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Mercredi 1 octobre 2014 3 01 /10 /Oct /2014 22:43

  Envoyé par l'auteur :

 

Au sujet d’une déclaration de la CGT sur des manifestations à Hong Kong!

                                               ______________

 

 

La récente déclaration de la CGT au sujet de manifestation à Hong Kong est stupéfiante, elle est de plus un copié collé de celle de la CSI fidèle aux positions anticommunistes et antichinoises qui ont toujours été celles de la CISL! 

 

Elle est en forme d'exorcisme et confirme si il le fallait la nouvelle orientation internationale et européenne prise par la direction de la CGT. Celles ci sont dévastatrices pour la crédibilité internationale de celle-ci! Tout cela se fait dans l’ignorance des organisations et militants de la CGT! Mais on en a cure, on persiste, il faut plus que jamais être à l’unisson de la CFDT, de la CES et de la CSI et prouver encore et encore que la CGT a changé! Mais changer pour quels objectifs et pour quels résultats?

 

Cette position est de plus imprudente, et témoigne d’une profonde ignorance.

Ce qui n’est malheureusement pas une nouveauté! Ne “tournons pas autour du pot” cette déclaration cherche à porter un mauvais coup aux relations de la CGT avec les syndicats de Chine.

 

Pour avoir été responsable du département international de la CGT et membre de la commission exécutive confédérale de nombreuses années je connais particulièrement bien les relations presque centenaire de la CGT et de la Fédération des syndicats de Chine, cette prestigieuse organisation qui compte plus de 100 millions d'adhérents! Par ailleurs faut il rappeler que Chou en Lai , Chen Yi et Teng Sio Ping qui furent parmi les fondateurs de la Chine moderne étaient des militants de la CGTU. Teng Sio Ping le père des réformes qui ont fait de la Chine la première puissance économique du monde a même été licencié en 1923 pour fait de grève dans une usine Hutchinson de Montargis pendant que Chou En Lai futur premier ministre de la Chine, travaillait à Renault Billancourt et vivait dans un petit hôtel de la place d’Italie à Paris!

 

Il ne fut pas sans signification que la première et dernière mission internationale de Louis Viannet alors secrétaire général de la CGT fut en Chine. Comme son prédécesseur Henri Krasucki il avait souhaité renforcer nos relations avec la fédération des Syndicats de Chine. C'est ainsi que d'importantes coopérations bilatérales furent mise en place entre les départements internationaux des deux confédérations et en particulier avec des unions régionales CGT  comme celles de l' Ile de France, Rhône Alpes avec Pékin et Shanghai, puis la CGT contribua avec son Institut le CERCI/Louis Saillant, à la formation de dirigeants syndicaux de Chine. Que reste t’il de tout ça? Evidemment on peut faire comme l’autruche et se dire que tout cela c’est du passé et n'a jamais existé!

 

Mes missions en Chine m'avaient permis de rencontrer à de nombreuses reprises les syndicats de Hong Kong. La population de Hong Kong compte près de 10 millions d'habitants! Ce que la direction confédérale de la CGT semble ignorer c'est que depuis juin 1997, Hong Kong c'est aussi la Chine et que ce n'est plus "l'Union Jack" le drapeau britannique mais celui rouge de la Chine populaire qui flotte sur une des plus grandes cités du monde!

 

A Hong Kong il existe plusieurs organisations  syndicales,  donc le pluralisme y existe. La plus importante des organisations syndicales et de très loin est celle liée à la Fédération des Syndicats de Chine! Les autres sont de taille modestes pour ne pas dire pour certaines très modestes. Elles sont d'inspiration libérale et par dessus tout anti gouvernementale de Pékin. Dans leur orientations et fonctionnement elles ont plus à voir avec des ONG. D'ailleurs le sujet des manifestations actuelles n'est pas un sujet syndical mais la forme que doivent revêtir les prochaines  élections politiques  dans cette ville qui bénéficie en Chine d'un statut particulier assumé par celle-ci au nom du fameux principe »un pays deux systèmes ».

 

Ces manifestations ne sont pas conduites non par des travailleurs en lutte pour leurs conditions de vie et de travail mais par des "étudiants". ! En fait ces "syndicats" sont depuis longtemps utilisés et largement financés par la CSI (ex CISL), l'AFL CIO, et surtout par le département d'état  à Washington via le NED (National Endowment for Democracy) qui fait ce que la CIA ne peut faire. Le NED fut créer dans ce but par l’ancien Président des USA, le très réactionnaire Ronald Reagan. Il suffit d'aller sur le site web du NED pour connaître les programmes et le montant des financements en 2013 pour la "promotion" de la démocratie à Hong Kong! Ce qui est connu de ces subventions qui en disent long sur “l’indépendance syndicale” de ces organisations représentent exactement et officiellement pour 2013: 295.000, 31$, soit 235000 euros. En réalité tout cela n’est que la pointe immergée de l’iceberg et cette aide est tout sauf philanthropique!

 

Le département international de la CGT l'ignore ou fait il mine de l'ignorer!

 

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ce qui de passe à Hong Kong trouve son inspiration dans les révolutions oranges dont l'exemple Ukrainien est le plus récent et le plus significatif. A ce sujet on attend encore de lire une déclaration de la CGT s'indignant sur le massacre de syndicalistes à la Maison des Syndicats d’Odessa incendié et mise a sac par des hordes néo nazie qui bénéficient du soutien de Bruxelles, de Washington et du gouvernement français !

 

Qu'elle est l'objectif de ces manifestations de Hong Kong mais tout simplement de contribuer à une stratégie géo politique d'endiguement et de déstabilisation de la Chine comme on le fait avec la Russie , l'Inde ou encore en Amérique Latine!

 

Ce qu'Obama considère comme une priorité stratégique pour maintenir et accroitre la suprématie des USA en Eurasie a été conceptualisé sous le nom de “Pivot Asian strategy"! Avant de s’aligner sur les déclarations de la CSI, ne faudrait il pas prendre en compte tous ces aspects, les étudier et s’informer en particulier sur ce que sont les enjeux géopolitiques de cette région si importante et décisive pour le devenir de l’humanité ! Ce qui est important c’est par dessus tout expliquer à partir d’un point de vue anti-impérialistes aux militants de la CGT, aux travailleurs, afin de les aider à bien apprécier ce que sont les véritables enjeux internationaux!

 

Décidément de la rencontre avec le CRIF et le refus du boycott d’Israël pour cause de relations avec le syndicat d’Israël la Histadrout, prolongé par la scandaleuse declaration sur Gaza, en passant par l’appui à l’ingérence et aux interventions militaires en Syrie après celles de  Lybie. Il y a bien là une constante une coherence qu’illustre par ailleurs des orientations plus générales qui ne sont pas sans suscité des interrogations grandissantes dans les rangs même de la CGT et celle du Mouvement Syndical international!

 

Jean-Pierre Page

Ancien responsable du département international de la CGT

et ancien membre de la Commission exécutive confédérale de la CGT

jean.pierre.page@gmail.com

 

 

Hong Kong 

La CGT soutient la Confédération des syndicats de Hong Kong 

mardi 30 septembre 2014

Suite à la violence de la police contre les manifestants hongkongais, les travailleurs de Hong Kong ont répondu à l’appel de la Confédération des syndicats de Hong Kong, Hong Kong Confederation of Trade Unions (HKCTU). Ils ont largement suivi la grève générale pour soutenir les réformes démocratiques. HKCTU condamne la répression violente, l’utilisation de gaz lacrymogènes et de diffuseurs de poivre, contre des manifestants pacifiques et demande la libération des manifestants interpellés ainsi que le respect de leurs droits pendant leur détention.

La CGT salue la mobilisation de HKCTU et soutient ses revendications pour : 
- Le respect des engagements d’organisation démocratique des élections ; 
- La mise en œuvre effective du suffrage universel promis pour la tenue d’élections justes ; 
- La paix et la justice pour les travailleurs et la population de Hong Kong.

La CGT exprime sa solidarité avec le mouvement syndical de Hong Kong et soutient leur revendication pour la démocratie et la justice sociale.

 

Montreuil, le 30 septembre 2014

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Débat syndical - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 1 octobre 2014 3 01 /10 /Oct /2014 19:58

Sur le blog de Nicolas Maury :

 

ercredi 1 Octobre 2014

Alexander Negrebetskikh est adjoint au maire communiste (KPRF) de la ville de Zlatooust (Oural - 172.000 habitants), il a décider de quitter ses fonctions politiques pour aller combattre aux côtés des milices populaires dans la région de Donetsk - article et traduction Nico Maury

Il a quitté son mandat d'élu pour se battre dans le Donbass, portrait du communiste Alexander Negrebetskikh
Il était un élu et responsable local du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF) de Zlatooust il y a encore quelques semaines et le voilà devenu un combattant au sein des milices populaires de Donetsk. Cet ancien élu communiste dispose d'une forte formation militaire, il fut sergent du GRU (renseignement des forces armées, rivale du KGB puis du FSB) lors des deux campagnes de Tchétchénie.

Aujourd'hui il se retrouve à la tête d'une unité dont l'indicatif est "Abkhazie". Selon les informations, il combattrait dans la région de l'aéroport de Donetsk contre des unités de la Garde nationale et dirigerait une unité composée de nombreux combattants endurcis ayant déjà une expérience des combats. Negrebetskikh espère rentrer à la maison pour le Nouvel An, pour passer des vacances avec sa famille.

Un élu communiste défenseur des ouvriers

Alexander Negrebetskikh est un ancien ouvrier lamineur, il est connu dans la population pour avoir mener une importante bataille contre la fermeture de l'usine métallurgique Zlatooust (il a mené deux grèves de la faim). Il est l'un des auteurs d'une pétition adressée au président Vladimir Poutine pour que le gouvernement fédéral sauve l'usine ZMZ ou Usine métallurgique de Zlatooust qui emploie 6300 ouvriers.

Il a quitté son mandat d'élu pour se battre dans le Donbass, portrait du communiste Alexander Negrebetskikh
Par Réveil Communiste - Publié dans : Ukraine - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 1 octobre 2014 3 01 /10 /Oct /2014 19:52

Lu sur le blog de Danielle Bleitrach :

 

 La tragedia personale del Comandante delle milizie di Starobeshevo Posso raccontarvi cosa hanno fatto i battaglioni della guardia nazionale ucraina nella città di Starobeshevo, riportando le testimonianze dei residenti, da quando sono arrivate le milizie nel mese di maggio. In primo luogo, hanno istituito posti di blocco. Alla fine di giugno/inizio di luglio, i battaglioni punitivi sono arrivati. Avevano gli elenchi di tutti i combattenti della milizia, di tutte le persone che avevano partecipato al referendum sull'indipendenza (quello dell'11 Maggio) con tutti i numeri di telefono, indirizzi e numeri di targa dei veicoli. Probabilmente non senza l'aiuto di alcuni residenti locali, rimasti simpatizzanti del regime di Kiev anche dopo i fatti di Odessa, di Kharkov e di Slavyansk. Probabilmente non si sono nemmeno resi conto di ciò che stavano facendo e con le loro azioni e hanno venduto coloro che hanno partecipato alla costituzione della Repubblica di Donetsk. Io ero in cima e tutte le liste. Ecco il notebook di un comandante del battaglione Krivbass (battaglione punitivo della giunta ucraina) con nomi e indirizzi. Qui c'è il mio nome con i numeri ti targa delle mie auto. Sono quindi arrivati in città con un piano punitivo, sapendo già quali macchine fermare e quali persone colpire. Da quello che ho sentito, le loro azioni sono state brutali. Di solito arrivavano la notte per prelevare le persone. Li picchiavano brutalmente per poi portarli a Zortovo, tra Starobeshevo e Ekaterinovka. Lì c'era la principale base ucraina con circa 1.000 uomini, trincee e tende. Il 26 luglio stavo combattendo in prima linea nei pressi di Peski. Alle 7 di sera mi è stato notificato che mio figlio e mio padre erano stati prelevati da uomini armati del battaglione Azov battaglione (il nome del battaglione l'ho scoperto un po' più tardi). I vicini hanno visto come mio figlio è stato picchiato per la strada, con le armi e con i calci. Hanno picchiato anche mio padre ... hanno perquisito la casa ed il negozio. In cerca di armi. C'erano informazioni che indicavano che fossero ricercati per "vendita di armi", anche se ero totalmente contrario a questo e non volevo che mio figlio prendesse le armi. Gli dissi che io ero già abbastanza. Per tutta la notte non ho dormito, pregando che nulla accadesse loro. La mattina del 27 luglio ho ricevuto una telefonata nella quale mi informavano che mio figlio era stato trovato sul lato di una strada, assassinato ... Solo i suoi familiari sono stati autorizzati a vederlo, dato che non c'era più nulla da vedere: era senza faccia, senza testa, senza la schiena. Più tardi ho scoperto che era stato legato ad un veicolo blindato, torturato e picchiato, fino a farlo morire. Mio padre è stato picchiato duramente e poi scaricato nelle vicinanze di Telmanovo. E' poi finito all'ospedale regionale di Telmanovo dove ha subito un intervento chirurgico. Aveva le costole rotte, un polmone perforato, un rene danneggiato, vari ematomi. Ha trascorso tre settimane in ospedale. Due delle mie auto personali sono stati prese con tutte le carte e tutti i documenti personali di mio padre. Mio figlio aveva 23 anni. Penso che siano trascorse solo poche ore dal momento in cui è stato catturato al momento della sua morte. Credo che sia morto attorno alle 11:00. Un gruppo è arrivato da Mariupol per prendere mio padre, infatti lui è stato trovato sulla strada per Mariupol (la Telmanovo-Novoazosk). Hanno provato a coprire i loro crimini dicendo a mio padre che suo nipote era riuscito a scappare. All'inizio ho pensato che la mia vendetta non avrebbe avuto limiti. Ero pronto ad ucciderne almeno mille per vendicare mio figlio, perché il dolore era troppo grande e lo sarà sempre, ma molti prigionieri di guerra mi sono passati tra le mani. Bisogna guardare a queste persone come a uomini e cercare di mantenere le nostre qualità umane, senza lasciarsi trasportare dall'istinto di ucciderli. Questo non credo che possa comunque aiutare mio figlio. Lui è andato per sempre. Ma vorrei parlare con tutti i soldati dell'esercito ucraino che non hanno ancora realizzato di essere venuti nella nostra terra, nella terra che noi difendiamo, non come terroristi come occupanti russi, ma per la nostra unità. Vogliamo avere una vita normale. E se l'Ucraina non può essere unita, vogliamo avere il nostro Stato, la nostra Repubblica. Vogliamo una vita normale, e senza che il governo, che è salito al potere con il sangue, provi a fermare il nostro processo rivoluzionario. Tutte le persone intelligenti dovrebbero iniziare a capire da chi è stata voluta questa guerra e per servire quali interessi. E devono capire che abbiamo deciso di creare la nostra Repubblica per risolvere una questione che all'inizio avrebbe potuto essere risolta in modo pacifico, senza mandare l'esercito a combattere contro il suo stesso popolo. Ancora più doloroso è pensare alle alla gente che ha vissuto accanto a noi per molti anni, come agli uomini del battaglione Krivbass, di Dnepropetrovsk, che non sono conosciuti per la loro compassione, ma per la loro brutalità. Dovrebbero essere vicino a noi nello spirito e negli ideali, ma in questa situazione siamo divisi. Spero che capiranno che stanno combattendo le persone che vivono qui, che difendono la loro terra e che noi continueremo a combattere. E vinceremo. Senza dubbio. http://dnr-news.com/video/4723-o-voyne-i-pogibshey-seme.html

 

Le commandant  peut vous dire comment on agi  les bataillons de la garde nationale ukrainienne dans la ville de Starobeshevo, selon les témoignages de résidents, étant donné que les milices sont arrivés en mai. Tout d’abord, ils ont créé points de contrôle. À la fin juin/début juillet, les bataillons punitifs sont arrivés. Ils avaient des listes de tous les combattants de la milice, de tous ceux qui avaient participé à l’organisation d’un référendum sur l’indépendance (celui du 11 mai) avec tous leurs numéros de téléphone, leurs adresses et les numéros de plaque d’immatriculation de leurs véhicules. Probablement ils avaient été aidés dans l’établissement de ces listes par  certains résidents locaux, c’étaient des partisans du régime de Kiev après les événements à Odessa, Kharkov et Slavyansk. Ils ne réalisaient  probablement  même pas ce qu’ils faisaient en vendant  ceux qui avaient participé à la Constitution de la République de Donetsk.

J’étais parmi les premiers et sur toutes les listes. Voici le portable d’un commandant de bataillon Кривий (bataillon punitif de l’Ukraine) avec les noms et adresses. Voici mes numéros de plaque de  ma voiture. Donc, ils sont  arrivés en ville  avec un plan punitif, en sachant déjà quel genre de machines ils chercheraient et quels gens ils  frapperaient.

A ce que j’ai entendu, leurs actions étaient brutale. Généralement venaient  la nuit pour ramasser les gens. Ils les battaient  sauvagement et ensuite  les amenaient  à Zortovo, entre Ekaterinovka et Starobeshevo. C’était là  la principale base de l’Ukraine avec environ 1 000 hommes, des tranchées et des tentes.

Le 26 juillet je me battais sur les lignes de front près de Peski. À 19 heures, j’ai été prévenu que mon fils et mon père avaient été pris par des hommes armés de l’Azov bataillon (le nom du bataillon que j’ai découvert un peu plus tard). Les voisins ont vu comment mon fils a été battu dans la rue, avec leurs armes et les coups de pied. Ils ont battu mon père… fait une descente dans la maison et la boutique. À la recherche d’armes. Il y avait des informations indiquant qu’ils étaient recherchés pour « des ventes d’armes », même si j’étais totalement opposée à cela et je ne voulais pas que mon fils prenne les armes. Je lui avais dit qu’avec moic’était assez.

Tout au long de la nuit je n’ai pas dormi, priant que rien ne leur soit arrivé. Le matin du 27 juillet, j’ai reçu un appel téléphonique dans lequel il m’a informé que mon fils avait été retrouvé sur le côté d’une route, assassinée et… Seulement ses proches ont été autorisés à le voir, car il n’y avait plus rien à voir… Il était : sans visage, sans tête, sans ldos. Plus tard, j’ai découvert qui avait été attaché à un véhicule blindé, torturés et battu jusqu’à sa mort.

Mon père a été sauvagement battu et puis téléchargé près de Telmanovo. Ensuite, il a fini à l’hôpital régional de Telmanovo où il a été opéré. Il s’était cassé des côtes, un poumon perforé et un rein endommagé, plusieurs contusions. Il a passé trois semaines à l’hôpital.

ma voiture personnelle a été prise avec toutes les cartes et tous les documents personnels de mon père.

Mon fils avait 23 ans. Je pense qu’il ne s’est passé que quelques heures à partir du moment où il a été pris jusqu’au moment de sa mort. Je crois qu’il est mort autour de 11:00. Un groupe est venu de Mariupol d’emmener mon père, parce qu’il se trouvait sur la route à Mariupol (le Telmanovo-Novoazosk). Ils ont essayé de dissimuler leurs crimes en disant à mon père que son neveu avait réussi à s’échapper.

Au début, je pensais que ma vengeance n’aurait pas eu limites. J’étais prêt à tuer au moins 1 000 pour  venger  mon fils, parce que la douleur était trop grande et le sera toujours, mais de nombreux prisonniers de guerre, sont passés entre nos mains. Vous devez regarder ces personnes et le fait que nos hommes ont essayé de garder nos qualités humaines, sans céder à l’instinct de les tuer. Cela je ne crois pas que peut encore aider mon fils. Il  s’en est allé pour toujours.

Mais je voudrais parler à tous les soldats de l’armée ukrainienne qui n’ont pas encore agi en venant dans notre terre, la terre que nous défendons, pas comme des terroristes, pas les occupants russes, mais pour notre unité. Nous voulons avoir une vie normale. Et si l’Ukraine ne peut pas être Unis, nous voulons avoir notre État, notre République. Nous voulons une vie normale et sans que le gouvernement, qui accédera au pouvoir dans le sang, tente d’arrêter notre processus révolutionnaire. Tous les gens intelligents devraient commencer à comprendre qui a voulu cette guerre et pour servir quels intérêts. Et ils doivent comprendre que nous avons décidé de créer notre République pour résoudre une question qui, au début, aurait pu être réglée pacifiquement, sans envoyer l’armée pour lutter contre son propre peuple. C’st encore plus douloureux de penser aux personnes qui ont vécu à côté de nous pendant de nombreuses années,  les hommes du bataillon Кривий, Dnepropetrovsk, qui ne sont pas connus pour leur compassion, mais pour leur brutalité. Ils devraient être proches de nous dans l’esprit et les idéaux, mais  nous sommes divisés. J’espère qu’ils comprendront qu’ils combattent les gens qui vivent ici, qui défendent leurs terres et que nous continuerons à combattre. Et nous allons gagner. Sans aucun doute.

http://DNR-News.com/video/4723-o-voyne-i-pogibshey-Seme.html

Par Réveil Communiste - Publié dans : Ukraine - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 1 octobre 2014 3 01 /10 /Oct /2014 19:37

Lu sur le blog de Danielle Bleitrach

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Sur une paire d’Adidas ou un pull Zara, de plus en plus chers pour nos maigres salaires, l’ouvrière cambodgienne recevra quelques centimes. La lutte des ouvrières pour arracher aux multi-nationales un salaire de misère éclaire sur la réalité du système capitaliste mondialisé.

 

Est-ce ainsi que les femmes vivent ? Face à la montée des salaires en Chine ou au Vietnam, les multi-nationales du textile migrent désormais vers des pays comme le Cambodge ou le Bangladesh où les salaires atteignent des niveaux parmi les plus bas du monde, où les usines s’embrasent et tuent par milliers dans l’indifférence générale.

 

Trois fois plus d’ouvriers du textile au Cambodge qu’en France pour un salaire de 2,5 € par jour, merci Zara, H-M et Adidas !

 

En 2014, le Cambodge compte maintenant 650 000 ouvriers du textile – essentiellement des femmes –, c’est trois fois plus d’ouvriers dans le secteur qu’en France. Le secteur représente un tiers des revenus d’un pays au PIB minuscule de 15 milliards de $ (entre le Botswana et la Papaousie Nouvelle-Guinée), une production 200 fois inférieure à celle de la France.

 

Parmi les entreprises européennes et américaines textiles qui ont investi au Cambodge ces dernières années, H&M, Walmart, Levi’s, Gap, Puma, C&A, Adidas, Ralph Lauren ou encore Zara.

 

En décembre 2013, le salaire minimum d’une ouvrière cambodgienne était de 60 € par mois, soit 2 € par jour. Selon les organisations syndicales, les dépenses moyennes d’une famille ouvrière au Cambodge s’élèvent à plus du double, 135 € par mois.

 

Les ‘évanouissements de masse’ : bienvenue dans les usines de l’enfer

 

Soumises à des conditions de travail inhumaines, avec des journées de travail de plus de 10 h, des températures pouvant excéder les 40°, une sous-alimentation chronique : les ouvrières cambodgiennes ne peuvent plus supporter les cadences, dans cet enfer moderne.

 

Depuis 2011, on assiste à une explosion de ce qu’on appelle les « évanouissements de masse » (mass faintings), dans certaines usines, des dizaines d’ouvrières tombent comme des mouches, à bout de force. Comme dans les usines de coton de Manchester au XIX ème siècle !

 

1 000 cas d’évanouissements industriels ont été rapportés en 2011, contre plus de 2 000 en 2012. Les évanouissements se multplient, comme ce record en 2013 de 180 ouvrières dans une usine fournissant Ralph Lauren et Adidas, ou récemment en avril 2014 de ces 120 ouvrières dans deux usines de vêtement de sport alimentant Puma et Adidas.

 

Les grandes entreprises ainsi que la presse locale avancent des phénomènes d’ « hystérie de masse » (sic). L’étude menée par une ONG « Stop til they drop » (Travailler jusqu’au bout) souligne d’autres causes plus rationnelles : les conditions inhumaines de travail et une ration alimentaire insuffisante, quand beaucoup ne peuvent pas payer les 1,5 € par jour nécessaires à une alimentation minimale.

 

La révolte des damnées : de la grève nationale de décembre 2013 aux manifestations de septembre 2014

 

La grève nationale de décembre 2013 a représenté une première révolte massive des ouvrières du secteur : des dizaines de milliers de grévistes, des manifestations de masse réprimées violemment par le gouvernement au début du mois de janvier, causant la mort de 5 personnes.

 

Le gouvernement a lâché néanmoins du lest, promettant de rehausser le salaire minimum à 75 € par jour (2,5 € par jour!). Cette petite avancée est largement insuffisante pour les ouvrières cambodgiennes.

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La lutte est relancée en ce mois de septembre, avec un mot d’ordre simple : nous voulons un salaire de 177 $ (135 €) par mois nous permettant de vivre, au donneur d’ordre européen ou américain de garantir ce salaire minimal !

 

Les 177 $ par mois, une revendication irréaliste pour les multi-nationales !

 

En effet, la plupart des multi-nationales sous-traitent à des fournisseurs locaux contraints aux conditions de salaire et de travail minimales afin d’assurer des prix acceptables aux donneurs d’ordre. Ce système hypocrite permet aux géants du secteur de se défausser de leurs responsabilités.

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Ce mercredi 17 septembre, notamment, plusieurs milliers d’ouvrières sont descendues dans les rues de Pnomh Penh pour exiger ce salaire mensuel de 177 $ par mois. Selon le syndicat des salariés du textile, les ouvrières de 300 usines ont manifesté au même moment dans tout le pays.

 

L’Etat a répondu par un déploiement massif de forces de police et de l’armée sur le parc industriel Canadia où se tenaient l’action.

 

Quant aux multi-nationales, elles ont d’abord fourni leur réponse actuelle : « la revendication des salariés du secteur est irréalisable et conduirait à la fermeture des usines situées au Cambodge ».

 

La seconde réponse, envoyée par H et M et Zara est plus subtile et pernicieuse : « nous sommes prêts à intégrer de plus hauts salaires » dans le prix de facturation mais « cela passe par une augmentation des gains de productivité, une amélioration des compétences des travailleurs, ce en coopération avec les syndicats sur le lieu de travail. » Oui à des hausses de salaire, si les grandes entreprises peuvent intensifier l’exploitation et encore se gaver de profits faciles !

 

Gramsci aimait citer ce passage du Père Goriot deBalzac quand cette question est posée à Rastignac : « Si tu savais que chaque fois que tu manges une orange, un chinois devait mourir, t’arrêterais-tu de manger des oranges ? ». Rastignac répond  : « Les oranges, elles sont proches de moi, je les connais, les chinois sont si loin, et en fait je ne suis même pas sûr qu’ils existent ».

 

Les ouvrières cambodgiennes sont loin, pour chacune des chaussures, des vestes que nous portons, une ouvrière est peut-être en train de s’évanouir, de mourir. Le système capitaliste mondial ne nous permet pas de pas nous vêtir, mais nous savons qu’elles existent. Nous pouvons connaître l’injustice, faire nôtre la lutte de nos soeurs à 10 000 km d’ici. Solidarité !

Par Réveil Communiste - Publié dans : Impérialisme - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 1 octobre 2014 3 01 /10 /Oct /2014 07:11
   
Revue "Unir les communistes" 
 
Le numéro 3 de la revue est paru et a été présenté au public au Village du livre, à la fête de l'Humanité du 12 au 14 septembre 2014 !

 

Le tirage de 500 exemplaires du numéro 2 de la revue est presque épuisé. A coup sûr, les 50 derniers exemplaires partiront à la fête où sera lancé le nr 3, un numéro exceptionnel de 24 pages avec 10 articles et interviews de militants d'entreprise.

Il reste à faire progresser le nombre d'abonnés pour stabiliser le budget de la revue, et mettre en place progressivement des points de distribution. Avis aux lecteurs intéressés ! Il est possible de recevoir 5 ou 10 exemplaires au tarif spécial de 2 euros pour organiser un point de vente local.

Ces chiffres restent modestes mais sont significatifs de l'utilité de cette revue pour aider à unir les communistes dans la recherche des outils idéologiques pour reconstruire un parti communiste de combat, marxiste, populaire et rassembleur comme le proposait le texte "Unir les communistes..." au dernier congrès.

 

Comme indiqué lors du lancement de la revue, chaque numéro est diffusé sous version numérique après le lancement du numéro suivant. Voici donc le numéro 2 en téléchargement.

Le numéro 3 diffuse lappel de 15 dirigeants communistes pour Résister au capitalisme, reconstruire l'unité de pensée et d'action des communistes .

Introduit par un article de Marie-Christine Burricand sur la situation politique et de Marie-Christine Eigeldinger sur la situation sociale et publie un article de synthèse de Danielle Bleitrach sur la situation internationale.

Il ouvre enfin le dossier central de l'expression du monde du travail en donnant la parole à des militants d'entreprises pour témoigner des obstacles politiques et économiques auxquels ils et elles sont confrontés dans leur luttes.

Le succès des contacts pris dans cet objectif nous a conduit à augmenter la pagination à 24 pages, et à décider de poursuivre dans les numéros suivants ce tour de France des militants d'entreprise sur les formes actuelles de la conscience de classe nécessaire aux luttes.

Le numéro 4 paraîtra quelques semaines après la conférence nationale du PCF, qui est évidemment préparé par la direction pour dire "on continue", mais qui reste un momment ouvert à l'intervention des communistes. Ce numéro éclairera le rapport entre organisations du parti et rassemblement populaire, à partir d'un retour sur l'histoire des stratégies d'union du PCF, et des résultats des dernières élections.

Le sommaire du numéro 3 :

- Édito : Pierre-Alain Millet, La parole au monde du travail - p. 2

- Politique Française : Marie-Christine Burricand, PCF : changer de stratégie ou disparaître ! - p. 3 et 4
- Politique Française : Marie-Christine Eigeldinger, « des luttes pour aujourdhui... et pour demain » - p. 5

- Luttes : Serge Truscello (CGT Bosch vénissieux) « rendre crédible une véritable alternative » - p. 6
- Luttes : Anna Persichini (CGT IBM) : « le syndicalisme doit se réapproprier le politique » - p. 7
- Luttes : Jérôme Beau (CGT chômeurs) : « le PCF manque de lisibilité » - p. 8
- Luttes : Laurent Santoire (Alstom) : « le PCF devrait se réapproprier son héritage fondamental » - p. 9 et 10
- Luttes : Deniz (Bonduelle) : « leuro, cest le truc qui nous a fait le plus de mal » - p. 11
- Luttes : Thierry Ferront (CGT, SPIE Batignolles) : « avant, il y avait une conscience politique » - p. 12 et 13
- Luttes : Michel Lavastrou (CGT Total Raffinage)
- Luttes : Valérie Talbi (CGT Delatour) : « la lutte est à mener jusquaux portes des maisons » - p. 18
- Luttes : Gérard Carzola (CGT Fralib) : « il faut populariser les luttes » - p. 17 à 21

- International : Danielle Bleitrach, De nouvelles conditions de lutte se dessinent, mais les dangers de fascisation s'accroissent - p. 21 et 23

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Réseaux communistes - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 1 octobre 2014 3 01 /10 /Oct /2014 06:58

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Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 22:45

Sur LGS :


Pierre LEVY

« C'est un discours de vérité que je veux adresser aujourd'hui ». Michel Sapin débuta par ces mots sa conférence de presse du 10 septembre, admettant ainsi ingénument que tel n’était pas vraiment le cas jusqu’à présent. Louable intention de la part d’un homme qui, déjà ministre des finances en 1992 (!), promettait que le traité de Maëstricht ne manquerait pas de se traduire par « plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité » (Le Figaro, 20/08/92).

Alors que le président de la République affirmait à la fin du printemps « sentir » la croissance revenir, la « vérité » de M. Sapin ne peut désormais plus guère être dissimulée. L’activité économique française a encore stagné au second trimestre (+0,2%). Loin du (pourtant dérisoire) 1% espéré pour 2014, la croissance ne devrait pas dépasser 0,5% cette année. Conséquence inéluctable : contrairement aux engagements maintes fois répétés, l’Hexagone est submergé par la marée montante du chômage, tandis que l’austérité plonge des millions de salariés et de familles dans l’angoisse du lendemain.

Pour leur part, l’Allemagne et l’Italie reculent de 0,2% ce même trimestre ; pris ensemble, les pays de la zone euro plongent en affichant une croissance zéro. Et le spectre de la déflation se précise de mois en mois, au point que la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de mesures dites « non conventionnelles » : prêts massifs aux banques à taux réduit (TLTRO) et rachat de créances titrisées – ce même mécanisme qui avait été à l’origine de la crise américaine dite des « subprimes ». En clair, il s’agit de faire tourner la planche à billets. Qu’un tel tabou soit en passe d’être brisé, voilà qui donne la mesure de l’inquiétude qui règne à la BCE.

Son patron, Mario Draghi, en est désormais conduit à suggérer de ne pas en rajouter dans les coupes budgétaires – tant ces dernières sont responsables du plongeon de la croissance – mais exige en échange l’accélération des « réformes structurelles » (marché du travail, libéralisation des services...). Il plaide en outre et surtout pour un surplus d’intégration politique au sein de la zone euro. Pour sa part, François Hollande, plus que jamais sous pression de Bruxelles après avoir admis que l’objectif de 3% de déficits publics sera à nouveau manqué au terme des deux « années de grâce » accordées à Paris, vient de confirmer les 50 milliards de coupes dans les dépenses publiques et les 40 milliards d’« allègements » pour les entreprises d’ici 2017.

Un acharnement à l’égard duquel Arnaud Montebourg a toujours pris quelque distance, ce qui ne l’avait pas empêché d’être coopté au sein du gouvernement « Valls I ». Mais le 23 août, le turbulent ministre de l’Economie affirma qu’il fallait «  hausser le ton » vis-à-vis de l’Allemagne. Manifestement, la phrase de trop : le Premier ministre obtint immédiatement sa tête. Mettre en cause Berlin constitue clairement une ligne rouge.

L’affaire de la vente des navires militaires Mistral à la Russie illustre également cet esprit de soumission. Dans un premier temps, Paris avait obtenu que les contrats signés avec Moscou ne tombent pas sous le coup des sanctions de l’UE. Mais le 2 septembre, le chef du PPE au sein de l’europarlement, l’Allemand Manfred Weber, martèle dans un communiqué : « alors que l’Union européenne tente de faire front et de parler d’une seule voix, il est totalement impensable que la France poursuive la livraison de ses porte-hélicoptères à la Russie (...) Cette hypocrisie a assez duré ». A vos ordres ! Moins de vingt-quatre heures plus tard, l’Elysée annonçait que la livraison était suspendue. Quitte à risquer des centaines d’emplois, des pénalités considérables – et la crédibilité de la France vis-à-vis de futurs clients.

Tout se passe comme si la mission implicite que s’était assignée François Hollande – sur le plan économique, social, mais aussi commercial, et bien sûr politique – était de maintenir étroitement la France dans le carcan de l’UE (et de l’OTAN). Quoi qu’il en coûte.

Une présidence normale, finalement.

Pierre LEVY

Éditorial paru dans l’édition du 23/09/14 du mensuel Bastille-République-Nations
Informations/abonnements : www.brn-presse.fr
Pierre Lévy est par ailleurs l’auteur d’un roman politique d’anticipation dont une deuxième édition est parue avec une préface de Jacques Sapir : L’Insurrection

Par Réveil Communiste - Publié dans : euroboycott - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 08:23

Lu sur le blog de Danielle Bleitrach :

sur histoireetsociete


Sergueï Lavrov : Moscou a suffisamment de bonne volonté

DISCOURS DU MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES À L’ONU

Discours du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov à la 69ième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 27 septembre 2014

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Aujourd’hui apparaît de plus en plus clairement la contradiction entre d’une part, la nécessité d’actions collectives de partenariat dans l’intérêt de l’élaboration de réponses appropriées aux défis communs et, d’autre part, le désir pour un certain nombre de pays de dominer, de restaurer la mentalité archaïque de la confrontation des blocs s’appuyant sur une discipline de caserne et sur une logique préjudiciable : « nous — les autres ». L’alliance occidentale avec, en tête, les États-Unis, qui se posent comme défenseurs de la démocratie, de la primauté de la loi et des droits de l’homme dans des pays tiers, agit directement à l’inverse sur la scène internationale, en rejetant le principe démocratique de l’égalité souveraine des États, tel que fixé par la Charte des Nations Unies, et en essayant de décider pour tout le monde ce qui est bien et ce qui est mal.

Washington a proclamé ouvertement son droit d’utiliser la force militaire de façon unilatérale et n’importe où pour la défense de ses propres intérêts. L’intervention militaire est devenue la norme, même en dépit du fait que toutes les opérations de force menées par les États-Unis au cours de ces dernières années se sont terminées de façon piteuse.

De rudes coups ont été portés à la stabilité internationale : bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN, intervention en Irak, attaque de la Libye, échec en Afghanistan. Ce n’est que grâce à des efforts diplomatiques intenses que l’agression contre la Syrie en 2013 n’a pas eu lieu. On ne peut s’empêcher de penser que les diverses « révolutions de couleur » et autres projets visant le remplacement des régimes indésirables n’ont pour but que de provoquer le chaos et l’instabilité.

Aujourd’hui, l’Ukraine est devenue la victime de cette politique. La situation révèle la persistance de défauts profonds, systémiques dans l’architecture existante de la zone euro-atlantique. L’Occident a mis le cap vers une « structuration verticale de l’Humanité » en fonction de ses propres standards, qui sont loin d’être inoffensifs. En proclamant leur victoire dans la « guerre froide » et l’avènement de la prétendue « fin de l’Histoire », les États-Unis et l’Union européenne ont entrepris d’élargir leur espace géopolitique sans prendre en compte l’équilibre des intérêts légitimes de tous les peuples d’Europe. Nos partenaires occidentaux n’ont pas entendu nos avertissements répétés sur l’inacceptabilité de la violation des principes de la Charte des Nations Unies et de l’Acte final d’Helsinki, ils se sont dérobés à chaque occasion de faire en commun un travail sérieux en vue de créer un espace unique de sécurité égal et indivisible et de coopération de l’Atlantique au Pacifique. La proposition russe d’étudier un traité de sécurité européenne a été rejetée. On nous a carrément déclaré que des garanties juridiquement contraignantes en matière de sécurité ne peuvent être obtenues que par les membres de l’Alliance atlantique, qui entre-temps a continué à se déplacer vers l’Est malgré les promesses du contraire données précédemment. Le passage instantané de l’OTAN à une rhétorique hostile, à la réduction de la coopération avec la Russie même au détriment des intérêts propres des pays occidentaux, à l’intensification supplémentaire de l’infrastructure militaire aux frontières russes a mis en évidence l’incapacité de l’alliance à changer son code génétique mis en place à l’époque de la « guerre froide ».

Les États-Unis et l’Union européenne ont soutenu le coup d’État en Ukraine, ils se sont mis à justifier sans discernement toutes les actions des autorités autoproclamées de Kiev, qui avaient choisi comme cap politique d’écraser par la force la partie du peuple ukrainien qui avait rejeté les tentatives d’imposer à l’ensemble du pays un ordre anticonstitutionnel et voulait défendre ses droits à sa langue maternelle, à sa culture et à son histoire. C’est justement cette offensive agressive contre ces droits qui a contraint les habitants de Crimée à prendre leur destin en main et à faire leur choix en faveur de l’autodétermination. Cela a été un choix totalement libre, quoi que puissent inventer ceux qui sont les premiers responsables du conflit interne en Ukraine.

Les tentatives de déformer la vérité, de masquer les faits par des accusations sans fondement ont été entreprises à tous les stades de la crise ukrainienne. Rien n’est fait pour identifier et sanctionner les responsables des événements sanglants de février sur le Maïdan, des massacres de masse à Odessa, Marioupol et dans d’autres régions de l’Ukraine. L’épouvantable catastrophe humanitaire causée par les actions des forces de sécurité ukrainiennes dans le sud-est du pays a été délibérément minimisée. Ces derniers jours ont été révélés de nouveaux faits horribles, quand des charniers ont été découverts près de Donetsk. En contradiction avec la résolution 2166 du Conseil de sécurité des Nations Unies, on tarde à mener une enquête approfondie et indépendante sur le crash de l’avion de ligne de la Malaisie sur le territoire ukrainien. Les coupables de tous ces crimes doivent être identifiés et traduits en justice. Sinon, il sera difficile d’espérer une réconciliation nationale en Ukraine.

La Russie est sincèrement intéressée à la restauration de la paix dans le pays voisin, quiconque connait un peu l’histoire des relations profondes et fraternelles entre les deux pays doit en être conscient. La voie menant à un règlement politique est connue : en avril dernier déjà, Kiev a pris l’engagement dans la déclaration de Genève signée par la Russie, l’Ukraine, les États-Unis et l’Union européenne, d’entamer sans attendre un dialogue national avec toutes les régions et les forces politiques en Ukraine afin de mettre en œuvre la réforme constitutionnelle. La réalisation de cet engagement permettrait à tous les Ukrainiens de se mettre d’accord sur la façon de vivre ensemble en accord avec leurs traditions et leur culture, elle permettrait à l’Ukraine de revenir à son rôle organique de maillon, entre les différentes parties de l’espace européen, ce qui suppose sans conteste la préservation et le respect de son statut de pays non-aligné, neutre. Nous sommes convaincus qu’avec de la bonne volonté, en arrêtant de soutenir le « parti de la guerre » à Kiev, qui essaie de pousser les Ukrainiens dans l’abîme de la catastrophe nationale, la sortie de la crise est à portée de main.

Une voie pour la surmonter a été ouverte avec la conclusion de l’accord de cessez-le-feu dans le sud-est de l’Ukraine sur la base des initiatives des Présidents Petro Porochenko et Vladimir Poutine. Avec la participation de représentants de Kiev, de Donetsk, de Lougansk, de l’OSCE et de la Russie, sont en train d’être décidées les modalités pratiques de la mise en œuvre cohérente de ces accords, y compris la séparation des parties, le retrait des armes lourdes des forces militaires ukrainiennes et de l’organisation de la surveillance par l’OSCE. La Russie est prête à continuer d’aider activement à faire avancer le règlement politique dans le cadre du processus de Minsk, qui a fait ses preuves, et dans le cadre d’autres formats. Mais il doit être clair que nous le faisons au nom de la paix, de la tranquillité et du bien-être du peuple ukrainien, et non pour satisfaire les ambitions de quiconque. Les tentatives de faire pression sur la Russie, de l’obliger à renoncer à ses valeurs, à la vérité et à la justice, n’ont aucune chance d’aboutir.

Je vais me permettre un rappel de faits historiques pas tellement éloignés. Comme condition à l’établissement des relations diplomatiques avec l’Union soviétique en 1933, le gouvernement des États-Unis a exigé de Moscou des garanties de non-ingérence dans les affaires intérieures des États-Unis et l’engagement d’éviter toute action visant à modifier la structure politique et sociale de l’Amérique. À l’époque, Washington redoutait le virus révolutionnaire, et ces garanties ont été mises en place dans les relations entre l’Amérique et l’Union soviétique sur la base de la réciprocité. Il serait peut-être bon de revenir à cette question et de reproduire l’exigence du gouvernement américain de l’époque à l’échelle universelle. Pourquoi ne pas adopter une déclaration de l’Assemblée générale sur l’inadmissibilité de l’ingérence dans les affaires intérieures des États souverains, sur la non-reconnaissance des coups d’État comme méthode de changement de pouvoir ? Il est temps d’exclure complètement des relations internationales les tentatives de pression illégales de certains pays sur d’autres. L’exemple de l’embargo américain contre Cuba démontre de façon évidente l’absurdité et la contre-productivité des sanctions unilatérales.

La politique des ultimatums, la philosophie de la supériorité et de la domination ne répondent pas aux exigences du XXIe siècle : ils entrent en conflit avec les processus objectifs de formation d’un ordre mondial démocratique multipolaire.

La Russie propose un ordre du jour fédérateur et positif. Nous avons toujours été et serons ouverts au dialogue sur les questions les plus difficiles, aussi insolubles qu’elles puissent paraître au premier abord. Nous serons prêts à chercher des compromis et l’équilibre des intérêts, à accepter un échange de concessions, mais seulement si le dialogue est honnête, respectueux et équitable.

Les accords de Minsk en date du 5 et du 19 septembre sur les voies de sortie de la crise ukrainienne, le compromis sur les délais d’entrée en vigueur de l’accord d’association entre Kiev et l’UE sont de bons exemples à suivre, tout comme la volonté enfin déclarée de Bruxelles d’entamer des négociations sur une zone de libre-échange entre l’UE et l’Union Douanière de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan, comme proposé par le président Vladimir Poutine en janvier de cette année.

La Russie a toujours préconisé l’harmonisation des projets d’intégration en Europe et en Eurasie. L’harmonisation des orientations politiques et des délais d’une telle « convergence des intégrations » serait une véritable contribution au travail de l’OSCE sur le thème « Helsinki plus 40 » [Référence aux Accords d'Helsinki, signés en 1975, ndt]. Un autre axe important de ce travail devrait être l’instauration d’un dialogue pragmatique et désidéologisé sur l’architecture militaro-politique dans la zone euro-atlantique, afin que non seulement les membres de l’OTAN et l’OTSC [Organisation du Traité de la Sécurité collective, rassemblant la Russie, 5 républiques ex-soviétiques + les observateurs], mais également tous les pays de la région, y compris l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, se sentent dans un état de sécurité égal et indivisible et ne soient pas placés devant un faux dilemme: « soit avec nous, soit contre nous. »

Nous ne pouvons pas admettre de nouvelles lignes de démarcation en Europe, d’autant plus que dans le contexte de la mondialisation, ces lignes peuvent devenir une ligne de partage entre l’Occident et le reste du monde.

Il faut le dire honnêtement : personne n’a le monopole de la Vérité, personne n’est plus en mesure d’ajuster les processus mondiaux et régionaux à ses besoins propres.

Aujourd’hui, il n’existe pas d’alternative à un consensus sur les règles d’une gouvernance mondiale durable dans les nouvelles conditions historiques, dans le plein respect de la diversité culturelle et civilisationnelle du monde et de la multiplicité des modèles de développement. Parvenir à un tel consensus sur chaque point sera difficile, probablement éprouvant. Mais la reconnaissance de ce que, dans chaque État, la démocratie est « le pire des régimes — à l’exception de tous les autres » a mis également beaucoup de temps à se frayer un chemin jusqu’à ce que Winston Churchill n’émette son jugement. Il est temps de réaliser que cet axiome est incontournable également dans les affaires internationales, aujourd’hui caractérisées par un énorme déficit démocratique.

Bien sûr, certains devront briser des stéréotypes multiséculaires, abandonner leurs prétentions à l’« exceptionnalisme éternel ». Mais il n’y a pas d’autre solution. Les efforts solidaires ne peuvent être construits que sur les principes du respect mutuel et de la considération des intérêts réciproques, comme cela se fait, par exemple, dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU, du « G 20 » , des BRICS et de l’OCS [Organisation de Coopération de Shanghaï, ndt].

La théorie sur les avantages du travail d’équipe est confirmée dans la pratique : c’est le progrès dans le règlement de la situation autour du PNI [programme nucléaire iranien, ndt], la réussite de la démilitarisation chimique de la Syrie. D’ailleurs, en parlant des armes chimiques, je voudrais obtenir une information honnête sur l’état des arsenaux chimiques en Libye. Nous comprenons que nos collègues de l’OTAN, après avoir bombardé ce pays en violation de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ne voudraient pas « remuer » le chaos qu’ils ont eux-mêmes créé. Cependant, le problème des arsenaux chimiques libyens hors contrôle est trop grave pour fermer les yeux. Je pense que le Secrétaire général des Nations Unies doit faire preuve de responsabilité dans cette affaire aussi.

L’essentiel aujourd’hui est de considérer les priorités globales et de ne pas les rendre otages d’un ordre du jour unilatéral. La gestion des conflits nécessite urgemment l’abandon du deux poids, deux mesures. En général, tous s’accordent à dire que la tâche principale consiste en une opposition ferme aux terroristes qui tentent de prendre le contrôle de zones de plus en plus vastes en Irak, Syrie, Libye, Afghanistan, dans le Sahara et au Sahel. S’il en est ainsi, alors ce problème ne peut pas être sacrifié à des schémas idéologiques ou à des règlements de compte personnels. Les terroristes, quels que soient les slogans derrière lesquels ils s’abritent, doivent rester hors la loi.

Dans le même temps, bien sûr, la lutte contre le terrorisme doit s’appuyer sur la base solide du droit international. Une étape importante dans cette lutte a été l’adoption unanime d’une série de résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, y compris récemment sur la question des combattants-terroristes étrangers. Au contraire, les tentatives d’agir en contradiction avec la Charte des Nations Unies n’aident pas au succès des efforts conjoints. La lutte contre les terroristes sur le territoire de la Syrie doit être menée en coopération avec le gouvernement syrien, qui a clairement affirmé qu’il était prêt à le faire. Damas a déjà prouvé par son action sa capacité à agir avec la communauté internationale et à respecter ses engagements dans le cadre du programme de l’élimination des armes chimiques.

La Russie a demandé dès le début du « printemps arabe » de ne pas laisser ce dernier à la merci d’extrémistes et de créer un front uni pour lutter contre la menace croissante du terrorisme. Nous avons mis en garde contre la tentation de prendre comme alliés presque tous ceux qui se déclaraient adversaires d’Assad, fussent-ils « Al-Qaïda », « Djebhat an-Nousra » ou autres « compagnons de route » du changement de régime, y compris l’État islamique, qui est maintenant au centre de l’attention générale. Comme on dit, mieux vaut tard que jamais. La Russie n’en est pas à sa première contribution réelle à la lutte contre l’État islamique, ainsi que d’autres formations terroristes de la région. Nous effectuons des livraisons à grande échelle d’armes et de matériel militaire à l’Irak, à la Syrie et à d’autres pays de la région MENA et nous continuerons à soutenir leurs efforts visant à éliminer les terroristes.

La menace du terrorisme nécessite une approche globale, si nous voulons éradiquer ses causes et ne pas être condamnés à réagir uniquement aux symptômes. L’État islamique est seulement une partie du problème. Nous proposons d’organiser, sous les auspices du Conseil de sécurité des Nations Unies, une étude en profondeur des menaces extrémistes et terroristes dans l’espace MENA et dans leur intégralité. Une approche complète implique la prise en compte des conflits de longue date, principalement le conflit arabo-israélien. Le problème palestinien en suspens depuis de nombreuses décennies reste largement reconnu comme l’un des principaux facteurs d’instabilité dans la région, du fait qu’il permet aux extrémistes de recruter de plus en plus de djihadistes.

La mise en commun des efforts pour l’application des décisions de l’AG et du Conseil de Sécurité de l’ONU en ce qui concerne la lutte contre le virus Ebola est une autre nécessité criante. Nos médecins travaillent déjà en Afrique. Nous prévoyons une livraison supplémentaire d’aide humanitaire, d’équipement, de matériel médical, de médicaments, d’équipes d’experts pour aider le programme des Nations Unies en Guinée, au Libéria, en Sierra Leone.

L’Organisation des Nations Unies, créée sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, entre dans l’année de son soixante-dixième anniversaire. Nous avons tous le devoir de célébrer l’anniversaire de la Grande Victoire, et de rendre hommage à tous ceux qui sont morts au nom de la liberté et du droit de chaque peuple à déterminer son propre destin.

Les leçons de cette terrible guerre, tout comme le cours général des événements dans le monde actuel, exigent d’unir nos efforts, d’oublier les intérêts unilatéraux, les cycles électoraux nationaux quand il s’agit de faire face à des menaces globales pesant sur l’humanité tout entière, il ne faut pas permettre que l’égoïsme national l’emporte sur la responsabilité collective.

Source : Sergueï Lavrov, Ministère russe des Affaires étrangères, 27/09/2014 –
http://www.mid.ru/brp_4.nsf/newsline/42A12ECFF2162A4B44257D6000655B82

Traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr (souligné par nous)
http://www.les-crises.fr/discours-du-ministre-des-affaires-etrangeres-russe-a-l-onu/

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Par Réveil Communiste - Publié dans : Impérialisme - Communauté : Communard toujours !
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Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 00:18

Vu sur El Diablo et Initiative Communiste :

 


 

 

Documentaire sur le Massacre d’Odessa, le fascisme en Ukraine [Vidéo vostfr] - 02 mai 2014

 

 

Documentaire complet non diffusé en France sur l’escalade du nazisme en Ukraine et des vidéos inédites du massacre d’Odessa. Avec témoignage des rescapés. Ce document rassemble diverses vidéos des milices fascistes en action en Ukraine.


Aucunes de ces images des manifestations de nazis en Ukraine revendiquant en pleine rue et par milliers leurs filiation d’avec les divisions SS de la seconde guerre mondiale, criant à la mort des « moscovites » et des juifs, de ces nazis qui sont aujourd’hui au gouvernement de la junte de Kiev mise en place par les USA, l’UE et l’OTAN ne sont évidemment montrées par les médias en France.


Non, la censure est totale.


Plusieurs mois après ce massacre à Odessa, aucune enquête sérieuse n’a été réalisée. Aucun grand journal, aucune radios, aucune télévisions – en particulier de l’audiovisuel public – n’a réalisé la moindre investigation à ce sujet. Il faut dire que la propagande bat son plein pour pousser l’opinion public française à soutenir la junte euro fasciste de Kiev. le tout financé à millions par les impôts des travailleurs de notre pays.


Certes les images de ce documentaires sont dures. Très dures. Choquantes.  www.initiative-communiste.fr publie tout de même ces images. Car chacun doit pouvoir les voir et comprendre que le fascisme est en Ukraine, et qu’aucun citoyen ne peut rester sans réagir.


No Pasaran !


source: initiative communiste

Par Réveil Communiste - Publié dans : Ukraine - Communauté : Parti Communiste Français
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Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 00:10

 

Cette bibliographie n'est pas forcément le chemin d'accès le plus sûr le plus aisé ou le plus rapide à la compétence théorique, dans un domaine ou nul ne peut rêver devenir docteur. En régle générale, les textes essentiels du matérialisme historique sont ceux qui ont été écrits par des théoriciens qui ont mené de front leurs activités théoriques et politiques. A l'exception du Capital (volume 1), ils sont plutôt courts. En rouge, ces bases classiques indispensables, pour aller plus vite ! Je complèterai volontiers avec vos suggestions (NDGQ, 1er juillet 2014).

 

Louis Althusser                 

Contradiction et surdétermination, in Pour Marx, Paris , 1965

L'Objet du Capital, in Lire le Capital, Paris 1967

"Idéologie et appareils idéologiques d'Etat", in Positions, Editions sociales. 1er trimestre 1976.

 

Étienne Balibar

Les concepts fondamentaux du matérialisme dialectique, in Lire Le Capital, dir. Louis Althusser, Paris 1967

Le matérialisme dialectique, article dans l'Encyclopedia Universalis

 

Walter Benjamin


"Sur le concept d'histoire" in œuvres Tome III. n°12, p.427sqq.

 

Michèle Bertrand

Le Marxisme et l'Histoire, Paris 1979

 

Marc Bloch

La société féodale, Paris 1938

L'étrange défaite, Paris 1944

 

Guy Bois

Crise du féodalisme, Paris 1976

 

Fernand Braudel

La longue durée (article de 1958), dans Écrits sur l'histoire, Paris, Flammarion

La Méditerranée au XVIème siècle, Paris 1949

 

Carl von Clausewitz,

De la Guerre, 1832

 

Michel Clouscard

l'Être et le Code, Paris 1973

Néofascisme et idéologie du désir, Paris 1973

le Capitalisme de la Séduction, Paris 1981

Critique du libéralisme libertaire, Paris 2005

 

T. Derbent

Clausewitz et la guerre populaire, Bruxelles 2004

 

Guy Debord

La société du spectacle, Paris, 1967

Œuvres cinématographiques complètes, Paris 1978

 

Denis Diderot

Le Neveux de Rameau

Jacques le Fataliste

Lettre sur les Aveugles à l'usage de ceux qui voient

Entretien avec la maréchale de ***

 

Maurice Dodds, Paul-M Sweezy et autres historiens

Du féodalisme au capitalisme : problèmes de la transition (textes d'une discussion marxiste publiés de 1950 à 1953, et contributions annexes jusqu'en 1970, publiés chez Maspéro en 1976 (deux volumes)

 

Friedrich Engels

La Guerre des paysans en Allemagne, 1874

L'Origine de la Famille, de la Propriété et de l'État, 1884

L'Antidühring,  1878

 

Marc Ferro

Histoires de Russie et d'ailleurs, Paris 1990

 

Antonio Gramsci

Extraits des Cahiers de prison, dans Œuvres choisies, Paris Editions Sociales, 1975

Intégralement, les Cahiers 10,11,12,13,14,15,19,21

textes choisis dans les Cahiers, traduits et publiés en 2011: Guerre de mouvement et guerre de position.

Notes sur la question méridionale (1926)

 

Hegel

La Phénoménologie de l'Esprit, 1806 (surtout l'introduction et le premier volume)

Et aussi les Œuvres choisies par Henri Lefèbvre

 

Éric Hobsbawm

Interesting times, Londres, 2003 (mémoires, viennent d'être traduites en 2005 sous le titre Franc Tireur)

Bandits, Londres 1969

 

Claude Hudelot

La Longue Marche, Archives, Paris 1970

 

Aldous Huxley

Le Meilleur des Mondes

 

Roger Kiran, Thomas Kenny

Le socialisme trahi - Les causes de la chute de l'Union Soviétique, USA 2004


Dir. Georges Labica et Gérard Bensussan

Dictionnaire critique du Marxisme, Paris 1980

 

Annie Lacroix-Riz

Le choix de la défaite, Paris, 2006

 

Imre Lakatos

Histoire et méthodologie des sciences, Cambridge, 1978

 

Henri Lefèbvre

Le marxisme (QSJ) P.U.F,  Paris 1948, Paris

La vie quotidienne dans le monde moderne, 1968

 

Lénine

Ce que sont les "amis du peuple", et comment ils luttent contre les sociaux démocrates, 1894

Que Faire? 1902

Textes philosophiques, anthologie éditée à Paris en 1982 par Béatrice Longuenesse

La maladie infantile du Communisme, 1920

L'impérialisme stade suprême du capitalisme, 1916

L'État et la Révolution, 1917

Introduction de Matérialisme et Empiriocriticisme, 1908


"Les trois sources et les trois parties constitutives du marxisme", 1913, à retrouver dans

Œuvres complètes, 46 tomes, Moscou 1974 (quasi gratuit, et indispensable !)

 

Robert Linhardt

Lénine, les Paysans, Taylor, Paris 1976-2010

 

Moshé Lewin

Le siècle soviétique, 2003

 

Michael Löwy

Walter Benjamin, avertissement d'incendie. Une lecture des thèses "sur le concept d"histoire",

Paris 2001

 

Georg Lukacs

Histoire et conscience de classe,  textes des années 1920, postface de 1967

 

Jean Lojkine

L'adieu à la classe moyenne, Paris 2005

 

Domenico Losurdo

Fuir l'histoire? Essai sur l'autophobie des communistes, Urbino, 1999

Staline, Histoire et critique d'une légende noire ? Bruxelles, 2011

Critique de l'apolitisme, 2011

la non violence, une histoire démystifiée, 2014

 

Pierre Macherey

Marx 1845. Les "thèses" sur Feuerbarch. Traduction et commentaire.

Editions Amsterdam. Poches. Paris Mars 2008.

 

Mao Tsé toung

Quatre essais philosophiques, Pékin, 1970


Karl Marx

Introduction à la Critique de l'économie politique de 1857  in Textes sur la méthode de la science économique, Karl Marx et Friedrich Engels, introduction par Lucien Sève, Paris 1974)

Introduction de 1859, in Critique de l'économie politique (1859)

Les luttes de classes en France, 1848 1850

Le Capital Livre 1 (1867), traduction classique de Roy, revue par l'auteur

Le manifeste du Parti Communiste, 1848

Misère de la philosophie, 1847

L'idéologie Allemande, 1846

Travail salarié et capital, 1864

 

Franz Mehring

Karl Marx, 1910

 

E.L. Morton

A people's history of England, Londres, 1938

 

Gérard Noiriel

Sur la "crise" de l'histoire, Paris 1996

 

Karl Popper

La société ouverte et ses ennemis, New York 1945, traduction française Paris 1979

 

Boris Porchnev

Les soulèvements populaires en France au XVIIème siècle, Moscou, 1940, traduction française 1963

 

Jacques Rancière

Les noms de l'histoire, Paris 1992

 

David Ricardo

Principes de l'économie politique et de l'impôt, Londres, 1817

 

Geoffrey Roberts

Les Guerres de Staline, Londres, 2010, traduction française 2014

 

Jean Jacques Rousseau

Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes, Paris 1751

Le contrat social, Paris 1762

L'Emile, ou l'éducation, Paris, 1762

 

Lucien Sève

La philosophie marxiste, Paris 1976 Editions sociales, chapitre 3 "le matérialisme historique"

Marx et nous, Paris 2004, La découverte

 

Adam Smith

De la Richesse des Nations, Édinbourg, 1776

 

Edgar Snow

Red Star over China (étoile rouge sur la Chine), Londres 1937

 

Spinoza

Traité Théologico-politique, Amsterdam 1670

 

Staline

Principes du Léninisme, Moscou, 1924

Le matérialisme dialectique et le matérialisme historique, in Histoire du Parti communiste (bolchevik) de l'URSS, Moscou 1938

Discours radiodiffusé du 3 juillet 1941, in Œuvres choisies, 2 (Paris 1982)

Anarchisme ou socialisme? 1907

 

Paul Sweezy

Theory of capitalist development, New york, 1942 (sans doute jamais traduit en français et c'est bien dommage)

 

Edward Thompson

The Making of the english Working Class (la formation de la classe ouvrière anglaise)

Londres, 1963

 

Ivan Segré

Le manteau de Spinoza, Paris 2014

 

Jean Pierre Vernant

Mythe et pensée chez les Grecs, Paris 1965

 

Pierre Vilar

Une histoire en construction, approche marxiste et problématiques conjoncturelles, Paris 1982

 

Michel Vovelle

Idéologie et mentalité, Paris, 1982

 

Alexandre Werth

La Russie en Guerre, 1964

 

 


 

Slavoj Zizek

Mao, seigneur marxiste du désordre, en introduction au recueil de texte de Mao De la pratique, de la contradiction, Paris 2008

 

Lien vers le conte rendu de lecture sur Réveil Communiste
 

Et pour finir le lien vers un article sur Bouveresse, et d'autres liens sur Réveil Communiste vers Ginzburg, Rancière, Noiriel


Jacques Bouveresse ignore l'histoire!

 

Remerciements à Olivier Imbert

Par Réveil Communiste - Publié dans : GQ - Communauté : Communard toujours !
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NB : la publication d'un texte sur Réveil Communiste ne signifie ni toujours ni intégralement l'approbation de son contenu.

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