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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 22:48

Conférence au séminaire de Jean Salem à la Sorbonne, "marxisme au XXIème siècle", 8 novembre 2014, lien à la source :

On November 8, 2014 Roger Keeran, professor emeritus of history at SUNY Empire State College, gave the main presentation at the “Seminar on 21st Century Marxism." The topic was the causes of the Soviet collapse. The talk took place at the University of Paris (Sorbonne), Center for the History of Modern Systems of Thought (Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne), whose director is Prof. Jean Salem.

The video, which lasts 106 minutes, is in English. It is simultaneously translated into French. The link is here:

http://vimeo.com/111615641

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Front historique - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 17:37

Envoyé par Alain Rondeau :

affiche régionale 2010

Derrière la Réforme territoriale le véritable projet  : « supprimer la France ». C’est ce que révèlent les aveux du Figaro.

Comme révélé depuis des années par le PRCF – les lecteurs d’Initiative Communiste et www.initiative-communiste.fr ne tomberont pas de leur chaise – derrière les projets de « Réforme Territoriale » de décentralisation Acte 1, Acte 2 et Acte 3 et leurs Euro-régions, communauté de commune, Euro- métropoles, c’est un véritable projet de démantèlement de la République Une et Indivisible, garante de l’égalité et de la solidarité entre les travailleurs du pays, base de l’exercice de la souveraineté populaire, condition de la démocratie. Remplacée par le retour des féodalités dignes de l’Ancien Régime voir du Moyen Age instituant des potentats locaux sur des Territoires (les euro-Métropoles et les euro-régions) avec le retour des barons locaux. Et l’on voit de Notre Dame des Landes à Sivens, des stades pharaoniques et autres couteux grands projets inutiles ce qu’ils en coutent et comment agissent déjà ces nouveaux saigneurs.

Sans compter que cette balkanisation du territoire a également pour but de réactiver les clivages communautaristes pour diviser et dresser les travailleurs les uns contre les autres, de briser le droit du travail et les protections sociales collectives conquis de hautes luttes par les travailleurs de notre pays.

photo-carte-europe-des-regions

 

Dans le même, temps, avec le démantèlement de notre République et la construction de l’Union Européenne et l’Euro, la souveraineté populaire est réduite à néant.Il suffit de voir désormais comment la Commission Européenne dicte le budget et l’agenda des « réformes » au gouvernement, censurant la représentation nationale. Bien sûr, c’est sous couvert d’un soit disant rapprochement du pouvoir des intérêts locaux que la droite décomplexée (UMP et Cie) et la droite complexée (PS – EELV) s’entendent pour pousser les feux de cette « réforme de l’Etat ». C’est que cette « réforme structurelle » est réclamée à grand cris par la Commission Européenne, et par le patronat et les marchés financiers qui la dirigent.

Pourtant, qui peut croire que détruire les Communes pour les remplacer par de tentaculaires Euro-métropoles, supprimer les départements pour leur substituer de gigantesque Euro-Région et dissoudre l’Etat pour laisser les mains libre à l’Union Européenne du Capital de plus en plus totalitaire est un projet démocratique?

Euro métropole

 

Malheureusement, il se trouve encore quelques uns de nos concitoyens – y compris parmi nos amis de gauche – pour refuser d’entendre ces faits. Refusant d’ouvrir les yeux.

Qu’ils lisent donc le projet de gouvernance du Medef  « Besoins d’Aires »…

Ou même qu’ils lisent ce qu’en disent les éditorialistes de la droite, affichant dans les colonnes de leurs journaux leurs projets politiques. Ils verront que ce que dits le PRCF n’est pas une prévision de Cassandre. Ce sont des faits. C’est là le projet de la classe capitaliste !

Jugez donc (et ce n’est qu’un exemple) : dans l’édition du Figaro du 12 novembre 2014 dans les pages débats Opinions voila ce qu’écrivent Serge Federbusch et Yves de Kerdrel dans deux tribunes intitulées « l’Impôt une passion socialiste » et « la droite doit voter la réforme des régions ! ».
Ci-après deux extraits de citations qui méritent attention, en particulier pour les passages en gras.

« Les socialistes ont mal traduit le néolibéralisme en vogue depuis bientôt quarante ans dans le monde. Ils ont à peine dévêtu l’État mais ont rajouté couche sur couche à l’habit des autres collectivités au prétexte de déconcentration (…) La construction européenne et la mondialisation rendent en effet superflus, en France au moins deux des échelons suivants : communes, intercommunalités,départements, régions, État national et Union. Si un « cost killer » impitoyable s’emparait du pouvoir en Europe, il est probable qu’il supprimerait, pour la France, la strate départementale mais aussi la strate étatique qui entrave désormais les politiques communes (1) plus qu’elle ne les relaie. Naturellement les traditions nationales répugnent à cette disparition (2). Les élus n’ont pas envie de se faire hara-kiri » Serge Federbusch – Le Figaro – 12/11/2014

Décodage : Serge Federbusch – idéologue ultra libéral bien connu des groupes de réflexion patronaux – formule là on ne peut plus clairement le projet de la classe capitaliste.

  1. Supprimer ces strates héritées de la Révolution Française (Communes-Départements-Etat) dans lesquels la classe ouvrière a fini par conquérir – sinon une certaine influence – du moins une organisation lui permettant de résister et même de marquer des points. Empêchant de faits les politiques – fussent ils tels ceux de l’UMP’PEN ou du Parti Masstrichien Unique totalement aux services de la défense de la classe capitaliste – d’appliquer sans être conforter à une résistance populaires les politiques ultra capitalistes impulsées par le patronat et les marchés financiers grâce à l’Union Européenne et l’Euro.
  2. Serge Federbusch constate d’ailleurs – en stratège de la lutte des classes pour sa classe – que le peuple français (« les traditions nationales ») y est opposé. On a pu le constater en 2005 où nos concitoyens ont massivement voter NON au référendum sur le TCE. Ou encore à chaque élection européenne depuis où ils revotent NON avec leur pied, par un boycott citoyen massif.

 « La première partie de la réforme territoriale va être soumise au cote des députés.(…) il s’agit là du premier étage de la fusée concernant la réforme de l’Etat. Celle que chacun à gauche (ndlr PS-EELV, la droite complexée) comme à droite qualifie de « mère de toute les réformes » (1) (…)

Cette réforme va dans le sens désiré d’un simplification de l’Etat et d’une réduction de la dépense publique » (…) Tous les leaders de droite proclament qu’ils mettront en place une vaste réforme territoriale s’ils arrivent au pouvoir en 2017. Certes le texte qu’A Vallini soumettra aux députés dans quelques jours ne concerne qu’une partie de cette réforme de l’organisation du territoire. Suivront ensuite la réforme des départements (à l’échéance 2020) (2) et surtout celle des intercommunalités (3). Il n’empêche que la réduction de moitié du nombre de régions va dans le sens de l’histoire, et dans le sens de ce que font nos principaux voisins européens (4). (…)

En Italie (…) droite et gauche (ndlr : il est question ici du centre démocrate, de droite, la gauche ayant totalement disparue, résultat de l’eurocommunisme et de la mutation de ce qui fut le plus puissant PC de l’après guerre) se sont accordées pour supprimer les 107 « provincia » comparables à nos départements. (…) Formons le vœu que les parlementaires français de droite fassent preuve d’une responsabilité équivalente à celle de leurs homologues transalpins (5) Yves de Kerdrel – Le Figaro – 12/11/2014 . Le vicomte Yves de Kerdrel est un dirigeant de la presse Dassault, notamment de Valeurs Actuelles et de diverses publications financières pour les milieux capitalistes. Ex Young Leader, il participe aux réunions Bilderberg, membre de l’ex commission pour la libération de la croissance de Sarkozy de celle pour la diffusion de la culture économique de C Lagarde, rédacteur du Code de gouvernance du Medef…

Décodage. On pourrait s’étonner qu’un des portes paroles de la droite dure, un des tribuns de la classe capitaliste, habitué à instruire jour après jour le procès en illégitimité de l’équipe Hollande (ce qui est significatif de l’esprit de ces gens qui ne conçoivent le pouvoir que comme une propriété exclusive de leur classe, une dictature de la classe capitaliste, une dictature du 1%) en appelle à voter pour la réforme territoriale lancée par Hollande. Mais lorsqu’il s’agit de défendre un projet au service de leur classe, les capitalistes savent reconnaitre les leurs !

  1. Réforme de l’État « la mère des réforme » : Yves de Kerdrel revendique ici – comme Federbusch – l’extrême importance d’un point de vue de Classe de cette réforme. N’en déplaise aux naïfs qui voudraient croire qu’il ne s’agit que d’un projet sans impact, de  simples modifications institutionnelles. Il s’agit bien d’une réforme visant à faire exploser les conquêtes des travailleurs, à conforter le pouvoir absolu de la classe capitaliste
  2. « supprimer les départements » : on retrouve là exactement la même revendication que celles de Federbusch – et qui est de fait contenu dans la loi Métropoles déjà votée par le parlement – la suppression des départements. Il convient de souligner que l’acte III de la décentralisation portant création des euro-métropoles mais également l’incitation à la création de nouveaux EPCI (établissement public de coopération intercommunal – en clair de collectivités territoriales) pouvant exercer – à leur demande – des compétences jusqu’ici réservées aux départements ou à l’Etat constitue de fait l’amorçage du projet de dissolution des départements et des communes, et de dépérissement de l’Etat Républicain
  3. « réforme des intercommunalité » : Idem, en clair, il s’agit de la revendication de suppression des communes et des départements
  4. « dans le sens de ce que font nos principaux voisins européens » : sans doutes aucun cette périphrase sibylline cache derrière un euphémisme abscon le fait qu’il s’agit là d’un projet européen impulsé et réalisé partout en europe, du moins dans les pays périphériques de l’Allemagne…
  5. …Belgique, Italie, France, Espagne…. après la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, le processus de balkanisation et de division des états d’Europe est en marche. Exaltant les indentitarismes régionalistes, s’appuyant sur les volontés de pouvoir des potentats locaux, il s’agit de mettre en œuvre le principe bien connu du diviser pour mieux régner.

On observe une fois de plus, après 1792, après 1870, après 1940 que contre les travailleurs de France, la classe dominante de notre pays pour préserver ses privilèges, son pouvoir fait le choix de défaire le pays. Le clivage des intérêts de classe fait entrer en conjonction les intérêts sociaux et politique des travailleurs de France avec ceux de la Nation. Alors que la classe capitaliste fait le choix de dissoudre la France au profit de son UE supranationale totalitaire, qu’est ce que la Nation – lorsqu’elle est abandonnée, reniée et combattue par la classe capitaliste – si ce n’est la classe des travailleurs? Et le combat pour la souveraineté nationale entre en résonance avec celui pour la souveraineté populaire de la classe des travailleurs, c’est à dire le combat essentiel pour la démocratie.

Alors que chaque jours un peu plus monte l’exigence de démocratie, que la paix est menacée, que partout la régression sociale s’accélère, prendre appui sur le mot d’ordre de sortie de l’UE, de l’euro et de l’Otan par la voie progressiste en reprenant la défense des conquêtes du Conseil National de la Résistance – (Sécu, retraites, services publics, statuts de la fonction publique…) preuves quotidiennes de ce que le socialisme (le vrai) peut apporter à chacun – en fédérant un large front antifasciste populaire progressiste et patriotique c’est impulser une dynamique de contre offensive du camps des travailleurs propre à fédérer et faire se lever une large majorité – pour la paix, pour la démocratie, pour le progrès social et contre le fascisme – réouvrant aujourd’hui et maintenant une perspective internationaliste et progressiste en France, en Europe et dans le Monde, là où l’UE européenne, l’impérialisme euroatlantique oppose et divise les peuples et déclenche guerres sur guerres, écrase les salaires et les conquêtes sociales, prennant un visage chaque jour plus totalitaire et fascisant.

Pour s’en sortir, il faut en sortir ! Brisons les chaines de l’Union Européenne du Capital.

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Par Réveil Communiste - Publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 16:55

Lu sur El Diablo :

usa-carte-drapeau

Les sondages avaient révélé  un électorat dans une profonde désillusion. Deux tiers  des électeurs déclaraient que le pays va mal. La participation électorale a été de 36,6%, soit une abstention proche de 2 électeurs sur 3 (63,4%). Ce fut encore moins chez les jeunes électeurs (de 18 à 29 ans) qui n’ont représenté que 13% de ceux qui ont voté alors qu’ils représentent plus du tiers des électeurs.


Obama premier président afro-américain devait paraît-il changer la direction de la politique d'une façon progressiste… Nous avions raison, (voir l’article de novembre 2008 sur notre site, Obama, l’homme miracle ?),le gouvernement Obama était simplement l’instrument de la classe dirigeante capitaliste tout autant que son prédécesseur républicain. Il a  intensifié toutes les mesures de Bush, il a accentué les programmes d’austérité brutaux qui détruisent les services sociaux, les emplois, les salaires, les retraites et le niveau vie du peuple. Entre 2007 et 2012, les dépenses et les investissements publics du gouvernement américain ont chuté de près de 8 %, la plus grande baisse en plus de cinquante ans.


Démocrates et Républicains ces deux partis ont en commun qu’ils représentent les intérêts d'une minuscule couche de l'élite patronale et financière, avec l'appareil militaire et son industrie. Au delà des 5 ou 10 % de la population au haut de la pyramide sociale, l'État est confronté à une classe ouvrière insatisfaite en colère, de plus en plus hostile. (Voir article : Les événements de Ferguson).


La propagande officielle annonce un marché du travail qui poursuit son redressement et un taux de chômage qui serait tombé à 5,8 % de la population. Lorsqu’on prend en compte les temps partiels subis et les salariés découragés de rechercher un travail parce qu’ils n’en trouvent pas ou parce qu’aucun ne correspond à leur qualification, le taux de chômage n’est pas de 5,8 %, mais de 11,5 %. La proportion d’américains qui ont un travail ou qui en cherchent effectivement un, est de 62,8 % en septembre 2014, à son plus bas niveau depuis les années 1970.


Le vote sanction infligé mardi 4 novembre au gouvernement de Barack Obama est dû également au fait que les salaires ne décollent toujours pas. Le salaire horaire n’a augmenté officiellement que de 0,1 % en octobre par rapport à septembre et de 2 % sur un an, un chiffre qui se trouve mangé, une fois l’inflation de 1,7 % retranchée.


Concernant les salaires, le vote des électeurs a montré leur détermination sur cette question fondamentale de classe, a laquelle les Démocrates n'ont apporté aucune réponse. Au cours de ces élections des référendums avaient lieu dans les Etats; les électeurs de l'Illinois, par exemple, ont largement voté en faveur de mesures non contraignantes pour augmenter le salaire minimum et l'investissement dans le secteur public grâce à un nouvel impôt sur les millionnaires, et pour demander aux entreprises d'assurance-maladie d'offrir une couverture pour la contraception. Dans cet Etat le candidat républicain au poste de gouverneur a facilement vaincu le démocrate sortant. Des mesures obligatoires pour le salaire minimum ont été adoptées dans l'Arkansas, au Nebraska, en South Dakota, et en Alaska… tous des États qui ont élu des sénateurs républicains.


C’est le parti Démocrate qui une fois au gouvernement a lancé une offensive contre les emplois, les salaires et les programmes sociaux dont bénéficiait la classe ouvrière. Il vient d’être sévèrement sanctionné par électeurs américains pour sa politique réactionnaire, ses attaques toujours plus dure contre la classe ouvrière et le peuple au profit du capital


Au Sénat, les Républicains seront maintenant majoritaires, ayant remporté 7 sièges de plus qu’ils en avaient. A la Chambre des représentants, ils ont remporté 14 sièges de plus, augmentant ainsi leur majorité à un niveau sans précédent depuis 1920. Les Républicains ont ainsi battu les Démocrates pour le poste de gouverneur, notamment dans des États traditionnellement démocrates comme l’Illinois, le Massachusetts, le Connecticut et le Maryland…


Pour les démocrates ces élections représenteraient un signal envoyé par un électorat qui a  « viré à droite » et qui réclamerait une politique bipartisane et la fin des «blocages» ! Le chef de la majorité du sénat, le républicain Harry Reid a déclaré : «Ils (les électeurs) veulent que nous travaillions ensemble.» Obama a également indiqué que La Maison blanche est prête à travailler avec les Républicains. Cette perspective de « cohabitation » permettrait d’imposer une série de mesures en faveur de la classe dirigeante et du capital, comme une nouvelle réduction des impôts pour les entreprises, davantage d'attaques contre les droits démocratiques, une intensification de la guerre en Syrie et en Irak…


Non la population n’a pas « viré à droite » comme l’affirment les démocrate. Les sénateurs et les gouverneurs républicains ont été élus suite au fort taux d'abstention des électeurs ouvriers et jeunes.


Ces élections montrent la nécessité d’une rupture avec les deux partis représentant le grand capital qui se relaient pour mener la même politique.


Républicains, Démocrates, ce faux choix dure depuis trop longtemps aux Etats-Unis. Ces dernières élections viennent de montrer qu’une majorité du peuple de ce pays le refuse. 


Il est temps de construire un mouvement politique de classe, sur la base d’un programme révolutionnaire ouvrant la voie au socialisme.  Le peuple américain doit trouver une expression politique à ce mouvement qui est phagocyté par un système biparti et par les institutions officielles du capitalisme américain.

 

source: www.sitecommunistes.org

Par Réveil Communiste - Publié dans : L'Internationale
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 16:53

 

CGT-debat

Union Départementale CGT des Syndicats du Cher


Bourges, le 18 novembre 2014

 

-Aux organisations du CCN                       


-A la direction confédérale

 

« Dialogue social : la CGT fait des propositions choc » : c'est par ce titre que « le Figaro » commence son article sur les propositions de la CGT dans la négociation sur le dialogue social.


Ce ne sont pas des propositions « choc » mais choquantes et inadmissibles pour le monde du travail et la classe ouvrière. Pour la première fois de notre histoire, la CGT veut « officiellement » abandonner les droits des salariés dans l'entreprise. Plus d'obligation d'élections de délégués du personnel dans les boites de plus de 11 salariés. Le patronat se frotte les mains.

 

Les membres de la délégation ont proposé un dispositif de commission paritaire locale en lieu et place des DP qui donnerait des droits mais à l’extérieur et seulement sur le volet social. Cela existe déjà dans l'artisanat (CPRIA) et le constat est très négatif dans les régions car le patronat n'en veut pas. Pour info la CGT Région Centre n'a pas signé l'accord et il n’y a pas de CPRIA dans la région. Nous ne voulions pas de pseudo comité d'entreprise au rabais.

 

Lors des élections dans les TPE (moins de 11), nous revendiquions des droits et des instances interentreprises puisque les salariés n'avaient absolument rien. Cela pouvait s'apparenter à un progrès social pour un grand nombre de travailleurs.

 

Avec la fin des élections de DP, c'est la fin du délégué syndical et du représentant de la section dans la boite. Belle avancée du droit des salariés et du syndicalisme ! Qui va négocier ? Le secrétaire du syndicat qui n'a aucun droit ni pouvoir ?

 

A quoi va servir le syndicat ou la section syndicale sans représentation légitime ? Et l’expérience nous fait dire que ce n'est pas dans des réunions extérieures que les revendications vont pouvoir être portées. Et que pouvons-nous penser de la fin du temps de délégation si précieux pour notre activité revendicative ?...

 

Ce syndicalisme à la sauce nord européenne, où tout se fait à l’extérieur par des « professionnels » du syndicalisme, des « experts » du droit social, des « technocrates » comme les dirigeants des grandes centrales en Allemagne ou encore en Suède, à la CES, nous n'en voulons pas. Ce sont les syndiqués, les militants dans les syndicats qui font la CGT dans les professions et l'interprofessionnel. Nous n'accepterons rien d'autre.

 

Dans le cas de figure qui nous intéresse, c'est un recul historique des droits acquis suite aux grèves de 1968 et de la reconnaissance du syndicalisme dans l'entreprise.


Sous prétexte de conclusion « réaliste », la confédération propose la fin du syndicalisme dans les entreprises. C'est une honte.

 

Encore une fois, la direction confédérale estime que le dialogue social, le compromis et le consensus sont l'alpha et l’oméga du rapport de forces. En y rajoutant l'unité, le réalisme et la morale, nous sommes en plein dans la doctrine du syndicalisme d'accompagnement que veut et impulse la CES.

 

Si nous revendiquons avec raison que nous sommes une organisation syndicale de conquête, de progrès social, de transformation de la société, nous devons être à la hauteur de notre idéologie. Mais là, nous pouvons constater que certains, dans l'organisation, ne sont pas dans cette optique, bien au contraire. Nous pouvons même aller plus loin, en considérant que ces camarades (si nous pouvons toujours les appeler camarades) sont dans la complaisance avec le gouvernement et le patronat, dans le moule de l’intégration dans l'Union Européenne, dans l'acceptation du capitalisme.


La recherche à tout prix du syndicalisme unitaire et rassemblé, consensuel et réformiste comme le demande la CES, amène nos dirigeants nationaux à des propositions les plus rétrogrades les unes que les autres pour l'ensemble des salariés. De plus, cela donne le sentiment pour nos militants d'une trahison de notre raison d’être et de notre histoire ainsi qu'un dégoût de la direction confédérale. Comme si il fallait en rajouter dans la période actuelle !


L'affaire de l'appartement a mis en lumière un total dysfonctionnement de la direction confédérale. Cette proposition ne fait que conforter ce qui a été dit au dernier CCN sur la mainmise de quelques-uns dans le processus de décisions.


Encore une fois où cette revendication (qui n’appartient qu'à celles et ceux qui en ont discuté si discussion il y a eu) a-t-elle été prise ? Nous n'avons rien vu dans les comptes rendus du bureau confédéral ni dans ceux de la CEC et la discussion n'a jamais eu lieu au CCN, comme nombre de sujets d’ailleurs. Est-ce que Thierry est au courant ou a-t-il découvert cette revendication dans la presse ?


La commission de travail émanant du CCN qui a été demandée, rejetée d'un revers de main par Thierry contre le CCN, qui je le rappelle est souverain, doit être mise en place. Et comme nous l'avons demandé, elle travaillera à éclaircir le travail réel de la CFC et sur les règles de vie dans les instances confédérales, en remettant s'il est nécessaire une démocratie et un pouvoir décisionnel au CCN et à la CEC. Pourquoi ce refus démocratique ? Je n'imagine pas les répercussions des camarades si de telles méthodes étaient pratiquées dans nos départements ou fédérations. Le secrétaire, qu'il soit confédéral, fédéral, régional, départemental, local ou de syndicat travaille, rend des comptes, propose, impulse sous le contrôle et l’aval de la direction de l'instance dans le cadre d'une démocratie la plus large. N'oublions pas une chose essentielle, le CCN élit le bureau confédéral et le secrétaire général. Ils travaillent donc sous le contrôle du CCN comme la CEC.


Sans revenir sur les statuts, je pense que la direction confédérale doit se soumettre à la décision du « parlement » de la CGT sans quoi sa légitimité sera, de fait, nulle et non avenue, puisque sourde à toute proposition démocratique ; et donc unilatérale. La position de la direction confédérale se doit d’être transparente et collective.


Nous devons avoir le débat sur des points essentiels que sont la Sécurité Sociale, la dette, le SMIC et l’ensemble des salaires, notre appartenance à la CES et à la CSI, l’intégration européenne et l’impact sur les salariés, le dialogue social et ses conséquences, les repères revendicatifs. Ces discussions doivent avoir lieu au CCN et nulle part ailleurs. Trop de décisions et ou revendications sont prises dans des lieux qui ne sont pas appropriés. Je pense aux espaces et certains bureaux d’influence où se discute à quelques-uns, l’avenir de millions de salariés, de retraités et de chômeurs. Ces pratiques doivent cesser.


Au regard de la confusion dans laquelle s’est terminé le CCN de novembre et le peu de légitimité qu’a obtenue la déclaration proposée par le bureau confédéral, la tenue d’un CCN extraordinaire doit avoir lieu en décembre afin de débattre sereinement de toute ces problématiques. Il en est de la responsabilité de chacun.


Je tiens à rappeler que ce courrier n’a pas pour but de diviser l’organisation comme certains voudraient le laisser entendre. Il doit permettre à toutes celles et ceux qui veulent que les choses changent, qu’elles s’améliorent, de pouvoir clairement et de façon audible s‘exprimer sur la conception et les revendications de la CGT.


 

Un militant de la CGT et accessoirement

Secrétaire Général du l’UD du CHER


Sébastien MARTINEAU

 

Lu sur CanempechepasNicolas 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Débat syndical - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 15:56

Lu sur PCF Bassin :

vendredi 21 novembre 2014 

 

Les vieilles même sirènes capitalistes semblent ressortir trompettes et cors ces derniers temps. Le « flamby » rose bonbon ne serait-il plus au goût des médias qui laissent une place de choix à la précampagne des repris de justesse de l’UMP ? Ou alors c’est que Valls invité à l’université du MEDEF, s’est senti obligé de rendre la pareille et on entend toujours (trop !) les vieilles rengaines du patronat ?

Un seul contrat de travail !!

Mais ma parole, monsieur Gattaz a écouté la CGT ? Il s’est converti au rouge ? Moi je suis d’accord, mais le seul problème c’est que c’est du réchauffé... C’est pas que, mais dans mon lycée agricole entre les CUI-CAE, les ACEN, les ACB, les titulaires, les stagiaires, les agents de la région et puis sans oublier les ouvriers agricoles de droit privé, j’arrivais plus à m’y retrouver...

Un seul contrat ? Mais je signe ! Je pourrais syndiquer tout le monde dans ma section avant de leur demander quel statut ils ont. En fait oui c’est du réchauffé, parce qu’un contrat de travail unique c’est le CDI tel qu’il est pensé dans le code du travail. Alors si pour simplifiez le code du travail on virait les 20 contrats (sans compter les innombrables variables de CDD dans les fonctions publiques) de travail qui y sont de trop ?

Libérons le travail !

Je suis également d’accord, je suis contre « les effets de seuil sociaux », que toutes les entreprises qu’elle que soit leur taille aient la même représentation de la voix des travailleurs. 1 travailleur = 1 voix. Vous voulez la démocratie ? Nous aussi !! Dans les coopératives, on verra quelle voix sera entendue et la plus présente. Pour reprendre l’expression d’un camarade, la dernière fois que j’ai compté on avait plus de pieds que ce qu’ils sont de culs. Pour simplifiez le code du travail, on pourrait aussi réduire le nombre de statut des entreprises.

On libérerez par la même occasion les travailleurs en supprimant les patrons !

Supprimons les charges !

Mais elles n’ont jamais existées ! Chez moi on appelle ça des cotisations sociales, quand j’entends « charges », je ne comprend pas. Ce que je comprends c’est que vous êtes contre la solidarité dans la société. Ce n’est pas de l’argent perdu toute la richesse qu’on crée et qu’on met dans la sécu. Tout ça, cet argent, ça sert à se serrer les coudes quand on est malade, ça sert à Survivre quand le boulot n’est pas là, ça sert à avoir quelques jours heureux avant de casser sa pipe.

Vous, le MEDEF, la droite, les riches, vous appelez ça des charges mais de notre côté on appelle ça chômdu, sécu et carte vitale, APL pour les étudiants ou encore retraite. C’est l’assurance d’avoir un pécule quand on est dans la merde. Alors oui, supprimons les charges, sortez-vous ce mot de votre bouche, réhabilitons le salaire social !

Il existe bien deux Frances (...au moins)

Il y a ceux qui sont malades de l’amiante, ceux qui sont en dépression d’avoir des conditions de travail de merde et ceux qui sont fatigué d’avoir plusieurs boulots... sans oublier ceux qui se battent pour le conserver ! Il y a ceux qui vivent en HLM, ceux qui vivent dans la rue, ceux qui vivent en camp sous les ponts, ceux qui vivent à plusieurs par choix... ou pas et ceux qui grugent les agences. Il y a ceux qui sont privés d’emploi, ceux qui sont interdit bancaire, ceux qui sont dans le rouge le 10 du mois et ceux qui font les poubelles dans la rue. Il y a ceux qui sont en demande d’asile, ceux qui bougent pour avoir du boulot, ceux qui bougent et ceux qui voudraient bouger, ceux qu’on fait bouger par les guerres ceux qui sont en zone de guerre et qui voudraient bouger.

Quand j’entends dire Monsieur Juppé sur un plateau télé qu’il y a qu’ UNE France, déjà on vit pas dans la même, ce qui en fait déjà deux. Moi je voudrais bien qu’il y en qu’une, une France où tout le monde pourrait vivre dans les mêmes conditions, je signe demain !

Camarades soyons attentif aux attaques de la droite.

Vincent Dulout

Par Réveil Communiste - Publié dans : Débat syndical - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 15:49

Lu sur le blog de Jean Lévy :

 

 

Le scandale touche la plus emblématique des missions extérieures de l’Union européenne (UE), dans l’un des pays les plus choyés par la communauté internationale.

La mission Eulex – 1 600 employés, un budget annuel de 110 millions d’euros – devait apporter au Kosovo son expertise en matière de justice et de police. Autrement dit, aider l’ancienne province serbe indépendante depuis 2008 à se rapprocher des standards européens de l’Etat de droit.

le nouveau chef de la mission, l’Italien Gabriele Meucchi, lors d'une conférence de presse , le 30 octobre à Pristina.

Cette mission est aujourd’hui prise dans un scandale majeur, un désagréable cadeau de bienvenue pour la nouvelle chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, qui a dû se résoudre à envoyer un sur place un juriste, le Français Jean-Paul Jacqué, qui aura quatre mois pour remettre un rapport et soumettre ses recommandations.

L’affaire a éclaté fin octobre dans la presse kosovare. Elle a ensuite pris de l’ampleur avec les révélations de Maria Bamieh, une magistrate britannique qui accuse trois de ses collègues d’avoir, entre 2012 et 2013, touché des pots-de-vin du « milieu » kosovar pour empêcher des enquêtes ou classer des dossiers liés au crime organisé.

Trois hauts magistrats d’Eulex sont mis en cause. Le juge italien Francesco Florit aurait empoché 300 000 euros pour relâcher un suspect accusé de meurtre et aurait communiqué avec un suspect, ancien conseiller du ministère de la santé kosovar. Sa collègue Jaroslava Novotna, procureure générale de la mission, aurait aussi accepté de l’argent pour étouffer des enquêtes criminelles, notamment l’une concernant l’ancien ministre et ancien commandant de l’UCK (Armée de libération du Kosovo) Fatmir Limaj, acquitté de crimes de guerres.

Brimades et pressions

La procureure britannique assure avoir recueilli ces informations grâce à des écoutes téléphoniques réalisées lors de ses propres enquêtes. Elle aurait ensuite averti sa hiérarchie, et notamment le procureur canadien Jonathan Ratel, qui aurait tenté de l’empêcher de pousser ses investigations. MmeBamiah dit avoir subi des brimades, jusqu’à être suspendue, le 28 octobre, peu avant que le scandale n’éclate. Le journal Koha Ditore, à l’origine des révélations, affirme lui aussi avoir subi des pressions.

« Il ne s’agit pas d’une sanction mais d’une mesure qui s’applique dans ce genre de situations », a expliqué le nouveau chef de la mission, l’Italien Gabriele Meucchi. Eulex était au courant des accusations depuis 2013, a confirmé M. Meucchi, assurant qu’une enquête interne avait alors été lancée en collaboration avec la police kosovare.

A Pristina, ces accusations n’ont pas surpris. Pour nombre d’observateurs, mais aussi pour une grande partie de la population, les mœurs politiques qu’Eulex était censée combattre ont contaminé la mission. Sa proximité avec le pouvoir du premier ministre Hashim Thaci, en poste depuis l’indépendance, est connue. Elle tient à la mission même d’Eulex, dont les juges doivent travailler en étroite collaboration avec les politiques, mais peuvent être amenés à engager des poursuites contre eux.

Un ancien fonctionnaire international en poste à Pristina, l’économiste Andrea Capussela, s’est penché sur le bilan d’Eulex. Selon ses conclusions, qui doivent faire l’objet d’un livre, sur les 15 mises en accusation les plus importantes réalisées par la mission, quatre seulement ont débouché sur des condamnations, dont trois de seconds couteaux. Huit affaires importante – de corruption, de crimes de guerre ou de crime organisé – n’ont conduit à aucune poursuite, « alors que les dossiers contenaient des preuves solides et bien documentées ». « Ce sont des résultats largement insuffisants vu l’importance de la corruption et du crime organisé au Kosovo », assure M. Capussela dans une interview au Guardian.

« Aucun “gros poisson” n’a jamais été condamné, confirme le journaliste Belgzim Kamberi. On ne sait pas encore le rôle joué par la corruption, mais ce qui est sûr, c’est que les missions internationales au Kosovo ont toujours été plus intéressées par la stabilité que par la justice. »

"canempechepasnicolas" :

Rappelons que le Kosovo est une province de Serbie, arrachée à ce pays par l'Union européenne, contre la volonté du peuple serbe en 2008, indépendance  non reconnue par l'ensemble de la communauté internationale.

Depuis cet acte unilatéral a permis aux autorités autoproclamées du Kosovo de faire de cet "Etat" le centre des plus actifs de la mafia au coeur de l'Europe...dans lequel l'appareil sur place de l'Union européenne,  mis en place pour "rapprocher des standards européens de l’Etat de droit  est mouillé jusqu'au coup.

Ils ont bonne mine les dirigeants français de faire la leçon de démocratie à la Russie !

 

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 19:26

Lu sur PCF Bassin, extrait du blog de Roger Colombier : 

 

20 Novembre 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs Publié dans #CGT

La CGT dresse un bilan désastreux de la privatisation d'EDF et GDF en 2004.
Les conséquences pour les agents comme pour les usagers sont loin des promesses de l'époque.

 La CGT est amère en ce dixième anniversaire de la privatisation d'EDF-GDF et dresse le bilan de cette lente libéralisation de l'entreprise publique créée au sortir de la Deuxième guerre mondiale selon les recommandations du programme du Conseil national de la Résistance. Les conséquences de l'ouverture à la concurrence imposée en 2004 par la Commission européenne sont très loin des promesses faites à l'époque.

"La concurrence fera baisser les prix et améliorera la qualité des services" avait prédit la Commission en 2006.

Résultat : en dix ans, le prix de l'électricité a augmenté de 21% et celui du gaz de 66%. Quant aux missions de service public assurées pour la plupart gratuitement avant 2004, elles sont devenues payantes : le changement de compteur est passé de 0 à 54 euros, les frais de mise en service de 11,47 à 26,17 euros.

EDF a perdu la confiance des usagers : selon Ipsos, la société est passée de 6ème entreprise préférée des Français en 2004 à 64ème en 2014.

Ses tarifs prohibitifs ont plongé plus de 8 millions de personnes dans la précarité énergétique. "Une réclamation sur cinq auprès du médiateur de l'énergie concerne un impayé contre une sur dix en 2008."

 Autre effet boomerang, la perte de compétitivité des entreprises, pourtant si chère au Médef et au gouvernement.

"On avait l'électricité la moins chère d'Europe": Aujourd'hui 48% des chefs d'entreprise indiquent qu'ils répercuteront la hausse des prix par des suppressions de postes ou une augmentation du prix de vente de leurs produits. Les usagers sont doublement victimes."

"Aujourd'hui, le seul intérêt est celui des actionnaires"

La CGT dresse néanmoins un constat "d'échec". Y compris pour les salariés, dont les conditions de travail et salariales se sont dégradées au fil des années dans une recherche constante d'économies. "On en est réduit à compter le nombre de tournevis dans la caisse des ouvriers qui vont sur le terrain". S'ils y sont envoyés...

- L'externalisation et le recours à la sous-traitance sont en effet devenus la règle.

-  les agences d'accueil ont été fermées, remplacées par des "boutiques" dont le "seul objectif est de vendre des services".

Dans le même temps, l'entreprise ne s'est jamais aussi bien portée, "pour ses actionnaires".

  • Un chiffre d'affaires qui est passé de 46 milliards d'euros en 2004 pour EDF-GDF à 72,7 milliards pour la seule EDF en 2014,
  • Des bénéfices qui ont triplé entre 2010 et 2011
  • Des dividendes qui ont augmenté de 37% depuis 2005.

Un paradoxe dont la CGT espère bien faire prendre conscience aux citoyens, en créant un "électrochoc". Nous mettons en exergue tout le discours qui avait été porté il y a 10 ans pour montrer que le système libéral nous envoie dans le mur".

Après dix ans de privatisation d'EDF-GDF

il y a urgence à mettre en place le "POLE PUBLIC DE L'ENERGIE".

Note de ma pomme: Le 8 avril 1946, sur proposition du gouvernement issu de la Résistance et de la Libération du pays, l'Assemblée nationale votait la loi de nationalisation des secteurs de l'énergie. Les biens des entreprises de production, de transport et de distribution de l'électricité étaient transférés à la société Electricité de France qui devient un établissement public d'Etat. Sur le même modèle, le secteur du gaz était nationalisé avec la création de Gaz de France (GDF).

EDF-GDF: le bilan désastreux de 10 ans de privatisation
EDF-GDF: le bilan désastreux de 10 ans de privatisation
Par Réveil Communiste - Publié dans : Economie - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 18:03

Lu sur PCF Bassin

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Besoin d'un puissant mouvement populaire et internationaliste de lutte de classe 

EBolivie, au Venezuela, en Equateur, au Brésil, etc., les peuples élisent coup sur coup une gauche révolutionnaire, anti-libérale, anti-impérialiste à orientation socialiste qui augmente les salaires, sort des millions de travailleurs de la pauvreté, leur permet l'accès gratuit aux soins et à l'éducation, protège l'environnement, dénonce les guerres, prône la paix et la coopération pacifique sur la base de l'égalité entre les peuples, œuvre au développement national par la réalisation de la souveraineté nationale et populaire.

Cuba, en Chine, au Vietnam et en Corée du Nord, ces pays rescapés de la défaite du camp socialiste des années 89/90, dirigés par des partis communistes au pouvoir, le progrès social et le développement économique, technique, scientifique et culturel sont aussi au rendez-vous.

Ces progrès dus aux politiques anti-libérales de tels pouvoirs opèrent des transformations progressistes et pacifiques du rapport des forces géostratégiques favorables aux peuples, notamment à ceux encore sous le joug des impérialistes US et de l'UE au détriment de l'impérialisme.

A ces pays révolutionnaires à orientation socialiste dirigés par des partis communistes ou par une gauche anti-libérale et anti-impérialiste se joignent de plus en plus des pays gouvernés par des bourgeoisies nationalistes comme la Russie, l'Inde, l'Iran, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, la Syrie, l'Argentine, l'Angola, la République Démocratique du Congo, etc, qui secouent le joug hégémonique des Etats-Unis et des puissances de l'Union Européenne, lesquels ont saccagé, cinq siècles durant, le monde par l'exploitation de classe, les génocides, l'esclavage et la colonisation.

Tel est le constat objectif que font de plus en plus de peuples à travers le monde.

Vingt-quatre ans après avoir sablé le champagne en proclamant la « fin de l'histoire », quelles sont les réponses des forces capitalistes et impérialistes à cette évolution progressiste ? Que doivent faire les peuples aux USA et dans chaque pays de l'UE, comme les autres peuples du monde, pour préserver la paix, le progrès social, économique, écologique et culturel ?

Combattre l'hégémonie du réformisme

Avant la défaite du camp socialiste dans les années 90, les bourgeoisies des puissances impérialistes confrontées au socialisme réel, dont l'existence galvanisait les luttes des classes ouvrières et populaires, avaient été contraintes à concéder ce qu'il est convenu d'appeler la « société de consommation à crédit » et les indépendances formelles des ex-colonies souvent transformées en néo-colonies.

Cette évolution forcée du capitalisme mondial a été accompagnée d'une intense guerre idéologique contre le socialisme qualifié « d'impérialisme » ou de « social-impérialisme », contre le mouvement ouvrier présenté comme « dépassé », d'une réorganisation de l'exploitation de classe au fur et à mesure de la concentration du capital à l'échelle mondiale, avec la formation de grands groupes monopolistes transnationaux, d'une nouvelle division internationale du travail, du commerce mondial, de la finance mondiale et des rapports entre Etats oppresseurs et peuples opprimés à l'échelle du globe entier.

Une offensive gigantesque a été menée par les classes dominantes pour soumettre le mouvement ouvrier à une aristocratie et une bureaucratie ouvrière, et associant des bourgeoisies des pays faibles anciennement colonisés au système mondial de l'exploitation de l'homme par l'homme.

Cette œuvre de sauvetage du système capitaliste a été accomplie, au sortir de la seconde guerre mondiale, par la pression militaire, financière, culturelle, idéologique et politique de l'impérialisme sur l'URSS, par l'encerclement du camp socialiste, par la division du mouvement communiste international et par la soumission des bourgeoisies nationales apatrides des semi-colonies. Le résultat en a été la défaite des premières expériences d'édification d'une société sans patron, sans capitaliste.

Retenue pendant 70 ans d'existence de socialisme réel par son instinct de survie pour ne pas tout perdre, une fois la défaite du socialisme réel obtenue, la bourgeoisie impérialiste des USA et de l'UE a ainsi pu donner libre cours à son instinct naturel prédateur pour engager à coups de bulldozer la destruction des conquêtes sociales et démocratiques qu'elle avait concédées auparavant face aux luttes sociales et populaires et se lança dans de nouvelles aventures guerrières.

Les concepts de démocratie réduit au multipartisme, plus exactement au bipartisme en  opposition au « pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple », de liberté ramenée à l'individualisme contre le collectif, de réussite personnelle individuelle contre l'égalité collective, de classe moyenne contre la classe ouvrière et de propriété privée contre la propriété collective sont devenus l'alpha et l'oméga du mensonge de la funeste « fin de l'histoire » humaine.

A l'instar de ses prédécesseurs qui avaient rallié « l'union sacrée » de la bourgeoisie en 1914 pour s'engager dans la boucherie de la sale guerre, la social-démocratie, devenue depuis lors bourgeoise et impérialiste, s'est muée en social-libéralisme pour mieux servir le capitalisme.

A ceux qui s'illusionnent encore sur les « socialistes »il suffit de lire -comme nous y invitent Michel et Monique Pinçon-Charlot dans leur essai « La violence des riches »- François Hollande sous le pseudonyme de Jean François Trans, Jean Michel Gaillard conseiller référendaire à la Cour des Comptes et maître de conférence à l’ENA,Jean Pierre Jouyet, inspecteur des finances et président du club Démocratie 2000, Jean Yves Le Drian actuel ministre de la défense, Jean Pierre Mignard ancien de la direction politique du PSU et d’une organisation catholique de défense des Droits de l’Homme, tous auteurs d’un ouvrage « La gauche bouge » publié en 1985 : « Finis les rêves, enterrés les illusions, évanouies les chimères. Le réel envahit tout. Les comptes doivent forcément être équilibrés, les prélèvements obligatoires abaissés, les effectifs de la police renforcés, la Défense nationale préservée, les entreprises modernisées, l’initiative libérée. Il ne s’agit plus à la fin du XXème siècle d’assurer la représentation politique de la classe ouvrière alors que les catégories sociales perdent en cohésion et que le salariat s’est profondément recomposé, ou de renforcer encore l’Etat providence alors que celui-ci parvient de plus en plus difficilement à se financer et que les risques traditionnels sont correctement couverts. (…) le conservatisme qui n’est plus un réflexe de riches, mais une nécessité des pauvres. (Face) au capitalisme salvateur et au marché libérateur, jamais les Français n’ont été aussi frileux devant les mutations, craintifs face à l’avenir, pessimiste sur leur destin, hostile au changement et à la mobilité. Réhabilitation de l’argent quand il vient à manquer ? … En période de crise, on n’est plus indulgent et tolérant que jamais à l’égard de ceux qui réussissent, car on y voit le premier signe d’une amélioration qui pourrait être générale. En réhabilitant, non sans opportunité, l’entreprise et la réussite, la gauche, avec l’ardeur du néophyte, retrouve des accents que la droite n’osait plus prononcer, depuis des lustres, de peur d’être ridicule. Mais prenons garde d’en faire trop : pour faire oublier nos frasques égalitaristes, ne gommons pas notre vocation sociale » (p.98  à 100, édition Zones).

On voit clairement ici annoncé l'actuel programme pro-patronal libéral mis en application, conséquence des diktats de la dictature de l'UE. La social-démocratie a abandonné depuis 1984 les aspects keynésiens qui suintaient encore de son programme de gouvernement avant 1981 et qui ne servaient qu'à duper puis à « plumer la volaille communiste ».

Le mouvement communiste pourtant né de la rupture d'avec les traîtres socialistes lors de la guerre impérialiste du début du XXème siècle, mais toujours miné par le réformisme, s'est laissé et se laisse encore abuser en conciliant avec cette social-démocratie. La contagion réformiste a ainsi pénétré les forces communistes et progressivement désarmé le mouvement ouvrier et populaire. Le spectre de la « fin de l'histoire » a semé désarroi et affaiblissement des positions révolutionnaires d'abord en s'emparant de la tête du mouvement communiste, puis celle des syndicats de lutte de classe et des mouvements populaires combattifs.

Les concepts de gauche amalgamant PS, PCF, Verts et d'extrême gauche, élaborés dans les laboratoires idéologiques de la bourgeoisie ont été imposé par les médias pour accompagner l'effacement des frontières idéologiques et politiques qui avaient existé de 1920 -fondation du PCF- aux années précédant l'eurocommunisme, le programme commun de la gauche, puis la gauche plurielle. L'objectif socialiste, première étape de l'édification de la société communiste, a été abandonné au profit du « partage des richesses » donc de la « moralisation » du capitalisme. C'est l'économisme qui consiste à réduire le programme politique aux réformes d'augmentation des salaires que tout syndicaliste digne ce nom revendique. « Moraliser le capitalisme » (sic) c'est justement le piège irréaliste qu'alimente le fil continu entre la social-démocratie, l'écologie politique, le trotskisme et les directions du mouvement communiste et syndical.

Un début de rupture, pour le moment non complètement assumé, a été amorcé avec la victoire du NON au traité constitutionnel européen (TCE) avec l'émergence des Collectifs anti-libéraux et du Front de Gauche, bientôt suivi de l'échec patent de la stratégie réformiste du « syndicalisme rassemblé ». Après des décennies de suivisme, les forces de la gauche anti-libérale, qui tentent de se démarquer de la social-démocratie libérale, peinent à prendre le chemin de la rupture idéologique et politique nécessaire pour dégager une alternative révolutionnaire contre la prétendue « fin de l'histoire » éternelle que serait le capitalisme. Rompre avec le PS définitivement et conséquemment est la tâche qui incombe aux véritables communistes, aux syndicalistes de lutte des classes et aux démocrates progressistes anti-libéraux.

Combattre le fascisme qui dévoie la lutte des classes  

Mais même si la crise systémique et ses effets socialement dévastateurs provoquent une différenciation sociale en cours au sein du monde du travail et des populations, dont la résistance antilibérale naissante est une expression politique, la soumission à l'idéologie bourgeoise se poursuit encore aujourd'hui au sein même des forces politiques anti-libérales. En même temps certains secteurs capitalistes commencent à se rendre compte que leur système est de moins en moins crédible et que leur capacité à duper les travailleurs et les peuples commence à s'essouffler.

C'est ce qu'on peut lire sous la plume de Paul Polman, PDG d’Unilever, et Lynn Forester, PDG de Rothschild, auteurs d’un article intitulé « pour un capitalisme moral et inclusif, il faut moraliser le capitalisme en mettant fin à la dictature du court terme et en luttant contre l’exclusion sociale » : « Le capitalisme a mené l’économie du monde à des niveaux de prospérité sans précédents. Mais il s’est aussi montré lourdement dysfonctionnel. Il encourage souvent une vision à court terme, contribue à de profondes disparités entre les riches et les pauvres, et tolère l’imprudence dans le traitement du capital environnemental.  Si ces coûts ne peuvent être contrôlés, il se pourrait que l’on abandonne le capitalisme – et avec lui, le meilleur espoir de l’humanité pour la croissance économique et la prospérité.  Il est donc temps d’envisager les nouveaux modèles de capitalisme émergent partout dans le monde – surtout le capitalisme conscient, le capitalisme moral et le capitalisme inclusif. (…) Tout système générant de tels excès tout en excluant autant de personnes se voit confronté au risque de rejet public. Étonnamment, les effets négatifs du capitalisme s’intensifient alors même que la confiance dans les institutions publiques chute à des niveaux historiques. (…) Déçus à la fois par l’Etat et par le marché, les gens se demandent de plus en plus si le capitalisme tel que nous l’appliquons vaut le coût. Nous constatons ceci dans les mouvements comme Jour de la Terre et Occupy Wall Street. Un peu partout dans le monde – des pays du Printemps arabe au Brésil, à la Turquie, au Venezuela, et à l’Ukraine, les opinions publiques frustrées descendent dans la rue. Réagir aux échecs du capitalisme moderne implique une gouvernance forte et une coopération intense entre le monde des affaires, les gouvernements, et les ONG. (…) Aucun de nous ne peut s’épanouir dans un monde où un milliard de personnes se couche chaque soir avec la faim au ventre et 2,3 milliards n’ont pas accès à des installations sanitaires; Et les entreprises ne peuvent s’épanouir là où la confiance de l’opinion dans l’avenir et les institutions n’a jamais été aussi mince. La route sera longue, mais nous sommes certains que la transformation requise est en marche… La conférence sur le capitalisme inclusif représente un autre pas en avant. En l’espace d’une génération nous serons capables de redéfinir le capitalisme et de construire une économie globale durable et équitable (sic!) » (La Tribune du 28 mai 2014).

Parallèlement aux inquiétudes de certains secteurs de la bourgeoisie impérialiste pour leur système et leurs institutions, la crise systémique et la broyeuse sociale, mise en branle par les gouvernements successifs de droite et de « gauche » pour maintenir les profits maximums du MEDEF, provoquent inexorablement la hausse de l'abstention et continuent de faire le lit électoral du Front National et des autres forces fascistes dans les pays impérialistes de l'UE et des USA.

Au XVIIème congrès du PCbUS en 1934, Staline précisait que « la victoire du fascisme en Allemagne, il ne faut pas seulement la considérer simplement comme un signe de faiblesse de la classe ouvrière et comme le résultat des trahisons perpétrées contre elle par la social-démocratie qui a frayé la route au fascisme. Il faut la considérer aussi comme un signe de faiblesse de la bourgeoisie, comme un signe montrant que la bourgeoisie n’est plus en mesure d’exercer le pouvoir par les vieilles méthodes du parlementarisme et de la démocratie bourgeoise, ce qui l’oblige à recourir dans sa politique intérieure, aux méthodes terroristes de gouvernement; comme un signe attestant qu’elle n’a plus la force de trouver une issue à la situation actuelle sur la base d’une politique extérieure de paix, ce qui  l’oblige à recourir à une politique de guerre ».

Retenons donc trois conditions fondamentales pour que le capital ait besoin du fascisme au pouvoir :

a) Une menace sérieuse du prolétariat révolutionnaire sur fond de crise générale du système impérialiste et le développement subséquent d’une lutte de classe offensive sous la direction d’un Parti Communiste révolutionnaire pour la prise du pouvoir ;

b) L’impossibilité pour la bourgeoisie de gouverner par les méthodes de la démocratie parlementaire, d’utiliser le réformisme social-démocrate de droite ou de gauche pour neutraliser la montée en puissance de la lutte de classe ;

c) La nécessité immédiate d’une dictature terroriste du capital financier pour écraser les organisations et le mouvement ouvrier révolutionnaire.

Si ces trois conditions étaient réunies tant en Allemagne en 1933 qu’en Italie en 1921, aucune de ces conditions n’est complètement atteinte pour l'instant ni aux Etats-Unis, ni dans les principales puissances de l'UE. En effet le mouvement ouvrier et populaire est toujours dominé par le réformisme. Le discrédit montant des institutions bourgeoises (Exécutif, législatif, judiciaire) s'accélère certes et s'est considérablement renforcé sous l'effet des crises des subprimes et de l'euro. Pour le moment le signal principal de ce discrédit est l'abstention majoritaire, qui reste un rejet passif, la combativité ouvrière et populaire est parcellaire et sectorielle, la force électorale fasciste montante est relativisée par l'abstention montante toujours largement majoritaire.

Dans un tel contexte, néanmoins évolutif, la fonction principale dévolue par la bourgeoisie au parti fasciste est de diviser le mouvement ouvrier et populairepour empêcher l'unité de classe des travailleurs contre la classe des capitalistes. Ce rôle diviseur du fascisme détermine la nature raciste, xénophobe, islamophobe, rromophobe, misogyne de sa propagande.

Mais depuis 2005 surtout, le fascisme étale sa démagogie sociale pour récupérer la victoire du NON de classe au traité constitutionnel européen. Le FN apparaît ainsi comme le seul parti qui prône, certes mensongèrement, la sortie de l'euro, et de ce fait récupère électoralement une part du regain de colère sociale légitime. L'augmentation du coût réel de la vie suite à l'adoption de l'euro, l'adoption antidémocratique du traité de Lisbonne pour effacer la victoire du NON au TCE, les ravages sociaux brutaux imposés par l'UE à la Grèce, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et Chypre ont fini de laminer « l'europhorie ». La crise des subprimes s'est transformée en crise de la dette des Etats qui avaient été mis à contribution pour sauver les banques. Dans ces conditions, on doit donc se préparer à un nouveau soubresaut dans la crise systémique du capitalisme qui renforcera encore plus les politiques d'austérité actuelles, amplifiera davantage le rejet de l'euro et de l'UE, et pourrait aggraver les contradictions inter-impérialistes internes à l'UE au point que le maintien de la zone euro telle quelle serait intenable. Une telle évolution de la situation pourrait entraîner la possibilité d’un FN ou d’une combinaison politique l'incluant comme recours pour la bourgeoisie parce qu'il est le seul parti bourgeois ayant une certaine base de masse liée à sa soi-disant « sortie concertée de l'euro ».   

Cette situation pose une équation majeure aux forces anti-libérales, syndicales, associatives et politiques qui ont été à la base de cette formidable victoire populaire, celle de livrer bataille contre la récupération fasciste en s'emparant du mot d'ordre de la sortie de l'euro, de l'UE, du TAFTA et de l'OTAN.

C'est le programme révolutionnaire et internationaliste que l'on doit opposer au ralliement total de la social-démocratie au programme de « notre » bourgeoisie impérialiste, soumise au « besoin d'aire » du capital allemand et US dominants. Cette soumission de la social-démocratie dans le sillage de la droite, est signée comme suit par Laurent Fabius, Pierre Mauroy et Michel Rocard, tous ténors et hauts responsables de l’Internationale Socialiste, dans un texte intitulé « socialistes de toute l’Europe, unissez-vous! » : « Le socialisme dans un seul pays n’a évidemment plus de sens (sic!). Si l’on veut être efficace et peser vraiment sur le cours des choses, les politiques à mettre en œuvre et les régulations à construire se situent désormais à l’échelle des continents et du monde. (…) La social-démocratie se définit par la recherche d’un triple compromis entre le capital et le travail, le marché et l’État, la compétition et la solidarité. (…) Les trois compromis de la social-démocratie doivent donc être actualisés, nos méthodes réformées et internationalisées. (…) Il faut aussi éviter tout repli sur soi, car le déséquilibre actuel qui fait des États-Unis l’acteur dominant du système international doit être corrigé. (…) La refondation de la social-démocratie passera d’abord par l’Europe. (…) devant les enjeux de la gouvernance internationale… l’Europe constitue le bon échelon d’intervention et de représentation. (…) nous voyons ce qu’elle peut d’ores et déjà dans la sphère économique ! Puissance douce, soft power, comme diraient les Anglo-Saxons ? (…) un monde qui se structurera autour de quatre ou cinq grands ensembles régionaux, dont l’Europe. (…) la social-démocratie doit prendre appui sur l’Europe » (Le Monde du 29 octobre 2002).

On savait que la social-démocratie et dans son sillage l'écologie politique et les courants trotskistes avaient rallié l’OTAN de l'occident impérialiste contre l'URSS et le camp socialiste, mais maintenant il s'agit du ralliement au libéralisme politique, programme unique dicté par l'UE aux gouvernements successifs, notamment sociaux-démocrates depuis 1984.

Quatre-vingt-sept ans plus tôt, Lénine dénonçait déjà ainsi le chauvinisme eurocrate du social impérialisme de la « gauche » socialiste : « L'opportuniste allemand Gerhard Hildebrand, qui fut en son temps exclu du parti pour avoir défendu l'impérialisme et qui pourrait être aujourd'hui le chef du parti dit 'social-démocrate' d'Allemagne, complète fort bien Hobson en préconisant la formation des 'Etats-Unis d'Europe occidentale' (sans la Russie) en vue d'actions 'communes'... contre les Noirs d'Afrique, contre le 'grand mouvement islamique', pour l'entretien 'd'une armée et d'une flotte puissantes' contre la 'coalition sino-japonaise', etc. » (Impérialisme stade suprême du capitalisme, chapitre VIII). Cette dénonciation de l'opportunisme social-démocrate de l'époque par Lénine n'est-elle pas encore d'une actualité éclatante?

Les communistes, les progressistes anti-libéraux et les syndicalistes de lutte des classes doivent lutter pour la sortie de l'OTAN, mais aussi pour la sortie de l'euro et de l'UE.

Le mot d'ordre des « Etats-Unis d'Europe » n'est ni marxiste ni scientifique (et cela quel que soit l'époque, y compris au 19ème siècle, époque de Marx et Engels et du « capitalisme ascendant »). Et il l'est moins encore à l'époque du capitalisme des monopoles, de la fusion du capital bancaire et industriel qui a donné naissance au capitalisme financier, à l'impérialisme, stade suprême du capitalisme.

Le développement inégal est la loi absolue du développement de l'impérialisme. Que les impérialistes de l'UE aient eu besoin de forger, de 1945 jusqu'en 1991, le bloc des « Etats-Unis d'Europe », d'abord sous la houlette des USA pour « endiguer » le communisme, puis depuis 1992 sous la houlette à la fois de l'impérialisme allemand et US (qui sont à la fois alliés contre les autres peuples, notamment les pays « émergents » et concurrents selon les intérêts de leurs monopoles rivaux) ne peut et ne doit pas conduire à accepter l’intégration d'une quelconque manière dans l'UE, cette facette particulière du processus de la mondialisation capitaliste actuelle. La construction de l'UE est une alliance des bourgeoisies impérialistes européennes contre le reste de l'humanité.

C'est pourquoi, Lénine a vu très tôt que le slogan des « Etats-Unis socialistes d'Europe » étaient « soit impossible, soit réactionnaire ».

« Impossible »: A l'époque en 1915 le mot d'ordre trotskiste (en fait du social-démocrate Parvus, que Trotski plagie) des « Etats-Unis socialistes d'Europe » se confondait tout simplement avec les « Etats-Unis socialistes du monde » parce que les principales puissances impérialistes qui dominaient le monde étaient européennes alors que la reste de l'humanité en constituait la périphérie exploitée et dominée. Dans ces conditions donc le socialisme advenant en Europe devenait forcément mondial, vu le rapport des forces de l'époque au plan mondial. Cette « impossibilité » était aussi due au fait que les « Etats-Unis socialistes » étaient tendanciellement contenus et contredits par la loi du développement inégal du capitalisme et du processus révolutionnaire rendant inévitable la « révolution dans un seul pays ou groupe de pays ».

« Réactionnaire »: Parce que la loi du développement inégal du capitalisme explique que les puissances impérialistes européennes ont été surpassées, après 1945, par l'hégémonie des impérialistes US, lesquels ont lancé la construction du bloc européen dans le cadre de leur combat pour vaincre l'URSS et le camp socialiste. Mais cette union de capitalistes qu'est l'UE, forgée notamment par un rapport de forces internes au sous-continent européen, ne peut se faire qu'en détruisant toutes les conquêtes sociales et démocratiques, qu'en paupérisant massivement les travailleurs et les peuples, qu'en ouvrant les vannes de la fascisation à l'intérieur et en se lançant dans les aventures guerrières agressives à l'extérieur. C'est d'ailleurs ce qui arrive actuellement partout dans tous les pays de l'espace de l'UE.

Certes, aujourd'hui, le slogan des « Etats-Unis communistes d'Europe » (sic), que propagent démagogiquement les opportunistes droitiers et les trotskistes en soutenant de fait l'UE bourgeoise, ne se confond pas et ne peut pas se confondre, comme du temps de Lénine, avec « les Etats-Unis communistes du monde » vue l'existence de puissances capitalistes mondiales comme les USA et l'avènement sur la scène mondiale des puissances non capitalistes (Cuba, Vietnam, Corée du nord, Chine) et capitalistes (Russie, Inde, Brésil, etc. mais pas encore impérialistes au sens Léniniste) que sont les pays « émergents ».

D'ailleurs à ce propos les expériences en cours des rescapés du camp socialiste comme la Chine, la Corée du nord, le Vietnam, Cuba, tous gouvernés par des Partis Communistes, sont à étudier sérieusement quant à leur nature de classe, leur place dans la « mondialisation capitaliste » actuelle et leur rôle spécifique dans l'évolution du rapport des forces entre travail et capital, entre peuples et impérialisme, entre socialisme et capitalisme, etc..

Mais il n'y a rien, absolument rien de révolutionnaire, d'internationaliste ou de scientifique dans la propagande des trotskistes, quasiment tous pro-UE au nom de la prétendue lutte contre le « nationalisme », sauf qu'ils combattent le « nationalisme » des Etats-Nations au profit du « nationalisme » chauvin et fascisant de l'UE supranationale. Selon les trotskistes, l'écologie politique et la social-démocratie, il y aurait un « internationalisme » spécifique à l'UE et cet « internationalisme » aurait donc maintenant une frontière, celle de la nouvelle « nation » (sic!) en construction qu'est l'UE.

Le chauvinisme pro-UE est une arme bourgeoise impérialiste contre la stratégie révolutionnaire de dislocation de l'UE par la mobilisation populaire pour la sortie de l'euro et de l'UE atlantiste, étape par laquelle doit passer et passera probablement la révolution socialiste dans un pays ou un groupe de pays, dans cet espace économique et politique impérialiste européen.

Il faut faire remarquer ici que le Front de Gauche avec son slogan chimérique « d'Europe sociale » est fortement marqué par cette influence social-démocrate, écologiste et trotskiste pro-UE. C'est aussi en cela que ce cartel électoral des partis anti-libéraux qu'est le Front de Gauche, reste un front dominé par la petite bourgeoisie et l'aristocratie ouvrière, aujourd'hui en voie de paupérisation mais jusque récemment encore intégrée dans le système bourgeois de collaboration de classe pro-UE. Cela ne doit pas être perdu de vue, même si le Front de Gauche est une étape par laquelle il faut passer pour enraciner le combat anti-libéral au sein des masses et pousser à l'intervention des classes populaires, principalement celle de la classe ouvrière.

Les critiques de plus en plus vives viennent des Gauches anti-libérales et communistes d'Amérique du Sud contre la « gauche européenne » incapable d'élaborer une alternative anticapitaliste et anti-impérialiste au pouvoir du capital et de s'opposer concrètement aux guerres coloniales de l'UE.

Dès lors il doit être dit clairement que seule l'intervention ouvrière prolétarienne frayera la voie à la démarcation puis à la rupture d'avec l'illusion de l'Europe sociale. C'est d'ailleurs ce que l'on commence à voir à travers la grève des cheminots contre le saucissonnage de la SNCF, celle d'Air France contre les compagnies low cost et celle de la SNCM contre  la libéralisation imposés par l'UE et son credo, « la concurrence libre et non faussée ». Ces grèves annoncent un début de passage de l'abstention dans les urnes à la résistance active contre les diktats de l'UE que nous devons continuer de pousser en avant.

C'est aussi pour toutes ces raisons que Staline le 14 octobre 1952, dans son discours de clôture du XIXème congrès du PCUS, soulignait fort justement que la question de la souveraineté nationale et populaire redevient centrale pour les peuples et pour les communistes y compris dans les Etats impérialistes d'Europe : « Autrefois, la bourgeoisie était considérée comme la tête de la nation, elle défendait les droits et l’indépendance de la nation, les plaçant « au-dessus de tout ». Maintenant, il ne reste plus trace du « principe national ». Maintenant, la bourgeoisie troque les droits et l’indépendance de la nation contre des dollars. Le drapeau de l’indépendance nationale et de la souveraineté nationale est jeté par-dessus bord. Sans aucun doute, c’est à vous, représentants des partis communistes et démocratiques, de relever ce drapeau et de le porter en avant si vous voulez être des patriotes, si vous voulez devenir la force dirigeante de la nation » (Numéro spécial des Cahiers du communisme, novembre 1952).

Les forces communistes et anti-libérales, les syndicalistes de lutte de classe, à l'instar des générations précédentes, celle de la Commune, doivent prendre la tête du combat de la souveraineté nationale et populaire pour briser cette prison des peuples qu'est l'UE.

Combattre les guerres contre les peuples

Lénine avait déjà analysé que l’impérialisme, stade suprême du capitalisme, est l’époque du « maintien artificiel du capitalisme à l’aide de colonies, de monopoles, de privilèges et d’oppression nationale ».

Dès sa naissance le capitalisme en tant que mode de production a été marqué par ce que d’aucun appelle aujourd’hui « mondialisation » ou « globalisation ». En effet, la classe sociale porteuse de ce système économique et social, la bourgeoisie (le patronat ou encore les actionnaires) et son appropriation des moyens de production, a été boostée dans sa conquête de la puissance économique et politique par la découverte et la mainmise sur les sources de matières premières minérales comme le charbon, le fer, l’or et les matières premières agricoles comme la laine, le coton, le café dont l’exploitation exigeait une main d’œuvre ayant comme seule bien sa force de travail manuelle et/ou intellectuelle : la classe ouvrière, le prolétariat.

C’est ainsi qu’est né le système colonial, parallèlement à la contradiction capital – travail, par la conquête militaire brutale du continent américain, le génocide des Amérindiens qui est le premier grand crime contre l’humanité de l’ère moderne, l’émigration massive des populations européennes pour peupler le continent américain complétée par la traite et l’esclavage des Noirs d‘Afrique. Du 15ème au 18ème siècle, le sous-continent européen sera à la fois la puissance technologique, industrielle, financière, militaire, stratégique et géopolitique. C’est en Europe qu’arrivaient les matières premières pillées en Amérique pour être transformées en produits industriels.

Au 19ème et 20ème siècle, la seconde phase de la « mondialisation » capitaliste s’opéra par la conquête des empires coloniaux en Afrique et en Asie. L’Europe, notamment sa partie ouest, bientôt suivie des USA, étaient « l’atelier du monde » transformant les matières premières agricoles et minières en produits industriels de consommation.

Toutes les guerres coloniales du capitalisme naissant, puis du capitalisme en développement et enfin du capitalisme arrivé à maturité se partageant le monde par la conquête de vastes empires coloniaux, sans omettre les guerres inter-impérialistes comme la guerre de 1914-1918 et la seconde guerre mondiale antifasciste de 1939 à 1945, ont ceci de caractéristique : elles ont été faites pour s’emparer de la main d’œuvre transformée en esclaves ou asservie par le travail forcé et des sources de matières premières, pour transformer dans les pays impérialistes les matières premières minérales et agricoles en marchandises industrielles et générer le maximum de profit.

Or ce qui caractérise l’évolution actuelle, suite aux luttes de libération nationale, au 18ème et début du 19ème siècle sur le continent américain dans le sillage des indépendances des USA et de Haïti, puis celles du 20ème siècle impulsées et soutenues par la Révolution Bolchevique, l’URSS et le camp socialiste victorieux du Nazisme, ce sontles pays dits « émergents » comme la Chine, l’Inde, le Brésil, le Vietnam, l'Afrique du Sud, la Corée du Nord et les nouvelles expériences révolutionnaires, progressistes, antilibérales comme le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua, le Salvador, le Pérou, etc., qui s’appuient sur l’héroïque résistance économique, culturelle, politique et idéologique de Cuba socialiste.

Ces pays deviennent les nouveaux « pays ateliers » qui produisent tout ce que la planète consomme, en particulier tout ce que consomment l’UE et les USA, lesquels se « désindustrialisent » progressivement pour se transformer, par le biais de la financiarisation et de l'explosion du capital fictif, en rentiers parasites vivant de la spéculation et de l’usure.

Cette évolution objective inexorable de la division internationale du travail au cours de cette troisième phase de la « mondialisation ou globalisation », c'est-à-dire de l’internationalisation du capital et de la recherche du profit maximum, confère un caractère particulier au nouveau cycle des guerres d’agressions coloniales de l’impérialisme US et de l'UE contre les peuples.

En effet, le nouveau cycle des guerres est engendré par la nécessité pour l’impérialisme de contrôler les sources de matières premières stratégiques indispensables au développement des pays dits « émergents ». Il s’agit pour les rentiers parasites des USA et de l'UE de générer des profits colossaux en contrôlant et en rendant les pays « émergents » dépendants d’eux pour l’accès aux matières premières dont ils ont besoin pour continuer à se développer. Par leur mainmise sur les richesses stratégiques des pays producteurs, les USA et l’UE s’érigent en usuriers rentiers fixant les conditions d’accès aux matières premières aux pays « émergents ». Les Firmes Transnationales peuvent ainsi spéculer sur les prix, fixer les taxes, poser leurs conditions, organiser le sabotage des économies ou les affaiblir, mener la guerre commerciale et donc continuer à exploiter et dominer l’économie mondiale. C'est cela la base matérielle réelle de la tendance à la fusion de plus en plus prononcée entre militarisation, spéculation et financiarisation des économies des USA et de l'UE.

Voilà pourquoi l’impérialisme se lance dans les guerres actuelles de « faible ou moyenne intensité » contre les pays récalcitrants encore sous-développés pour les asservir. C’est le cas des deux guerres contre l’Irak, de la guerre contre l’ex-Yougoslavie (la Serbie), de celles contre l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, la Libye, la Syrie, l'Ukraine, etc. Il s’agit d’en finir avec des pays et des peuples qui refusent de se soumettre au diktat des impérialistes, et qui donc, malgré la nature bourgeoise ou féodale de leur régime, rejettent la domination impérialiste et cherchent même parfois à développer leur pays pour en faire des pays émergents et indépendants.

L’Irak de Saddam Hussein, la Libye de Kadhafi, la Syrie de Bachar El Assad, l'Ukraine de la République Populaire du Donbass sont justement ce type de pays ou de régions où les nationalisations des secteurs économiques stratégiques, des richesses du sol et du sous-sol les ont dotés d’un indice du développement humain (IDH) qu’on ne trouve nulle part dans les pays soumis à l’impérialisme de l’UE et des USA. Mieux ; en empêchant l'accès sans contrepartie aux richesses naturelles aux firmes transnationales des USA et de l'UE, ces pays ont souvent investi dans des réalisations économiques, éducatives, sanitaires et sociales qui les mettent sur les rails du développement. C’est justement cela qui est détruit par les agresseurs impérialistes qui, à coups de bombes et de missiles, s’évertuent à ramener ces pays à « l’âge de pierre » pour ensuite utiliser le système inique de la dette et de la dépendance pour les asservir au profit de leurs entreprises privées au nom soi-disant de « la reconstruction». L'objectif des impérialistes est encore plus ignoble comme on le voit en Irak et en Libye. Cette destruction massive des infrastructures, des réalisations économiques, sociales et culturelles est accompagnée du pillage des œuvres historiques et des assassinats ciblés des ingénieurs, des savants, des chercheurs, des professeurs des pays agressés afin les rendre dépendants pour une ou plusieurs générations. Pour atteindre ces buts inhumains et prédateurs, les impérialistes mettent à contribution les forces moyenâgeuses, théocraties et djihadistes islamistes, les fondamentalistes évangélistes chrétiens, les sionistes colonialistes et les fascistes nazis comme on peut le voir dans les pays du Moyen-Orient, en Palestine, en Afrique, dans les Balkans et en Ukraine. C’est aussi en cela que l’impérialisme, c’est la barbarie.

De Brzezinski, conseiller d'Etat US, qui a créé et mobilisé les djihadistes d'El Qaïda en Afghanistan aux Takfiristes, aux Wahabites de l'Etat Islamique en Libye, en Irak et en Syrie jusqu'aux Nazis en Ukraine, sans oublier Israël contre le peuple Palestinien, c'est le même scénario terroriste meurtrier contre l'indépendance et la souveraineté des peuples que Joe Biden, vice-président d’Obama confesse ainsi: « Les Turcs sont de grands amis, ainsi que les Saoudiens et les résidents des Emirats arabes unis (EAU) et autres. Mais leur seul intérêt était de renverser le président syrien Bachar al-Assad. Pour cela, ils ont mené une guerre par procuration entre les sunnites et les chiites et ont fourni des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d'armes à tous ceux qui acceptent de lutter contre (Bachar) al-Assad » (Afrique-Asie, novembre 2014).

Cette situation montre que le monde est de nouveau divisé en camp de la guerre, représenté par les USA, l'UE, leurs alliés des théocraties religieuses fondamentalistes, les sionistes israéliens, les fascistes en Ukraine et les réseaux terroristes qu'ils financent et arment et en camp de la paix, représenté par les pays « émergents », les Etats anti-libéraux et anti-impérialistes d'Amérique du Sud et les peuples qui subissent les agressions armées des impérialistes. Telle est la réalité objective de l'état actuel du monde. Tel est l'enjeu fondamental dont les forces communistes, anti-libérales et syndicalistes de lutte des classes dans les différents Etats impérialistes de l'UE doivent prendre conscience.

Or cette prise de conscience est encore diffuse et tarde à émerger, même si les mensonges des impérialistes pour déclencher leurs guerres deviennent de plus en plus flagrants et dupent de moins en moins de monde. En effet, les travailleurs et les peuples emprisonnés dans l'UE prennent progressivement conscience de la dangerosité des guerres impérialistes, d'autant plus que, non seulement de nombreux soldats y meurent, mais aussi que des jeunes d'ici deviennent djihadistes, ce qui accroît le danger d’un retournement contre leurs commanditaires impérialistes, comme l'a fait Ben Laden, ex-agent de la CIA, engagé en Afghanistan contre le communisme.

Ces aventures guerrières des USA, d'Israël et de l'UE conduisent peu à peu l'humanité vers une nouvelle conflagration mondiale qui opposera le camp de la guerre (USA, Israël, UE, etc.) et le camp de la paix (les Etats rescapés du camp socialiste, anti-libéraux et anti-impérialistes et les pays capitalistes non impérialistes au sens Léniniste).

Le « ni, ni » qui consiste à renvoyer dos à dos l'agresseur et le bourreau impérialiste US, UE et Israélien et l'agressé victime Afghan, Irakien, Libyen, Syrien, Yougoslave/Serbe et Ukrainien du Donbass s'est révélé et se révèle comme un soutien chauvin criminel aux guerres coloniales des puissances capitalistes.

Dans le contexte de quasi disparition des mouvements internationalistes pour la paix, les forces communistes et anti-libérales, les syndicalistes de lutte de classe, à l'instar des générations précédentes, doivent absolument faire le lien entre régression sociale dans les pays impérialistes (USA et UE) et guerres à l'extérieur menées par « nos » bourgeoisies en quêtes de profit maximum. Il y a un lien dialectique entre la faiblesse des résistances ouvrières et populaires à l'offensive antisociale à l'intérieur et la quasi-inexistence de mobilisations de classes, citoyennes et internationalistes des peuples contre les agressions militaires à l'extérieur. Ce sont deux faces de la même médaille, baromètre du réformisme dominant qui explique l'état de faiblesse programmatique et militant des forces communistes, anti-libérales et syndicales de lutte des classes. Il faut œuvrer à remédier à cela pour aller résolument de l'avant. 

Vaincre le réformisme pour renverser le capitalisme

Ce que le monde du travail et les peuples ont vécu et vivent encore depuis le triomphe momentané de l'impérialisme contre le camp socialiste, contre l'URSS dans les années 90, avait pourtant fait déjà l'objet de l'avertissement suivant de J.V. Staline: « Qu'adviendrait-il si le capital réussissait à écraser la République des Soviets ? Une période de la plus noire réaction s'en suivrait. La classe ouvrière et les peuples opprimés seraient pris à la gorge. Les positions du communisme international seraient perdues. » (Encore une fois sur la déviation social-démocrate dans notre parti).

En effet le « pouvoir absolu » dictatorial du capital s'est soldé et se solde encore par les offensives contre toutes les conquêtes sociales et la massification de la pauvreté dans les « pays riches », le retour du fascisme sur le devant de la scène politique et les agressions militaires renouvelées contre les peuples, étapes vers une conflagration mondiale, une nouvelle guerre mondiale. Les agressions multiples et protéiformes des impérialistes US et de l'UE contre les peuples et la misère dans laquelle ils mettent leurs propres peuples font partie de la marche vers l'affrontement entre camp de la paix et camp de la guerre. Cette sombre perspective qui se dessine exige que les internationalistes des deux côtés se parlent, échangent et discutent franchement pour définir et lutter ensemble contre les fauteurs de guerres impérialistes.

Devant la barbarie du capitalisme libéré temporairement du contre poids que constituait le camp socialiste, l'URSS, les Gauches antilibérales et anti-impérialistes d'Amérique du Sud à l'initiative des nouvelles expériences révolutionnaires en cours expriment avec une exigence fraternelle la critique du réformisme des communistes et de la « gauche européenne » : « La vie des révolutionnaires et des communistes, disent-ils, est toujours marquée par les défaites. C'est justement pour cela que l'on est révolutionnaire et communiste, pour apprendre en permanence et avancer à partir de la défaite et des conditions nouvelles qu'elle crée, et chercher les espaces, les chemins de l'émancipation. Ce ne sont donc pas seulement des défaites politiques partielles ou des changements techniques dans la production qui expliquent l'actuelle débandade et la stratégie défensive des forces révolutionnaires européennes. Je crois que l'on vit aujourd'hui une défaite intellectuelle et morale, une perte de contenu de l'horizon alternatif qui définit la gauche dans le monde » (Avaro Garcia Linera, vice-président de l'Etat plurinational de la Bolivie, Regard sur les Gauches, éditions Espaces Marx).

Les Gauches d'Amérique du Sud appellent ainsi les forces communistes, anti-libérales et les syndicalistes de luttes des classes d'Europe à ne pas « rester prostrés face à la défaite ou occulter son sens, paralysant ainsi notre âme. Il faut revenir sur ces luttes, de manière théorique et pratique, il faut en tirer les leçons et avancer sans complexe. Nous avons besoin d'une gauche sans complexe face à l'avenir... Les nouvelles générations doivent assumer les erreurs et les faiblesses comme des expériences, pour ne pas les répéter, mais au contraire pour continuer à regarder l'horizon et l'avenir. C'est un effort collectif pour construire les nouveaux horizons de notre époque... Notre tâche commune..., c'est de sortir du néolibéralisme. Notre première tâche, c'est d'en finir avec la croyance selon laquelle le néolibéralisme serait un régime naturel, un régime indépassable, un régime qui n'a pas de limite et pas d'alternative. Evitons l'abattement et la démoralisation historique de la société contemporaine...Cet horizon alternatif de société, que nous appelons communisme, sera obligatoirement pluriel, non homogène, géographiquement différencié et temporellement discontinu » (idem).

Comme l'écrit Alvaro Garcia Linera, « il est temps de cesser de porter le deuil » de la défaite subie, après 70 ans d'expériences de construction du socialisme, pour reprendre le chemin ardu qui a permis aux générations précédentes de défier puis vaincre l'impérialisme.

La crise systémique actuelle de l'impérialisme et ses effets ravageurs, mortels et criminels ouvrent les yeux plus que milles discours sur la nature sauvage et inhumaine réelle du capitalisme et sur la nécessité de son renversement inévitable.

Pour reprendre le chemin de la révolution, comme l'ont entamé nos camarades d'Amérique du Sud et comme le font les rescapés du camp socialiste que sont Cuba, le Vietnam, la Corée du Nord et la Chine, il faut en finir avec le complexe de l'œuvre gigantesque réalisée par les anciens que l'entreprise mensongère de salissage éhonté de la bourgeoisie mondiale ne cesse de criminaliser. Il faut retrouver la confiance en nous et notre histoire de luttes victorieuses contre le capitalisme, car la puissance idéologique, morale, l'éthique, l'intelligence stratégique et tactique et les prouesses de nos anciens sont et doivent être des motifs de fierté et des points d'appui pour les générations prolétariennes révolutionnaires actuelles.

Nous assumons et devons assumer, en matérialistes dialecticiens par l'étude scientifique critique, le travail formidable accompli par nos anciens et leurs impressionnantes avancées progressistes pour débarrasser l'humanité de la parenthèse historique d'horreur prédatrice et de crimes sans fin qu'engendrent le capitalisme et l'impérialisme. Ils et elles, nous ont montré que c'était possible et comme le dit Frantz Fanon, c'est à nous de parachever en accomplissant notre mission.

Dépoussiérant les mensonges que la nature barbare et tyrannique de l'impérialisme dévoile peu à peu aux yeux des travailleurs et des peuples et forgeant un programme alternatif contre la régression sociale, le fascisme et les guerres, les communistes, les antilibéraux et les syndicalistes de luttes des classes peuvent et doivent œuvrer à mettre en rang de bataille les masses laborieuses, ses bâtisseurs de la civilisation nouvelle sans patron, sans capitalistes que sont les ouvriers, les paysans, les travailleurs et les peuples opprimés. Le combat contre la régression sociale, le fascisme et la guerre passe inexorablement par la sortie de l'UE et constitue la principale ligne de fracture délimitant les deux côtés de la barricade entre réformistes pro-UE et révolutionnaires anticapitalistes.

Novembre 2014

source: cercle henri barbusse

Par Réveil Communiste - Publié dans : Réseaux communistes - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 17:51

  Lu sur PCF Bassin

 

Kharroubi HABIB

Lors de sa conférence de presse à l’issue du sommet du G20 qui s’est tenu à Brisbane en Australie, le président étasunien Barack Obama a, en faisant clairement allusion à la Russie, exhorté la communauté internationale à se montrer « très ferme » sur le besoin de faire respecter les principes fondamentaux qui régissent les relations internationales. L’un de ces principes étant selon lui « qu’on ne peut envahir d’autres pays ou financer des mandataires et les soutenir d’une manière qui désintègre un pays ayant des élections démocratiques ». Ce dont justement la Russie est accusée de faire en Ukraine par les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne.

Mais dans ce même pays, l’Ukraine, n’ont-ils pas eux aussi piétiné ce principe en accordant plus que du soutien politique et médiatique aux manifestants de Kiev déterminés à chasser par la violence de la rue le régime pro-russe de l’époque ? C’est un secret de polichinelle que la « révolution » de la place Maidan à Kiev a été téléguidée, attisée et même financée conjointement par les Etats-Unis et l’Union européenne suite au refus de l’ex-président ukrainien Viktor Inaoukovich de signer le projet d’accord d’association entre son pays et l’Union européenne. Il y a donc du cynisme pur de leur part à faire comme si seule la Russie serait coupable de transgression des principes fondamentaux régissant les relations internationales.

Obama et les Etats-Unis sont les moins qualifiés à en appeler à la communauté internationale contre les agissements qu’ils prêtent à la Russie dans le conflit ukrainien. Dans ce conflit, mais dans tous les autres aussi où elle est intervenue, les États-Unis ont allègrement piétiné ces principes les considérant comme nuls et non avenus car contrecarrant leurs intérêts nationaux. De l’Afghanistan à la « révolution » de la place Maidan en passant par l’Irak, la Libye et la Syrie pour ne citer que les plus sanglants conflits dont lesquels elle a été partie prenante et pour tout dire les a ouverts, les États-Unis ont ignoré cette communauté internationale qu’ils veulent dresser contre la Russie. Pas dupe, celle-ci se refuse à l’embrigadement dans un front anti-russe que Washington tente de constituer en prenant prétexte du conflit ukrainien.

La preuve en est l’échec qu’Obama et ses alliés occidentaux ont essuyé à Brisbane au sommet du G20 où ils ont tenté d’obtenir des autres participants la condamnation de la Russie sur sa position dans le conflit ukrainien. A l’occasion de ce sommet, les médias occidentaux ont été prolixes et insistants sur le prétendu isolement dans lequel Poutine se serait retrouvé enfermé. Ils n’ont cependant nullement relevé que le communiqué final du sommet n’a aucunement évoqué le conflit ukrainien et encore moins fait état d’une condamnation de l’attitude russe dans ce conflit.

Dans ses démêlés avec l’Occident, la Russie, dont par ailleurs l’on ne partage pas certaines des positions au plan international, a le mérite de prôner la résistance contre l’arrogant hégémonisme que cette partie du monde exerce sur la planète et qu’elle cherche à faire durer en refusant aux autres le droit d’exiger un autre ordre mondial que celui qu’elle veut leur imposer alors que manifestement sa puissance et son influence dans le monde sont en franche régression.

Kharroubi Habib

»» http://www.lequotidien-oran.com/
Par Réveil Communiste - Publié dans : Impérialisme - Communauté : Parti Communiste Français
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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 17:37

Lu sur LGS

 

Exclusif : Pendant la guerre civile, le GIA algérien n’a exécuté personne.

Jacques-Marie BOURGET

La vérité a pris du temps pour remonter depuis le fond d’un puits si creux mais, nous en sommes certains, pendant les « années noires » qui se sont succédées à partir de 1991, les djihadistes et autres guérilleros des GIA n’ont exécuté aucun algérien. C’est en observant les réactions mondiales, celles qu’entrainent les décapitations perpétrées par les « barbares » du califat irako-syrien, que l’on peut être aussi ferme sur la nouvelle façon dont nous devons écrire cette page tragique de l’histoire algérienne.

C’est par une logique imparable que j’établis ma conclusion, quasiment scientifique. Puisque ni la France ni la « communauté internationale » n’ont jamais protesté contre les meurtres et décapitations à la chaine perpétrés par les islamistes algériens, c’est que ces crimes n’ont jamais existé.

Revenons donc à une barbarie un peu plus ancienne que celle mise en ligne depuis le désert syrien par les troupes d’Al-Baghdadi. En Algérie, sauf s’ils ont tous rêvé et que les tombes sont vides, les citoyens, militants politiques, les militaires gendarmes et policiers, ont bien chaque matin, relevé dans les rues et au bord des routes, de multiples cadavres ? Quels étaient-ils donc ? Et qui avait tué ces enfants, ces femmes et ces hommes ? La réponse est « personne » puisque, je le répète, à la surface du monde, nul ne s’est indigné de ces tueries revendiquées au nom d’Allah.

Lecteurs avisés, vous connaissez tous la réponse, ces morts avaient l’inexcusable défaut d’être des arabes et des kabyles. Ce qui se passait alors en Algérie ne relevait que de ce que les racistes font du fait divers : « un règlement de compte entre maghrébins », d’un crime inscrit dans les gènes.

Mais il existait aussi une explication plus noble, plus stratégique, plus politique, celle du « qui tue qui ? ». Lourde idéologie développée par des humanistes principalement français, souvent de bonne foi, qui affirmaient avec force et meeting que ces tueurs au nom de Dieu n’étaient que des agents de l’armée algérienne. Faisons court, la recette était la suivante : pour tenir le pays sous sa botte, les militaires créaient et entretenaient le brasier islamiste. S’il est aujourd’hui vérifié qu’en manipulant certains groupes, des généraux ont bien joué avec ce feu, identifier le massacre de plus de 200 000 personnes à un acte de barbouzerie est indigne et inhumain.

Aujourd’hui que les clones de ces dingos du GIA, nés eux-mêmes du chaos afghan bricolé par l’occident, tuent en Afrique, en Irak et Syrie, voilà que l’indignation grimpe dans le compte-tours. C’est parfait. Mais il faut nous expliquer pourquoi, il y a vingt ans, quand les tueurs du « califat » algérien égorgeaient dans les villes et les champs personne ne s’en soit alors indigné. Au prétexte que, pour de sombres raisons politiciennes, des algériens se tuaient entre eux, pas un penseur n’a levé une croisade pour flétrir les monstres salafistes. A l’époque c’est même avec une certaine bonhomie que Mitterrand, sur le thème du « il faut bien que l’islamisme passe », a apprécié avec indifférence ce qu’en temps ordinaire Kouchner aurait qualifié de génocide.

Aujourd’hui, puisqu’ils tuent des américains, des anglais et un français (justement en Algérie), les consciences endormies ouvrent l’œil sur la lame des couteaux. A titre posthume leur éveil devrait les conduire à présenter leurs excuses au peuple algérien : derrière le « qui tue qui ? » se cachaient déjà des barbares.

Jacques-Marie Bourget

PS. Aux lecteurs qui seraient sensibles à un rire qui n’existe pas, à l’humour salafiste, je recommande la consultation de la note Wikipedia sur le GIA algérien. Pour justifier la « manipulation » du GIA par l’armée, « l’encyclopédie » s’abrite derrière les travaux de Nafeez Mosaddeq Ahmed. On observera sans malice que cet « expert », spécialiste du bengâli, est aussi convaincu que l’attentat du 11 septembre a été fomenté par les USA...

Par Réveil Communiste - Publié dans : Impérialisme - Communauté : Communard toujours !
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Réveil Communiste : qui sommes nous? (17/07/2013)
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