Tropiques, 63 rue Raymond Losserand, Paris XIVème à 19 heures 30.

Elena sera présente aussi à la rencontre de politique internationale, organisée par le collectif Polex, à l'assemblée nationale, le mardi 27 janvier à 17 heures, sous les auspices de M Patrice Carvalho, député de l'Oise.
Le voyage de la délégation est organisé par Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop. Ci-dessous voici les liens à deux textes, présentant le cas d'une autre victime du massacre, un jeune communiste de 17 ans, et le planning de la tournée en France:

La douleur d'une mère qui a perdu son fils ne peut pas être décrite. La douleur brûle tout à l'intérieur. La vie perd son sens. Le Temps s'arrête. À cause de la haine humaine, du désespoir, du ...

 

 

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 09:48

CGT : qu’on ne se trompe pas de cible !

C’est son orientation qui est en jeu !

 

Par Jean LEVY

Ancien membre du bureau de FD des Employés

Ancien Délégué syndical national CGT du Crédit du Nord

Syndiqué à la CGT depuis 70 ans

 

 

Le dernier CCN a pris acte de la démission des membres du Bureau confédéral.

Thierry Lepaon n'est plus secrétaire général de la CGT. Il s'est comporté durant son mandat tel un bureaucrate d’autorité, un chef qui juge que sa fonction lui permet d’accéder naturellement à un niveau de vie et aux avantages d’un cadre d’une entreprise privée.

Mais cette conception n’est telle pas tout simplement l’expression de la mentalité du syndicalisme réformiste ?

Et le « problème Lepaon » n’est –il pas plus largement le reflet de l’orientation réformiste donnée à la CGT depuis des décennies ?

S’il ne s’agissait que de distorsions d’ordre éthique, de manquement personnel à la morale syndicale telle que la conçoit dans le syndicalisme de classe, le « cas Lepaon » aurait été vite réglé, ou plutôt, il ne serait jamais posé.

A travers Thierry Lepaon, c’est toute l’orientation de la CGT qui est mise en cause. Celle qui, depuis plusieurs décennie a abandonné le syndicalisme de classe, le syndicalisme de lutte, qui a dévissé progressivement pour prendre le chemin du compromis permanent avec les patrons, devenus des « partenaires sociaux », et le pouvoir en place.

N’est-il pas symptomatique que ce tournant s’est idéologiquement illustré par l’abandon de l’objectif centenaire de la CGT, « la collectivisation des moyens de production et d’échange », exclu de ses statuts ?

 

N’est-il pas tout aussi démonstratif de cette dérive, la déclaration de Thierry Lepaon faite au Nouvel Economiste, cette année, le 14 février 2014 :

 

« Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté.

Sur ce plan, il est évident que le pragmatisme syndical s’impose »…

 

Cette orientation s’exprime également dans le contenu du manuel d’éducation syndical édité à l’usage des militants CGT par la Confédération, au point de se demander ce qui différencie ce manuel de celui de la CFDT.

 

Or, Thierry Lepaon, exit de ses responsabilités, n'en a pas moins osé proposer son successeur pour diriger la CGT. Le CCN n'a pas ratifié cette extravagance, mais accepté que celui-ci - le secrétaire de la FD de la Métallurgie - soit chargé de présenter la future équipe confédérale au CCN des 3 et 4 février...Décision prise à la majorité requise compte-tenu du vote de la secrétaire de la FD de la Santé, vote en contradiction avec celui de sa direction fédérale !...

Il appartient donc maintenant au CCN d'approuver ou non l'équipe qui sera présentée par Philippe Martinez...

Mais il ne s'agit pas simplement de noms.

Le choix du CCN devra porter sur l'essentiel : l'orientation de notre Centrale syndicale. Et sur le nécéssaire débat, large et démocratique, au sein des syndicats confédérés qui devra en décider.

Ce qui suppose un congrès avancé en 2015, idée rejetée par la majorité du CCN du 13 janvier.

 

Mais cette perspective ne peut prendre corps que si ce débat ne reste pas " entre les quatre murs" du CCN, loin des militants, loin des syndicats et des entreprises.

Il est nécessaire que la discussion sur les orientations confédérales s'engage à la base de la CGT, dans ses organisations confédérées. Car les salariés n'adhèrent pas directement au siège rue de Paris, à Montreuil, mais sur le lieu de travail, au syndicat, là où se déroule la lutte de classe, là où l'exploitation s'exprime au quotidien.

 

Les camarades qui, au CCN défendent cette orientation, doivent être convaincu que le "vase clos" confédéral est porteur d'isolement et de défaite.

 

Les salariés de notre pays, les privés d'emploi, sont actuellement orphelins d'une organisation syndicale de classe et de masse. Ils mesurent chaque jour ce manque à l'audace agressive du patronat, soutenu par le pouvoir PS, qui mène une contre révolution sociale d'ampleur et de violence inégalées.

 

Pour y faire face, une CGT de classe et de masse est indispensable.

Il s'agit aujourd'hui de la refonder.

Adressez votre texte individuel ou collectif, en mentionnant votre appartenance à la CGT, et vos responsabilités actuelles ou passées,

au Comité Confédéral National de la CGT

263 rue de Paris (93100) Montreuil

 

et faites connaître ce texte à Jean LEVY

jean.levy@dbmail.com

 

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