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Mardi 2 septembre 2014 2 02 /09 /Sep /2014 10:56

Sur El Diablo :

drapeau-france-russie.jpg

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Par haine de la Russie et de son président, certains irresponsables au service du gouvernement ukrainien mettent l’avenir de Saint-Nazaire en péril, en exigeant que les BPC Mistral ne soient pas livrés à la Russie à l’issue de leur construction.

 

Si cela se produisait, les conséquences seraient terribles pour les Chantiers et Saint-Nazaire :

 

=>Des centaines de milliers d’euros de remboursements et de pénalités,

=>La perte de crédibilité des chantiers et de la France à l’international,

=>800 salariés de STX au chômage et des milliers d’autres dans la sous-traitance,

=>D’autres contrats internationaux fragilisés, comme les Rafale vendus à l’Inde.


Jamais STX ne s’en remettrait !        

 

Le comité citoyen « Mistral, gagnons ! » s’est constitué à Saint-Nazaire pour la sauvegarde de l’emploi dans cette ville, pour la liberté de commercer avec qui on l’entend (refus de tout boycott et embargo), pour l’amitié avec le peuple russe et les peuples en général, tant qu’ils respectent la France.

 

Il exige la livraison des BPC Mistral à la Russie et appelle à une manifestation le 7 septembre 2014 à 13 heures avenue de la Prise d’eau, quai de Penhoët, devant le BPC russe à Saint-Nazaire.

 

Fernand Hérold

pour le bureau « Mistral, gagnons ! »

 

 

PLUS D'INFORMATIONS ICI

 mistral-assos.jpg

cliquez pour agrandir

Par Réveil Communiste - Publié dans : Ukraine - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 2 septembre 2014 2 02 /09 /Sep /2014 10:05

lu sur lepcf.fr

 

lundi 1er septembre 2014

Depuis quelques années, plus de trêve estivale. Ce moment ou le temps ralentissait un peu pour le repos et la réflexion est au contraire remplacé par une accélération de l’actualité.

Poursuite des conflits, des guerres, faisant des milliers de victimes, principalement dans les populations civiles. Multiplication des communiqués annonçant les mauvais chiffres de l’économie, chômage en hausse, croissance en berne, pauvreté en augmentation.

Cette accélération de la dégradation de la situation internationale et nationale ne fait pourtant pas douter ni Hollande, ni son gouvernement. Et quand un ou deux ministres émettent quelques doutes, c’est l’occasion pour Hollande et Valls de nommer un nouveau gouvernement qui va encore accélérer des réformes dont tout le monde sait qu’elles ne permettront pas de développer l’emploi, relancer l’économie, répondre aux besoins de la population.

Mais cette politique plaît aux banques, aux marchés financiers et au patronat, et c’est visiblement le plus important pour ce gouvernement « socialiste ».

Les patrons ont fait une « standing ovation » au 1er ministre à leur université d’été. Comme on les comprend ! Avec « le pacte de responsabilité », ce gouvernement s’apprête à faire un nouveau cadeau aux entreprises en leur transférant 40 milliards d’euros des ménages. Cela devait les aider à retrouver de la compétitivité, mais ce sont les dividendes versées aux actionnaires par les grandes entreprises qui ont progressé de 30% sur le 1er trimestre.

Avant les congés, il a suffi que le MEDEF menace de bloquer le « dialogue social » pour que tout de suite le gouvernement obtempère et vide de tout son sens une mesure positive contenu dans la réforme de retraites, le compte pénibilité.

Par contre des jours et des semaines de luttes et d’actions des cheminots pour la défense du service public des transports, des intermittents du spectacle pour la défense de leur statut ne suffisent pas à infléchir la ligne du gouvernement.

En faisant le choix de poursuivre la politique d’austérité, avec de nouvelles mesures qui pourraient être prises dans les semaines à venir ; une augmentation de la TVA, augmentation du temps de travail, le gouvernement Valls répond aux attentes des plus riches, des marchés financiers, de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne, qui exigent la poursuite des réformes, du démantèlement du code du travail, de notre système de protection sociale, de l’organisation de notre territoire en remettant en cause les communes, les départements.

Pour le patronat, cette politique est une véritable réussite, et non pas l’échec dont parlent les médias, au regard de la hausse du chômage et de la croissance en berne.

Elus en promettant une politique de gauche, Hollande et les socialistes ont trahi leurs électeurs, avec une politique fondamentalement libérale, dont le seul objectif est de drainer vers les banques et les marchés financiers, le maximum de la richesse créée par le travail.

A tel point que la droite, UMP en tête, se trouve quasiment sans voix et ne peut faire que de la surenchère ; coupes renforcées dans les dépenses publiques, accélération des exonérations fiscales pour le capital, démantèlement du code travail. Et le FN se frotte les mains en espérant l’aggravation de la crise politique, misant sur l’exaspération pour faire basculer le maximum des travailleurs dans le nationalisme réactionnaire.

Un autre politique est possible en s’attaquant à la domination du Capital !

Pour rompre avec l’austérité, il faut s’attaquer aux rentes insupportables des marchés financiers en réduisant les prélèvements exorbitants des dividendes. Aujourd’hui il faut libérer notre économie du coût du capital ! Il faut que les producteurs décident eux-même des investissements et des prix. Et c’est possible !

Il faut rompre avec les choix de politique d’austérité imposés par l’Union Européenne, les gouvernements. Il faut retrouver la souveraineté nationale et mettre la création monétaire au service d’investissements publics majeurs.

Il faut relancer des mesures favorisant la progression du pouvoir d’achat. Mettre fin à la concurrence libre et non faussée qui détruit des milliers d’emplois dans notre pays. Il faut inverser la logique qui fait du travail un coût qu’il faut diminuer alors qu’il est le vecteur principal de création de richesse.

En cette rentrée les communistes veulent être utiles à cela. Non il n’y a pas de fatalité à l’austérité. Non il n’y a pas qu’une politique possible.


Construisons ensemble le rassemblement nécessaire pour faire reculer le gouvernement, pour imposer d’autres choix.

Un autre monde pour la France est possible !

UMP, PS et FN veulent nous enfermer dans un faux choix entre la mondialisation capitaliste et le nationalisme réactionnaire, avec toujours la réduction des droits des travailleurs et des salaires. Mais le monde économique est bouleversé par les nouveaux rapports hors dollar entre la chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, l’Afrique du Sud... Contre la concurrence, ce nouveau monde réinvente la coopération, le développement. C’est une chance pour la France !

La France peut jouer un rôle historique en sortant de la soumission atlantiste et de la Francafrique, pour construire un nouveau développement dans la coopération avec les pays du Sud, refusant les guerres économiques de domination. C’est la clé de la paix et de la reconstruction d’une France respectée et indépendante !

CONTRE LES GUERRRES IMPERIALISTES ; POUR LA PAIX

Les USA, l’OTAN, suivis par les pays de l’Union Européenne, et notamment par la France ont fait le choix de la guerre. Guerre en Ukraine, à Gaza, en Irak, en Libye, en Syrie, faisant des milliers de morts dans les populations civiles.
Ce sont des guerres impérialistes, elles ont toutes en commun l’offensive des multinationales pour s’accaparer des ressources énergétiques et même l’eau.

Ils n’hésitent pas pour cela, comme en Ukraine, à s’appuyer sur des forces réactionnaires, fascistes.
Ils n’hésitent plus non plus à bombarder les populations civiles, prétextant que des « extrémistes » ou « résistants » s’y cacheraient, tout comme ils mentaient sur les « armes de destruction massives » qu’il fallait détruire en Irak.

Cette stratégie de la tension peut mener au pire. Plutôt que de suivre cette voix, la France, son gouvernement, doit œuvrer pour l’arrêt des conflits, l’arrêt des bains de sang, permettre aux peuples d’être maître de leurs destins. Œuvrer pour la justice et la paix.


L’adresse originale de cet article est http://pcf.venissieux.org/HOLLANDE-...

Par Réveil Communiste - Publié dans : Réseaux communistes - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 2 septembre 2014 2 02 /09 /Sep /2014 09:55

Sur le blog de Danielle Bleitrach :

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l’affiche n’est pas celle du parti communiste espagnol, mais celle du PCPe … mais elle exprime un état d’esprit…

 Voici peut-être l’explication de la différence entre les sites russes en espagnol et en français… Il y a non seulement l’Amérique latine mais le parti communiste espagnol, attitude qui tranche avec celle du parti communiste français et du journal l"Humanité sur la résistance Ukrainienne… cela dit il faut noter que le parti communiste espagnol a littéralement été assiégé par ses bases régionales pour aboutir à de telles prises de position en faveur non seulement du Donbass mais de la résistance armée, alors que l’ineffable Wurtz parlait récemment dans l’Humanité des "aventuriers"…  et que la direction du PCF concédait au parti communiste d’Ukraine l’adéquation avec "les valeurs européennes"…
Voic donc l’article sur la position du parti communiste espagnol…

Un grand nombre de dirigeants du Parti Communiste espagnol, se positionnent publiquement pour la défense armée du Dombass face aux fascistes ukrainiens. Javier PARRA, secrétaire général de la fédération du PC dans la région de Valence-Alicante défend la lutte armée des pro-russes de l’est ukrainien. Voici ses propos et la traduction à la suite. Qu’attend donc le PCF pour emboîter le pas des partis "frères" et appeler à soutenir fermement les habitants de l’Ukraine qui résistent aux nazis, à l’OTAN et à l’UE ?

« En aquellos lugares donde el fascismo ataque impunemente al pueblo, el pueblo deberá defenderse de la manera que mejor considere. En Ucrania, por ejemplo, los nazis se han hecho fuertes, han llegado al gobierno, han prohibido el Partido Comunista y están masacrando con las armas a los habitantes del este. Evidentemente los habitantes del este deben defender la paz con las armas, no les han dejado otra opción, como pasó en España en el 36. Lo de Siria y Venezuela son otros ejemplos, cada uno con sus particularidades, pero el fascismo se está expandiendo cada vez por más países. Es necesaria una gran alianza antifascista mundial. »

Traduction

Là où le fascisme attaque, le peuple doit se défendre comme il sait le faire. En Ukraine, les nazis se sentent forts, ils sont arrivés à la tête du gouvernement, ils ont interdit le Parti communiste et massacrent avec leurs armes les habitants de l’est. Évidemment,les habitants de l’est doivent défendre la paix les armes à la main, c’est la seule voie possible, comme cela s’est passé en Espagne en 1936. Ce qui se passe en Syrie et au Venezuela sont également des exemples, chaque pays avec ses propres spécificités., mais le fascisme s’étend de plus en plus dans plusieurs pays. Plus que jamais, il est indispensable de créer une grande alliance antifasciste mondiale.

http://www.elrevolucionario.es/arti…

Par Réveil Communiste - Publié dans : Ukraine - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 07:52

Lu sur le blog de Jean Lévy :

Rouge Midi

Journal communiste pour le rassemblement

 

 

 

 

 

Vrais débats, postures et jeux d’échecs politiciens

mardi 26 août 2014 
par  

Charles Hoareau 


 

 

 

 

 

 

Il y a un vrai débat, parmi celles et ceux qui forment ce que l’on a coutume d’appeler « la gauche » – terme de plus en plus inadapté – sur les solutions à mettre en œuvre pour faire reculer le chômage, augmenter les salaires, bref développer la justice sociale.

Le débat est non seulement entre organisations dites de « gauche » mais aussi à l’intérieur d’elles et pas seulement au parti socialiste. Notons que l’aggravation de la crise, les guerres néocoloniales, le retour en force de l’impérialisme et le rôle de la France dans ce processus, mais aussi les luttes en cours qui déjouent les choix capitalistes comme ce fut le cas récemment à Fralib pèsent sur ce débat.

Au PS, le débat a lieu chez nombre d’électeurs troublés qui ont cru que « le changement c’était maintenant », chez des militants en désaccord avec les choix mais aussi chez un certain nombre de dirigeants au-delà des questions de postures individuelles et des arrières pensées carriéristes de tel ou tel. Désaccords sur les choix faits, ne voulant pas dire forcément accord sur ceux à faire.

Il y a aussi un débat dans le Front de gauche, débat qui porte bien plus sur la stratégie électorale et les alliances qu’elle induit, que sur la profondeur des changements à accomplir. Quand Mélenchon reproche, à juste titre nous semble-t-il, au PCF de s’être allié aux municipales avec le PS dans 80% des villes au « risque de brouiller le message » mais qu’il répond lui-même par une alliance avec les verts à Grenoble et qu’il ne cesse de faire des appels du pied en direction de ce parti dont l’ancrage « à gauche » est plus que douteux, on peut se demander s’il ne brouille pas lui aussi son propre message ou si sa stratégie d’alliance ne prime pas sur le contenu de celle-ci.

Pierre Laurent prédit que pour ce gouvernement « l’échec sera une nouvelle fois au rendez-vous » et d’ajouter : « Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d’entrer en action, de débattre et d’agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique, avec une autre équipe ». Rassembler la « gauche » quelle gauche ? Celle avec qui on va débattre aux universités d’été du PS ?

Mélenchon pour sa part appelle à une 6ème république, formule assez vague pour être approuvée par tout le monde surtout quand on a combattu, comme ce fut le cas des communistes, la constitution de la 5ème république et son caractère monarchique. On peut quand même douter du contenu révolutionnaire de cette proposition quand on entend le même, qui naguère postulait pour être 1er ministre (!) se réjouir que Duflot ou Montebourg aillent dans le même sens que lui (sic !).

Montebourg de gauche ? Allez le demander aux fralibs qui vous parlerons de quand il est venu faire son brillant exposé sur la démondialisation….et les limites qu’il mettait au terme. Démondialisation oui, mais s’attaquer à UNILEVER, réquisitionner la marque ou bloquer ses produits aux frontières non !

La démission du gouvernement accélère (ou en est un des fruits) la recomposition à gauche, recomposition dont un certain nombre de forces, des verts au PG en passant par Robert Hue qui réapparaît comme par un enchantement médiatique calculé, rêvent de se servir pour prendre la place laissée vide par un PCF dont ils finiraient de manger la dernière laine sur le dos…

En vérité, si celles et ceux qui pensent vain de tenter d’humaniser un système à bout de souffle mais qu’il faut réellement changer de société, veulent être crédibles et ne pas apparaître comme des marchands de rêve, il faut appeler un chat un chat et dire clairement les choses :

 
- le capitalisme n’a pas d’avenir il faut en sortir dans un processus révolutionnaire à la bolivarienne comme

tentent de l’inventer plusieurs pays d’Amérique latine

 
- il faut rendre la terre, les usines et les moyens d’échanges au monde du travail car ce qui est posé ce n’est

pas seulement la question du partage des richesses mais celle de leur possession.

- il faut sortir de l’euro et de ce carcan impérialiste de l’UE dont il est impossible et illusoire de vouloir en faire

une « Europe » sociale tant elle est verrouillée et organisée comme une dictature impérialiste et

technocratique.

 
- il faut sortir de l’OTAN et refuser toute alliance avec des forces qui soutiennent la politique guerrière de la

France de l’Ukraine à la Centrafrique, en passant par la Syrie, la Libye ou le Mali.

Sur ces quelques points oui des femmes et des hommes, aujourd’hui dispersés dans les

urnes (quand ils s’y rendent) mais souvent rassemblés dans les luttes peuvent s’unir au-delà

des postures, des arrières pensées et mener de vrais débats et combats.

 

C’est tout le sens de notre appel.

Par Réveil Communiste - Publié dans : Réseaux communistes - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 07:50

Lu sur el Diablo :

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

On connaît le « modèle » nordique tant vanté. Tandis que le système éducatif danois décentralisé, autonomisé s'effrite, celui suédois largement privatisé s'effondre. Un avertissement pour les partisans d'une « refondation » de l'école allant dans cette voie.



« Je pense qu'on a fait une confiance trop aveugle dans le fait que les écoles privées seraient une garantie d'une meilleure qualité éducationnelle », déclarait en décembre le président du Comité parlement sur l'éducation, Tomas Tobe, membre du Parti modéré (centre-droit).



Même son de cloche pour le ministre de l'Education (de droite) Jan Bjorklund qui remet désormais en cause la privatisation entamée il y a vingt ans, tandis que le Parti vert – lui aussi favorable à la privatisation – publie son mea culpa : « pardonnez-nous, notre politique a détruit nos écoles ».



D'où viennent ces déclarations dignes d'une défaite militaire majeure ?



Un constat partagé : la chute du niveau des élèves suédois



Le déclic, ce furent l'annonce des tests PISA en décembre 2013. Première nation dans le classement européen à la fin des années 1990, la Suède a vu ses résultats chuter en-dessous de la moyenne de l'OCDE, distancé même par la Lettonie ou la Slovaquie.



Pour une moyenne dans l'OCDE autour de 500, les enfants suédois de 15 ans n'ont réussi que 478 en mathématiques, 483 en lecture et 485 en sciences. Une perte en dix ans de 32 points en maths, 33 en lecture, 28 en sciences naturelles. Aucun autre pays n'a connu une chute aussi vertigineuse



A titre de comparaison, la France tant décriée la devance partout : en mathématique (495), en lecture (505), en sciences (499).



Une cause indéniable : la « privatisation » des années 1990



Tous les acteurs sont d'accord, c'est l'ensemble du modèle éducatif façonné au début des années 1990 qui est en cause. Un modèle conçu par la droite, approfondi par la social-démocratie, sur la base des idées ultra-libérales sur la « liberté d'éducation » de Milton Friedman.



La réforme va s'articuler en deux temps, révélateurs en soi.



D'abord, en 1988, le passage d'un système public national, centralisé à un système décentralisé, basé sur l' « autonomie » des écoles. C'est le préalable nécessaire à la privatisation, martelé actuellement en France, notamment par le rapport de la Cour des comptes publié l'an passé.



Puis entre 1992 et 1994, l'autorisation des « écoles indépendantes » gérés par des acteurs privés – associations, groupes religieux, entreprises – mais avec financement public. Les parents ont la « liberté d'éducation » totale entre les écoles publiques, ou entre établissement public et privé.



Les écoles privées se voient garantir non seulement une égalité de subventions, au nombre d'élèves inscrits, mais les parents bénéficient aussi d'un « chèque éducation » (skolpeng) indépendant du type d'école choisi. Enfin, ces « écoles indépendantes » peuvent aussi lever des fonds privés.



La mise en place de ce système, radicalement contraire à l'esprit de l'éducation en Suède, a été possible par la logique de « co-gestion à la suédoise » louée par nos dirigeants (du PS au MEDEF) : les syndicats ont avalé la réforme, le Parti social-démocrate l'a mise en place après 1994.



Il faut dire qu'on avait vendu du rêve. L'éducation resterait gratuite, il n'y aurait aucune sélection à l'entrée, la concurrence augmenterait la qualité et baisserait le coût pour les administrations.



Et surtout les parents et les enseignants, associations et syndicats pourraient « auto-gérer » leurs écoles grâce à l'autonomie, ce qui laissait entrevoir l'introduction de méthodes pédagogiques innovantes, une meilleure relation entre le corps éducatif et les parents d'élèves.



Vingt ans après, le constat est sans appel, partagé par la quasi-totalité des chercheurs – nous reprenons ici certaines données du rapport réalisé par Susanne Wiborg pour l'Institut d'Education de l'Université de Londres (« Swedish free schools : do they work ? ») mais aussi désormais par les agences gouvernementales suédoises chargées d'évaluer le système, ainsi que la presse économiste.



On peut résumer le désastre en 4 points :



1 – Une baisse de la qualité du service



Augmentation de la quantité de l'offre, mais baisse de la qualité du service : oui, les parents suédois ont désormais plus le « choix ». Les « friskolor » (école indépendante) sont désormais au nombre de 900 dans tout le pays.



En 1988, seules 1 % des enfants étaient scolarisés dans le privé, c'est le cas de 25 % d'entre eux en 2013, dont la moitié des lycéens de Stockholm.



L'impact sur la qualité de l'éducation est mesurable nettement à la chute des résultats atteints lors des tests internationaux, faisant passer la Suède d'une place de numéro 1 européen à celle d'un des derniers pays du continent.



Des résultats qui passent inaperçus évidemment dans les tests nationaux – contrôlés par les chefs d'établissement enclins à gonfler les notes dont dépend leur évaluation – ni dans les notes qui ont basculé de notes « chiffrées » à des notes par « compétences ». On connaît la chanson.



Enfin, c'est le recrutement du corps enseignement qui est chamboulé, sur contrat, sans concours pour les enseignants du privé : cela conduit à une course vers le bas des conditions salariales, une soumission conformiste à des chefs d'établissement devenus « managers », une baisse de la qualité du personnel recruté.



Les statistiques révèlent des enseignants du privé moins expérimentés (6 années de pratique contre 18 dans le public), moins diplômés, avec un turn-over massif, le tout aux conséquences sur la qualité de enseignement prodigué.



L'Inspection des écoles suédoises a jugé très durement les « écoles privées » en 2012, elle a estimé que le groupe danois JB n' « assurait pas une qualité suffisante, ne faisant rien d'autre pour les élèves que leur faire passer des examens ».



Elle a critiqué Prakstika Sverige AB, qui a en chage 5 000 élèves, « au vu du nombre d'enseignants temporaires sans le niveau d'étude minimal, sans accès à des bibliothèques, infirmeries adéquates ». Elle a ordonné la fermeture d'un établissement, et des corrections immédiates pour 30 autres.



2 – Plus de ségrégation sociale



Une ségrégation rampante, une sélection insidieuse mais « libre » : c'est l'hypocrisie ultime du système éducatif suédois qui prétend concilier « liberté » (de choix pour les parents, d'entreprendre pour les patrons) et « égalité » (de traitement entre public et privé, pour les enfants).



Sans surprise, la « liberté d'entreprendre » a conduit à la floraison des écoles indépendantes … là où il y a de l'argent,dans les quartiers aisés de Stockholm, Goteborg ou Malmo, où les parents choisissent les « écoles indépendantes » qui leur garantissent l'entre-soi entre classes supérieures.



Toutes les études montrent la mise en place d'une ségrégation installée, basée d'abord sur des critères économiques – les quartiers populaires se retrouvent face à une offre publique plus réduite – , laissant également de côté les populations immigrées.



Ainsi, pour la chercheuse Susanne Wiborg : « la concurrence des écoles indépendantes est loin d'être la panacée. Malgré ses 1 000 nouvelles écoles, ses 150 000 étudaints, le résultat : ce sont des notes scolaires guère meilleures, mais aussi des coûts plus élevés et une plus grande ségrégation ».



L'étude ciblée des chercheurs Eva Andersson, Bo Malmberg and John Östh de l'Université de Stockholm (« The changing geography of the Swedish school system ») est sans appel :



la « liberté de choix » a conduit à une ségrégation accrue, concentrant des quartiers aisés, blancs, une offre éducative non pas de meilleure qualité mais attractive par l'entre-soi proposé. A l'autre bout de la chaîne, les quartiers pauvres, à forte proportion immigrée, souffre d'une ghettoisation, de la spirale vicieuse de l'échec scolaire, la faible attractive pour les parents, du décrochage social.



Un constat qui trouve une certaine confirmation dans les résultats des élèves : alors que le public obtenait des scores de 515 dans les tests PISA en 2000 contre 505 pour le privé, en 2009, le public à 490 en 2009 tandis que le privé atteignait un score de 520.



Il n'est pas difficile de voir que les meilleurs élèves du système éducatif public – souvent associés aux classes aisées – ont migré vers le système privé … même si les « intérêts privés » débouchent sur une chute de l' « intérêt général », comme le montre la dégringolade globale !



3 – Les coûts pour le public, les profits pour le privé !



Des coûts qui augmentent … et des profits privés qui explosent. Les enquêtes officielles aiment à préciser que les « écoles privées » coûteraient un peu moins cher – 8 % de moins – aux contribuables que celles « publiques ».



Elles oublient de préciser que ces 900 écoles sont nées de la décomposition du secteur public, sorties de nulle part, et qu'elles ont financées largement par le contribuable pour alimenter des profits largement privés.



L’État a donc créé une concurrence artificielle, déloyale, faussée, payée par tous, pour tuer son propre système.



En une dizaine d'années, une série d'entreprises ont fait leur apparition dans le secteur, guidées par l'appât du gain. Selon leMinistère de l'éducation, le chiffre d'affaires annuel du secteur éducatif privé s'élève à 3 milliards d'euros. Un marché lucratif.



4 – Les « fonds vautour » plutôt que les coopératives promises



Les fonds d'investissement privés vautours dominent le secteur. Le gouvernement, les syndicats avaient promis il y a 20 ans l'avènement des « écoles-coopératives » gérées par les parents, les enseignants, si ce n'est les élèves eux-mêmes.



On en est très loin : en 2013, deux-tiers des établissements sont gérés par des entreprises lucratives, 90 % des lycées (là où le taux de rentabilité est maximal, à l'approche de l'université!).



Le géant du secteur, c'est « Acade Media » avec ses 50 000 élèves, une filiale de « EQT », un des plus grands fonds d'investissement privés d'Europe du nord, avec un capital levé de 20 milliards d'euros. « Acade Media » génère 100 millions de profits par an, 1 milliards de chiffre d'affaire.



Ses concurents portent le nom de FSN Capital, The Riverside Company, TA Associates, Bure Equity ou Investor AB : tous contrôlent une chaîne d'établissements à travers le pays, tous sont des fonds d'investissement guidés par la seule rentabilité.



Or, ce marché lucratif tend à voir son taux de profit baisser : un quart des établissements privés connaissent des pertes, le risque d'insolvabilité a augmenté de 188 % depuis 2008, 25 % de plus que les autres entreprises suédoises.



En 2011, JB Education – contrôlé par le fonds d'investissement danois Axcel – a fait faillite, conduisant au licenciement de 1 000 enseignants, laissant 11 000 étudiants à la porte, avec 120 millions d'euros de pertes envers les banques et ses fournisseurs.



Vers une re-nationalisation ? Les suédois d'accord, même le patronat commence à faire machine arrière



L'ampleur du désastre a contraint les pouvoirs publics à réagir, tout du moins à faire des effets d'annonce. Le ministre de l'Education de droite Bjorklund a dit que les résultats PISA étaient « le clou que referme le cercueil des vieilles réformes scolaires ».



Bien sûr, la droite accuse les sociaux-démocrates. Mais elle ne propose rien de mieux qu'un pansement sur une jambe de bois : ne rien toucher aux investisseurs actuels, mais forcer les prochains à gérer les écoles au moins de dix ans, de façon à freiner l'arrivée des fonds vautours.



Une hypocrisie sans nom quand on sait que le ministre Bjorklund a proposé l'an dernier de transformer les universités publiques en fondations, pour leur permettre de lever d'importants fonds des grandes entreprises privées. La porte ouverte à la privatisation de l'éducation supérieure.



En tout cas, les Suédois, eux, sont loin de ces calculs politiciens. Quand on leur pose la question : « faut-il que l'Etat reprenne en main l'ensemble du système scolaire ? »,61 % des Suédois disent oui à la re-nationalisation, seuls 12 % sont pour rester au système privatisé.



Bien significatif des contradictions inhérentes à la classe dirigeante, la mise en garde du patronat – poussant pourtant à la libéralisation de l'enseignement supérieur, de la santé – par la voie du responsable à l'Education de la Confédération des entreprises suédoises (Svenskt Naringsliv), Tobias Krantz :



« Il y a une concurrence mondiale, et que nos résultats sombrent en maths, c'est inquiétant (…) Quand nos entreprises vont décider où elles vont investir, et qu'elles vont vouloir des employés compétents, la Suède sera moins attractive si nos écoles continuent à s'effondrer ».



L' « Etat-providence » suédois tant loué pendant des années par le Parti socialiste ici – ou par la presse patronale, parfois pour son taux de syndicalisation (sic) –, cet « Etat social » a été largement démantelé dans les années 1990 et 2000, accompagné par la « co-gestion ».



Conséquences : son éducation est en ruines, sa santé largement privatisée ne se porte pas mieux, tandis que le développement des assurances santé et retraite privées ont alimenté de puissants fonds de pension et d'assurance qui partent à l'assaut des marchés européens.



 

En tout cas, pour nous, parents, enseignants, étudiants français : vigilance devant les mirages étrangers qu'ils soient suédois, allemands, danois ou britanniques, notre système éducatif public, national – quoique sous-financé – et hérité du plan Langevin-Wallon de 1947 reste un repère idéal et un rempart concret contre les ambitions des vautours privatiseurs.

Par Réveil Communiste - Publié dans : Economie - Communauté : Communard toujours !
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Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 00:21

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Dimanche 31 août 2014 7 31 /08 /Août /2014 20:26

repris sur le blog de Jean Lévy, qui l'avait republié :

"Unir les communistes" exprime le point de vue du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF"

Editorial du numéro 1  (texte de novembre 2013, l'évolution de la situation politique économique et internationale ayant amplement confirmé nos analyses)

Au sein du PCF, depuis 2003, nous avons été à l’initiative de textes de congrès dont le but était de fournir une vraie base de discussion pour tous nos camarades. Ils ont regroupé à chaque fois un nombre conséquent de signataires et de votes. Mais faute d’une véritable démocratie interne, ils n’ont pu infléchir la ligne du parti qui poursuit une évolution qui l’éloigne progressivement du marxisme et qui ne pourra jamais rencontrer ainsi les aspirations des masses. Pour autant nous préférons lutter dans le parti, plutôt que tenter d’en construire un autre, car le PCF reste une référence politique et ne peut pas se débarrasser de son histoire, le voudrait-il. Mais les expériences extérieures ont eu des aspects positifs. Il y a certainement aujourd’hui plus de communistes «  dehors » que « dedans », même si souvent « dehors » leur activité s’émiette et s’affaiblit.

Si nous voulons faire vivre et renforcer les bases militantes du PCF, l’union que nous voulons ne s’arrête pas aux frontières de notre parti, et ne peut dépendre d’une carte, celle du PCF ou une autre. C’est dans cet esprit que nous avons participé aux Assises du communisme qui se sont tenues à Gémenos, dans l’usine Fralib, du 28 au 30 juin 2013.

Notre démarche exprime la nouvelle réalité politique des réseaux, qui se cherche depuis longtemps sous diverses appellations et que le projet du Front de gauche exploite dans un sens réformiste  : la réalité politique et sociale, la réalité de la lutte doit nous unir concrètement. Nous voulons avancer en lien dialectique avec la lutte des classes. Nous ne soutenons pas Mélenchon, nous faisons vivre nos organisations du parti, et non le Front de Gauche, sans entraver les camarades qui s’y investissent.

Le réel fera le tri, comme il l’a fait en Allemagne où Die Linke a rencontré l’échec.

Dans l’urgence nouvelle des situations politiques et sociales françaises et internationales, où la crise est utilisée pour casser les acquis sociaux, pour écraser les nations libres, notre réseau et la revue qui en est l’expression visent à relier les militants ouvriers, à permettre l’organisation des communistes partout où ils se trouvent, et à unifier l’action des communistes avec la construction d’alliances de lutte autour de thèmes fondamentaux  :

  1. Stopper la « construction européenne », sortir de l’euro, car l’Europe sociale n’existe pas. L’Europe est capitaliste, antisociale et antidémocratique et n’est que cela. Il s’agit donc de sortir de l’ambigüité qui empêche les communistes de rebondir politiquement et qui stérilise la lutte contre les régressions sociales exigées par Bruxelles. Si la « gauche de gauche » parvient toujours à mobiliser contre les aspects négatifs de l’Europe (ainsi le TPE en 2005) elle cultive l’illusion de l’Europe sociale, et laisse ainsi un boulevard à l’extrême droite. Il est urgent d’unir dans l’action les communistes qui sont conscients de cette priorité absolue.

  2. Fédérer les luttes, soutenir le mouvement concret de convergence entre les entreprises en lutte. C’est de ces luttes que surgira une nouvelle génération de militants ouvriers et salariés, dotés d’un point de vue de classe concret.

  3. Créer les conditions de la suppression du chômage, ce qui implique la ré-industrialisation (avec la politique douanière et monétaire adéquate), et l’abolition des contre-réformes sociales (retraite, ANI, TSCG, etc.) auxquelles le PS participe avec enthousiasme.
  4. Empêcher la casse des services publics (école, santé, recherche, énergie, banques)
  5. Sortir de l’OTAN, quitter cette organisation belliciste et criminelle, sortir l’armée d’Afrique, lutter contre la guerre d’agression contre la Syrie, à laquelle participent notre pays et les « socialistes  » qui nous gouvernent.

  6. Mettre le socialisme, le vrai, à notre programme, la socialisation des banques, de l’énergie, des télécoms, des médias et des grands moyens de production. En cela, nous sommes favorables à la défense critique du bilan du socialisme réel, en URSS, en Chine ou à Cuba.

 

Nous voulons nous unir autour de ces buts politiques, et sortir du carcan de la « gauche » qu’il s’agisse de la « petite gauche » des groupuscules sans horizon politique, ou de « l’Union de la Gauche » qui n’est que la nébuleuse d’un PS dont le discrédit est tel qu’il pourrait ni plus ni moins disparaitre prochainement comme parti de gouvernement.

 

Malgré la crise et le pourrissement politique, il n’y aura pas d’issue politique en l’absence d’un courant communiste révolutionnaire puissant dans la société, et sûr de ses valeurs, de ses analyses, de son droit. Nous voulons contribuer au renforcement de ce courant à partir de notre position dans le principal parti historique des travailleurs en France.

 

Gilles Questiaux, 8 novembre 2013

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Dimanche 31 août 2014 7 31 /08 /Août /2014 18:36

Sur El diablo :

citroen-livre.jpg

Présentation du livre et des auteurs

Les voitures Citroën sont dans les mémoires et dans le présent d’un siècle d’automobile. La vitrine est belle, les modèles sont rutilants, on célèbre le génial inventeur, mais qui se souvient des millions de femmes et d’hommes qui ont fait la marque aux chevrons ? Plusieurs dizaines de salariés, actifs et retraités, ont entrepris de révéler cette mémoire enfouie et souvent bafouée. Ils racontent dans cet ouvrage un siècle de travail, de passions pour le métier, de répressions féroces et toujours plus élaborées, de solidarités tenaces et de fiertés reconquises. En réunissant des documents et photographies rares, des témoignages de vie et de luttes, ce livre met en lumière ce qui a produit le fabuleux objet de liberté qu’est l’automobile : la passion de l’innovation, l’effort humain, la bataille toujours recommencée pour le révéler et le faire reconnaître.


Cet ouvrage a été coordonné par Roger Gauvrit, Allain Malherbe et Jean-Yves Masson, anciens salariés de Citroën des années 1960 à 2009 en région parisienne et rennaise, militants cégétistes.


Allain Malherbe est né en 1950 dans le Morbihan. Il a été ajusteur à Citroën-Javel (Paris 15e) de 1967 à 1980, puis cadre dans le tourisme social et la rééducation professionnelle. Diplômé en histoire et en psychologie, il est secrétaire de l’Institut d’histoire sociale CGT de la Métallurgie.


Roger Gauvrit est né en 1946 en Vendée. Formeur carrossier au bureau d’études Citroën à Paris de 1963 à 1967, puis sur la chaîne de la SM jusqu’en 1972. Il a été conseiller PCF de Paris de 1983 à 1989. Il est secrétaire de l’Institut d’histoire sociale CGT de la Métallurgie.


Jean-Yves Masson est né en 1954 en Loire-Atlantique. Il a été ouvrier à Citroën-Rennes La Janais entre 1975 et 2009. Il est animateur de la section des retraités PSA-Citroën La Janais et membre du conseil d’administration de l’Institut d’histoire sociale CGT de Bretagne.


Avec le concours d’Alexandre Courban, docteur en histoire, consultant en projets culturels à caractère historique, auteur de Gabriel Péri, un homme politique, un député, un journaliste (La Dispute, 2011).


Les auteurs : Bernard Amiot, Jacques Colin, Vassili Dumay, Roger Gauvrit, André Jaouen, Georges Jarry, Gérard Lebatteux, Paul Le Bourgeois, Jacques Leroux, Gérard Levassort, Allain Malherbe, Jean-Yves Masson, Roger Meyre, Claire Mouzas, Serge Pronteau, Claude Rousseau, Alain Villeléger

LE BLOG « CITROËN PAR CEUX QUI L’ON FAIT » EST ICI

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Dimanche 31 août 2014 7 31 /08 /Août /2014 08:40

Sur le blog de Danielle Bleitrach :


Tactique, stratégie et opérations de l'unité de Mozgovoi

Alexei MozgovoiSi je parle des opérations réalisées  par mon unité, je dois avertir que le mot opération est une exagération. Pour le moment, la guerre est menée principalement dans le domaine des médias, c'est une guerre de l'information. L'activité militaire est juste une extension de la guerre. Pour l'Ukraine,  il y a quelque chose d'une importance vitale, c'est de détruire l'idéal pour laquelle nous nous faisons ces efforts, et les armes sont seulement une aide pour détruire physiquement les personnes porteuses de ces idéaux dans leur cœur.

« Structure et organisation (en fait une accumulation de mineurs, de chauffeurs de taxi et d'agriculteurs) étaient jusqu'à récemment un bataillon. Maintenant, nous sommes devenus une brigade.

La réalité est qu'il est difficile d'appeler nos activités récentes opérations, bien que nous travaillons avec des cartes, nous organisons des unités de reconnaissance, ou nous sommes guidés par les plans comme toute unité militaire. Notre mission est de découvrir où sont les unités de l'ennemi et leur matériel, aussi bien qu'anticiper leurs mouvements.

Nous avons modifié notre tactique originale. La principale faiblesse de la conception originale, c'est que nous avions imaginé la guerre comme une lutte physique, quand en réalité non seulement les forces ukrainiennes sont incapables d'un combat propre, mais ils n'ont même pas l'intention de le mener. Qu'est-ce qui est important pour eux ? Si vous avez un lance-roquettes,  des missiles Uragans, Smerches, pourquoi ne pas les utiliser ? Ils le font. Et ils appellent leur opération ATO, opération de lutte contre le terrorisme. Où, dans quel pays, toute une armée est nécessaire pour lutter contre le terrorisme ?

Je pense que la lutte contre le terrorisme devrait  consister en des mesures  localisés,  des opérations spéciales. Une fois que vous avez détruit les terroristes c'est terminé. Mais déjà, cette guerre dure depuis près de six mois et est plus brutale, plus sanglante, de plus en plus chaque jour qui passe.

Je peux donner les grandes lignes de certaines situations auxquelles mon unité a participé. Je commence par l'échec de la défense de Lisichansk. Afin de nous vaincre, l'Ukraine a lancé contre nous 11 000 hommes. Notre échec était dû à la tactique originale qui fut la notre, la tactique de la lutte propre : créer un front et mettre en place des points de contrôle. Et c'était une erreur. Cette guerre, fabriquée par les Ukrainiens, est basée sur le mensonge de l'actualité sur le champ de bataille. Et comme cela est prévisible avec un combat propre, nous avons de nombreuses victimes. Pour moi, toute perte, même si c'est une poignée d'individus, est un coup douloureux.

on a l'impression qu'ils omettent de signaler ce qui se passe à leur troupe

Oui, c'est vrai que nous avons gagné des batailles, nous avons forcé l'ennemi à battre en retraite, mais ils  sont revenus en plus grand nombre et mieux armés. Voilà c'est un bon exemple. Ils ont mis en place un poste de contrôle à Staraya Krasnyanka, entre Kremennoye et Rybezhnoye. Nous menons l'assaut plus de dix fois. Un jour nous le détruisons, mais le lendemain il était déjà debout avec de nouvelles personnes. Aujourd'hui nous détruisons, demain, il y a de nouvelles personnes. Des camions KAMAZ sont  pleins de corps  et le lendemain ils apportent des nouveaux employés probablement pour récupérer ces camions plein de morts encore le lendemain.

On a parfois l'impression qu'ils omettent de signaler ce qui se passe à leur troupe. Les nouveaux arrivants ne savent pas ce qui est arrivé à leurs prédécesseurs. Ne sachant rien, ignorant de l'avenir immédiat qui les attend, ils arrivent dans des hélicoptères. C'est un mystère, où est-ce qu'ils pensent  arriver.  Les signes évidents de la récente bataille sont là autour : le  transport, les postes de contrôle, la saleté. Vous ne pouvez pas blâmer ces nouveaux gars qui sont contraints de servir sous la menace de la  prison. Si vous ne rejoignez pas l'armée, vous allez passer sept ans en prison. Ils sont incapables de sacrifier ces sept ans. Ils vont à la guerre et tentent d'y survivre.

La tactique de l'armée ukrainienne et le changement de tactique de la résistance

La tactique de l'armée ukrainienne peut se résumer dans le fait qu'ils font reposer le poids de la guerre sur l'artillerie et les lance-roquettes. Ils commencent leurs attaques, sur le territoire, avec des missiles ou des systèmes d'artillerie automotrice.

On les appelle des attaques ciblées, mais le résultat est qu'après ces attaques, de grandes surfaces sont nettoyées.. Après cela viennent les tanks, dont l'objectif est de détruire tout, tout ce qu'il y a de vivant. Enfin, ils entrent dans leur APC avec leurs soldats pour finir le travail. Il semble que cette tactique soit invincible. C'est la raison pour laquelle nous avons changé notre tactique.

Notre troupe est plus nombreuse mais je refuse d'envoyer mes hommes ouvrir le champ. Je préfère les travaux des groupes de sabotage et de reconnaissance (SRG) : qui vont et viennent, travaillent et reviennent. C'est tout. Nous travaillons sur leurs communications, leurs routes d'approvisionnement ou leurs magasins de munitions. S'ils n'ont pas de munitions, ils ne peuvent pas tirer.

Hier, j'ai été informé de la destruction de dix camions Oural portant un missile de système Grad en direction de Donetsk. Qu'est-ce qui peut être plus efficace que cela ? Bien qu'ils aient communiqué, sans systèmes de munitions qui ne sont tout simplement que des pièces de métal sans valeur. Nous attaquons  avec RPG et lance-grenades Shmels.

Les origines de Mozgovoi et premières rencontres avec Strelkov

J'étais à l'origine un créateur artistique professionnel. Je dirigeais un  orchestre d'instruments à vent mais avant la guerre, j'avais déjà abandonné cette spécialité. J'avais travaillé en tant que constructeur. Maintenant je suis en charge de batteries de mortier, qui sont également des instruments à vent. La vie a ces choses.

Enfant, je rêvais d'être militaire. Puis le ministre de la défense, a été Kuzmuk, sous le gouvernement de Koutchma. La corruption avait atteint des limites insoupçonnées dans l'armée et je ne pouvais pas entrer dans l'Académie.

Maintenant, la chose la plus importante est de chercher la survie maximale de nos troupes. Parce que ce sont ces hommes, divisés en unités, qui effectueront la volonté du peuple. Parce que ces hommes, il deviendront la base, les piliers, de tout ce pourquoi nous travaillons. Pourquoi ces hommes sont devenus la cible de l'armée ukrainienne : Ils peuvent créer un gouvernement, une administration de la ville, une force de la collaboration. Ils sont absolument essentiels pour notre avenir et donc désespérément combattu pour protéger leur vie.

L'avenir de la nouvelle russie

Je pense que la nouvelle russie est une République, une partie autonome de la Russie. Ma position est en faveur de la création d'un gouvernement exemplaire  tel qu'il doit être pour la République de nouvelle russie. C'est la base pour l'avenir en termes de réglementation, de direction, de rectification et de distribution dans d'autres régions, car c'est non seulement la Russie et l'Ukraine, qui souffrent de cette crise, mais le monde entier.

Une chose est de penser au gouvernement idéal en buvant  un café et en lisant un livre sur les modèles de l'État, mais c'en est une autre de gagner une bataille et de conquérir un territoire détruit . Le modèle de gouvernance idéale doit attendre et  céder la place, à titre provisoire, à un gouvernement centralisé et à la présence militaire.

Les commandements sont d'accord. Il y a un centre de coordination, une administration centrale. À cette époque, toutes les pièces du puzzle s'adaptent : il y a un contrôle central unique, un Conseil de guerre et de la bonne communication sécurisée entre les commandants. Cela est vrai dans les deux régions, Lougansk et Donetsk, qui ont rejoint l'armée. Les Commandants se rencontrent occasionnellement, mais rassembler les unités en un seul endroit n'aurait pas de bons résultats . Maintenant, nos gens sont divisés en différents lieux. Plus complexes et déroutantes seront nos actions, plus séparés nous serons, plus nous aurons des chances de survie, ce qui à ce stade est encore l'objectif principal.

Il existe maintenant des gammes au sein de chaque Brigade. Nous avons un commandants de brigade, la brigade du sous-commandant, dirigeants, commandants d'unité et de bataillon ; nous avons des chefs de groupe, chef du service médical, chef des communications, chef de la logistique. Tout le personnel est composé de gens ordinaires, la plus grande partie d'entre eux étaient des travailleurs qui veulent vraiment se battre. S'il ne nous reste qu'une seule unité, nous continuerons à être en mesure de combattre.

La figure dominante est Igor Strelkov. Non seulement elle doit être dominante, mais unique. Je l'ai rejoint lui quand tout a commencé et j'ai servi sous ses ordres. Son idéal est identique au mien et honnêtement nous nous battons pour lui.

Comment est-ce que je peux décrire l'idéal ? Conscience. C'est ce que chaque être humain doit avoir, la  prise de conscience. L'Honneur et la dignité, vertu, correction. Ils ne sont rien de plus que de l'air chaud. Surtout, être dedans, de préférence et sans réserve. La guerre est un test constant de la conscience et  de la vertu de chacun. La guerre est un livre ouvert. Chacun de nous se révèle tel qu'il est, que ce soit en privé ou en public. Un certain niveau de choc est nécessaire, même en bonne santé, dans notre société. Mais la guerre est mauvaise. Les événements du Maidan ont provoqué des discours : les ukrainiens de l'Ouest sont des gens passionnés. Les gens du sud-est sont lents, ils sont engourdis, des russes il fait qu'il y ait l' étincelle. Mais maintenant dans le sud-est, où la mèche a soudainement pris feu  celui-ci éclate fort et clair.

Maidan a chanté contre les oligarques et les fonctionnaires corrompus. Quel concept génial ! Alors qu'ils dansaient  pour la vérité, nous allions travailler pour gagner leur vie. Leur danse a eu un résultat nul. Ils étaient de la casserole sur le feu. Il ne suffisait pas que le gouvernement change, mais qu'il aille de mal en pis : les mêmes oligarques,  les mêmes officiers et ministres corrompus, les mêmes visages âpres, ils vendent l'énergie et influencent les gens qui ont le devoir de guider et de protéger. Ce qui a changé ? Tout à coup les mêmes personnes défilant pour protéger le gouvernement. C'est tellement absurde. Ce pays n'arrête pas de me plonger dans la stupéfaction.  Ils devraient se battre contre ceux qui les ont poussés à cette guerre alors qu'ils meurent en fait pour eux.

Quel était le but de Maidan ? Ce qui a été ? Pourquoi orchestrent-ils ce spectacle sanglant, qui ne  fait qu'empirer la situation, comme une alternative à une nation constructive ? Ce comportement est le résultat de la propagande totalitaire.

La hiérarchie de commandement politique ("Politruk") est devenu obsolète il y a longtemps. L'armée ukrainienne  le Politruk qui devait être des éducateurs. En un mot : les  questions n'étaient plus politiques, c'était un sigle politique ;  l'état psychologique de la personne recrutée n'avait plus d'importance. Même l'armée a bloqué le chemin du patriotisme, même si c'est la seule autorité qui est en charge du patriotisme.

Malheureusement, mon lecteur ne dispose pas d'un Politograns (organisation politique). Il est difficile de créer une unité militaire conventionnelle avec des agriculteurs et des travailleurs de la construction. Mais même avec un manque de spécialistes, mon travail s'est avéré être de créer un système comme il se doit. Nous avons un centre d'information de la Brigade, qui collecte et diffuse des informations vers et depuis le champ de bataille.

Nous recueillons des renseignements sur internet, mais les Ukrainiens essaient de couper sans cesse notre communication. Les deux communications mobiles par satellite disparaissent  pendant des jours. Nous sommes en constante évolution des postes. Notre zone de responsabilité est à l'avant, sur les flancs de Artemovsk, Pervomajsk, Veselaja et Debaltsevo, qui est le moyen par lequel transitent Ukraine, - Tarasovka-Lutugino.

Nous avons des problèmes avec les fournitures. Les rayons des supermarchés peuvent être vides, mais nous avons trouvé des entrepôts remplis de viande et de poisson au sein de la ville, qui, pour une raison quelconque, n'atteignent pas les boutiques. Il semble que les magasins appartiennent à un même propriétaire. Nous avons confisqué le contenu, et nous l'avons distribué parmi les jardins d'enfants, les orphelinats et les gens qui en ont le plus besoin.  La nourriture est apportée à notre peuple par la  population de la Russie et également par des personnes ordinaires qui ont demandé qu'ils ne soient pas répertoriés. Nous sommes reconnaissants pour toute l'aide que nous recevons.

La lutte et son effet sur la population

La lutte continuera. L'essentiel est de garder notre mental, l'esprit d'engagement, l'aspiration et l'espoir pour la vérité et la victoire. Tout ce qui maintient notre peuple, nous allons le gagner. Oui, nous avons  Donetsk et Lougansk, mais le territoire de la nouvelle russie n'est pas composée uniquement de ces deux villes. Le territoire de la nouvelle russie est énorme et je pense que cela va nous aider.

Il y a une fatigue de la guerre parmi la population. Après les premières semaines, ils étaient déjà en train de  crier « nous sommes fatigués de cela ». Et je demande: "Comment auriez vous réagi lors de la seconde guerre mondiale ? Nos grands-pères ont combattu, ils ont  passé des années dans les tranchées. Est-ce qu'ils étaient fatigués ? Vous avez entendu les coups de feu, vous avez vu la nouvelle du décès d'une personne à la télévision et déjà vous êtes fatigués. » Aujourd'hui, c'est pratiquement la même guerre, nous combattons le même fascisme.

Les hommes qui sont au combat ne sont pas fatigués. Parfois je peux difficilement les protéger, mais j'essaie d'éviter des morts inutiles. Les hommes qui sont dans la ligne de mire sont prêts à se battre jusqu'au bout.

Quelques mineurs ont rejoint la résistance. Cela veut dire que si les mineurs étaient tous là, Kiev disparaîtrait. Mais pour l'instant, la plupart d'entre eux vont toujours à la mine. Avant, quand nous étions près de Lisichansk, l'Ukraine a entouré une des mines, Krivoljanskaja. Il était  huit heures du soir et la nuit était là. Presque  tout le monde a été tué. Mais le lendemain tout le monde avait repris le travail.

Une autre histoire, dans cette région au sud de Sverdlovsk. Dans un point de contrôle ukrainien, ils ont tiré sur un autobus rempli de mineurs, des hommes et des femmes. Ils ont tiré sur la plage de point blank ! Les Ukrainiens ne savaient pas qui était à bord, donc ils ont tiré sur des  personnes qui se rendaient juste au travail. J'ai une question pour ces gens: "qu'ont-ils pensé du voyage au milieu d'une guerre ?" ils pensent au travail ou ils pensaient à un morceau de pain ? Qu'en penses-tu? C'est une guerre, ils vont vous tuer ! Il y a des civils qui fonctionnent comme une brebis à la boucherie, sans même penser à résister !

C'est la peur de perdre le travail ? « Comment je vais aider ma famille? » Mais, est-ce qu'elles  ne mangent pas les familles de la résistance ? Que mangent les enfants des hommes qui vous protègent ? Oui, maintenant  c'est difficile, très difficile, mais ils se rendent compte qu'il est temps d'oublier un bon borsht ou un repas bien réglé. L'important est maintenant  d'endurer pour gagner, pour prouver que nous ne sommes pas une horde ou une biomasse (comme l'a dit  Timoshenko), mais que nous sommes des gens ordinaires, des individus. Nous sommes des gens normaux, et nous sommes prêts à créer un gouvernement qui soit à la hauteur des promesses.

L'héroïsme de la guerre

Il y a des héros dans la Brigade et  des héros tombent de temps en temps. L'Héroïsme est le plus évident dans la génération qui a grandi en regardant ces vieux films, en lisant des livres et en écoutant les histoires de leurs grands-pères et grands-mères. C'est dans notre sang: "si c'est  pas moi, alors qui?" C'est mon devoir. C'est tout".

À l'heure actuelle, Vladimir, le commandent du 1er régiment est  dans un hôpital. C'est un gars héroïque qui a reçu une médaille pour le mérite militaire. Grâce à son dévouement et le peu de considération pour lui-même, ses troupes ont survécu. Une autre unité a également survécu grâce aux ordres de Vladimir de se retirer d'une zone tandis que s'approchaient des chars et lui restait dans la position . Lui seul. Nous avons eu un APC improvisé  que nous avons dénommé Combat.  Il y avait cet armement et déjà Vladimir s'est mis là seul pour retenir l'ennemi, pour couvrir le retrait de ses troupes jusqu'à ce qu'ils soient en sécurité !

Après un temps, combat a reçu un impact qui a arraché le bras de Vladimir. Il était inconscient. Mais au moment de la fusillade, la plaie a été brûlée et s'est trouvée cautérisée, donc le sang s'est arrêté. Vladimir a repris conscience, il voit que son bras était seulement suspendu par un morceau de peau. Il a pris son bras, l'a mis dans son manteau, et s'est mis à marcher. Il a marché24 heures et seul ! Il a pu s'échapper des forces autour de la zone et éviter tous les points de contrôle de l'ennemi. De toutes les armes qu'il avait, il lui restait seulement un Makarov et une balle pour le cas où. Le bras droit était enveloppé  et il portait l'arme du bras  gauche. Le bras n'a pas pu être sauvé.

Un autre épisode de courage : une des premières batailles dans Lisichansk, quand nous avions encore des points de contrôle. Nous avons eu un gars, Dima, décédé au début de l'opération militaire. Mais beaucoup ont survécu en raison de sa précision,  de son efficacité  et de son sacrifice. Toutes les lances et les armes  ukrainiennes étaient tournées vers lui. Chacun d'eux. Lors du retour de l'unité de la marche, était nécessaire pour aider à garder le poste de Jandovskij. Tandis que les autres prenaient leurs positions, Dima a attaqué l'ennemi, faisant que le feu se tourne dans cette direction et devenant la première victime. Mais par ses actions, le reste de la troupe a survécu. Non seulement ils ont continué la lutte, mais ils ont réussi à repousser les Ukrainiens, détruisant le poste de contrôle qu'ils occupaient avant. Tout cela grâce au sacrifice d'un homme. C'est ce que nous voulons être : des chevaliers héroïques. Parce que nous sommes russes, nous sommes slaves, nous ne pouvons pas faire autre chose. Nous n'avons pas le droit d'être autre chose.

Des armes dont nous disposons, nous utilisons des MANPADS et ZAUs couples (automatique des armes antichar) contre les avions. Mais nous pouvons les obtenir des Ukrainiens, ils ont changé de stratégie et déjà, ils ne descendent pas à la hauteur à laquelle nous pouvons tirer sur eux ils bombardent les lourdes bombes des altitudes plus hautes.

Les Ukrainiens peuvent raconter qu'ils luttent contre le terrorisme alors qu'ils continuent les bombardements de civils et  qu'ils détruisent des villes entières et leurs infrastructures. Comment est-ce possible? S'ils sont en guerre contre nous, qu'ils se battent contre nous. Mais ils continuent à bombarder les villes et nous en accusent  Comment ? Nous avons des preuves de leurs attentats à la bombe : les armes utilisées, les directions dans lesquelles les coups de feu viennent. On peut calculer la trajectoire du cratère qu'ils laissent . Il n'y a aucun argument possible concernant  ces allégations : elles sont fausses sans le moindre fondement.

Auparavant, on croyait qu'une guerre avec les quarts, une guerre civile, aurait  été un désastre. Il était difficile d'organiser, de créer une structure commune. Les éléments incontrôlables sont impossibles à contrôler. Il est vrai, parfois il faut crier, pour punir ou enfermer les hommes traversant une ligne rouge. Chaque unité a ses propres infractions, mais nous sommes unis par le même idéal, unis par une même croyance. Si nous voulons réaliser quelque chose, il faut être discipliné et structuré. Cette idée a été la nôtre  depuis le début, depuis la première unité que nous avons créée. Avant même que les frappes militaires aient commencé, j'ai commencé à organiser la résistance du peuple, parce que j'ai déjà vu qu'il serait nécessaire d'être préparé. Même dans ce cas, nous sommes d'accord avec notre objectif final : nous devons gagner. On verra qui a raison ou qui se trompe, nous allons voir au fil du temps. Créé une structure claire et tout le monde le suit.

La lutte a commencé quand il y avait des institutions telles que nouvelle russie. Ce concept a émergé au cours de la guerre et a augmenté progressivement, avec ses victoires, elle gagnait du sens  . Maintenant la nouvelle russie n'est donc plus seulement un territoire, mais c'est avant tout une idée. La liberté et la conscience, qui sera la nouvelle Russie.

Par Réveil Communiste - Publié dans : Ukraine - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 20:03

Sur le blog de Jean Lévy :

 

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Moscou et Pékin développent de nouvelles armes dans le domaine de la finance pour mener leur guerre froide contre l'Occident. Les deux superpuissances prévoient de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, la création de leur propre agence de notation, d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa.

 

Les pays occidentaux ont longtemps dominé les autres marchés financiers. Le dollar demeure (pour l'instant) la monnaie de réserve mondiale, les agences de notation américaines, S & P, Moody et Fitch sont les seules à réellement faire autorité pour évaluer la solvabilité des entreprises et des gouvernements, et le FMI est encore dominé par des Occidentaux.

 

Mais avec les initiatives récentes de la Chine et de la Russie, tout cela pourrait bientôt changer. Les deux pays sont relativement mal cotés (La Chine est cotée AA- et la Russie BBB) par les trois grandes agences de notation (alors qu’elles décernent encore la meilleure note aux Etats-Unis, AAA…), ce qui a pour conséquence d’augmenter les taux d'intérêt qu'ils doivent payer sur leurs obligations, et dissuade les investisseurs de leur prêter de l’argent. En particulier, la cote de la Russie a été dégradée par S & P et Moody après l’annexion de la Crimée en raison des graves difficultés économiques dont elle a fait l‘expérience. La nouvelle cote qu’elles ont attribué au pays, « BBB » (Qualité moyenne Inférieure), n’est plus qu’un grade au dessus de la cote réservée à la pacotille.

 

Les Chinois avaient déjà exprimé leur mécontentement de cette situation, en créant leur propre agence de notation, Dagong. Mais ils viennent de signer un accord avec le gouvernement russe pour créer une nouvelle agence de notation russo-chinoise à partir de cette institution. (En Europe aussi, on évoque de temps à autre la création d’une agence de rating spécifique, mais aucun plan concret n’a été élaboré dans ce sens).

 

Dagong attribue la note AAA à la Chine actuellement, et la note A à la Russie. En revanche, les Etats-Unis n’obtiennent qu’un A- . Ces cotes se fondent sur des données fondamentales telles que le ratio dette-PIB, qui sont plus favorables en Russie et en Chine. La nouvelle agence conjointe devrait émettre des cotes comparables.

 

Une autre mesure prise par la Russie et la Chine pour saper la puissance financière de l'Ouest est la mise en place d'une banque de développement privée en concurrence directe avec le FMI. Le manque de représentativité du FMI, où les pays émergents n’ont qu’un pouvoir de décision très faible, est une critique récurrente de l’Institution. Le géant économique qu’est la Chine, la seconde puissance économique qui pourrait même passer première cette année, y détient toujours moins de droits de vote que la Grande-Bretagne, par exemple.

 

La Russie envisage également a création d’une « Union économique eurasienne » dans laquelle le rouble servirait de monnaie d'échange centrale. De son côté, la Chine souhaite développer l’usage du renminbi dans les transactions internationales. En outre, le président russe, Vladimir Poutine, a émis le souhait de concevoir un système national de paiement pour concurrencer les géants américains de paiement Visa et Mastercard. Après l’annexion de la Crimée, ces deux institutions de crédit avaient boycotté Rossiya, et d’autres institutions financières russes.

 

Le journal allemand Die Welt compare ces initiatives pour concurrencer la domination financière de l'Occident à la course aux armements pendant la Guerre Froide, et il évoque « une guerre financière avec l'Occident ». (Source : Die Welt)

 

AUDREY DUPERRON

Lu sur express.be

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Economie - Communauté : Communard toujours !
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