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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 18:02




Les nouveautés depuis le 11 septembre 2014


La lettre électronique Hebdo de Cubacoopération

Chers amis,
Nous avons le plaisir de vous inviter, vous et vos amis, à notre prochaine importante initiative,
notre "2ème Forum de la Coopération entre la France et Cuba"
qui aura lieu au cours de la Fête de l’Humanité les 12, 13 et 14 septembre à La Courneuve.
Prenez connaissance du programme exceptionnel : http://s147752339.onlinehome.fr/cubacoop/spip.php?article1678
Nous espérons vous y rencontrer nombreux.
Informations exceptionnelle à noter : pour les fidèles de la Fête notre stand sera installé à l’emplacement habituel du journal GRANMA, 9 avenue Hugo Chavez
Lien vers la billetterie officielle
Merci encore de votre fidélité,
Bonne lecture et à la semaine prochaine,
Bien cordialement,
Roger Grévoul
Président Fondateur de l’association.
Responsable de la publication

Leonardo Padura : tournée en France avec ses « Hérétiques »

par Michel Porcheron le 18 septembre 2014
Posté par M P
L’écrivain de Mantilla, La Havane, Leonardo Padura part en tournée en France, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre, « Hérétiques », toujours chez Métailié. Du 17 au 27 septembre, il ira à la rencontre de ses lecteurs, anciens et nouveaux, de Strasbourg à Pau, en passant par Paris, Toulouse, etc.
Le roman figure dans la première sélection du Prix Médicis –Etranger, qui sera décerné le 4 novembre.
Par ailleurs, l’écrivain cubain a fait savoir qu’il interrompait pour le moment sa collaboration au blog « Voces desde Cuba » de BBC Mundo, considérant que le travail d’écrivain et celui de journaliste sont devenus pour lui difficiles à mener de front. Il s’explique sur http://www.laopinion.com/bbc/20140911/Entre-el-periodismo-y-la-literatura&sref=mn .

Leonardo Padura sera En Première Ligne le samedi 20 septembre 2014 à Ivry-sur-Seine

par RG le 18 septembre 2014
La 4e édition du festival littéraire En Première Ligne se tiendra à Ivry-sur-Seine les 20 et 21 septembre 2014. A travers des débats et des rencontres, le festival se propose d’explorer, cette année, la notion d’Egalité, son besoin comme son absence et ses combats comme ses défaites...

Vitry-sur-Seine à la découverte de Cuba ...

par Jean-Pierre JOLY le 17 septembre 2014
Le comité de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) organise le 26 septembre, après sa présence à la Fête de l’Humanité dans le stand du Deuxième Forum de la Coopération, une rencontre sur le thème "A la découverte de Cuba" en présence notamment de son Excellence l’Ambassadeur de la République de Cuba. Le débat sera introduit par Roger Grévoul, Président Fondateur de Cuba Coopération France...
Nous vous attendons nombreux !

Cuba envoie 165 experts pour lutter contre Ebola

par RG le 16 septembre 2014
Il s’agit de l’envoi « le plus important » d’experts de la santé par un Etat depuis que l’épidémie a éclaté en début d’année, a souligné la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, lors d’une conférence de presse à Genève.

Un rapport de la Banque Mondiale signale que Cuba a le meilleur système éducatif d’Amérique latine

par Roger Grevoul le 15 septembre 2014
Système scolaire efficace et de professeurs de haut niveau
Le dernier rapport de la Banque Mondiale sur l’éducation révèle que Cuba est le seul pays doté d’un système éducatif de qualité en Amérique latine.
En Amérique latine, il existe 7 millions d’enseignants du primaire et du secondaire soit 4% de la population active de la région. Leurs salaires absorbent 4% du PIB de la région et leurs conditions de travail varient selon les pays, même s’ils sont mal rémunérés en règle générale. Ces professeurs, (...)

Biennale de La Havane : horizon 2015

par RG le 14 septembre 2014
La Biennale de La Havane, un espace de confluence et d’échange, de confrontation et de réflexion, qui occupe une place d’une importance singulière sur la scène internationale des arts plastiques, fête son 30e anniversaire.
Cet événement culturel a ouvert la voie à la recherche et à la diffusion de la richesse de l’art contemporain d’Amérique latine et de la Caraïbe, puis de l’Asie et de l’Afrique. Plus tard, elle a élargi sa programmation à des artistes venus d’Europe, des États-Unis et du Canada.

Cuba dénonce le fort impact négatif du blocus étasunien

par Roger Grevoul le 13 septembre 2014
Un blocus qui non seulement se maintient, mais aussi s’aggrave d’année en année malgré la condamnation quasi unanime des Nations Unis...
Ci-joints les liens pour deux articles en espagnol :l’un du quotidien GRANMA, http://www.granma.cu/cuba/2014-09-09/el-bloqueo-contra-cuba-se-ha-recrudecido

On peut voyager en Chine mais pas à Cuba !

le 12 septembre 2014
Par Arturo López Levy, conférencier à l’école Josef Korbel d’études internationales de l’université de Denver.
Et traduit par Chantal Costerousse.
Par Réveil Communiste - Publié dans : Cuba - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 11:55

Lu sur el Diablo :

 

Ecosse-carte

Communiqué de Tommy Morrison,

secrétaire écossais du Parti communiste de Grande-Bretagne



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le référendum sur l'indépendance écossaise approche. Les sondages sont très serrés. Si il y a un vote « Oui », l’Écosse fera sécession en moins de deux ans, en mars 2016. Les députés écossais quitteront alors Westminster. Et si un gouvernement travailliste est élu en 2015, il devrait tomber : sur 59 députés écossais, un seul est conservateur, 44 sont travaillistes.

Les communistes d’Écosse ne soutiennent pas l'indépendance en ces termes. Depuis les années 1930, la revendication des communistes a été celle du fédéralisme progressiste, une revendication soutenue également dans les années 1970 par la STUC (Congrès des syndicats écossais) et le mouvement ouvrier écossais.

Qu'est-ce que signifie « progressiste » ? C'est un fédéralisme qui ne soit pas simplement un arrangement constitutionnel mais un instrument qui facilitera la lutte pour le changement social progressiste dans toutes les nations de Grande-Bretagne – qui permette une redistribution sociale des richesses et du pouvoir.

Sous un fédéralisme progressiste, le gouvernement fédéral au niveau britannique contrôlerait la politique économique générale et serait constitutionnellement contraint à redistribuer les revenus géographiquement en proportion des besoins sociaux.

Les Parlements en Écosse, au Pays de Galles, et, si ils soutenus localement, dans les régions d'Angleterre, auront le pouvoir de reprendre possession publique de services essentiels, d'intervenir industriellement pour soutenir l'emploi et augmenter le contrôle de la classe ouvrière sur les ressources de leur pays.

C'était la vision de l'Assemblée écossaise de 1972 : pour un « parlement ouvrier » - dont les actions aideront à relayer les luttes ailleurs, à unir et non à diviser.

L'indépendance que propose le « Livre blanc » du gouvernement SNP (Parti national écossais) est très différente et, nous communistes le pensons, un piège pour les travailleurs. Cela affaiblira, et non renforcera, leur position contre le grand capital et les banques.

La recette du « Livre blanc » pour la croissance économique est de baisser l'Impôt sur les sociétés. Il cherche à offrir une stabilité pour que le secteur financier important en Écosse reste dans la zone Livre et à garantir le droits du grand capital étranger, qui détient plus de 80 % de l'industrie manufacturière écossaise, en recherchant l'adhésion à l'UE.

Sans une banque centrale ou sa propre monnaie, le budget écossais serait toujours fixé par Westminster – et une Westminster gouverné par les Conservateurs (Tories). L'austérité continuera. Et elle sera orchestrée par l'Union européenne.

Le Traité de Stabilité de 2012 de l'UE, que l’Écosse devra incorporer dans sa Constitution, spécifique que les déficits annuels ne doivent pas excéder 0,5 % et, si la dette à long-terme ou la dette nationale excède 60 % du PIB, il convient de la rabaisser de 5 % par an. La dette de l’Écosse est actuellement estimée à 85 % du PIB.

Ainsi une indépendance dirigée par le SNP aggraverait l'austérité. La propriété publique ou les subventions publiques pour l'industrie, vous pouvez oublier. Ce n'est pas permis par les règles de l'UE.

De façon surprenante, certaines parties de la gauche se sont engagées dans la campagne pour le « Oui » : le Parti socialiste écossais, le Parti des travailleurs socialistes, Solidarité, le Groupe socialiste international, le Parti socialiste en Écosse et même certains éléments du Parti travailliste font désormais partie de la Coalition radicale indépendante.

Il y a deux raisons. Premièrement, le SNP a très intelligemment pris l'engagement d'une Convention constitutionnelle qui devrait se tenir immédiatement après les premières élections au Parlement écossais en 2016. Elle aura la liberté d'analyser toutes les options constitutionnelles pour une Écosse indépendante. Comme le disent les partisans radicaux de l'Indépendance : « tout sera ouvert ».

Sauf que cela ne sera pas le cas. Les propositions du SNP notent que la composition de la Convention devra refléter la volonté démocratique du peuple écossais exprimée dans l'élection précédente. La Gauche radicale sera bien heureuse de gagner 5 %. Dans les conditions actuelles, elle aurait moins de 2 %.

Et ce sera alors trop tard de toute façon. L'adhésion à l'UE, l'OTAN et la zone Sterling sera négociée, selon le SNP, dans les quinze mois précédant la Convention constitutionnelle. Et sur la question de l'UE, la plus importante, la Coalition radicale indépendante est elle-même profondément divisée.

Mais il y a une seconde, probablement plus importante, raison à ce soutien de la gauche. C'est la conduite de la campagne pour le « Non ». La Campagne « mieux ensemble » est une coalition du Parti travailliste, des libéraux-démocrates et des conservateurs, elle est donc incapable de proposer une perspective qui [et?] ne peut pas séduire la gauche

Pire, elle insinue l'adoption de menaces qui viseraient à saboter l'indépendance : menaçant le retrait de contrats de défense et refusant, même si ce sont pour de bonnes raisons économiques, l'adhésion de l’Écosse à la zone Livre.

Les voix de gauche dans le camp du « Non » sont limitées à la Campagne « travailler ensemble », soutenues par un certain nombre de syndicats et au « Livre rouge » et au groupes « le Socialisme d'abord » que les communistes soutiennent.

Ces campagnes ne disposent que de ressources financières limitées et sont ignorées par les médias de masse. Le Sunday Herald, propriété de la multi-nationale américaine Newsquest/Gannet, a déjà déclaré son soutien à l'indépendance. La presse de Murdoch qui a soutenu le SNP en 2012 pourrait bien faire de même.

Voilà pourquoi les syndicalistes et la gauche de toute la Grande-Bretagne doivent prendre conscience de la réalité de la situation en Écosse. Il y a un danger sérieux qu'en l'espace de quelques mois le mouvement ouvrier britannique soit grandement affaibli et que l'Angleterre et le Pays de Galles (et indirectement l’Écosse) soit condamné pour longtemps à un gouvernement conservateur.

La gauche trotskiste prétend que l'indépendance portera un coup à l'impérialisme. Hélas, l'inverse sera le cas. L'an dernier, le vote historique contre l'action militaire anglo-américaine envers la Syrie aurait été autre sans les députés écossais.

Les millionnaires écossais et les gestionnaires de fonds de pension qui abreuvent de fonds le SNP ne le feraient pas si leurs soutiens financiers à la City de Londres voient leurs intérêts menacés. L’arrimage du SNP à la zone livre, l'UE et l'OTAN le garantit.

Qu'est-ce qui peut inverser la situation ? Seule une campagne forte de la Gauche pour un changement constitutionnel qui favorise la justice sociale. De façon plus importante, nous avons besoin de revendiquer une démocratie économique – permettant aux travailleurs d'exercer un contrôle sur le capital.

Et, pour avoir une crédibilité en Écosse, ces revendications auront besoin du soutien des syndicats et de la gauche au niveau de la Grande-Bretagne et intégrer les questions plus larges des changements constitutionnels progressistes à ce niveau.

Non moins important, le mouvement a besoin d'affronter la réalité anti-ouvrière de l'UE. Que ce soit l’Écosse ou la Grande-Bretagne, l'adhésion à l'UE empêche toute avancée vers la démocratie économique – un sujet toujours esquivé par ceux qui adoptent une position pro-indépendance.

Plus important, il y a la question de la confiance dans l'actualité d'une ligne de classe. Ce sont les luttes unies des années 1970, des dockers de Londres, des chantiers navals écossais, des ingénieurs et des mineurs de Birmingham, qui ont donné ensuite de la crédibilité aux revendications de changement constitutionnel progressiste.



 

Pour reprendre les mots de James Connolly, la cause de l'Ecosse et la cause de la classe ouvrière ne peuvent être séparées.

Par Réveil Communiste - Publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 08:12

Surle blog de Jean Lévy :

 

15 septembre 2014

 : 

Depuis une dizaine d'années, l’Amérique latine opère un processus d’intégration, économique et politique, pour former un « bloc de gauche ». Objectif : contrer l’ingérence des USA dans le continent et avancer vers un avenir meilleur.

Mais un pays fait exception : la Colombie, toujours contrôlée par Washington et ses intérêts. Par quels moyens ? Classiques : néo-colonialisme, corruption et violence. Un membre d’Investig’Action a pu s’entretenir avec Edgar Paéz, du syndicat SINATRAL, l'un des plus actifs dans la résistance aux multinationales. Paéz nous apporte un important témoignage direct de la situation colombienne, avec une analyse profonde des causes et des conséquences possibles du conflit.

 

Raffaele Morgantini : Quels sont le rôle et l’importance du syndicat SINATRAL dans le panorama politique et socio-économique colombien ?

 

Edgar Paéz : SINATRAL naît en Colombie à l’intérieur de Nestlé dans les années 40, dans un processus de centralisation organique des travailleurs de la multinationale. Ce processus se déroule entre les années 1940 et 1982 et implique la mise en commun des forces des travailleurs de plusieurs multinationales, comme Coca-Cola et une soixantaine d’entreprises agroalimentaires.

 

Aujourd’hui, le syndicat se positionne comme un syndicat interprofessionnel, pour contrer la dispersion syndicale qui existait auparavant. Dans la situation politique et socioéconomique désastreuse que vit le pays,est très important de créer un grand syndicat interprofessionnel et centralisé, mais en même temps d’organiser les travailleurs dans des mouvements politiques de masse.

Le but étant celui de mobiliser la lutte et de renforcer les revendications des classes ouvrières pour le respect de leurs droits et, plus généralement, pour un pays plus égalitaire. Tout ça relève d’un processus organisationnel mais qui en même temps est « désorganisationnel », à cause de la possibilité pour les entreprises de créer leurs propres syndicats et de signer leurs propres conventions collectives, désarticulant les travailleurs et les droits acquis au cours des années. Cela n’est guère étonnant, c’est simplement le produit de l’imposition du système néolibéral.

Imposition qui relève de la crise du système capitaliste des années 70 et de la nécessité d’affaiblir la force du travail face au capital…

Oui, c’est exact. A partir de cette période il y a un processus de précarisation très intense de la force du travail, ce qui implique la perte de toutes les revendications des travailleurs. Les patrons des multinationales ont recouru aux déplacements forcés, aux menaces et même aux assassinats pour parvenir à gagner cette « guerre ». Toute cette politique de violence contre les travailleurs a aussi empêché que les syndicats se renforcent et puissent acquérir une force telle qu’elle leur permette de faire progresser les conditions de la classe ouvrière. Cette dynamique s’est accentuée et radicalisée progressivement au cours des années, conduisant à la situation épouvantable de nos jours et à une guerre civile sanguinaire.

Votre pays est ravagé par la violence : assassinats de représentants des syndicats, des partis de gauche, des mouvements sociaux, les enlèvements … Quelle est la situation pour votre syndicat, SINATRAL ?

Mauvaise, bien sûr. Pendant le conflit, vingt-sept de mes camarades ont été assassinés, dans la plus totale impunité. La justice en Colombie est bien entendu politisée. Pour pratiquement tous les assassinats, aucun responsable, ni exécutant ni instigateur, n’a été jugé. Pour l’assassinat d’un camarade, Luciano Romero, dont le meurtre a été si évident, nous sommes même allés en Suisse pour chercher justice devant les tribunaux. Les paramilitaires l’avaient attaché à un arbre et l’avaient torturé toute la nuit pour qu’il confesse ce qu’en réalité il ne savait pas.

La justice suisse s’est contentée de dire qu’elle ne pouvait rien faire, car il y avait un processus juridique ouvert en Colombie, déjà en prescription. En outre, selon la loi suisse ce crime spécifique ne pouvait pas être qualifié de crime contre l’humanité.

En tant que syndicat, nous avons donc cherché d’autres moyens de pression. Nous avons lancé de nombreuses campagnes pour le respect des droits des paysans, des syndicalistes. Nous avons lancé des campagnes pour le droit vital à l’eau. Nous avons cherché et trouvé ainsi la solidarité de plusieurs mouvements et partis politiques colombiens et étrangers.

Les assassinats en Colombie ne visent pas l’individu en tant que tel, ils tentent d’anéantir le mouvement dans son ensemble. SINITRAL aussi subit cette stratégie : ils nous assassinent, nous emprisonnent, nous menacent, nous torturent.

Comment expliquez vous cette situation singulière et extrême du cas colombien qui ne connaît pas d’équivalents dans les autres pays latino-américains ?

La guerre actuelle commence en 1964 et depuis le début elle se distingue par son caractère de classe. La guerre civile colombienne est avant tout une guerre entre classes sociales. A cause de la limitation d’espaces démocratiques, une partie de la population colombienne s’est soulevée et a pris les armes, exigeant l’accomplissement de revendications par le biais de la violence révolutionnaire.

Dans la caractérisation de l’oligarchie colombienne, on s’aperçoit que celle-ci a été, et est toujours, l’oligarchie la plus criminelle de la région, qui a pu se maintenir et se renforcer avec le temps. Imaginez qu’en Colombie il y a eu plus de morts qu’en Chili, Argentine, Brésil… sans pourtant avoir vécu une dictature militaire ! C’est donc une oligarchie, la colombienne, qui s’est maintenue debout grâce à la violence, à la corruption et à la criminalité. Durant les 10 dernières années, il y a eu environ 500’000 morts, 50’000 desaparecidos… et cela afin de faciliter l’exploitation de toutes les ressources du pays par les multinationales.

Que réserve l’avenir à la Colombie ? Comment la situation va-t-elle évoluer ?

Pour l’instant, l’oligarchie colombienne se maintient au pouvoir. Le président actuel, Juan Manuel Santos, est le fils de cette vieille oligarchie criminelle dont il représente les intérêts. Par contre, l’ex-président Uribe, représente la nouvelle bourgeoisie émergente qui se finance avec l’argent de la mafia, du para-militarisme, du narcotrafic, de la corruption… et qui vise à se trouver dans l’oligarchie du futur.

En outre, ce qui caractérise le pouvoir de cette oligarchie colombienne, mais plus en général de l’oligarchie latino-américaine, c’est son lien avec l’Empire, avec l’impérialisme occidental (et notamment Etats-Unien). En effet, la Colombie est un pays totalement dépendant des Etats-Unis. C’est la raison qui explique le rôle prépondérant des multinationales dans notre pays qui contrôlent pratiquement tous les secteurs de l’économie et tous les types de ressources naturelles.

Aujourd’hui même l’eau est en train de tomber sous le contrôle de multinationales ! L’oligarchie traditionnelle n’a presque plus aucune forme de contrôle sur aucun secteur de l’économie colombienne, elle sert simplement les intérêts de ses maîtres, les multinationales. Auparavant en Colombie on avait la Bavaria, la bière colombienne, l’orgueil du pays… maintenant c’est Miller que l’a achetée.

Un autre exemple c’est la canne à sucre qui jadis était contrôlée par une famille très puissante de l’oligarchie. Aujourd’hui c’est différent, les multinationales ont tout pris. En outre, il faut se rappeler que la Colombie est de loin le pays le plus militarisé d’Amérique latine dont les effectifs militaires sont au service du capital international. On peut bien se rendre compte que le pouvoir de l’oligarchie, et donc de l’Empire, est bien sûr militaire, mais aussi économique et politique, et cela est très important. Les nombreuses bases militaires américaines en Colombie en attestent.

Comment l’assujettissement de la Colombie aux intérêts des Etats-Unis s’est-il déroulé ?

La Colombie est en effet un pays dépendant de la politique des USA et des multinationales. Il y a eu un processus de néo-colonisation qui s’est fait avant tout par le biais des multinationales. Par exemple, Nestlé : cette entreprise est arrivée en Colombie en 1947 et peu à peu a commencé à acheter toutes les autres petites entreprises agroalimentaires, avec l’aval des politiciens pro-occidentaux bien sûr, commençant à prendre le leadership des marchés, à contrôler les prix et les achats de matières premières. Avec Coca-Cola, on a connu la même dynamique, mais aussi avec toute une série d’autres multinationales dans d’autres secteurs (charbon, pétrole, or…).

En outre, avec le temps, les multinationales ont commencé à diversifier leurs politiques (par exemple British Petroleum aujourd’hui est impliqué dans la production de biocombustible à partir de la canne à sucre), avançant dans un processus de centralisation de la main d’œuvre, très important pour s’assurer un contrôle étendu sur l’économie du pays.

Ce qu’il faut retenir ici c’est que ces entreprises ne sont pas arrivées ici exclusivement avec une valise, mais aussi avec des armes, des troupes, afin de défendre leurs intérêts bien sûr. C’est là qu’apparaît le para-militarisme, instrument des multinationales pour abattre, avec tous les moyens, toute forme d’opposition à la politique d’exploitation et de pillage des ressources.

La lutte des FARC (Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes) et d’autres groupes de résistance, commencée dans les années 60, s’inscrit dans ce contexte de violence. Cela a conduit le pays vers une militarisation croissante, irréfrénable, et vers des formes de violence qui peuvent, et doivent, être appelées du terrorisme d’Etat.

Comment voyez-vous l’avenir des négociations de paix entre les FARC et le gouvernement qui se déroulent aujourd’hui à La Havane (Cuba) ? Une paix est-elle possible ? Est-elle imaginable ?

La guerre dure depuis plus de 50 ans, avec des degrés de violence qui connaissent peu d’équivalents dans le monde. Néanmoins les mouvements de résistance, les mouvements progressistes, les syndicats, résistent. Ce processus de paix a apporté beaucoup d’espoir pour les Colombiens, surtout parce qu’il s’agit d’une solution politique au conflit. Cependant, beaucoup de contradictions ressortent en ce moment. A La Havane il y a eu un pré-accord pour la redistribution des terres aux paysans… mais dans les faits, les multinationales continuent leur course à l’accaparement des terres.

Mais alors, peut-on affirmer que ce processus de paix n’est en fait qu’un masque que le gouvernement est en train d’utiliser pour cacher la poursuite de sa politique de néo-colonisation ?

Oui, exactement. Le gouvernement colombien n’est pas du tout intéressé à résoudre les problèmes économiques, sociaux, politiques et environnementaux du pays. Les discussions à La Havane ne portent pas sur les droits des travailleurs colombiens, sur les droits des femmes et des enfants, ni sur les problèmes climatiques…

On parle d’autres choses, importantes aussi, mais pas suffisantes pour une solution durable et surtout acceptable. En réalité, le principal intérêt est celui d’en finir avec l’insurrection armée, ce qui permettrait d’avoir une meilleure « confianza inversionista » (par ce terme on entend l’emprise sur l’économie par des entreprises étrangères) pour que les multinationales occidentales continuent dans leur processus d’appropriation.

Regardez, quand les guérillas ont vu le jour en Colombie, en 1964, la population était pour 50% urbaine et 50% rurale. Aujourd’hui, les 85% de la population est urbaine, et seulement 15% rurale. Où sont allés tous les paysans ? Pourquoi cette inversion ? Et bien, c’est l’action des multinationales ! Des milliers de paysans ont été expulsés, assassinés, emprisonnés… et cela continue aujourd’hui, malgré la rhétorique de paix.

En outre, la production agricole des petits paysans est de plus en plus frappée par la production de substituts des multinationales (le lait en poudre par exemple) qui est exporté vers l’extérieur. C’est donc un modèle de développement d’exclusion, qui contraint les paysans à l’exode rural, les condamnant à vivre dans la misère extrême des (bidon)villes. On retrouve les mêmes schémas partout dans le monde, notamment en Afrique où l’exode rural a atteint des niveaux effrayants à cause des stratégies des multinationales et des politiques économiques mises en œuvre par les USA et l’Union Européenne.

Pouvez-nous nous expliquer la raison pour laquelle la Colombie, à différence du Chili, de la Bolivie, de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay, n’a pas connu de dictature militaire dans les années 70-80 ? Est-ce que la position privilégiée de pouvoir de l’oligarchie et sa toute-puissance peuvent constituer un élément de réponse ?

Oui, tout à fait. En Colombie l’oligarchie a été tellement criminelle, tellement violente, qu’une dictature militaire formelle n’était pas nécessaire. Comme je vous l’ai dit, sans dictature militaire, on compte plus de morts que dans les pays avec. Et les morts continuent ! Rien que parmi les syndicalistes, entre 1982 et 2004 il y a eu plus de 4’000 assassinats. Entre 2004 et 2014, 500 syndicalistes sont morts, en 10 ans.

C’est une politique systématique d’annihilation du mouvement syndical, une sorte de génocide, sans doute un crime contre l’humanité. En effet, la Colombie a été accusée à la Cour Pénale Internationale (CPI). Mais les cibles ne sont pas exclusivement les syndicalistes. Ce sont aussi les mouvements indigènes, les mouvements paysans, les mouvements afro… bref, tous les mouvements et secteurs sociaux.

Et les organisations politiques aussi ! Dans les années 80 naît l’Union Patriotique, parti politique de gauche radicale. 5’000 hommes et femmes actifs dans ce parti ont été assassinés. Et les assassins sont toujours en place, impunis, dans le gouvernement, dans les multinationales et, n’oublions pas, dans les bases militaires et dans le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Dans les dernières élections de mai, on a assisté à une sorte de conflit inter-bourgeois, inter-oligarques : le vieux président Alvaro Uribe s’est opposé à son vieux pote et ex-ministre des affaires étrangères Juan Manuel Santos. Pourquoi ?

En effet Uribe a élu son propre candidat avec son parti, le Centro Democratico. De l’autre côté, Santos a fondé un autre parti, avec l’appui des libéraux et des conservateurs. Il faut savoir que quand l’oligarchie en Colombie a besoin de se défendre, il le fait avec tous les moyens. Ce à quoi on a assisté durant les dernières élections c’est une contradiction inter-bourgeoise : d’un côté la vieille oligarchie rance représentée par Santos et de l’autre la nouvelle oligarchie émergente attachée au para-militarisme de Uribe qui s’est enrichie essentiellement avec la corruption et le narcotrafic.

Tous les deux veulent la même chose : remettre le pays dans les mains des multinationales et un retour des échanges économiques avec les pays capitalistes… c’est-à-dire continuer à se remplir les poches sur le dos des Colombiens. Les deux aussi veulent en finir avec la guérilla, avec les mouvements sociaux et toute forme d’opposition. La différence est celle-ci : Uribe veut obtenir cela par la guerre, la violence ; Santos sans la guerre, présentée comme une entrave à l’intensification de l’inversion économique, d’où la hâte à terminer le soi-disant processus de paix.

Du moment que pour l’oligarchie l’objectif du processus n’est pas de résoudre les problèmes du pays mais de continuer dans la même politique criminelle, l’apaisement de la situation sera difficile. Le peuple ne se laissera pas faire. La réunion de différents groupes sociaux, groupes ethniques et secteurs de l’économie autour d’une même table pour organiser une grève générale, en est la preuve.

Le peuple veut une solution réelle au conflit et continuera dans sa lutte pour que cela se réalise.

Retranscrit et traduit de l’espagnol par Raffaele Morgantini (Investig’Action)

Source : Investig’Action

Par Réveil Communiste - Publié dans : Impérialisme - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 08:08

Lu sur le blog de Danielle Bleitrach [ mais je ne suis pas d'accord pour renvoyer dos à dos le gouvernement du Congo D. et les bandits internationnaux qui violent le territoire de ce pays ndgq]

Judith Prat est une photojournaliste espagnole. Elle a récemment mis en lumière le quotidien très difficile des mineurs de la République Démocratique du Congo qui travaillent sans relâche pour récupérer du coltan, un minerai essentiel à la fabrication des smartphones, ordinateurs, armes et autres équipements aéronautiques.

L’explosion de la demande de coltan au cours de ces dernières années a enrichi de nombreux groupes armés du pays. Sans surprise, les conditions de travail sont déplorables. Alors qu’ils déterrent un minerai dont les pays développés ont désespérément besoin, ces mineurs ne sont payés que sept dollars par jour.

VICE : Quel est l’impact de toutes ces mines sur la République Démocratique du Congo ?
Judith Prat : De nombreux acteurs nationaux et internationaux cherchent à spolier totalement cette région. Les pays limitrophes, comme le Rwanda et l’Ouganda — par où transite le coltan — et des multinationales profitent de ces mines illégales. Le gouvernement congolais est également responsable de la situation tragique du pays, ravagé par la guerre depuis des années. La population congolaise est la principale victime d’un conflit qui a entrainé la mort de 5 millions de personnes et l’exil de 1,5 million d’individus. De nombreux groupes armés de la région se financent grâce au coltan.

Comment ces groupes font-ils pour extraire le coltan ?
Les mineurs travaillent avec des pioches et des pelles. Les tunnels creusés sont consolidés avec de simples planches de bois. Les mineurs transportent le coltan jusqu’au village sur leurs épaules ou en le tirant sur le sol. C’est un voyage fastidieux au milieu d’un environnement hostile.

Il n’y a aucun investissement, aucune modernisation. La main d’oeuvre est bon marché et abondante, et les propriétaires des mines se fichent des conditions de travail désastreuses.

J’imagine que le travail est extrêmement dangereux.
Des accidents ont lieu tous les jours. Durant la saison des pluies, les tunnels s’effondrent et des mineurs meurent ensevelis. Ils travaillent 15 heures par jour et on dénombre de nombreux enfants et personnes âgées parmi eux.

Ils n’ont aucun vêtement de protection. Les outils sont souvent très abimés, les tunnels ne sont pas sûrs, à cause des effondrements, des poches de gaz ou du manque d’oxygène.

Pourquoi avez-vous décidé de réaliser ce projet ?
Je souhaitais dénoncer l’extraction de ce minerai, car il est évident que le coltan est l’une des raisons qui explique pourquoi la RDC est en guerre depuis plus de 20 ans.

Les Occidentaux portent une grande part de responsabilité et doivent exiger de leurs leaders politiques qu’ils prennent des mesures fortes afin d’éradiquer ce trafic.

Par Réveil Communiste - Publié dans : Impérialisme - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 07:51

Le CUEM qui soutient et collabore au séminaire "Marx XXIème siècle l'esprit et la lettre" a la plaisir de vous informer du programme de ce séminaire pour 2014-2015. Nous sommes persuadés que ce séminaire vous intéressera.

Très cordialement,

Le collectif d'animation du CUEM [Centre universitaire d'études marxistes]

 


 


 

Calendrier 2014 /2015 

 

du Séminaire

 ‘Marx au XXIe siècle’

Responsable : Jean Salem

Sorbonne, amphithéâtre Lefebvre

escalier R


http://www.univ-paris1.fr/centres-de-recherche/chspm-centre-dhistoire-des-systemes-de-pensee-moderne-ea-1451/chspm/activites/seminaire-marx/seminaire-marx/marx-2014-2015-s1/

___________________________________________

 

1er semestre (Master 1)

 

 samedi 27 septembre 2014, de 14h00 à 16h00

Jean SALEM, professeur de Philosophie à l’Université Paris 1

Présentation de l’œuvre de Marx (I)

_______________

N. B. svp :

PAS DE SÉANCE DU SÉMINAIRE LE 4 OCTOBRE 2014

_______________

 samedi 11 octobre 2014

Jean SALEM

Présentation de l’œuvre de Marx (II)

 samedi 18 octobre 2014

Michel AGLIETTA, professeur émérite en économie à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense,

conseiller scientifique au CEPPI (Centre d’études prospectives et d’informations internationales)

La Voie chinoise. Les transformations de la Chine dans la problématique théorique de la régulation

 samedi 25 octobre 2014

Domenico LOSURDO, philosophe, professeur à l’Université d’Urbino (Italie)

Mouvements d'inspiration marxiste et mouvements ‘non violents’

 samedi 8 novembre 2014

Roger KEERAN, professeur émérite en histoire à l’Empire State College de l’Université d’État de New York

Les causes de la chute de l’Union soviétique

 samedi 15 novembre 2014

Jean ROBELIN, professeur émérite à l’Université de Nice

Normes éthiques et nécessité scientifique chez Marx

 samedi 22 novembre 2014

Michaël LÖWY, directeur de recherche émérite au CNRS

Weber et Marx

 samedi 29 novembre 2014

Bernard FRIOT, sociologue et économiste, 

professeur émérite, Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Une autre lecture de la sécurité sociale et de la fonction publique.

Peut-on changer la pratique de la valeur ? 

 samedi 6 décembre 2014

Michaël KRÄTKE, professeur d’économie politique à Lancaster University (GB)

Le long chemin qui a mené au Capital

 samedi 13 décembre 2014

Isabelle GOUARNÉ, post-doctorante au Centre Alexandre-Koyré

(CNRS-EHESS-Museum national d’histoire naturelle)

L’Introduction du marxisme en France.

Philosoviétisme et sciences humaines en France dans l’entre-deux-guerre

______________________

 

2e semestre (Master 2)

 

 samedi 24 janvier 2015

Marxisme et lutte anticoloniale

• Alain RUSCIO, historien

Le mouvement ouvrier et démocratique français

face à la question coloniale, de la Commune à la décolonisation

• Allison DREW , professeur de Sciences politiques, Univ. York (GB)

Marxisme et lutte anticoloniale en Algérie

 samedi 31 janvier 2015

Annie LACROIX-RIZ

Professeur émérite d'histoire contemporaine à l’université Paris 7

Partages et repartages du monde à l’époque des Première et Deuxième guerres mondiales.

Un point de vue marxiste-léniniste sur les rivalités inter-impérialistes

 samedi 7 février 2015

Rémy HERRERA, économiste, chercheur au CNRS, Centre d’Économie de la Sorbonne

La maladie dégénérative de l'économie : le “néoclassicisme”

 samedi 14 février 2015

Vanessa CODACCIONI, Maîtresse de conférences en sciences politiques à l’université Paris 8

Punir les opposants. La répression étatique contre l’extrême-gauche, 1947-1973

 samedi 21 février 2015

Nicolas POIRIER, professeur de philosophie au lycée Jules-Verne (Cergy), docteur en sciences politiques

Baudrillard et le marxisme. Critique du fétichisme du signe

 samedi 7 mars 2015

Stephen CHO, consultant sur les questions relatives à la région Asie-Pacifique

La région Asie-pacifique, au coeur des tensions internationales

 samedi 14 mars 2015

Hugues LETHIERRY, essayiste et Michel POLITZER, artiste

L’ironie marxiste : Lefebvre, Politzer et les autres

 samedi 21 mars 2015 

David HUGOT, Doctorant, professeur agrégé de philosophie au lycée Montesquieu d'Herblay

Économies-mondes et civilisations chez Immanuel Wallerstein

 samedi 28 mars 2015

Marc BALLANFAT, chercheur

Marx en Inde

 samedi 4 avril 2015

à préciser ultérieurement

Par Réveil Communiste - Publié dans : Initatives et rendez-vous - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 07:47

Articles d'Indépendance des Chercheurs :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/09/17/fete-de-la-science-quelles-mobilisations-i-50220.html

Fête de la Science : quelles mobilisations, quel message ? (I)


Le lendemain du vote de confiance qui s'est soldé par une étroite majorité favorable pour le gouvernement de Manuel Valls, Boursorama rapporte « Macron : la France est "malade" et n'a "d'autre choix" que de se réformer ». Les déclarations d'Emmanuel Macron à Europe 1 le 17 septembre au matin sont très explicites en ce qui concerne la politique gouvernementale qui s'annonce, mais beaucoup moins sur la portée réelle et les conséquences des « réformes ». De même, une nouvelle fois, les véritables problèmes de fond tels que le rôle de l'Union Européenne et de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ont été évités dans l'interview. Leur examen est pourtant incontournable, au vu des constats contenus dans nos articles « Valls, vote de confiance, "dissidents", CNRS... » (I) et (II). En particulier, les organismes publics de recherche comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) sont des cibles directes des stratégies supranationales. Il paraît indispensable que les mobilisations prévues à l'occasion de la Fête de la Science exposent clairement au public cette évolution globale. Et qu'elles procèdent à son analyse dans la plus grande transparence, au lieu de se borner à diffuser un cahier de quelques revendications catégorielles comme c'est trop souvent le cas dans les mobilisations syndicales de la recherche publique et de l'enseignement supérieur. Peut-on valablement, par exemple, aborder la question du développement de la précarité dans la recherche française sans dénoncer la stratégie mise en avant dans le communiqué de la Commission Européenne du 1er septembre « Selon une étude, le "marché unique de la recherche" de l'UE dépend maintenant des réformes nationales » ? Devant une telle évidence, on ne saurait se satisfaire des analyses et revendications exposées sur le site de Sciences en marche. Une approche alternative de la part de la recherche et l'enseignement supérieur publics paraît indispensable, de façon à profiter efficacement du contact avec les citoyens que rend possible la Fête de la Science. De même, une mention explicite du CNRS et des autres organismes publics de recherche de plus en plus menacés s'avère incontournable au vu des déclarations récurrentes de la Commission Européenne. Comment leur survie en tant qu'établissements publics nationaux pourrait-elle être compatible avec les exigences de la Commission Européenne pour qui « Des réformes doivent maintenant être mises en œuvre au niveau des États membres » afin de développer le « marché unique de la recherche » ? Notre article « Fête de la Science : quelles mobilisations, quel contenu ? (I) » avait déjà avancé à ce sujet des éléments d'analyse que nous ne pouvons que confirmer au vu du contenu du discours de Manuel Valls du 16 septembre.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/09/17/fete-de-la-science-quelles-mobilisations-i-50220.html ]

 
http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/150914/fete-de-la-science-quelles-mobilisations-quel-contenu-i

Fête de la Science : quelles mobilisations, quel contenu ? (I)

A l'approche de la Fête de la Science, les organisations syndicales de la recherche publique et de l'enseignement supérieur appellent à des mobilisations. Mais quel doit en être le contenu ? Notre article récent « Le décret Fioraso sur les enseignants-chercheurs (II) » dénonce une situation où « la détresse citoyenne est évidente et pas seulement en France, alors qu'une petite minorité nage dans l'abondance ». La marchandisation de l'éducation et de la recherche, dont certains tirent des bénéfices considérables, est une conséquence directe de la stratégie de Lisbonne adoptée sous la « gauche plurielle » de Lionel Jospin il y a bientôt quinze ans. A présent, ce n'est pas la propagande gouvernementale sur la « culture entrepreneuriale » qui résoudra les problèmes économiques du pays liés à la « libre circulation des capitaux et des marchandises » imposée dans le cadre de l'Union Européenne et de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). L'actuel système capitalisme mondialisé comporte la mise en concurrence des populations, des salaires, des standards sociaux... Or, depuis les années 1980, les différents gouvernements français, toutes façades politiques confondues, n'ont fait que développer et appliquer cette stratégie de casse sociale. C'est dans ce contexte, que les organismes publics de recherche sont marginalisés et placés sous une dépendance croissante à l'égard du secteur privé, alors que les universités se trouvent confrontées à un processus de privatisation accélérée. La précarité des emplois est l'une des conséquences de cette évolution programmée, dont fait également partie la privatisation du secteur industriel public. Tel nous semble être le message essentiel qui doit être transmis aux citoyens à l'occasion de la Fête de la Science. Le contenu devant être prioritaire par rapport aux mises en scène spectaculaires mais porteuses d'une simple « ça ne va pas ».

[la suite, sur le lien http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/150914/fete-de-la-science-quelles-mobilisations-quel-contenu-i ]


Par Réveil Communiste - Publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 07:26

http://fdata.over-blog.net/1/30/57/63/avatar-blog-1011820533-tmpphpzXI8Vh.jpeg

 

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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 07:08

Sur Diablo :



Écoutez Le ministre de l'économie, Emmanuel MACRON interrogé sur Europe 1
le 17 septembre 2014 notamment à partir de la 8 ème minute...
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Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 18:35

  lu sur LGS

Le nouveau plan de "Regime Change" : attaquer Damas par le sud

Moon of Alabama

Une nouvelle attaque de Damas se prépare activement. Des forces anti-gouvernementales, dont Jabhat al-Nusra affilié à Al-Qaeda, ont été entraînées et équipées en Jordanie et progressent maintenant vers leurs positions dans le gouvernorat de Quneitra au sud-est de la Syrie. (Un plan similaire a été partiellement exécuté au printemps 2013 avant d’être abandonné).

Le gouvernorat de Quneitra est une bande de terre qui longe le plateau du Golan occupé par Israël et qui a une frontière au nord-ouest avec le Liban et une au sud avec la Jordanie.

Les forces anti-gouvernementales qui coopèrent à cette opération sont le Front Révolutionnaire Syrien (FRS) soutenu par les Etats-Unis, assisté du Front Islamique soutenu par l’Arabie Saoudite, et Jabhat al-Nusrah d’al-Qaeda qui vient de recevoir 20 millions de dollars du Qatar. Ces forces se sont infiltrées en passant par Daara en Jordanie puis en remontant vers le nord-ouest le long de la frontière avec Israël. Ce mouvement, au cours duquel ces forces ont kidnappé des observateurs de l’ONU, a été soutenu par des frappes de l’artillerie israélienne contre les unités syriennes qui tentaient de l’empêcher. Le seul poste frontière entre Israël et la Syrie est désormais entre les mains des forces anti-gouvernementales. L’armée israélienne fournit aussi un soutien médical à ces forces anti-gouvernementales. L’ONU a déplacé tous les soldats de la paix qui se trouvaient du côté syrien de la frontière avec le plateau du Golan.

Les forces anti-gouvernementales contrôlent maintenant une bande de 70 km de long sur 5km de large, le long de la frontière du Golan entre la Jordanie et le Liban. Cette bande permet de s’infiltrer éventuellement dans le territoire du Hizbullah au sud du Liban mais son principal objet est d’attaquer Damas par le sud. L’armée syrienne aurait beaucoup de mal à déloger de cette bande les forces anti-gouvernementales couvertes par le feu de l’artillerie de l’armée israélienne et ses frappes anti-aériennes.

Selon la rumeur, Jabhat al-Nusra est en train de quitter ses positions dans le gouvernorat de Hama au nord de la Syrie. Ses troupes repassent en Turquie d’où elles seront transférées en Jordanie pour être envoyées en renforcement à Quneitra.

Il n’y a pas grand intérêt à conquérir le territoire plutôt désert de Quneitra si ce n’est pour lancer une attaque sur Damas par le sud. Il se situe à seulement 60km de la capitale. Un attaque aérienne coordonnée contre les deux divisions syriennes stationnées entre le gouvernorat de Quneitra et Damas leur ouvrirait le chemin de la capitale. C’est probablement ce plan d’attaque qui sous-tend les accords de trêve récemment conclus entre les Etats-Unis et le Front Révolutionnaire Syrien et ISIS au sud de Damas.

L’armée étasunienne qui orchestre les opérations américano-arabes du soulèvement syrien depuis Amman en Jordanie pourrait bien projeter d’utiliser la nouvelle guerre douteuse contre ISIS comme prétexte a des attaques contre les divisions de l’armée syrienne qui protègent Damas au sud. Une attaque au sol de Jabhat al-Nusra coordonnée avec des attaques aériennes depuis Quneitra causerait beaucoup de dommages à l’armée syrienne et permettrait un assaut destructeur sur Damas.

(mise à jour) Obama déjà annoncé une escalades des attaques aériennes :

Il a souligné la complexité de la situation, toutefois, en évoquant la possibilité que M. Assad ordonne à son armée de tirer sur les avions étasuniens qui entreraient dans l’espacé aérien syrien. Si Assad osait le faire, M. Obama a dit qu’il ordonnerait aux forces étasuniennes de détruire le système de défense aérienne de la Syrie, ce qui d’après lui serait plus facile que de frapper Isis parce que sa location est mieux connue. Il a ajouté qu’une telle action de la part d’Assad, entraînerait son renversement, selon une source.

La frénétique décision d’attaquer l’ISIS pourrait n’être qu’une simple maskirovka destinée à cacher le projet agressif de changement de régime en Syrie sous le masque d’une opération "anti-terroriste". Un projet rendu possible par la collaboration et le soutien actif de Jabhat al-Nusra affilié à Al-Qaeda en Syrie, et par les accords de trêve avec ISIS.

Moon of Alabama

Notes :
* La Maskirovka (en russe : Маскировка, littéralement : camouflage) est l’art russe de la désinformation militaire.

Traduction : Dominique Muselet

Par Réveil Communiste - Publié dans : Impérialisme - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 18:16

Aucune « immunité » anti-monopole pour les entreprises étrangères

( Source: le Quotidien du Peuple en ligne )

17.09.2014 17h19

Depuis près de deux mois, les enquêtes menées par le gouvernement chinois en matière de monopoles sur les prix est en passe de devenir un des sujets les plus discutés à l’intérieur du pays comme à l'étranger, et il n’y a pas qu’un certain nombre de lobbies commerciaux internationaux qui s’en plaignent ; les gouvernements de certaines puissances occidentales ont également commencé à se mêler à cette affaire. Selon le Wall Street Journal du 15 septembre, Jacob Lew, Secrétaire au Trésor des Etats-Unis a en effet récemment envoyé une lettre au vice-Premier ministre chinois Wang Yang ; selon ceux qui ont pu prendre connaissance du contenu de la lettre, celle-ci contient une mise en garde disant que la série d'enquêtes anti-monopoles conduites par la Chine à l’encontre des entreprises étrangères pourrait avoir un impact sérieux sur les relations sino-américaines. Toutefois, les entreprises à capitaux étrangers en Chine peuvent-elles vraiment devenir des sortes de « zones administratives spéciales » s’affranchissant des lois anti-monopole chinoises ? La réponse est non !

Dans le monde, plus de 100 pays ou régions ont adopté des lois anti-monopoles qui, dans les économies de marché matures se sont vues qualifiées de « constitution économique ». A l’instar de la réglementation antitrust des autres grandes économies, les dispositions de la « loi anti-monopole » chinoise définissent le comportement monopolistique par les trois critères suivants : un accord de monopole conclu par les acteurs du marché ; un abus de position dominante sur le marché de leur part ; une concentration des acteurs ayant pour effet d’exclure ou de pouvoir restreindre la concurrence.

La position dominante de monopole sur un marché provient généralement d’avantages en matière de circulation ou de production ; du fait d’un système de propriété intellectuelle moderne de plus en élaboré, mais aussi de plus en plus partial, un nombre croissant d'entreprises monopolistiques ont commencé à utiliser ce puissant système de propriété intellectuelle pour créer et préserver leur monopole. Elles engrangent des profits aussi élevés que prédateurs, s’opposent à la concurrence, ne s'engagent pas dans l'innovation, mais en même temps ne permettent pas aux concurrents d'acquérir un avantage concurrentiel en matière d'innovation ; ce genre d’aléa moral est devenu le principal effet du système moderne de la propriété intellectuelle, et a fait de la Chine, première puissance manufacturière du monde, la principale victime des entraves mises par les grandes sociétés multinationales aux brevets.

La société qui a le plus d’impact en la matière est Qualcomm Incorporated, une entreprise américaine, avec un système de droits brevets recourant aux prétextes les plus divers pour se comporter comme une véritable sangsue. La société affirme que du fait de l’établissement en mars 2001 de son modèle commercial de « vente de brevets » concernant les trois normes internationales de communications mobiles de troisième génération (3G), toute entreprise engagée dans la production et la vente liées à la 3G, doit signer un contrat de licence de brevet avec Qualcomm. Cette entreprise ne vend que des puces pour téléphones mobiles, mais depuis de nombreuses années, elle exige des redevances représentant un certain pourcentage du prix de l'ensemble du terminal ; donc, depuis l'écran, la coque, la batterie, la caméra, les écouteurs …et même jusqu’aux diamants incrustés dans le téléphone, tout cela donne lieu à la perception de redevances pour la puce de Qualcomm.

En conséquence, non seulement à cause de cela le consommateur paye un prix élevé, les deux types de normes de téléphonie mobile 3G WCDMA et CDMA2000 ont aussi vu leur prix augmenter de 200-300 Yuans, mais en plus les fabricants de téléphones mobiles chinois ont également dû utiliser la moitié de leurs bénéfices faits dans la 3G pour payer des redevances à Qualcomm, ce qui a eu pour conséquence de diluer plus encore leurs maigres profits. L’industrie chinoise du téléphone mobile risque de devenir une « fleur aux fruits amers », Qualcomm a fait 49% de son chiffre d'affaires en Chine, avec des bénéfices en hausse de 60%. En 2013, elle possédait 54% du marché mondial des puces de téléphone mobile, d'une valeur de 123 milliards de Dollars US.

Ce genre de comportement monopolistique a fait payer un lourd tribut aux consommateurs et aux entreprises étrangères à ces pratiques monopolistiques. Les pays en développement sont aussi concernés par la lutte contre les monopoles mis en œuvre par ces cartels internationaux (groupes d'intérêts monopolistiques), parce que ceux qui ont été sanctionnés pour pratiques monopolistiques se ont globalement grandi en même temps sur les marchés développés et en développement, et c’est sur ces derniers qu’ils obtiennent leurs rendements prédateurs les plus élevés. Mais cette lutte contre les pratiques monopolistiques, les enquêtes et la perception d’amendes, qui a pris de l’ampleur depuis quelques années, a surtout lieu dans les pays développés, et les milliards de Dollars, voire les dizaines de milliards de Dollars d'amendes ont alimenté la trésorerie des gouvernements européens et américains, alors que les pays en développement impliqués et qui ont subi de graves dommages n’ont eux perçu aucune indemnité, même si les organismes antitrust des pays développés, quand ils fixent les amendes frappant ces géants multinationaux, les déterminent en fonction de leurs revenus dans le monde entier.

Tout comme pour les autres organismes de régulation, la lutte contre les monopoles est une sorte de chasse qui ne cesse de gagner en importance, un combat sans fin. En elles-mêmes, les lois sur la concurrence occupent une place relativement élevée parmi les lois et règlements économiques, elles exigent une main-d'œuvre, des ressources financières et un soutien puissants pour leur mise en œuvre et pour passer de la théorie à la pratique. Dans les pays en développement, les autorités de régulation, ces « chiens de garde » n’en sont qu’à leurs balbutiements, leur réglementation n’est généralement pas aussi bonne que celles des « chiens de chasse » étrangers, leur sens de l'odorat n’est pas aussi sensible. Mais ce n’est pas le cas de la Chine, un pays aussi grand, deuxième économie du monde, première puissance manufacturière et commerciale ; ce n’est qu’une question de temps pour que les régulateurs chinois, ces « chiens de garde » rattrapent les « chiens de chasse » occidentaux : depuis le début de l'année 2013, de l’affaire des écrans LCD à la récente tempête anti-monopole, tout nous montre que ce mouvement est en cours.

Par Réveil Communiste - Publié dans : Chine - Communauté : Communard toujours !
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