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Réveil Communiste

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Entrée en vigueur de nouvelles mesures des États-Unis vis-à-vis de Cuba

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Cuba, #Impérialisme

Entrée en vigueur de nouvelles mesures des États-Unis vis-à-vis de Cuba

Lu sur Cuba Coopération

mercredi 28 janvier 2015

par RG

Le gouvernement des États-Unis a notifié l’entrée en vigueur, le vendredi 16 janvier, des mesures annoncées le 17 décembre 2014 par le président Barack Obama, impliquant une élimination de certaines restrictions sur les relations commerciales et les voyages de certaines catégories de citoyens de ce pays à Cuba.

Une lecture préliminaire des réglementations émises par les Départements du Trésor et du Commerce indique que ces mesures modifient l’application de certains aspects du blocus contre Cuba.

Bien qu’elles ne suppriment pas l’interdiction totale de voyager à Cuba, qui exige l’approbation du Congrès, ces mesures éliminent certaines restrictions aux voyages dans l’Île de citoyens des États-Unis et de résidents permanents dans ce pays, à condition qu’ils s’inscrivent dans l’une des 12 catégories de voyage autorisées.

Entre autres, ces mesures suppriment les plafonds fixés aux dépenses à Cuba des voyageurs en provenance des États-Unis, qui pourront utiliser leur carte de crédit, et autorisent les compagnies aériennes et les agences de voyages à organiser des visites et s’assurer les services de compagnies d’assurance. Cependant les voyages à Cuba de citoyens étasuniens par voie maritime n’ont pas été autorisés.

Par ailleurs, parmi les mesures annoncées : le plafond pour l’envoi d’argent de la part des migrants depuis les États-Unis vers Cuba passera de 500 à 2 000 dollars par trimestre.

Sont maintenues les restrictions aux exportations des États-Unis vers Cuba, notamment de produits de haute technologie, à l’exception de ventes limitées de matériaux de construction, d’équipements et de matériel agricole, qui seront autorisées pour le secteur privé, apparemment à travers des entreprises cubaines.

Les exportations de produits cubains sur le marché étasunien demeurent interdites, à l’exception d’un nombre limité de biens que les voyageurs pourront emporter à leur retour dans leur pays pour une valeur n’excédant pas 400 dollars, dont un maximum de 100 dollars de tabac et de rhum.

Les télécommunications sont largement concernées par ces réglementations, conformément aux objectifs de la politique des États-Unis visant à augmenter son influence au sein de la société cubaine. Sur cette base, le secteur des infocommunications est le seul autorisé à réaliser des investissements au niveau des infrastructures et de vendre des services, des logiciels, des dispositifs et du matériel à des entreprises publiques cubaines, à l’exception de matériel de haute technologie.

Les institutions financières nord-américaines sont désormais autorisées à ouvrir des comptes auprès des banques cubaines pour des transactions autorisées entre les deux pays. Cependant, le traitement n’est pas réciproque ; nos banques ne pourront pas faire de même aux États-Unis.

Les réglementations ne modifient pas les sévères restrictions au transport maritime, quoique, dorénavant, les navires transportant des aliments, des médicaments, des équipements médicaux et du matériel pour la situations d’urgence depuis des pays tiers à destination de Cuba, ne devront pas attendre 180 jours avant de toucher un port des États-Unis, comme ils étaient tenus de le faire jusqu’à présent.

Certains aspects essentiels de la politique de blocus qui affectent Cuba n’ont pas été modifiés, comme l’utilisation du dollar dans nos transactions financières internationales, l’acquisition sur d’autres marchés de produits et de technologie contenant plus de 10% de composants étasuniens, la possibilité de faire du commerce avec des filiales de sociétés étasuniennes dans des pays tiers, ainsi que l’importation par les États-Unis de produits contenant des matières premières cubaines.

Les mesures annoncées constituent un pas dans la bonne direction, bien qu’il reste un long chemin à parcourir pour démanteler de nombreux autres aspects du blocus économique, commercial et financier, à travers les prérogatives exécutives du président, et pour amener le Congrès des États-Unis à mettre un terme une fois pour toutes à cette politique. (AIN)

http://www.granma.cu/idiomas/france...

Le vote des vénissians bafoué par la droite et l'extrême droite

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Élections

Envoyé par André Gerin :

Aujourd'hui, la ville de Vénissieux se retrouve dans une situation complexe. Le 23 janvier dernier, le rapporteur du Conseil d'Etat a conclu à l'annulation des élections municipales de Vénissieux alors qu'aucune irrégularité n'est à reprocher à la liste qu'à conduite Michèle Picard, Maire de Vénissieux. Sa campagne électorale a été menée dans le respect de la loi, de façon propre et honnête. Ce qui n'est pas le cas des autres candidats qui ont entretenu un climat délétère.

Si la décision d'annuler les élections est entérinée, le conseil municipal sera dissous et remplacé par une délégation spéciale désignée par le Préfet. La délégation ne fera que gérer les affaires courantes.

Tu trouveras, ci-dessous, le courrier que Michèle Picard vient d'envoyer aux habitants.

Aujourd'hui, avec les élus de la majorité, Michèle Picard tenait une conférence de presse pour faire le point de la situation.

Ci-dessous, le texte de son intervention via le lien suivant :

Intervention de Michèle Picard lors de la conférence de presse du 29 janvier 2015

Fraternellement

André GERIN

Mesdames, Messieurs,

Vous le savez, le 23 janvier, le rapporteur public du Conseil d’État a conclu à l’annulation des élections municipales de Vénissieux.

Malgré l’importance de cette audience pour notre ville, j’étais seule présente. Aucun autre candidat, pas même Monsieur Girard qui a pourtant saisi le tribunal, n’est venu. Les manœuvres mises en œuvre par Monsieur Benedetti pour constituer sa liste sont les seuls éléments entraînant l’annulation de l’élection.

Le rapporteur public propose l’inéligibilité de Monsieur Benedetti. La gravité des faits qui lui sont reprochés impose cette solution. On ne triche pas avec le suffrage universel !

Mais rien, aucune irrégularité, aucune fraude ne m’est reprochée. Mon élection et celle de la liste que je conduisais « Rassembler les Vénissians et tenir le cap à gauche » est propre et n’aurait pas dû être contestée.

Mais Monsieur Girard, refusant sa défaite, s’est engouffré dans la faille ouverte par Monsieur Benedetti pour remettre en cause votre vote. C’est un très mauvais coup porté à notre ville et à ses habitants. Le vote des Vénissians bafoué par la droite et l’extrême droite.

Depuis mars 2014, nous avons travaillé, nous avons avancé. L’annulation des élections stoppe ce travail. Si le Conseil d’État suit l’analyse de son rapporteur, demain Vénissieux n’aura plus de conseil municipal, et n’aura donc plus de maire.

La loi prévoit en effet qu’en cas d’annulation d’un scrutin, le conseil municipal est dissous et remplacé par une délégation spéciale désignée par le Préfet. La délégation ne fait que gérer les affaires courantes.

Il faudra donc attendre qu’une nouvelle élection ait lieu, dans les trois mois, pour que nos projets reprennent. J’ai pris toutes les dispositions possibles pour éviter que la ville et les habitants soient pénalisés.

Le groupe scolaire du centre et la construction de la cuisine centrale sont déjà actés, le parking Billon/Marcel-Paul sera aménagé. Mais nous ne pourrons pas voter le budget qui devait être examiné en février, prévu sans augmentation des taux d’imposition et respectant les engagements du contrat communal. Nous ne pourrons pas mettre en œuvre des décisions importantes que j’avais préparées avec mes adjoints et les élus de la majorité.

C’est un coup d’arrêt. Nous reprendrons notre marche dès que vous vous serez à nouveau exprimés.

Je souhaite que ce soit le plus rapidement possible, pour que nous effacions les petits calculs politiciens de la droite et de l’extrême droite qui n’acceptent toujours pas la confiance que vous m’aviez manifestée en mars dernier. Je vous remercie à nouveau, et vous dis à bientôt.

Michèle Picard

Informer et faire découvrir Cuba

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Cuba, #Ce que dit la presse

 Informer et faire découvrir Cuba
 Informer et faire découvrir Cuba

Envoyé par Salim Lamrani

Pr. Claude Morin

Université de Montréal

Dans un ouvrage récent, Salim Lamrani (2013), auteur de plusieurs études sur Cuba, analyse la manière dont le quotidien espagnol El País rend compte de la réalité cubaine. Ce quotidien, certainement l’un des plus actifs sur Cuba, est un bon représentant de ce qui s’écrit sur l’île. Ses articles et reportages sont souvent cités ou repris par d’autres journaux et contribuent à influencer le regard porté sur l’actualité cubaine. Lamrani s’emploie à déconstruire le discours médiatique. Il montre à quel point El País sélectionne l’information qu’il offre à ses lecteurs, s’attardant sur les « problèmes » qu’il présente hors contexte, en les amplifiant, sinon en les créant de toute pièce, alors qu’il passe sous silence les éléments positifs, les réussites. Les sujets abordés, les titres qui coiffent les articles, les faits rapportés, les témoignages retenus démontrent un net parti-pris chez ses journalistes et attestent de la ligne éditoriale de ce quotidien dit « libéral ». Nous sommes très loin d’une présentation équilibrée qui inviterait les lecteurs à un jugement nuancé. Lamrini montre, à l’aide d’autres sources, que ce quotidien n’hésite pas, pour alimenter ses interprétations tendancieuses toujours défavorables à Cuba, à pratiquer les mensonges délibérés, les omissions coupables, les silences complices.

Ce qui vaut pour El País vaut malheureusement pour l’ensemble des grands journaux, des agences de presse et des médias écrits et audio-visuels. Lamrani (2009) avait déjà commis un autre ouvrage dans lequel il débusquait nombre de mensonges et de silences. L’évidence s’impose: s’agissant de Cuba, l’équilibre et la nuance ne font pas partie des devoirs que s’imposent les journalistes. C’est comme s’ils ignoraient l’histoire de l’île, qu’ils se permettaient de rendre compte de l’actualité sans aucun recul et de juger des événements en dehors de tout contexte, le plus déterminant étant l’hostilité invétérée des États-Unis envers cette expérience originale dans leur voisinage immédiat. Ils s’affranchissent de l’éthique journalistique qui devrait orienter leur pratique.

La Cuba révolutionnaire est ainsi depuis ses origines la cible d’un journalisme éloigné de l’objectivité, comme voué à faire mal paraître les décisions de ses dirigeants, à ajouter encore plus de couleurs sombres à un tableau qui met l’accent sur les manquements, les pénuries, les frustrations. Notre vision de Cuba est amplement affectée par l’image que façonnent journaux et médias de toute sorte, y compris maintenant Internet et toutes les formes de communications qui s’y rattachent.

Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité

Préface d’Eduardo Galeano

Paris, Editions Estrella, 2013

Cuba, les "dissidents" et le droit de manifestation

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Cuba, #Ce que dit la presse

Cuba, les "dissidents" et le droit de manifestation

Envoyé par l'auteur, les guillemets sont de RC

Cuba, les dissidents et le droit de manifestation

Salim Lamrani

Opera Mundi

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/39065/cuba+os+dissidentes+e+o+direito+de+manifestacao.shtml

Les médias occidentaux se sont largement fait écho de l’interdiction d’une manifestation de l’opposition, oubliant de rappeler que cela est monnaie courante dans les démocraties occidentales.

L’interdiction de la manifestation organisée par l’artiste cubaine Tania Bruguera, qui réside aux Etats-Unis, qui était prévue pour le 30 décembre 2014 Place de la Révolution, lieu emblématique de La Havane où se déroule la plupart des évènements politiques officiels, a suscité de nombreuses polémiques et controverses. La presse occidentale a mis à l’index le gouvernement cubain, l’accusant de restreindre la liberté d’expression et de porter atteinte aux droits fondamentaux[1].

La convocation, sous couvert d’expression artistique dénommée « le murmure de Tatlin n°6 », se voulait être une plateforme politique ouverte aux secteurs de l’opposition, y compris ceux liés à la Section d’intérêts des Etats-Unis et qui reçoivent un financement de la part de Washington pour leurs activités. Des initiatives similaires étaient prévues le même jour à New York et Miami. Les autorités de la capitale ont décidé de ne pas accorder d’autorisation officielle pour cette initiative[2].

Le Conseil national des arts plastiques (CNAP) de Cuba s’est désolidarisé de Tania Bruguera, l’accusant d’instrumentaliser son appartenance à l’institution pour organiser une manifestation non pas artistique mais politique. De son côté, l’Association des artistes plastiques de l’Union des écrivains et artistes de Cuba a dénoncé « une provocation politique » dont le but est de « s’opposer aux négociations [entre Raúl Castro et Barack Obama] qui suscitent l’espoir de nombreux êtres humains, et d’abord des onze millions de Cubains[3] ».

Faisant fi de la décision des autorités gouvernementales, Tania Bruguera a décidé de maintenir sa convocation, ce qui l’a conduite en garde à vue pendant quelques heures pour violation de décision préfectorale, trouble à l’ordre publique et refus d’obtempérer. La police a également empêché d’autres figures de l’opposition telles que Yoani Sánchez et son mari Reinaldo Escobar, de participer à l’évènement[4].

Les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude et ont condamné les arrestations d’une dizaine de personnes. Le Département d’Etat a publié un communiqué virulent contre le gouvernement de La Havane : « Nous condamnons énergiquement le harcèlement continu de la part du gouvernement cubain et le recours répété à la détention arbitraire, parfois avec violence, pour faire taire les critiques, perturber les réunions pacifiques et la liberté d’expression, et intimider les citoyens[5] ».

Néanmoins, ce que la presse occidentale et Washington omettent de déclarer, c’est que Tania Bruguera aurait également été arrêtée dans n’importe quelle démocratie occidentale. Obtenir l’autorisation des autorités pour manifester est une norme mondiale. En France, par exemple, où des centaines de demandes de manifestations sont refusées chaque semaine, il est rigoureusement interdit d’organiser tout rassemblement sans l’accord écrit de la Préfecture de police. La demande doit être effectuée « au moins un mois avant la date de manifestation » et « ce délai est porté au minimum à trois mois si l'événement projeté rassemble une foule importante[6] ».

Par ailleurs, « chaque demande doit comporter tous renseignements utiles sur l'organisateur (personne physique ou morale) et sur la manifestation (nature, date, lieu, horaire, nombre de participants…) ». En France, les organisateurs de manifestations sont pénalement responsables de tous les dégâts susceptibles d’être causés lors de l’événement. La Préfecture de police insiste sur ce point : « L'organisateur doit assumer la charge de la sécurité générale sur le site affecté à la manifestation. En cas de dommages ayant pour cause l'imprudence ou la négligence, la responsabilité civile, voire pénale, de l'organisateur peut être engagée sur le fondement des articles 1382 et suivants du code civil et des articles 121-1, 121-2, 223-1 et 223-2 du code pénal[7] ».

Ainsi, durant l’été 2014, la France a été le seul pays au monde à interdire des manifestations de solidarité avec la Palestine suite à l’agression meurtrière d’Israël contre Gaza. La police avait violemment dispersé les manifestants et avait procédé à des dizaines d’interpellations. Plusieurs personnes ont été lourdement sanctionnées par la justice pour avoir bravé l’interdiction préfectorale[8].

Le refus d’autorisation des autorités cubaines est aisément compréhensible. La Place de la Révolution regroupe les sièges du gouvernement, du Comité central du Parti communiste et des Forces armées. En France, une manifestation devant le Palais de l’Elysée, où réside le Président de la République, serait impensable.

Encore une fois, un événement banal – une manifestation non autorisée et la mise en garde à vue par la police des protagonistes n’ayant pas respecté la décision des autorités –, qui passerait inaperçu dans n’importe quel autre pays du monde, fait la une de la presse internationale dès lors qu’il s’agit de Cuba. Cela en dit long sur l’impartialité des médias dans les démocraties occidentales.

Instrumentalisation des agences de notation contre la Russie

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Impérialisme, #Economie

Jacques Sapir

Jacques Sapir

Lu sur PCF Bassin,

Par Jacques Sapir

Instrumentalisation des agences de notation

La décision de l’agence Standard and Poors de dégrader la note de la Russie n’a à l’évidence aucune raison économique. Mais elle s’explique parfaitement d’un point de vue politique. Pour justifier sa décision, qui désormais fixe à "BB+" cette note, ce qui la fait passer en catégorie spéculative, cette agence a mis en avant la détérioration de la flexibilité monétaire du pays, ainsi que la dégradation de ses perspectives de croissance. Par ailleurs, elle n’exclut pas un abaissement ultérieur. Or, la « note » d’un pays dépend de plusieurs paramètres.

Sur quoi se base une notation ?

Le premier est la solvabilité du pays. Or, avec une dette publique qui se monte à 9% du PIB (soit 10 fois moins que la France) et un déficit budgétaire pour 2015 qui devrait se situer entre 0,7% et 1,5% du PIB, la Russie apparaît comme particulièrement solvable. L’ampleur des paiements que devront faire les entreprises à leurs créanciers étrangers ne devrait pas dépasser les 65 milliards de dollars pour 2015. Or, le solde du commerce extérieur devrait être de 100 à 120 milliards de dollars dans la même période. Les entreprises russes sont donc en général très solvables. On peut objecter que les perspectives de croissance sont aussi prises en compte. Mais, si la croissance devrait être négative en 2015, la baisse ne devrait pas dépasser les -1,5%. En réalité, on s’attend à une forte chute au 1er trimestre 2015, puis une stabilisation progressive au 2ème et 3ème trimestre, et un retour de la croissance au 4ème trimestre. Que la Russie ne soit pas notée AAA se comprend. Qu’elle soit notée en « risque spéculatif » n’a aucune base économique. Il n’y a aucun risque de défaut en Russie, ce que reconnaissent implicitement de nombreux acteurs des marchés financiers[1]. Notons qu’une autre agence, Fitch avait dégradée la Russie de BBB à BBB ce qui correspondait à une notations juste avant le défaut. On voit bien qu’il n’y a aucune rationalité économique[2] derrière cette notation sinon le discrédit politique imposé par les Etats-Unis sur les marchés vis à vis de la Russie. Cette dernière devra donc payer un coût supplémentaire évalué entre 20 et 30 milliards d’euro en 2015. On peut donc considérer que cette dégradation arbitraire de la note de la Russie correspond à une sanction qui ne dit pas son nom. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré Vassili Nebenzia, vice-ministre des Affaires étrangères. Il faut signaler qu’Anton Silouanov, le ministre russe des Finances, a estimé que l’agence d’évaluation financière faisait preuve d’un "pessimisme excessif", appelant à ne "pas dramatiser".

La dynamique d’une hystérie anti-russe

On voit donc que seules des raisons politiques peuvent expliquer cette dégradation. D’ailleurs, l’agence chinoise Dragon Global Credit (DGC), au contraire confère à la Russie une excellente note. Si les Etats-Unis sont notés A- et la Russie reste avec une note A. On peut contester bien entendu que la Russie soit un moindre risque que les Etats-Unis. Mais il est vrai que sur des critères purement financiers, cette notation est bien plus logique que celle de Fitch ou de Standard and Poors. Les réserves de la Russie sont importantes, qu’il s’agisse de celles de la Banque Centrale de Russie ou que celles des différends souverains gérés par le Ministère des Finances.

Sur le fond, cela pose la question de la crédibilité des agences de notations. Tant que l’on fera commerce des dettes, que ce soit celles des Etats ou celles des compagnies privées, il faudra bien porter un jugement sur la solvabilité de l’emprunteur. C’est la raison fondamentale de l’existence des agences de notations. Or, leur existence implique que des raisons politiques n’interviennent pas, ou du moins n’interviennent qu’à la marge, sur leur jugement quant à la solvabilité d’un emprunteur. En se prêtant au jeu politique des Etats-Unis, ces agences ont compromis leur crédibilité générale.

Les conséquences de long terme de l’hystérie anti-russe.

Par la même occasion, elles ont retiré du marché un instrument important, quoiqu’imparfait, et l’on se souvient du revirement brutal de ces mêmes agences au moment de la crise des « subprimes », d’évaluation et donc de fonctionnement de ces mêmes marchés. Ceci ne peut que conduire à terme à la fragmentation croissante de ces dits marchés, et à une inversion progressive du processus de globalisation financière. En effet, si l’on ne peut plus disposer d’avis plus ou moins crédible quant à la solvabilité d’un emprunteur, seul la connaissance particulière que peut donner la proximité avec cet emprunteur, permettra de juger de sa réelle solvabilité. Mais, cette exigence de proximité rend impossible tout marché globalisé des dettes, privées ou publiques. Sans s’en rendre compte, le gouvernement des Etats-Unis vient peut-être de porter un coup fatal à la globalisation financière, dont il fut – et reste – l’un des principaux bénéficiaires.

Ceci met en évidence la dynamique politique très perverse de la politique américaine, que l’on voit d’ailleurs aussi à l’œuvre sur d’autres terrains, et en particulier dans la lutte contre le terrorisme. La responsabilité des Etats-Unis dans la naissance de l’organisation qui se fait appeler l’Etat Islamique, a été bien mise en évidence dans le témoignage du Général Vincent Desportes[3] devant le Sénat de la république française. Pourtant, aujourd’hui, les Etats-Unis cherchent à organiser une coalition pour lutter contre ce même « Etat Islamique » qu’ils ont porté sur les fonds baptismaux. Cette incohérence se retrouve dans la politique qui les conduit à faire pression sur les agences de notation pour qu’elles dégradent la note de la Russie.

Soulever une grosse pierre pour se la laisser retomber sur les pieds (proverbe chinois)

A la recherche d’avantages locaux, et ici d’un avantage par rapport à la Russie, il n’hésite pas à compromettre des instruments qui sont – ou qui devraient – être considérés comme des biens publics soit des biens appartenant à tous, et dont aucun acteur du marché ne peut priver les autres. L’établissement d’une notation d’un emprunteur était une « connaissance commune » qui fonctionnait comme un « bien public » sur le marché international des dettes. Il se pourrait bien que l’on constate la disparition de ce « bien public » et avec lui d’un mécanisme essentiel au fonctionnement d’un marché globalisé, ce qui pourrait précipiter la fragmentation financière, et l’émergence de diverses monnaies plus où moins convertibles comme instrument financiers au sein de ces espaces fragmentés. Une telle évolution sera-t-elle négative ? Probablement pas pour les pays émergents, ni même pour la majorité des pays du monde. Mais, elle portera un coup fatal à la puissance des grands centres financiers, et donc, par ricochet, aux Etats-Unis…

[1] « It is a bit of a mystery to us why Russian CDS spreads are so much lower than Greek ones, while Russian bond yields are significantly higher » cf. Pater Tenebrarum, Markets : Russia Is Not a Default Risk. Ukraine and Greece the Real Risks, 9/1/2015, http://www.acting-man.com/ ?p=35146et http://russia-insider.com/en/2015/01/13/2377

[2] c’est bien ce qu’analyse dans le détail l’article d’Alexandre Mercouri dans Russia insider

http://russia-insider.com/en/2015/01/11/2322

[3] COMPTES RENDUS DE LA COMMISSION DESAFFAIRES ETRANGERES, DE LA DEFENSE ET DES FORCES ARMEES, « Débat en séance publique sur la prolongation de l’opération Chammal en Irak - Audition du Général de division (r) Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po Paris ». 20 janvier 2015, pp. 12-19, http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20141215/etr.html#toc7

Dossier de la conférence de presse des témoins d'Odessa (Paris, le 26 janvier 2015)

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ukraine, #Ce que dit la presse, #Réseaux communistes

Conférence de presse des témoins d'Odessa : texte d'introduction

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ukraine, #Réseaux communistes, #Ce que dit la presse, #GQ

Une cinquantaine de personnes ont assisté à la conférence de presse, dont une quinzaine de journalistes, dont des représentants de l'Humanité dimanche, de TV5, du blog "les Crises", de Initiative Communiste, et d'agences de presse indépendantes, qui ont pu s'entretenir directement avec les invités.

 

Une video de 15 minutes montée à partir de la captation de la conférence de presse est mise en ligne ici http://www.reveilcommuniste.fr/2015/01/conference-de-presse-des-temoins-d-odessa-26-janvier-2015-video.html. Ce texte d'introduction est publié séparément.

 

Nous voulons donner la parole à des témoins du massacre survenu à Odessa en Ukraine, le 2 mai 2014, Irynia et Elena, ici présentes.

Les organisateurs parisiens sont Monika Karbowska (association « Féministes pour une autre europe » , Gueorgui Chepelev (association « collectif citoyen pour la paix en Ukraine ») et moi-même (Gilles Questiaux, membre du PCF et de son réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » et animateur du blog Réveil communiste).

La conférence de presse, ainsi que la réunion publique à la librairie Tropiques ce soir fait partie d’une tournée qui passe par sept villes de France, organisée par Danielle Bleitrach (qui anime le blog « histoire et société ») et Marianne Dunlop, membre de la fédération du PCF du Pas de Calais.

Nous disposons de la salle jusqu’à 18 heures, ce qui nous donnera le temps d’une discussion. La conférence est filmée, et sera mise en ligne sur Réveil Communiste. Le public n’apparaîtra pas sur le film. Nous remercions les journalistes qui ont répondu à notre invitation.

Bref rappel des faits :

Le massacre d’Odessa s’est produit quand des opposants de gauche au changement de régime qui a eu lieu en Ukraine en février 2014 ont tenté à leur tour de manifester. De planter à leur tour un campement permanent, en suivant la méthode non violente qui a pour but de susciter l’intérêt et la sympathie de l’opinion internationale. La réaction ne s’est pas faite attendre. Le 2 mai 2014, le campement a été détruit, et les manifestants ont été poursuivis par des nervis armés, encerclés dans la maison des syndicats qui a été incendiée. Ceux qui n’ont pas été brûlés vifs ont été battus à mort lorsqu’ils tentaient d’échapper aux flammes. Le tout sous l’œil de la police. Et filmé en direct sur les réseaux sociaux. Le bilan officiel est de 48 morts, et l’association de solidarité aux victimes a identifié 66 morts et disparus. Il n’y a pas de liste officielle ni d’enquête digne de ce nom.

La révolution du Maidan à l’envers, ou « anti-Maidan » a été ainsi jugulée. Mais au prix fort : aujourd’hui, la guerre civile ravage le pays.

Le but de notre conférence de presse est de contribuer à obtenir justice pour ceux qui ont été assassinés froidement et publiquement, pour servir d’exemple.

Pour le moment les morts et les disparus d’Odessa ne pèsent pas lourd dans les consciences occidentales. Ils n’étaient pas dans le bon camp. Pour le moment, le parti pris de l’opinion, et de ceux qui l’influencent a abouti à une situation inqualifiable et nauséeuse : un massacre politique aussi grave que ceux qui viennent d’avoir lieu à Paris, et comme il ne s’en est pas produit en Europe depuis des dizaines d’années, a été minimisé et occulté.

Le précédent qui me vient à l’esprit est celui du 17 octobre 1961. Comme pour le massacre des Algériens de Paris, le massacre des militants de gauche ukrainiens est bien connu de tout le monde. On ne prétend même pas l’ignorer. Mais on hausse les épaules, on minimise, et on change de sujet.

Il a fallu 30 ans pour que le 17octobre sorte du brouillard. Nous allons essayer de contribuer à la levée du brouillard qui plane sur le massacre d’Odessa, du 2 mai 2014, en donnant la parole aux témoins.

Irynia et Elena appartiennent au collectif qui s’est formé à Odessa pour obtenir justice. Le fils d’Elena, Andrei Brajevski, militant de gauche connu en Ukraine, âgé de 27 ans, figure parmi les victimes du massacre.

 

GQ, 26 janvier 2015

Conférence de presse des témoins d'Odessa (26 janvier 2015) : vidéo

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #VIDEOS, #Ukraine, #Réseaux communistes

Témoignages sur le massacre commis à Odessa le 2 mai 2014. Conférence de presse tenue à Paris le 26 janvier 2015. Réalisation Pasquale Noizet.

Face aux manoeuvres des droites, Vénissieux tiendra le cap à gauche !

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Élections, #Réseaux communistes, #A gerber !

samedi 24 janvier 2015
par Pierre-Alain
sur son blog

Ainsi, le conseil d’état va confirmer l’annulation des élections municipales. Les manoeuvres de l’extrême-droite pour constituer sa liste, puis les procédures de la droite pour remettre en cause l’élection, obligent les Vénissians à perdre deux à trois mois, alors que droite et extrême-droite réunies ne faisait en mars que 40,66% !

Car tout le monde sait que Vénissieux restera à gauche. Au plus fort de la vague de droite qui a emporté en mars St-Fons, St-Priest, Pierre-Bénite ou Décines, Vénissieux est resté ancrée à gauche, et l’hypothèse que le parti socialiste puisse profiter de l’effet présidentiel pour prendre la main a été démentie par le succès de Michèle Picard, creusant un écart du simple au double au premier tour avec Mr Ben Khelifa.

Et malheureusement, l’annulation ne va pas faire cesser la mauvaise cuisine politique entre droite et extrême-droite, au contraire ! Les identitaires pourraient déposer une nouvelle liste puisque seul Benedetti est inéligible, et que Gabriac, grand organisateur des "manoeuvres" n’est même pas sanctionné. Ils ont eu le temps de se préparer, à moins qu’ils ne se rallient au Front National qui a confirmé son arrivée... La droite tente de reproduire la méthode Sarkozy 2007 en ouvrant à tout ceux qui cherchent une place et changent d’opinion au gré des évènements... Et certains à Paris se demandent s’ils ne pourraient pas se faire voir à la télé en passant à Vénissieux...

Ce sont donc d’abord les Vénissians qui sont pénalisés par ce jugement, quand il y a tant de travail municipal à faire pour préparer la rentrée scolaire 2015 et de nouvelles ouvertures de classe, lancer le chantier du nouveau groupe scolaire du centre pour être prêt à la rentrée 2017, lancer le chantier indispensable de la nouvelle cuisine centrale, faire vivre toutes les politiques sociales et culturelles de la ville qui sont essentielles pour tant de situations individuelles, ou encore préparer l’accueil des délégués du congrès mondial des roses, ou du jury de la 4eme fleur...

Et il y a le dossier historique de la mise en place de la nouvelle métropole qui suppose de défendre pied à pied les communes, dont la 3eme ville du Rhône, avec notamment le dossier du réseau de chaleur, et la préparation du futur "pacte de cohérence métropolitain" qui définira les relations entre communes et métropole pendant 6 ans !

Michèle Picard a tout fait pour éviter cette double peine aux Vénissians, obtenant confirmation qu’aucune suite judiciaire n’avait été décidée par le procureur sur les "fausses" déclarations de candidatures, ce qui relativise ces "maneouvres" dont tout le monde sait que le FN en est un spécialiste dans toute la France, montrant que la présence de la liste identitaire ne pouvait changer la logique politique du vote... Comme on dit, la justice est aveugle, et elle ne regarde que ses attendus, bien loin de la vie des habitants.

Mais ces conséquences pour la ville, Mr Girard n’en a cure, ce n’est pas l’intérêt des Vénissians, de la ville, qui le motive, comme il l’a dit lui-même en séance du conseil municipal. C’est son ambition rageuse et son anti-communisme viscéral, caché derrière une respectabilité de façade, qui le pousse à faire la cour aux électeurs du fasciste Benedetti.

Même s’il réussit, au premier ou au second tour, la grande alliance de toutes les droites et les centres, du *********** [1] Grami au centriste Iacovella, en passant par les girouettes arrivistes Kessi ou Mertani, pour gagner à la fois les électeurs d’extrême-droite et du centre, il ne dépassera pas ces 40% qui étaient déjà un résultat élevé pour les droites à Vénissieux.

Pendant deux mois sans doute, les Vénissians n’auront plus d’élus, remplacés par une délégation spéciale de la préfecture. Tout un symbole au moment ou Vénissieux affirmait l’ambition de faire respecter la place des communes dans la métropole. C’est le préfet qui a piloté le coup de force métropolitain de Mercier et Collomb qui va diriger la ville. Et les services vont tourner au ralenti, cette délégation spéciale ne devant que "gérer les affaires courantes", même si l’équipe municipale a tout fait pour lancer le maximum de dossiers en Janvier au cas ou...

Mais Vénissieux a connu d’autres épreuves, et l’alliance sociale et politique que représente l’équipe municipale rassemblée autour de Michèle Picard va se confirmer et se renforcer dans cette nouvelle bataille. Les ambitions qui avaient divisé la gauche en mars 2014 n’ont aucune raison de se reproduire. Le rassemblement peut s’élargir pour tenir le cap à gauche et continuer l’histoire rebelle de Vénissieux.

[1] j’avais écrit dans un premier temps "intégriste",mais il parait que ce serait insultant. J’avoue que je ne vois pas comment, on dit bien tout à fait normalement "l’intégriste monseigneur Lefebvre" ou même les intégristes de la laicité... est-ce que réactionnaire ou conservateur est une insulte ? bon... je reformule le sulfureux candidat antisioniste qui défend les valeurs de la droite et un social qu’il croit de gauche, soutien de Dieudonné (ami des Le Pen) et du fasciste Soral, c’est un peu long certes...

Les témoins d'Odessa à la librairie Tropiques (video)

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ukraine, #Réseaux communistes, #VIDEOS

Les témoins d'Odessa à la Librairie Tropiques (rencontre publique, 26 janvier, soirée)

Texte de présentation de la Librairie :

Le témoignage des ukrainiennes :

En mai 2014, à Odessa, se sont déroulés des faits d’une gravité comparable aux deux massacres qui viennent d’avoir lieu à Paris. Des proches des victimes sont venues témoigner en France. Le 26 janvier 2015 cette délégation venue d'Odessa a rencontré le public français à la librairie. Elle comprenait notamment Elena, mère de Andreï Brajevsky, militant connu de l'organisation de gauche Borotba, âgé de 27 ans brulé vif le 2 mai 2014 dans l’incendie criminel de la maison des syndicats d'Odessa, massacre qui a couté la vie à une quarantaine d'opposants au nouveau régime ukrainien, 200 blessés et plus de 50 autres personnes ont disparu.
Si on ne voit guère d'ukrainiens russophones s'exprimer dans les médias occidentaux c'est tout simplement qu'ils en sont dissuadés par les euro-démocrates locaux qui les incitent à la discrétion par les voies les plus comminatoires. Toute expression publique expose en effet les ukrainiens qui ne seraient pas "Maïdan-friendly" à de sévères représailles, sur eux ou sur leurs familles ou toute relation qui se trouverait à portée de matraque "europhile". Il a donc fallu beaucoup de courage et de détermination à ces deux ukrainiennes pour venir témoigner. Mais comme on va voir elles ont de solides raisons de le faire, et des faits à révéler.

27 jan Guennadi Ziouganov et Ivan Melnikov (KPRF) agressés par les fascistes

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

27 jan Guennadi Ziouganov et Ivan Melnikov (KPRF) agressés par les fascistes ukrainiens à Strasbourg Mardi 27 Janvier 2015 Guennadi Ziouganov et Ivan Melnikov, Président et Premier vice-président du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF) ont été attaqué par les fascistes ukrainiens alors que ces derniers se rendaient à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à Strasbourg – article et traduction Nico Maury

La délégation d'Odessa à Marseille

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ukraine, #Initatives et rendez-vous, #Réseaux communistes

Sur le Blog de Danielle Bleitrach :

sur histoireetsociete

la tournée ukrainienne Paris-Marseille

L'excellent orchestre des Fralibs accueille le camarade Tsarkok, Natalia et Marianne, dans le local des "rouge-vif

quelques nouvelles de Paris. Monika et Gilles nous ont raconté hier soir au téléphone.. Monika malgré un léger mal à la gorge était comme toujours une bombe, dynamique, excessive et efficace comme il se doit pour une polonaise... Gilles qui est un british, toujours sur la réserve, était presque dans le même état tant ils avaient l'impression d'avoir réussi malgré des vents contraires... La conférence de presse au niveau du nombre était plus que correcte, ce qu'il en sortira nul ne le sait, mais visiblement il y a eu un écho.

Puis à l'instant je reçois ce E-mail de la librairie des Tropiques, de Dominique:

Tu vas voir les vidéo que je suis en train de finaliser sur l'Ukraine, avec les documents que nous ont amené les ukrainiens (et pour faire bonne mesure j'ai ajouté un reportage institutionnel de ... la BBC) , c'est terrifiant , mais ce qu'il y a de formidable c'est qu'hier soir la librairie a été saturée comme jamais ...un public attentif, et enthousiaste ( on a même eu un agent provocateur pour mettre encore de l'animation).


On a du rejeter les gens tant on était bourrés à craquer et la soirée fur formidable, grâce à ces dames courageuses qui osent affronter les nervis fascistes promus, armés et entretenus par ces salopards de l'UE et de l'OTAN (qui ne soutient pas nos manifestations).

à+

Dominique

Alors maintenant passons à Marseille. Hier à 15 h30 Marianne, Eugène Tsrakov, Natalia Touroukhina sont arrivés à Marseille en provenance de Lille. Exceptionnellement Charles Hoareau était à l'heure sur le quai, d'ordinaire sa spécialité c'est de prendre les trains alors qu'ils démarrent... Vous connaissez de réputation Charles, il s'est rendu célèbre pour avoir su organiser les chômeurs. il nous a donné rendez-vous après un passage à l'Hôtel, dans les quartiers nord, à Saint Gabriel, dans le local des Rouges vifs qui présentaient leur vœux... Des vœux de lutte, les Fralibs ont monté un orchestre, excellent... Nous en parlons ce matin avec Marianne, elle a demandé à Tsarkov si depuis la fin de l'Union soviétique, cette tradition des orchestre ouvriers, dans chaque entreprise perdure. C'est fini, fini les bibliothèques, les centre culturels. C'est comme le Pas de Calais dit Marianne, ils ont pratiquement réussi à persuader les ouvriers que la lecture ce n'était pas pour eux... Je lui raconte ce qui s'est passé à la Libération, à Marseille, les ouvriers résistants qui avaient eux même libéré Marseille ont réquisitionné les entreprises aux patrons collaborateurs, parmi ces réquisitions la plus célèbre, les aciéries du Nord, ont fait un travail culturel fantastique, organisant les vacances des ouvriers et leur famille, créant un théâtre. Le premier acte du patronat quand il a repris l'usine, ça a été de supprimer le théâtre et de le transformer en garage. Ce que j'ai ressenti dans le Donbass, c'est ça cette haine de la classe ouvrière, le mépris du prolétariat de la part des punisseurs fascistes...

Cette salle très grande est bourrée de monde, au moins deux cent personnes, je reconnais tous mes copains, ceux de l'agro-alimentaire, les moulins Martin maurel, les Fralibs, la SNCM en lutte... Chaque groupe présent est en pleine bagarre, fermeture d'entreprise, revendications salariale...

Tsarkov parle et quand il les interpelle "Tovarich", l'un d'eux, le fils d'un copain de Port de Bouc à les larmes aux yeux, Tsarkov lui dira: "Bientôt ce sont les bourgeois que nous allons faire pleurer"... Il me dira après: "ici on sent l'âme des gens", après son allocution des gens viennent lui parler, des mots rares mais plein de sens. Gerard meylan, le Marius de Marius et Jeannette, lui dit : je suis d'accord avec les principes léninistes, encore plus avec le centralisme démocratique, mais il ne faut pas oublier que c'est un pyramide, et que la base de la pyramide est large, importante". Tsarkov lui répond du tac au tac: "Oui c'est essentiel, parce que si on prétend renverser la pyramide et tout faire reposer sur le sommet, elle se casse la gueule et après ça dépend de qui ramasse les morceaux. Encore si ce sont des camarades, ils reconstruisent, mais si c'est l'adversaire, on s'en sort plus".

En parlant de l'allocution de Tsarkov, plusieurs camarades sont venus me dire: "Il a dit ce qu'il fallait, pas un mot de trop!" honnêtement je crois que cette tournée ukrainienne est bonne pour nos amis d'Odessa, mais elle est bonne pour nous français. Je glisse à Marianne: "Ce serait bien que les camarades du Pas de calais soient là, ils seraient à leur place..." C'est le parti que j'ai toujours connu et que j'ai toujours aimé, celui qui mêlait l'intellectuel, l'artiste aux ouvriers, employés, chacun apprenant de l'autre"... Celui qui a connu cette fraternité, cet échange en reste marqué pour toujours...

Tsarkov est un roc, il plaisante, il explique que quelqu'un de l'entourage de Porochenko est venu leur dire: "les américains et l'UE veulent que l'on vous interdise, vous ne pourriez pas changer de nom!" Non seulement, ils n'ont pas changé de nom mais ils ont déposé la marque PCU, elle est leur propriété en bonne logique capitaliste et si on les interdit le lendemain, ils reprennent leur marque. Il est lui-même né dans le Donbass, il est convaincu qu'ils vont gagner, qu'il va y avoir un statut particulier, il suffit de tenir et ça tenir, ils savent faire. Odessa est aussi une ville particulière, russe d'abord, dans les rues on entend que le russe, ils auront aussi la reconnaissance de leur spécificité, il faut tenir, ne pas se mettre soi-même en clandestinité, affirmer sa présence mais avec beaucoup de discipline pour éviter les provocations, pour que ne se renouvelle pas le drame de la maison des syndicats.

J'ai connu ce type de dirigeant, je pense à François Billoux, la manière dont il a reconquis le port sur les fascistes... Dans la salle l'atmosphère est plutôt celle du syndicalisme révolutionnaire, ils rêvent tous d'avoir un parti qui serait à eux et cela se traduit par ce copain qui n"ose pas s'adresser à Tsarkov et qui me glisse: voilà ce qu'il faudrait pour mener la bataille contre ces gens-là... Nous on se laisse trop faire, on parle pour ne rien dire et on n'agit pas... Ce qui est tout de même un comble si l'on considère cette salle bourrée de travailleurs en lutte... Cet excellent orchestre qui fait danser l'assistance sur des paroles de lutte... Mais là encore Tsarkov a une phrase lapidaire:" le pouvoir ça se prend, personne ne le donnera!", je lui dis: c'est vrai! mais beaucoup des communistes sont convaincus aujourd'hui que s'ils se montrent gentils, très gentils, on leur donnera le pouvoir...

Danielle Bleitrach

Le massacre d'Odessa : video (images dures)

29 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ukraine, #A gerber !

Video montrée par la délégation des témoins du massacre d'Odessa à la conférence de presse du 26 janvier

Syrie 2013 : comment les médias ont voulu la guerre

28 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce que dit la presse, #Impérialisme

Sinalé par PN, autour d'un interview de Michel Collon

http://l.facebook.com/l/1AQEVoqmgAQEnCoOQw58A1cnCHv_gXapTqMRBmJ4tPI1-vg/www.editoweb.eu/nicolas_maury/Henri-Krasucki-a-propos-de-la-marche-de-la-mort-d-Auschwitz_a8835.html

28 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

http://l.facebook.com/l/1AQEVoqmgAQEnCoOQw58A1cnCHv_gXapTqMRBmJ4tPI1-vg/www.editoweb.eu/nicolas_maury/Henri-Krasucki-a-propos-de-la-marche-de-la-mort-d-Auschwitz_a8835.html

Pourquoi publier des textes de Gramsci sur Réveil Communiste ?

28 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Théorie immédiate, #Front historique, #Communistes en Italie

 

1) Exergues choisis pour la philosphie de Gramsci :

 

Cahier de Prison 11, § 12

 

"Créer une nouvelle culture ne signifie pas seulement faire individuelle­ment des découvertes « originales », cela signifie aussi et surtout diffuser critique­ment des vérités déjà découvertes, les « socialiser » pour ainsi dire et faire par con­sé­quent qu'elles deviennent des bases d'actions vitales, éléments de coordination et d'ordre intellectuel et moral. Qu'une masse d'hommes soit amenée à penser d'une ma­nière cohérente et unitaire la réalité présente, est un fait « philosophique » bien plus important et original que la découverte faite par un « génie » philosophique d'une nouvelle vérité qui reste le patrimoine de petits groupes intellectuels."


"(...) un mouvement philosophique est-il à considérer comme tel seulement lorsqu'il s'applique à développer une culture spécialisée, destinée à des groupes restreints d'intellectuels ou au contraire n'est-il tel que dans la mesure où, dans le travail d'élaboration d'une pensée supérieure au sens commun et scientifiquement cohérente, il n'oublie jamais de rester en contact avec les « simples » et, bien plus, trouve dans ce contact la sources des problèmes à étudier et à résoudre?" 

 

"(...) il existe réellement des gouvernés et des gouvernants, des dirigeants et des dirigés. Toute la science et l'art politiques se fondent sur ce fait primordial, irréductible (...). Ce fait étant acquis, il faudra voir comment on peut diriger de la manière la plus efficace (une fois définis certains buts) et comment, en conséquence, assurer la meilleure préparation aux dirigeants (c'est plus précisément l'objet de la première section de la science et de l'art politiques) et comment d'autre part, on ap­prend à connaître les lignes de moindre résistance ou lignes rationnelles conduisant à l'obéissance des dirigés et des gouvernés. Dans la formation des dirigeants, ce qui est fondamental, c'est le point de départ : veut-on qu'il y ait toujours des gouvernés et des gouvernants, ou bien veut-on créer les conditions qui permettront que disparaisse la nécessité de cette division ? C'est-à-dire part-on du principe de la division perpétuelle du genre humain ou bien ne voit-on dans cette division qu'un fait historique, répon­dant à certaines conditions ?

 

2) Lien à des textes philosophiques et politiques essentiels


Introduction à l'étude de la philosophie

La détermination du rapport de force

Problèmes pour l'étude du marxisme

Analyse des intellectuels comme groupes sociaux et dans leur fonction politique

Le marxisme comme "Réforme" intellectuelle et morale

Éléments de politique : comment former des dirigeants communistes?

La composition de l'État

Internationalisme et politique nationale (Staline ou Trotsky?)

Philosophie : 1) l'anti-Benedetto Croce, contre une dialectique idéaliste  

Philosophie : 2) l'anti-Boukharine, contre un matérialisme non-dialectique, début
Philosophie : 3) l'anti-Boukharine, suite et fin
La question du "Sud", par Antonio Gramsci (1926)

 

3) Pourquoi publier des textes de Gramsci sur Réveil Communiste ?

 

Gramsci est un ennemi déclaré du jargon philosophique et des obstacles de langage que les autres philosophes mettent pour soustraire leurs œuvres à la critique des « simples ». On peut le lire directement. Mais il n’a pu empêcher que la sienne souffre de distorsions, qui quoi qu’on en ait dit, ne sont pas venues du coté de Togliatti et de la direction du PCI du vivant de celui-ci, mais plutôt des courants universitaires petit bourgeois qui ont cru pouvoir s’en inspirer en se lançant dans les « études culturelles » des groupes sociaux subalternes, des marginaux de l'histoire, de la culture populaire, en abandonnant la perspective révolutionnaire qui en fait l'intérêt. Autre exemple de malentendu : si Gramsci étudie avec finesse et intelligence, loin de tous les clichés anticléricaux l’organisation et la politique de l’Église catholique romaine, ce n’est pas par sympathie tendancielle pour cette institution, c’est pour lui reprendre ses armes, et en déterminer les points faibles pour travailler à la ruine complète de son influence politique en Italie.

Les textes de Gramsci s’ils sont publiés ne sont pas très accessibles  pour autant : l’œuvre de Gramsci est essentiellement composée d’articles de presse, de rapports politiques, de lettres privées ou politiques, de courtes brochures souvent à l’état de brouillons fragmentaires, et enfin des célèbres notes des 33 « Cahiers de Prison » qui contiennent en 2400 pages des milliers de paragraphes brefs (de deux lignes à 20 pages) non classés, sur des sujets divers souvent étroitement liés à conjoncture politique et culturelle italienne du début du XXème siècle, fort peu connue aujourd’hui. La volonté de la part des éditeurs bourgeois de fournir un texte pour les besoins de l’érudition et de l’Université a aggravé ce désordre, puisque les regroupements thématiques de la première édition des Cahiers qui étaient pour l’essentiel justifiés ont été abandonnés. Publier des extraits choisis sur des blogs permet de rentrer à nouveau directement dans l’œuvre du grand penseur communiste italien.

Ensuite il se trouve que Gramsci traine encore une fausse réputation de modéré postmoderne qu’il s’agit de réfuter par l'appel au texte en le dégageant de la gangue des commentaires inspirés par les intellectuels du PCI louvoyant dans la période du "compromis historique".  

Loin de mettre de l’eau dans son vin, il représente une tentative de penser la révolution socialiste sur le terrain même des métropoles capitalistes, là où la victoire se décidera, une fois constaté que les sociaux démocrates ont pris l’avantage le plus souvent au sein du mouvement ouvrier des pays industrialisés, et que la révolution n’a triomphé dans la « guerre de mouvement » que dans des pays opprimés, au tout début de leur industrialisation ( Russie, Chine, Cuba) ou dans le contexte de la décolonisation et de la libération nationale (Viet Nam, Yougoslavie, Corée).

il mène une lutte philosophique en praticien du matérialisme dialectique qu'il nomme "philosophie de la parxis" pour éviter la censure carcérale, et pour éviter la tentation dogmatique inhérente aux étiquettes, et il lutte contre les déviations de cette théorie vers le matérialisme grossier (manifestée par le manuel pédagogique de Boukharine publié en URSS) ou vers la dialectique idéaliste (manifestée par Benedetto Croce, le pape de la philosophie italienne pendant plus d'un demi siècle).

Gramsci n’est donc pas le penseur de l’eurocommunisme, mais au contraire le penseur machiavélien du prince moderne, personnifié à son époque ni plus ni moins par Staline. Il nous indique la voie d’une réhabilitation moderne (et non nostalgique) du passé de la révolution, qui est indispensable à la bataille culturelle.

C’est aussi le principal théoricien marxiste qui ait réfléchi au fascisme, comme phase crue du capitalisme en crise politique et non comme le phénomène inouï et incompréhensible qui défie la théorie, bien loin des impasses de l’école de Francfort, pour laquelle on ne saurait penser depuis Auschwitz.

Ce n’est pas enlever au mérite des fondateurs du marxisme que de constater que leur pensée politique, malgré de fulgurants aperçus, n’est pas à la hauteur de leur pensée économique et même de leurs concepts philosophiques. Gramsci, à la suite de Lénine, et au-delà de lui, est le grand explorateur de la culture, de la superstructure, comme champ de bataille de la lutte des classes. Et il pose la nécessité d’utiliser le marxisme comme science et comme philosophie rationnelle, et non comme repère électoral-identitaire tribal.

Enfin Gramsci nous apprend à être patients, sans être attentistes ni passifs, dans la longue et déjà séculaire guerre position que nous menons contre le capital.

Pour prolonger la lecture de la sélection en ligne sur Réveil Communiste, on pourra se reporter à la source (l’anthologie dirigée par André Tosel qui vient d’être rééditée aux Temps des Cerises), mais aussi à la récente et stimulante anthologie commentée publiée par Razmig Keucheyan, aux Édition la Fabrique, intitulée « Guerre de mouvement et guerre de  position ».

Si on veut se reporter directement aux Cahiers de Prison, lire en priorité les numéros  10, 11, 12, 13, 14, 15, 19 et 22.

 

GQ, 27 décembre 2014

Le Medef vote la loi Macron...comme les députés PS ! - canempehepasnicolas

28 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

PCF Bassin d'Arcachon 61 bis, Avenue de la Libération 33380 Biganos -

28 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

Гранату в Киеве возле одного из столичных

27 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

Les structures de la CGT, toute une histoire

27 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Syndicalisme en débat, #Front historique

Envoyé par Pascal Bavencove

La crise ukrainienne vue du Québec

27 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ukraine, #Impérialisme

Envoyé par Roland Diagne

 

Pierre Dubuc

 

Au téléjournal de Radio-Canada, Céline Galipeau qualifiait de « provocation » le fait que des avions militaires russes aient survolé une frégate canadienne participant à des exercices militaires en Mer Noire. La vraie question est : qui provoque qui?

Un article de l’édition septembre/octobre 2014 de la revue Foreign Affairs répond à cette question en remettant à l’endroit ce qui est à l’envers.

Foreign Affairs n’est pas une publication à la solde de Moscou. C’est, au contraire, une des plus vénérables institutions traitant de la politique étrangère de la classe dirigeante américaine.

Dans un article intitulé « Why the Ukraine Crisis Is the West’s Fault », John J. Mearsheimer, professeur à l’Université de Chicago, soutient que l’origine de la crise est l’élargissement de l’OTAN, dans le cadre d’une stratégie visant à sortir l’Ukraine de l’orbite russe et de l’intégrer au camp occidental.

Il relate l’implication de l’Ouest dans les affaires intérieures de l’Ukraine depuis la Révolution Orange de 2004 jusqu’au renversement du président élu Viktor Yanukovych en février 2014. Il cite les propos de Victoria Nuland, l’assistante-secrétaire d’État américaine pour les affaires européennes et eurasiennes, qui a déclaré en décembre 2013 que les États-Unis avaient investi plus de 5 milliards de dollars pour que l’Ukraine ait « l’avenir qu’elle mérite ».

L’argent américain a transité par la National Endowment for Democracy – une société écran de la CIA – avant de se retrouver dans les coffres de plus de 60 projets de la société civile ukrainienne.

 

La promesse faite à Gorbatchev

Le professeur Mearsheimer rappelle que les leaders soviétiques avaient accepté, lors de la Chute de Berlin, le maintien des forces américaines et de l’OTAN en Allemagne y voyant la garantie qu’une Allemagne réunifiée serait pacifique, mais s’étaient opposé à leur expansion à l’est.

Dans un autre article de la même édition de Foreign Affairs (A Broken Promise? What the West Really Told Moscow About NATO Expansion), la professeure Mary Elise Sarotte raconte, à partir de documents maintenant déclassifiés, les tractations entre les États-Unis, l’Allemagne et Gorbatchev.

De toute évidence, les États-Unis et l’Allemagne ont laissé entendre, dans un premier temps, à Gorbatchev que les troupes de l’OTAN ne seraient pas stationnées dans l’ancien territoire de l’Allemagne de l’Est et, surtout, que l’OTAN n’avait aucune visée expansionniste vers les pays de l’Est.

Le sénateur d’État américain James Baker avait même évoqué « un statut militaire spécial pour le territoire de l’Allemagne de l’Est ». Gorbatchev se contenta de garanties verbales, dans ce qui allait s’avérer un marché de dupes.

Finalement, Gorbatchev donna son accord à ce que l’Allemagne fasse partie de l’OTAN en échange de mesures destinées à lui permettre de sauver la face, soit une période de quatre ans pour le retrait des troupes soviétiques et quelques restrictions sur la présence des troupes de l’OTAN et des armes nucléaires sur le territoire de l’ancienne Allemagne de l’Est.

Gorbatchev reçut également 12 milliards de deutsche marks pour la construction d’habitations pour les soldats soviétiques et un autre trois milliards de prêts sans intérêt.

Les États-Unis avaient atteint leur but, tel que l’avait défini Robert Gates, alors conseiller à la sécurité nationale : « Achetons le départ des Soviets et que l’Allemagne paye la facture ».

Mary Elise Sarotte rappelle qu’un jeune officier du KGB, qui servait en Allemagne de l’Est, est alors retourné à Moscou plein d’amertume quant à la façon dont « l’Union soviétique avait perdu sa position en Europe ». Son nom était Vladimir Poutine.

 

L’expansion de l’OTAN

Retournons à l’article de Mearsheimer. Bien entendu, les États-Unis ne respectèrent pas leur engagement. En trois rondes successives, 12 pays d’Europe de l’Est furent intégrés dans l’alliance militaire.

Puis, en avril 2008, l’OTAN a considéré la possibilité d’admettre en son sein la Géorgie et l’Ukraine. L’administration de George W. Bush y était favorable, mais la France et l’Allemagne s’y opposèrent sachant qu’une telle initiative serait perçue comme une provocation par la Russie.

Les Russes ne manquèrent pas de voir dans les « Révolutions de couleurs » (rose en Géorgie, puis orange en Ukraine) la main des États-Unis. L’invasion de la Géorgie en 2008 aurait dû dissiper, selon Mearsheimer, les derniers doutes sur la détermination de Poutine d’empêcher la Géorgie et l’Ukraine de joindre l’OTAN.

Dans l’esprit du professeur de l’Université de Chicago, il est clair que les États-Unis étaient derrière le coup d’État de décembre 2013 en Ukraine. Le sénateur républicain John McCain et Victoria Nuland ont participé aux manifestations anti-gouvernementales (tout comme d’ailleurs le ministre canadien John Baird).

Dans une conversation téléphonique interceptée et rendue publique, Mme Nuland plaidait pour un changement de régime et exprimait le désir de voir Arseniy Yatsenyuk devenir premier ministre. Ce qui fut fait.

Mearsheimer rappelle l’importance stratégique de l’Ukraine comme État-tampon pour la Russie, comme l’ont démontré historiquement les campagnes de Napoléon et d’Hitler. C’est de la Géopolitique 101. De la realpolitik.

Imaginez, écrit-il, la réaction de Washington si la Chine concluait une alliance militaire avec le Canada et le Mexique.

 

L’opinion de George Kennan

Mearsheimer cite le réputé diplomate américain George Kennan, le père de la politique du « containment » face à l’URSS lors de la Guerre froide, qui déclarait dans une entrevue en 1998 après l’approbation par le Sénat américain de la première ronde d’expansion de l’OTAN à l’est :

« Je pense que les Russes vont éventuellement réagir de façon négative. Je pense que c’est une erreur tragique. Aucune raison ne justifie cette politique. Personne ne menace l’autre. »

Dans cette même entrevue, Kennan prédisait que l’expansion de l’OTAN provoquerait une crise et que les promoteurs de cette expansion déclareraient après coup : « On vous avait dit que les Russes étaient comme cela ».

Mearsheimer balaie aussi du revers de la main la théorie selon laquelle Poutine serait un nouvel Adolf Hitler et que toute entente avec lui serait une répétition de la politique de l’apaisement de Munich.

Selon Mearsheimer, rien ne laissait présager, avant le 22 février, que Poutine avait des visées sur la Crimée ou sur d’autres régions de l’Ukraine. Poutine a réagi devant la possibilité que l’Ukraine adhère à l’Europe, puis à l’OTAN, avec la possibilité d’une base navale de l’OTAN en Crimée. La Russie n’a pas les moyens, précise-t-il, de conquérir et d’annexer l’ensemble de l’Ukraine.

Les sanctions occidentales n’auront, selon lui, aucun effet sur la Russie. « L’Histoire nous démontre que les pays peuvent endurer d’énormes punitions dans le but de protéger leurs intérêts stratégiques », souligne-t-il.

 

Faire de l’Ukraine un État-tampon

Quelle est la solution, selon Mearsheimer ? Que les États-Unis et leurs alliés abandonnent l’idée d’occidentaliser l’Ukraine et qu’ils aient plutôt pour but d’en faire un État-tampon entre l’OTAN et la Russie, comme l’était l’Autriche lors de la Guerre froide.

Bien entendu, les Ukrainiens vont proclamer leur droit à l’autodétermination. Mearsheimer leur répond que la triste vérité est que les droits abstraits sont sans grande signification lorsque la politique des Grandes Puissances est en jeu.

Mearsheimer cite l’exemple de Cuba. Est-ce que Cuba avait le droit de former une alliance militaire avec l’Union soviétique au cours de la Guerre froide? Les États-Unis croyaient certainement que non. Aujourd’hui, les Russes pensent la même chose à propos de l’adhésion de l’Ukraine à l’Ouest.

En terminant, Mearsheimer rappelle que les États-Unis ont besoin de l’aide de la Russie pour retirer leur matériel militaire d’Afghanistan par le territoire russe, de parvenir à un accord nucléaire avec l’Iran et de stabiliser la situation en Syrie.

Mais, surtout, que les États-Unis auront un jour besoin de la Russie pour contenir la Chine, alors que leur politique actuelle ne fait que rapprocher Moscou de Pékin.

Que conclure de cette leçon de realpolitik du professeur Mearsheimer dans Foreign Affairs? Qu’il y a des voix divergentes au sein de la classe dirigeante américaine à propos de la politique étrangère qui conseillent au président Obama : « Don’t do stupid stuff ».

Qui a libéré Auschwitz, ridicules mensonges des autorités polonaises

27 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique

Envoyé par la Librairie Tropiques

 

A plusieurs reprises, un journaliste radio belge a rapporté l’opinion (polonaise) selon laquelle les derniers prisonniers d’Auschwitz auraient été libérés par « les Ukrainiens », présentés comme distincts de l’Armée Rouge, dont le rôle serait ainsi minimisé.

C’est scandaleusement mensonger mais surtout ridicule : les armées soviétiques faisaient toutes partie de l’Armée Rouge et rassemblaient les soldats russes, ukrainiens, biélorusses et autres de l’Union soviétique . Il n’y avait pas d’unité « ethniquement » distincte. Ce qui n’empêche qu’un général et des soldats ukrainiens aient fait partie des troupes soviétiques qui découvrirent « par hasard » le camp nazi.

Sept millions d'Ukrainiens soviétiques ont combattu au sein de l'Armée Rouge, quatre millions sont morts. Quelque 200.000 ont servi au sein de la Wehrmacht et d'armées alliés à l'Allemagne.

Mais le mensonge précité a pour source le gouvernement polonais qui croit, par ce biais, encourager l’actuel pouvoir ukrainien et discréditer la Russie, dont le président n'a pas été "expressément" invité à Auschwitz, contrairement aux années précédentes.

C’est probablement le signe avant-coureur de la grande manœuvre idéologique qui, à l’occasion des 70 ans de la « Victoire sur le fascisme », parachèvera la disqualification de l’URSS contre laquelle étaient pourtant mobilisés les trois quarts de la machine militaire nazie, battue devant Moscou (octobre 1941-janvier 1942), à Stalingrad (juillet 1942-février 1943) et à Koursk (été 1943).

La propagande occidentale tend à mettre en valeur le débarquement en Normandie - 6 juin 1944- et en général les seuls exploits des armées américaine et britanniques, alliées de l'Armée Rouge.

Le comble de la provocation vient d’être atteint par le premier ministre de Kiev, Arseni Yatseniouk, qui a évoqué « l’invasion de l’Allemagne et de l’ Ukraine » par les Soviétiques.

Quant au président Petro Porochenko, présent à Auschwitz en cet anniversaire du 27 février, il a récemment valorisé « l’héroïsme » des soldats de Stepan Bandera, l’une des armées pronazies des nationalistes ukrainiens. En février 1945, ils avaient été refoulés dans les Carpathes.

Il est bon de rappeler qu’outre les Juifs exterminés dans les camps et, avant cela, dans les territoires, occupés en URSS, le génocide nazi a également frappé les tsiganes, que plus de trois millions de prisonniers de guerre soviétiques ont été mis à mort (dont deux millions liquidés dans les six premiers mois de la guerre), que les pertes civiles soviétiques dans les territoires occupés par les nazis s’élèvent à plus de dix millions, s’ajoutant aux huit millions de combattants de l’Armée Rouge tués sur les champs de bataille. Au total, plus de 26 millions de Soviétiques ont perdu la vie au cours de la seconde guerre mondiale, toutes catégories de mortalité confondues. Sans parler des millions de blessés, estropiés, des dizaines de millions de sans logis dans les villes et les villages détruits… Mais qui le sait, chez nous ?

Ce sont ces « Untermenschen » (sous-hommes dans le vocabulaire nazi) que certaine propagande occidentale et néofasciste entreprend d’injurier ! JMC

 

UNE PRISE DE POSITION DE JACQUES SAPIR, QUI INTERPELLE LE PRESIDENT FRANCOIS HOLLANDE

 

http://fr.ria.ru

 

Auschwitz: rien ne justifie les mensonges

 

 

Rien ne justifie les mensonges du gouvernement polonais. Mais, sa complicité avec le gouvernement de Kiev, au sein duquel on trouve, hélas, les descendants idéologiques des Ukrainiens qui se sont associés aux nazis l’explique, écrit sur son blog l'économiste français Jacques Sapir.

Le ministre polonais des affaires étrangères prétend qu’Auschwitz aurait été libéré par "des troupes ukrainiennes ". On ne sait ce qui doit le plus retenir l’attention: l’énormité du mensonge ou l’impudence avec laquelle il fut prononcé.

L’ensemble des dirigeants de l’Europe devrait le dire haut et fort et refuser de participer à ce qui n’est plus une commémoration mais une mascarade. Si François Hollande se rend à Auschwitz, dans ces conditions, qu'il sache qu'il salit alors son nom et celui de la France, estime Jacques Sapir.

 

Auschwitz (Osewiscim) fut libéré par des hommes de la 332ème Division d’Infanterie de l’Armée Rouge, appartenant au " 1er Front d’Ukraine ". Il faut savoir que dans l’organisation adoptée par l’Armée Rouge, un " Front " désigne un groupe d’armées chargées d’opérer sur une " direction stratégique ". Le 1er Front d’Ukraine était le nom du groupe d’armées qui avait combattu en Ukraine et qui, de là, remontait vers la Pologne. Ce n’était nullement une désignation "ethnique". Cela, tout historien le sait.

Il sait aussi que les troupes du 1er Front d’Ukraine (2ème armée de tanks, du général Bogdanov) avaient libérées le 25 juillet 1944 le camp de Maïdanek, découvrant l’horreur de l’extermination systématique et industrielle qui caractérise le nazisme. Les principaux correspondants de guerre soviétiques, Vassily Grossman (auteur de "Vie et destin"), Konstantin Simonov (auteur de " Les Vivants et les Morts"), Boris Gorbatov et Evgeni Kryler se rendirent les lieux. Leurs articles firent la une des quotidiens soviétiques. Mais, il fallut attendre avril 1945, que les anglo-américains découvrent à leur tour Bergen-Belsen et les camps situés à l’ouest, pour qu’on leur accorde un quelconque crédit.

 

Il y a 70 ans...L'Armée rouge libérait le camp d'Auschwitz

27 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste

Renforçons la lutte CONTRE L’UNION EUROPÉENNE ! Réunion publique : samedi 7 Février 2015 à Saint-Denis (93)

27 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Euroboycott, #Initatives et rendez-vous

 Renforçons la lutte CONTRE L’UNION EUROPÉENNE ! Réunion publique : samedi 7 Février 2015 à Saint-Denis (93)

Lu sur diablo

Le samedi 7 février 2015

Bourse du travail de Saint-Denis (9, rue Genin) de 9 h à 17 h 30

Métro Saint-Denis Porte de Paris – ligne 13

Réunion publique organisée par le Comité National de Résistance Républicaine à l’Union Européenne

PROGRAMME :

9h00 - 12h30:

Animation des débats : Michèle Dessenne et Antoine Manessis

Interventions et débat sur la situation en Europe et en France :

- Pasquale Noizet

- Thierry Delbos

- Jacques Nikonof

- Fadi Kassem

- Jacques Cotta

Un représentant du CRE (étudiants Sciences Po)

14h00 – 17h30:

Décisions d’actions avec les Comités départementaux (CDRRUE).

- Manifestation nationale fin mai pour rappeler la victoire, il y a dix ans, du NON au traité constitutionnel européenne !

- Lutter contre le Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TAFTA) en exigeant que les gouvernements et parlements de l’Union européenne sortent des négociations.

- Agir contre la nouvelle guerre froide que préparent l’Union européenne et l’OTAN, principalement en Ukraine : ne faisons pas de la Russie notre ennemi !

source : cnr-rue

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