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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 19:19

Pour faire reculer le danger fasciste Faire grandir la résistance aux oligarchies économiques unir pour la rupture avec le capitalisme !

Vendredi 28 novembre 2014, par  Marie-Christine Burricand 

Les communistes de Vénissieux, avec leurs élus, seront massivement présents à la manifestation contre le FN ce samedi 29 Novembre 2014 ! Ils porteront un appel à la résistance populaire au fascisme qui ne peut se construire que dans la rupture avec les politiques de domination et de mondialisation capitaliste, dans la reconstruction d’un espoir d’un changement de société, d’un espoir pour garder le cap à gauche, une gauche populaire et républicaine !

Une situation dangereuse

Notre pays s’enfonce dans une longue crise économique et sociale. Le peuple paie au prix fort l’avidité des grandes fortunes mondialisées. La vie est de plus en plus difficile et incertaine, une partie de la population s’installe dans la misère et la précarité, des droits qui paraissaient intouchables sont remis en cause.

Cela crée une crise politique profonde, conséquence de la complicité entre les gouvernements successifs et le patronat, leur soumission aux ordres de l’Union Européenne, bras armé du capital.

Il faudrait des mesures de justice sociale, rééquilibrer la balance du côté des travailleurs. Mais l’espoir a sombré devant les reniements et les mauvais coups du gouvernement Hollande. Comment s’étonner que dans ce désespoir populaire qui fait l’abstention, le parti de Marine Le Pen se soit placé au centre de la vie politique après les municipales et les européennes de 2014 ?

La situation est grave et dangereuse. Les élections municipales ont montré les rapprochements possibles entre la droite et le FN, le double jeu des identitaires et du FN.

Le fascisme, la face la plus noire du capital !

Le FN, comme tous parti fasciste, se présente comme un allié des « petites gens », l’anti-système. Il parle des problèmes quotidiens, propose des mesures sociales, défend la Nation contre l’Union européenne...

Mais au pouvoir, c’est une autre chanson qui s’applique aux peuples. Ils révèlent leurs vrais visages, meilleurs alliés des grands patrons qui le leur rendent bien. La famille Le Pen est une des grandes fortunes de France !

En Ukraine, c’est avec des néo-nazis que les riches oligarques imposent leur loi au peuple, les restructurations capitalistes, désorganisent la société, mettent à l’index la population russophone, créant les conditions d’une guerre meurtrière aux portes de l’Europe au service de la domination impérialiste US.

Le programme du FN vise d’abord à renforcer la concurrence de tous contre tous, à libérer les entreprises de toute contrainte, à favoriser tous les communautarismes.

Dénoncer le FN, cela ne suffit pas pour l’arrêter !

Depuis des années, nous pouvons constater que descendre dans la rue pour dénoncer l’idéologie du Front National ne suffit pas à le faire reculer. De plus en plus de gens, excédés par une alternance qui ne change rien et fait toujours pire, envisagent de voter FN, un vote qui n’a jamais été gagnant.

Pour eux, il n’y a rien à attendre de la gauche et de la droite. Ce sont toujours les mêmes qui sont servis, les grandes fortunes du monde entier qui rêvent d’exploiter sans limites, et organisent pour cela la guerre entre les travailleurs de tous les pays. Le carburant du vote FN est dans ces politiques de « concurrence libre et non faussée ». Le racisme est l’arme pour construire des boucs émissaires et empêcher le peuple de s’unir.

Pour battre le FN, reconstruire un choix populaire de rupture

La seule alternative populaire au fascisme est dans la bataille pour des mesures de rupture :
- Nationalisation des secteurs bancaires et financiers, des secteurs vitaux pour le pays, et notamment re-nationalisation immédiate d’EDF-GDF et de la Poste
- Plan de développement des services publics, en priorité école, santé, transports et postes avec les embauches statutaires nécessaires
- Remise en cause fondamentale de la dette publique organisée par le système financier.
- Interdiction des licenciements et des délocalisations et appropriation par les salariés avec le concours de la force publique des entreprises désertées ou bradées par leurs actionnaires
- Augmentation significatives des salaires, des pensions et minima sociaux
- Rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 années de cotisation et départ dès 55 ans pour les métiers pénibles
- Blocage des prix des produits de première nécessité
- Construction de logements sociaux à hauteur des besoins, blocage des loyers et interdiction des saisies et expulsions pour les familles en difficultés
- Non application des directives européennes et réaffirmation de la souveraineté populaire de la France
- Sortie de l’alliance atlantique, refus d’intervention militaire de la France dans un pays souverain

U.E, Euro, arrêtons les dégâts ! Ne laissons pas détruire les nations !

- En 2000, le passage à l’euro nous a été imposé, il découlait du Traité de Maastricht.
- En 2005, les français constatant les dégâts ont exprimé leur refus de perte de leur souveraineté nationale en votant Non au Traité Constitutionnel européen.

Sarkozy a foulé au pied la démocratie en imposant finalement ce traité au peuple et Hollande ne fait pas mieux aujourd’hui face aux directives de la Commission européenne.

Attaquée par en haut par l’Union européenne qui impose ses directives, attaquée par en bas par l’Acte 3 de la décentralisation qui affaiblit les communes et départements et crée de grandes régions, la nation – celle de Jaurès et de Robespierre- est lourdement attaquée. Dans sa course aux profits sans entrave, le capital a besoin de détruire les cadres que se sont donnés les peuples pour organiser leur vie ; en Ukraine, en Syrie, en Lybie, c’est la guerre. En France ce sont des réformes institutionnelles.

Arrêtons de tenter d’expliquer au peuple que nous allons transformer l’Union européenne, alors qu’il constate tous les jours ses méfaits, son inaccessibilité, son engagement guerrier dans plusieurs conflits internationaux.

Nous devons reprendre notre droit de décider dans le cadre national, pour construire enfin de nouvelles coopérations mutuellement avantageuses, en Europe comme dans le monde pour une France solidaire, avec tous les pays non alignés, ces « BRICS » qui font si peur à l’occident impérialiste.

Vénissieux, une ville engagée contre l’extrême droite.

Troisième ville de l’agglomération, Vénissieux a toujours résisté à la droite et à l’extrême droite, et l’a fait reculer depuis le choc de son résultat de 1995. Cette résistance s’est fait sur la base d’une politique qui a gardé le cap à gauche : Maintien de 50 % de logements sociaux, développement des services publics dans tous les quartiers, solidarité aux salariés en lutte et défense de l’emploi industriel, accès aux transports publics et à de grands équipements culturels et sportifs, protection des plus démunis... malgré la baisse des dotations aux collectivités et les menaces qui pèsent sur le pouvoir de décision des communes.

Nous travaillons avec détermination pour unir les Vénissians et développer une ville rebelle et solidaire. Comme d’autres villes communistes, la droite utilise les manœuvres malhonnêtes des identitaires exclus du FN pour tenter de faire annuler les élections. Et les dirigeants du FN déclarent mettre toute leur force à construire une liste à Vénissieux.

Nous ne les laisserons pas déstabiliser la Ville La bataille contre la droite et le FN, c’est tout de suite à Vénissieux !

- Jeudi 11 décembre, meeting de soutien à la majorité municipale (salle Joliot-Curie)
- Samedi 31 janvier 2015 : Rencontres Internationalistes avec les ambassadeurs de Cuba, du Vénézuela et de Bolivie, des dirigeants communistes d’Europe de l’Est, un représentant du maire de Jénine...

contact, pcf@venissieux.org, http://levenissian.fr

 

Par Réveil Communiste - Publié dans : Débat syndical - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 19:15

Lu sur PCf bassin :

 

Nous sommes en train de vaincre l’omerta sur ce qui se passe en Ukraine… Alors ils lancent des leurres par Danielle Bleitrach

28 Novembre 2014

3-sebastopol-armee-russe-cassini-16eb3 Enfant de la guerre à Donetsk

 

L’opération de Médiapart et la manière dont la gauche  interroge non pas Poutine mais la vie politique française.

Premièrement la saloperie est bien de chez nous, ce sont les Français qui faute d’avoir un parti communiste, une gauche digne de ce nom, élisent une Marine Le Pen sur le désert qu’est devenu notre pays intellectuellement et politiquement. Alors il faut utiliser ce déshonneur français pour que la gauche atlantiste, celle qui se plie désormais à tous les diktats des Etats-Unis trouve argument à soutenir un génocide de population dans le Donbass, pour que soit oublié le fait que l’Europe au premier rang de laquelle le gouvernement français a appuyé un coup d’Etat qui a mis à feu et à sang ce pays.

Cette attitude est dans la logique des gouvernements de l’UE qui imposent des sanctions à Poutine alors que c’est leur intervention dans la malheureuse Ukraine qui a provoqué ce drame qui a déjà fait tant de mort et d’enfants handicapés par la peur… Leur intervention qui a installé au pouvoir la plus belle alliance d’oligarques véreux et de néo-nazis.

Désormais la Russie est menacée à ses frontières par une coalition de l’OTAN dont on sait par expérience ce dont elle est capable en matière de guerre civile et de bandes de fascistes terrorisant les peuples que l’on a prétendu sauver de méchants dictateurs. Qu’un parti de droite comme Russie Unie, le parti de Poutine cherche ses alliés dans la droite et celle que notre pays élit n’a rien d’étonnant. Poutine n’est pas un communiste, même si sa politique en particulier au plan international a rompu avec l’humiliation et la soumission qui a caractérisé les valets de l’occident installés au pouvoir en Russie. Si à partir du constat que Poutine est le représentant de l’oligarchie dans sa dimension la plus nationale, un peu à la manière dont jadis De Gaulle était l’homme des grand monopoles tout en marquant une volonté d’indépendance nationale sert de prétexte à justifier le crime et le génocide c’est une honte.

Cette gauche qui n’a plus de gauche que les gadgets et le croquemitaine du front national qu’elle fait monter en sous main, prétend justifier les horreurs qui se passent au cœur de l’Europe c’est à vomir.

Qu’un journaleux pour le moins suspect de liens avec les Etats-Unis se livre à une opération mal ficelée pour contribuer aux bonnes œuvres de l’OTAN et que, selon son habitude il mène une campagne entre le prix Pulitzer et « je suis partout »… passe encore, mais quand c’est pour donner des armes à ceux qui veulent la guerre, aux véritables nazis qui ont déjà plus de 4000 morts dans le Donbass, trop c’est trop!

Que les éléments sur lesquels il lance cette campagne qui mélangent le salut nazi du trésorier avec l’or de Moscou, le tout pour créer une impression anti-Poutine comme à chaque fois que les Etats-Unis veulent intervenir ils lancent la presse contre un méchant dictateur. nous avons eu la campagne en faveur des gays au moment des jeux olympiques de Sotchi comme nous avons eu la campagne de Robert Ménard pour les tibétains au moment des jeux de Pékin, ou l’intérêt pour les pauvres brésiliens avec la coupe du monde de foot… Ces ficelles sont incroyables, surtout quand comme dans cette dernière histoire rien n’est démontré, tout est de l’ordre de l’insinuation:

La banque notoirement liée au pouvoir ça c’est la presse française qui le dit. On ne trouve rien qui puisse confirmer cela. L’intermédiaire n’appartient pas au même parti que Poutine et semble avoir eu quelques problèmes avec celui ci. Les infos de Mediapart viennent d’un blogueurs qui s’est auto proclamé principal opposant à Poutine et est un nationaliste xénophobe de la pire espèce doublé d’un escroc… Occupons-nous donc de combattre efficacement nos fachos au lieu de faire des procès en sorcelleries à Poutine… pour donner des aliments à l’OTAN et aux sanctions de l’UE et surtout pour masquer le fait que la plupart des allégations par lesquelles a débuté le drame de la malheureuse Ukraine se sont avérées bidonnées.

Après avoir affirmé que le président ukrainien avait tiré sur son peuple et justifié un coup d’Etat débouchant sur une guerre civile, ni Kiev, ni l’UE, ni nos médias n’ont paru vouloir se livrer à de véritables investigations sur qui étaient les tireurs du Maïdan. On retrouve le même scénario avec l’avion abattu qui déclenche les sanctions contre la Russie et la réponse de celle-ci. Après avoir attribué cette catastrophe à Poutine et à l’armée russe, la volonté d’investigation s’est relâchée et personne ne semble décidé à faire la lumière. L’affaire de Mediapart et de Poutine finançant le Front National est du même tonneau, le problème n’est pas de présenter des faits, de dire clairement à quoi ils correspondent selon une analyse politique, mais de faire courir des rumeurs qui justifient l’injustifiable, la politique menée par les Etats-Unis et nos gouvernants.

Puisque Mediapart est en veine d’investigation de ce type,  il serait bon que Mediapart s’intéresse aux sources de financement dans la vie politique française en provenance des Etats-Unis, il ne s’agit pas de prêt bancaire, mais bien de sommes très officiellement dévolues et votées par les chambres des Etats-Unis. Nous avions montré que Robert Ménard qui à l’époque menait une grand combat pour la " liberté " à Cuba était selon son propre aveu un agent rétribué par le gouvernement américain. le prêt par une banque tchèque et russe doit être remboursé, il n’a pour le moment pu être établi de liens avec le gouvernement russe, ce n’est pas le cas des nombreuses officines américaines qui arrosent la presse et les hommes politiques d’une manière quasi officielle.

Mon hypothèse est simple: nous sommes en train de percer le mur du silence, l’omerta qui s’était créée autour de la situation en Ukraine, ils le savent et les atlantistes de tout poil tablant sur la fragilité politique des communistes et de la gauche française sont en train de tenter une contre offensive. Dites-vous bien que l’opération Médiapart ne sera ni la première, ni la dernière, mais désormais on sait dans quelles eaux troubles ce vertueux journalisme baigne.

Le Président du Conseil Européen, Herman Von Rompuy à qui va succéder le Polonais Daniel Tusk, l’homme des Etats-Unis, vient de reconnaitre la gravité exceptionnelle de la crise ukrainienne et de son bilan meurtrier effroyable ! Il s’en va et s’en lave les mains. Dans un discours à l’Institut des Etudes Politiques de Paris, il  a admis, mais un peu tard, que la fédéralisation était la solution pour régler la crise et que l’Ukraine devait maintenir des relations avec la Russie !

Le parti communiste d’Ukraine que le pouvoir néo-nazi marionnette des américains tente d’interdire et opprime de toutes les manières, n’est coupable que d’avoir par véritable patriotisme, pour empêcher la guerre civile et la partition de l’Ukraine défendu cette solution depuis le début. On l’a laissé seul, trop seul nous communistes parce que nous sommes effrayés à l’idée de ne pas plaire aux « valeurs européennes ». Voilà ce que valent ces valeurs… …

Après 6 mois de massacres, le Président de l’Union Européenne reconnait à demi mots la pertinence et la légitimité de la demande initiale de référendum pour une fédéralisation exprimée par le Sud-Est ukrainien après le renversement du gouvernement Ianoukovitch ! La proposition des communistes dès le départ.

C’est sur ce fond-là que Mediapart tente ses petites manœuvres… Ce ne sera pas la seule et plus les choses s’éclaireront plus il y aura des campagnes d’enfumage.

Danielle Bleitrach

Par Réveil Communiste - Publié dans : CE QUE DIT LA PRESSE - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 19:09

Lu sur PCF Bassin :

 


vendredi 28 novembre 2014, par Comité Valmy

Quand l’OTAN parle...

Par Jacques Sapir

27 novembre 2014

Le général américain Philip BREEDLOVE, Commandant en Chef des forces de l’OTAN, parlant à Kiev mercredi 26 novembre a fait une déclaration importante, qui bien entendu a été passée sous silence dans une grande part de la presse française. Parlant de la présence possible de troupes russes dans la partie de l’Ukraine qui est sous le contrôle des forces insurgés il a précisément dit : "The numbers that we have been using for some weeks haven’t really changed much – between eight to ten battalion task groups on the border, but that’s not the important part," [Les nombres dont nous disposons depuis plusieurs semaines n’ont pas réellement beaucoup changé – entre 8 et 10 bataillons « task groups » sur la frontière, mais ce n’est pas la partie importante]. Les mots ont un sens.

Cela signifie donc que (a) il n’y a pas eu « d’invasion » de l’Ukraine comme l’ont abondamment proclamé les journaux français et (b) si ces troupes sont « sur la frontière » elle ne sont pas à l’intérieur de l’Ukraine.
Que l’on sache, la Russie est un pays souverain, et elle a parfaitement le droit de faire stationner des troupes à ses frontières. Cette déclaration détruit donc les différentes allégations sur la présence de troupes de combat russes se battant avec les insurgés. Toujours dans cette déclaration, BREDDLOVE ajoute : [Russians inside Ukraine are] "involved primarily in training, advising, assisting and helping". Autrement dit, il n’y a pas de troupes de combats (soit des unités régulières) mais l’OTAN prétend avoir la preuve que « des russes sont impliqués en premier dans l’entraînement, l’assistance et l’aide ». Le général BREEDLOVE ajoute enfin : "It’s less about the exact number, it’s more about the fact that there is a great force there that can be exerted if it’s required," soit « le problème est moins le nombre et plus le fait qu’il s’agit d’une grande force qui peut être exercée si elle est requise ». Autrement dit nous en sommes à juger des intentions et non des faits. Or, un commandement permanent dans TOUTES les écoles de guerre (et il se fait que j’en connais, pour y avoir enseigné, quelques unes) est qu’il faut juger des capacités d’un adversaire et non de ses intentions probables. En réalité, le Comandant en Chef de l’OTAN admet qu’il n’y a pas de forces russes déployées dans la partie contrôlée par l’insurrection. Il admet aussi que les précédentes déclarations sur les dizaines de chars russes en zone insurgée étaient fausses. Dont acte. Il y a certes des forces à la frontière, et l’on peut de demander en effet ce qui se produirait SI ces forces étaient employées.

Mais, pour l’instant, ce n’est nullement le cas. C’est un point essentiel, qui, il faut le souligner, détruit complètement la thèse du gouvernement français quant à l’attitude de la Russie et qui rend nulle et non avenue notre décision concernant la livraison des BPC de type « Mistral » à la marine russe. La décision de notre gouvernement de suspendre cette livraison nous discrédite profondément, à la fois face aux russes, mais aussi face au reste du monde.

Que des russes soient présents aux côtés des insurgés du Donbass est une évidence que nul n’a jamais niée. Ces russes sont pour certains des volontaires issus de la société civile (et la mobilisation de cette dernière aux côtés des insurgés a été et reste impressionnante aujourd’hui) et pour d’autres des militaires qui ont demandé une permission de 3 à 6 mois. Il est aussi clair que ces volontaires n’ont pu se rendre en Ukraine qu’avec l’accord tacite, et parfois explicite, des autorités locales, et même fédérales. Dans certaines provinces (comme à Smolensk ou à Rostov), le mouvement en faveur des insurgés d’Ukraine a été massif, et il a été freiné par les autorités locales. Mais, ces dernières ne s’y sont pas opposé, et la raison est que la Russie est une démocratie, certes imparfaite, certes avec de nombreux défauts, mais néanmoins un démocratie. Les autorités de Smolensk et de Rostov n’ont pas voulu aller contre le sentiment de leurs électeurs. Au niveau fédéral, il est clair que le Ministre de la défense a donné son autorisation pour que les chefs de corps accordent des permissions de longue durée aux soldats et officiers souhaitant rejoindre les insurgés. Mais, le gouvernement n’a pas envoyé son armée à l’aide des insurgés et ceci est un point capital.

La présence de ces volontaires russes, mais aussi de volontaires venant d’une dizaine de pays d’Europe, de Serbie, de Slovaquie, de Roumanie, de France, d’Italie, et d’Espagne en particulier, doit se comprendre comme une réaction au sort qui a été fait aux populations des zones insurgées.
Ces populations ont eu à subir ce que l’on appelle en langage diplomatique « un usage abusif et non légitime de la force militaire » par le gouvernement de Kiev. Ce dernier a eu recours à des raids aériens contre les zones insurgées, soit exactement ce qui fut reproché au gouvernement syrien par notre gouvernement et ce qui a motivé les reproches et la condamnation frappant le gouvernement de Damas. Les bombardements des forces de Kiev ont ciblé des hôpitaux et des écoles. Le silence des « grandes âmes » des intellectuels français fut alors assourdissant, et il faudra nous en souvenir. On peut parfaitement comprendre ce qui a motivé des russes, mais aussi des européens, pour se rendre aux côtés des insurgés. C’est un phénomène similaire à celui des « brigades internationales » dans la Guerre d’Espagne.

Il faut alors comprendre ce profond mouvement de solidarité qui s’est exprimée en Russie envers les insurgés. Il ne s’agit pas seulement d’une réaction au sort qui leur était fait (ou qui leur était réservé) par les autorités de Kiev. Cette réaction de solidarité puise ses racines dans une réaction nationale contre les abus multiples et multiformes des puissances occidentales. Quand vous méprisez une grande nation et que celle-ci se réveille, il faut s’attendre à des moments déplaisants. Encore faut-il pouvoir comprendre ce que signifie le mot Nation, et très clairement ce n’est plus le cas pour certains dirigeants occidentaux. La société russe, et cela va bien au-delà de la propagande du gouvernement qui existe aussi, bien entendu, s’est soulevée contre les prétentions occidentales à détenir une fois pour toute la « vérité » en tout et sur tout. Si l’on ne comprend pas cela, on ne comprend rien à ce qui se passe, à la fois dans l’est de l’Ukraine et en Russie. En fait, aujourd’hui, c’est le comportement arrogant et agressif des dirigeants de l’OTAN qui est le meilleur propagandiste de Vladimir Poutine en Russie. C’est la prétention des dirigeants européens, du moins de certains d’entre eux, à représenter une « exception » en matière de valeurs et de pratiques qui est en train de souder la société russe autour de ses dirigeants.

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Par Réveil Communiste - Publié dans : Ukraine - Communauté : Communard toujours !
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 16:32

Lu sur El Diablo :

burkina-faso-carte

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE DU BURKINA FASO EN LUTTE


A l'initiative des syndicats et de jeunes burkinabés, un mouvement populaire d'une ampleur inégalée depuis longtemps en Afrique ou en Europe (un million de manifestants à Ouagadougou dans un pays de 17 millions d'habitants) a contraint Blaise Compaoré à quitter le pouvoir.

 

Compaoré, dirigeant depuis 27 ans grâce à l'assassinat avec sa participation du progressiste Sankara, était l'un des piliers de la domination néo-coloniale occidentale en Afrique sahélienne. Non seulement il a perpétué le sous-développement et la misère du plus grand nombre au Burkina, mais il a été l'organisateur de conflits meurtriers (au Liberia, Sierra Leone, etc.), et il a aidé en Côte d'Ivoire le poulain de la France et du FMI Ouattara a conquérir le pouvoir à Abidjan. Il était au centre du dispositif occidental de reconquête des pouvoirs économiques et militaires au Sahel et au Sahara, et il a permis l'installation au Burkina de bases occidentales, notamment de drones étatsuniens de surveillance et de combat. Sa chute est donc, grâce au soulèvement populaire burkinabé, une défaite de l'impérialisme en Afrique.

 

Mais sa fuite en Côte d'Ivoire, puis au Maroc, sous protection de la France et de ses alliés Africains pro-occidentaux, ne répond pas aux aspirations des Burkinabés, jeunes, chômeurs et salariés, inspirés de l'exemple du révolutionnaire Sankara : le pays a besoin de retrouver la voie du développement agricole et industriel autonome, permettant de satisfaire les besoins quotidiens des citoyens, de l'indépendance nationale, d'un état démocratique fort au service de l'égalité sociale et entre hommes et femmes. Les autorités transitoires, issues de tractations opaques et de pressions étrangères, n'en prennent guère le chemin. Le lieutenant-colonel Zida, premier du gouvernement provisoire, fut un des fidèles de Compaoré, et a été formé aux Etats-Unis.

 

Les puissances occidentales, leurs supplétifs africains d'Abidjan, Cotonou ou Lomé, sont à la manœuvre pour empêcher les héritiers de Sankara de réaliser au « pays des hommes intègres » leur rêve d'une société égalitaire, d'une nation libre et pacifique.

 

Mais rien n'est joué. Le peuple burkinabé peut à nouveau, par ses luttes, Étonner l'Afrique et le monde. Lui seul, en tout cas, est habilité à décider de son avenir. 


NOUS SOMMES SOLIDAIRES DE SES COMBATS, CONTRE TOUTE INGÉRENCE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS, DES OCCIDENTAUX, ÉTATSUNIENS EN PARTICULIER, DES DIRIGEANTS AFRICAINS QUI LEUR SONT INFÉODÉS, DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L'ONU, QUI LEUR SERT TROP SOUVENT DE PARAVENT.


Paris, le 27 novembre 2014


Le Collectif Communiste Polex


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Par Réveil Communiste - Publié dans : Impérialisme - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 27 novembre 2014 4 27 /11 /Nov /2014 20:48

Une étude sociologique approfondie sur " la Bulgarie, avant et après le tsunami capitaliste", étudiée à travers les représentations, les récits, et la mémoire populaire, traduite de l'américain, a été publiée sur RC : La Bulgarie, avant et après, dans la perception des générations qui vécurent le tsunami capitaliste

 

extrait :

 

Il y a une blague populaire bulgare qui circule, sur une femme qui se réveille pendant la nuit et court dans toute la maison, regardant dans l’armoire à pharmacie, le réfrigérateur et enfin à travers la fenêtre donnant sur la rue. Soulagée, elle se remet au lit. Son mari lui demande "Qu’est ce qui ne va pas?" "J’ai fait un terrible cauchemar," dit-elle. "J’ai rêvé que nous pouvions nous payer des médicaments, que le réfrigérateur était complètement rempli et que les rues étaient sûres et propres. "Mais comment cela peut-il être un cauchemar?" demande le mari. La femme secoue la tête, "Je pensais que les communistes étaient revenus au pouvoir.” [6]

 


[6] Maria Todorova, "From Utopia to Propaganda and Back," dans Todorova and Zsuzsa Gille, eds., Post-Communist Nostalgia (Oxford 2010) 1-13.
Par Réveil Communiste - Publié dans : l'Europe impérialiste et capitaliste - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 27 novembre 2014 4 27 /11 /Nov /2014 18:20

Lu sur PCF Bassin :

27 Novembre 2014 

Posté par  ⋅ 26 novembre 2014 ⋅

Interview de Ibai Trebiño pour Slavyangrad.es / photos : Gil Trebino/Lur Iba traduit en français par DB pour Histoireetsociete


En réponse à l’appel international pour rejoindre la résistance contre le coup d’Etat de gouvernement de Poroshenko, il y a nombreux bénévoles de toute l’Europe qui  sont arrivés dans le Donbass pour la défense de la nouvelle Russie. Incluant ceux de la communauté autonome de Castille et de Catalogne, après avoir été dans  le bataillon Vostok ils ont  décidé de rejoindre la Brigade de Prizrak, sous le commandement de la charismatique commandant Alexey Mozgovoy, les  jeunes antifascistes ont juste intégré Rouge 404e Escadron, une unité d’idéologie communiste au sein de la Brigade Prizrak, qui partagent les tâches avec les autres jeunes révolutionnaires.

Nous avons parlé avec Sergio, Hector, Miguel et Oriol pour sa nouvelle vie dans la 404 et les fonctions exercées au sein de la résistance populaire de Novorussie.

Voluntarios españoles en una operación militar

 

Tout d’abord, quand et pourquoi vous êtes  décidé à venir à la Donbass pour lutter contre le gouvernement de Poroshenko ?

Nous sommes tous d’accord, quand nous désignons le massacre d’Odessa, comme l’élément déclencheur qui nous a mené ici pour combattre. En dehors de cela, il y a aussi beaucoup d’autres raisons : contribuer à la création d’un Etat socialiste en Europe, d’aider et de défendre la population civile contre les attaques de Kiev. Il s’agit d’une lutte contre le fascisme et nous nous sentons redevables pour les brigades internationales, qui sont venues en Espagne en 36 pour lutter contre les putschistes.

Il ne doit pas être facile de quitter une vie normale, amis, famille, etc. pour aller se pour battre dans une guerre où l’on peut mourir. Il convient de se battre pour Novorrusia ?

Nous sommes parfaitement conscients des risques que nous encourons avec notre décision de venir ici pour la lutte, et aussi ce qui de nous reste en Espagne, mais la cause en vaut la peine. Nous sommes ici pour lutter contre le fascisme. C’est la première fois depuis de nombreuses années qu’il y a une réelle possibilité de contribuer à la construction d’un Etat socialiste  en Europe. Comme les communistes qui nous sommes nous ne pouvions pas manquer cette occasion historique.

Vous vous definíssez comme communistes. Quand  vous vous battez pour Novorrusia ? Quels sont vos objectifs politiques et militaires ?

Notre principal objectif militaire est de ne pas nous ‘arrêter jusqu’à ce que se dégage l’état futur de  Novorrusia de l’écume. Ils ont provoqué cette guerre. En ce qui concerne les objectifs de la politique, notre tâche principale est de contribuer à la construction de l’Etat socialiste de Novorrusia, devenu partie prenante des forces et des unités militaires révolutionnaires et communistes, qui combattent  Le drapeau rouge flottera sur l’ Europe.

Comme dans le Kurdistan ou en Palestine, la résistance dans le Donbass est une résistance populaire et politiquement hétérogène, mais  il est frappant de constater que le chef des milices populaires de Lougansk est Victorovitch Vitaly, un communiste de Lougansk autant que la présence réelle connue et le poids des communistes dans la résistance populaire ?

La présence des communistes dans la résistance populaire est exceptionnelle. Il y a deux unités entières d’idéologie communiste ; l’un dans le bataillon Vostok et une autre ici, dans  Brigade de  Prizrak . Il y a d’autres unités communistes. Il y a une grande nostalgie pour l’Union soviétique parmi les volontaires combattant des milices populaires. Depuis l’effondrement de l’URSS, tous allait de mal en pire et les gens sont conscients de cela. On ne peux pas dire combien, il y a de communistes dans la résistance, mais c’est l’idéologie hégémonique dans les milices populaires.

Dans la sphère politique communiste idéologie a également beaucoup de poids. Igor Plotnitsky, le chef politique de la République populaire de Lougansk, il est  communiste sur le plan. À Lougansk et Donetsk, les communistes ont beaucoup de poids dans les milices. De nombreux commandants et colonels sont battent pour la construction d’une Novorrusia libre des fascistes, des oligarques.

escuadrón rojo

Après le passage des autres bataillons et unités, vous venez  tout juste de débarquer dans la 404 Escadron rouge de la Prizrak de Brigade. Pourquoi ce changement ? Je parle un peu de votre nouvelle vie dans cet appareil.

La vie dans cette unité est semblable à celle des autres unités : la discipline militaire est la même, même heure et même relais vers l’avant. Aucun doute ne perce en matière de respect de  la hiérarchie. Tout ici est plus égalitaire, il n’y a aucun commandant. C’est le commissaire politique qui est responsable de l’attitude, de la discipline et du moral des soldats. En outre, il y a deux chefs; celui qui est responsable de la formation militaire, lorsque nous sommes dans la caserne et l’autre qui est chargé de guider les camarades qui sont à l’avant.

La principale raison du changement d’unité a été la différence et la diversité idéologique, elle existe, même s’il est intéressant de noter que nos commandants militaires ont toujours été communistes. Ces différences empêchaient de  nous sentir totalement à l’aise. Maintenant en revanche nous nous sentons  pleinement en accord  avec nous-mêmes et avec nos nouveaux collègues ici dans cette unité 404.

Même si  les  ultranationalistes une minorité négligeable dans la résistance, certains secteurs de la « gauche » ont utilisé cela comme une excuse pour justifier les crimes de Kiev et de l’OTAN contre la population civile. Vous avez même accusé des nazis, non seulement pour vous mais aussi ceux des résistances que pensez-vous ?

Si la gauche justifie les massacres de civils  par les fascistes, elle  doit repenser son idéologie. Certains nous ont appelés nazis  nous, ce qui a provoqué beaucoup de rires et plaisanteries de notre part, vu notre côté mélangé et maures, (rires). Ceux qui ont été ici sont les seuls qui peuvent parler en connaissance de cause, le reste  ce sont des spéculations à plus de 3000 km. Et je tiens à dire très clairement à (Sergio), je suis plus rouge que le sang qui coule dans mes veines. Personne ne va le changer, aucun avis extérieur ne peut le changer.

A votre avis, quelles sont les principales caractéristiques de la lutte pour la Novorrusia : lutte des classes, lutte contre le fascisme, la lutte nationale ?

La lutte pour la Novorrusia est un combat contre le fascisme, contre l’oligarchie et est aussi une lutte nationale. Lutter contre les fascistes à Kiev et l’oligarque qui a  pillé l’Ukraine post-soviétique. En outre, c’est aussi un combat national, parce que le peuple défend sa culture, sa langue et ses habitants.

Voluntarios españoles en combate

Nous allons parler de la guerre, que j’ai vu ici. Comment est la vie sur le front ? Qu’est-ce qui vous passe dans la tête quand vous vous battez ?

Ici la vie est dure ; Nous avançons dans le froid, la faim et on souffre d’épuisement, mais tout est en arrière-plan lorsque vous pensez que tout ce que vous faites est ce qu’il faut faire.. 
À travers les mille choses sont passées par SLO ; Il ya beaucoup d’adrénaline et parfois vous avez peur de mourir. Parfois, vous vous demandez ce que vous faites ici.

Jusqu’à présent quelles tâches militaires avez vous accomplies et quels ont été vos fonctions à l’avant ?

Pour la sécurité, nous ne pouvons pas répondre à cette question, mais nous pouvons dire que notre unité est engagée dans des missions d’infiltration, attaques par l’arrière-garde et autres opérations spéciales.

Vous êtes bénévoles que vous avez du mal sous la bannière de Novorrusia vous avez la preuve de la présence de mercenaires occidentaux  qui combattent avec  Kiev ?

Oui, nous sommes des bénévoles, nous visons la satisfaction, pas l’argent. En revanche, nous avons des preuves de la présence de mercenaires qui luttent aux côtés de Kiev, soutenue et financée par l’OTAN et l’Union européenne. Ces derniers sont les coupables qui se passe en Ukraine.

Comment pensez-vous que finira cette guerre ?

Nous allons gagner ! La volonté du peuple est imparable.

 

http://slavyangrad.es/2014/11/26/oportunidad-historica-de-construir-un-estado-socialista-en-europa/

 
 
 
Par Réveil Communiste - Publié dans : L'Internationale - Communauté : Communard toujours !
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Jeudi 27 novembre 2014 4 27 /11 /Nov /2014 18:18

 

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Jeudi 27 novembre 2014 4 27 /11 /Nov /2014 18:08

Envoyé par Alain Rondeau :

 

Crise à la CGT :

Déclaration du secteur lutte, syndicalisme et entreprises du PRCF, le 27.11.2014

Sur fond de règlements de comptes au sommet, la crise s’aggrave au sein de la CGT alors qu’approchent d’importantes élections professionnelles.

La question des frais exagérés engagés par ou pour certains dirigeants confédéraux n’est cependant qu’un symptôme. La maladie bien plus grave qui frappe la CGT depuis des années, c’est avant tout l’abandon par les dirigeants confédéraux, mais aussi par nombre de cadres fédéraux et départementaux, des positions de classe et de masse qui ont apporté tant d’avancées aux travailleurs salariés au fil des luttes du début du dernier siècle, du Front populaire, de la Résistance, des années cinquante, de mai 1968 et de décembre 1995, sans parler les milliers de grèves victorieuses menées localement pour l’emploi, les salaires et les conquêtes sociales. Ces conquêtes ont été le résultat de l’action, au cours des deux siècles précédents, non seulement des Gaston Monmousseau, Pierre Sémard, Jean-Pierre Timbaud, Benoît Frachon, etc., mais aussi des milliers de militants obscurs et anonymes qui ont compris le sens du mot solidarité et qui se sont organisés en conséquence. L’action a été menée non seulement pour obtenir des résultats concrets (salaires, conditions de travail) mais aussi pour changer la société – voire pour changer de société.

Il est grand temps de dresser enfin le bilan pluri-décennal de la prétendue « modernisation » de la CGT engagée dans les années 80, accentuée au milieu des années 90 (départ de la FSM, demande d’adhésion à la Confédération Européenne des syndicats favorable à Maastricht, « syndicalisme rassemblé » derrière les dirigeants jaunissants de la CFDT, refus de l’idée même de construire et de préparer le « tous ensemble en même temps » contre les attaques redoublées du MEDEF, des gouvernements maastrichtiens successifs et de l’UE). Alors que la CGT de classe a finalement gagné tous ses combats historiques, quitte à subir des revers et de dures répressions provisoires, l’orientation pseudo-moderniste engagée sous Louis Viannet n’aura conduit qu’à des défaites. De Thibault déclarant en 2003, au cœur de l’affrontement contre la loi Fillon sur les retraites « la CGT n’a pas vocation à bloquer le pays ! » à 2014, où T. Lepaon explique benoîtement dans Le nouvel Économiste qu’…

« … il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté »,

… cette néfaste orientation vers la COLLABORATION DES CLASSES ne pouvait conduire, alors qu’existaient déjà tant de syndicats réformistes et complaisants dans notre pays, qu’à des déculottées historiques. D’autant que le patronat a radement été aussi brutal dans son orientation DE CLASSE et DE COMBAT qu’actuellement (Gattaz déclarant de manière fascisante que « les syndicats ont été utiles au 19ème siècle, partiellement utiles puis nuisibles au 20ème siècle, nuisibles au 21ème siècle ») !

Mais les dirigeants confédéraux n’ont pas seulement abandonné les orientations de classe qui fédéraient efficacement les travailleurs sur une plate-forme revendicative nationale de combat. Ralliés à la funeste « construction européenne » du capital, saluant comme un grand « bouleversement démocratique » ( !) le processus contre-révolutionnaire des années 80/90 qui a permis la re-mondialisation de l’exploitation capitaliste, acceptant ce dispositif continental contre tous les peuples souverains qu’est la zone euromark, ces dirigeants confédéraux à la dérive ont condamné comme « nationaliste » la défense traditionnelle par la CGT du « produire en France » et des avancées sociales gagnées dans le cadre national, notamment en 36 et en 45-47, à l’époque où les syndicalistes communistes, patriotes et antifascistes Marcel Paul et Ambroise Croizat mettaient en œuvre le programme Les Jours heureux du CNR signé sous l’Occupation par la CGT clandestine.

Le brillant résultat de cette euro-« modernisation » de la CGT, c’est que les salariés reculent gravement sur tous les terrains : salaires, pensions, indemnités chômage, logement social, jours fériés, code du travail, élections prud’homales, statuts, services publics, conventions collectives, emploi industriel, retraites, sécu, etc. ; délestée de toute opposition syndicale nationale franche et déterminée, la social-démocratie au pouvoir a désormais les mains libres pour ramper devant l’UE et le MEDEF et pour participer à toutes sortes de guerres néocoloniales sous l’égide de l’OTAN ; quant à la droite pseudo-républicaine des Sarko, Juppé, Fillon, elle a maintenant un boulevard devant elle pour surenchérir dans un sens thatchérien et fascisant.

Plus gravement encore, le ralliement à l’euro de toutes les confédérations françaises ouvre un boulevard aux pseudo-patriotes du FN pour feindre de défendre la nation et de critiquer l’euro – qu’en réalité Marine Le Pen ne veut surtout pas quitter (comme le révèle une étude attentive du site du FN). Où est donc le temps où Henri Krazucki  appelait à voter franchement non à l’UE de Maastricht et où il défendait le produire en France (condition même de l’existence de la classe ouvrière française et immigrée !) ? La défense du produire en France n’étant plus comme telle portée par la CGT à l’échelle nationale, et les services publics à la française étant sacrifiés sur l’autel du fumeux « service public européen », le FN a toute latitude pour dévoyer le patriotisme de millions d’ouvriers exaspérés par les délocalisations liées à l’UE, cette « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non  faussée » (art. 6 du Traité de Maastricht) !

Bien entendu, la direction confédérale CGT n’est pas seule à avoir dérivé. La dérive euro-réformiste a d’abord frappé le PCF et sa direction qui, sous couvert de « mutation » et de « métamorphose », a renié les principes marxistes, répudié elle aussi l’indépendance nationale chère à Thorez, Duclos et Marchais, et rallié le « Parti de la Gauche Européenne » financièrement et idéologiquement inféodé à Bruxelles.

Comble d’hypocrisie, ces dérives parallèles des dirigeants mutants du PCF et des dirigeants « pragmatiques » de la CGT se sont abritées derrière un discours hypocrite tenu des deux côtés sur le thème de l’ « indépendance », voire de l’ « apolitisme » du syndicalisme. C’est au contraire quand le PCF militait sur des bases de classe et la CGT aussi, que le syndicalisme salarié était pleinement indépendant du patronat, de la social-démocratie et de l’UE ; depuis que le PCF-PGE feint de se désintéresser du syndicalisme et que la direction CGT fulmine contre « la politique », jamais le syndicalisme ouvrier n’a été plus DEPENDANT de l’UE, de la CES, du gouvernement PS et de la Confédération Syndicale Internationale (la CSI est pilotée par l’AFL-CIO américaine, la centrale liée à la CIA qui dans les années 50 a fomenté la scission « Force ouvrière » de la CGT !), voire du patronat (cf l’affaire des fonds secrets de l’UIMM, dont on n’a jamais su le fin mot).

Dans ces conditions, il est sain que de nombreux syndicats CGT, des fédérations, des Unions locales, départementales et régionales, se rebiffent contre la dégénérescence idéologique et stratégique des hauts cadres la confédération. Non seulement cette rébellion n’est pas « destructive », non seulement elle n’a rien à voir sur le fond avec un « complot », mais elle est salutaire comme le fut en 2005 le vote du CCN de la CGT imposant un « non » à la constitution européenne contre l’avis de l’européiste B. Thibault !

Il faut à cet égard saluer le rôle pionnier des cégétistes du Front syndical de classe qui, courageusement, ont dénoncé les dérives avant l’aube, à une époque où il ne faisait pas bon dans la centrale, s’opposer aux directions en place…

Plus que jamais, le secteur luttes, syndicalisme et entreprises du PRCF, dont tous les membres sont des syndicalistes actifs ou retraités, appelle les syndicalistes de lutte de classe à faire front ensemble dans l’intérêt de la CGT, de ses bases d’entreprise et de l’ensemble des salariés. Les critiques superficielles ou malveillantes visant les personnes (ou ne pointant que les « méthodes » de la confédération), et a fortiori les règlements de comptes entre dirigeants préférant les luttes de places aux luttes de classes, exaspèrent les salariés et les détournent de l’engagement syndical en faisant le jeu des « syndicats » proches du patronat et du gouvernement.

Plus que jamais, l’intérêt de la grande CGT, dont nous souhaitons vivement le succès aux élections professionnelles, est que les syndicalistes de classe, dans leur diversité, prennent rapidement toutes initiatives internes mais aussi publiques pour…

  •  réaffirmer et impulser dans l’action une ligne syndicale de classe et de masse,
  • combattre la nuisible UE, sa Troïka dictatoriale et son destructif euro, tout en travaillant à l’Europe des luttes
  • mettre en place une plate-forme revendicative nationale fédérant les luttes à l’échelle nationale, ainsi qu’un plan d’action et de mobilisation préparant l’affrontement « tous ensemble et en même temps » contre les contre-réformes patronales, européennes et gouvernementales de l’équipe Hollande-Valls-MEDEF.

Il est temps encore que renaisse, par l’engagement de ses militants de classe et de ses bases combatives d’entreprise, une puissante CGT fidèle à son histoire, à son drapeau rouge et à ses valeurs de progrès social, de défense des libertés et de l’indépendance nationale, une CGT d’opposition aux guerres impérialistes, d’antifascisme et d’antiracisme, une CGT de paix et de coopération entre les peuples, de rejet des discriminations, de solidarité de classe entre les travailleurs du monde entier.

Par Réveil Communiste - Publié dans : Débat syndical - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 27 novembre 2014 4 27 /11 /Nov /2014 09:12

 

taubira-le-foll.jpg

La garde des sceaux a affiché clairement ses opinions dans l'affaire Michael Brown.

La situation est extrême à Ferguson, après que la justice ait pris la décision de ne pas poursuivre le policier qui a tué Michael Brown en août dernier. Les USA sont actuellement frappés par des manifestations violentes dans plusieurs villes, qui ne font que mettre en valeur des tensions raciales qui en réalité n’ont jamais totalement disparues.


Rappelons les circonstances de ce drame : Michael Brown, qui faisait presque deux mètres et pesait environ 130 kilos, est repéré par un policier en compagnie d'un ami parce qu'ils marchent en plein milieu de la chaussée, gênant la circulation, dans un quartier qualifié d'« hostile à la police ». Brown est arrêté puis mis à l’arrière du véhicule de police. Mais il se débat dans la voiture et frappe le policier par deux fois. Puis il parvient à prendre la fuite en courant. Darren Wilson (le policier) se lance à sa poursuite. Quelques mètres plus loin, Michael Brown stoppe sa course, fait face, et refuse de se mettre à terre, en se rapprochant de Darren Wilson ; celui-ci sort son arme et fait feu plusieurs fois, le tuant sur le coup.


Or, voici que Christiane Taubira, ministre en exercice de la justice Française, ne trouve rien de mieux que de lancer un tweet rageur sur le sujet : elle a cité Bob Marley et posté ce message : 


"Quel âge avait #Mickael Brown ? 18 ans. #Trayvon Martin ? 17. #Tamir Rice ? 12. Quel âge le prochain ? 12 mois ? Tuez-les avant qu'ils ne grandissent (Bob Marley)". 


Cette phrase polémique dépasse-t-elle la ligne jaune du devoir de réserve ?


Invitée à expliquer ce tweet sur France Info ce mardi matin, elle a indiqué qu'elle voulait simplement exprimer sa "solidarité". "Je ne porterai pas de jugement de valeur sur les institutions des États-Unis. Cependant, il est évident que, lorsque le sentiment de frustration est aussi fort, aussi profond, aussi durable et aussi massif, il y a à s'interroger sur la confiance dans ces institutions, et donc la capacité des institutions à assurer cette paix sociale" a-t-elle dit avant d'ajouter "il est évident qu'on se rend compte que ça n'arrive qu'aux mêmes. Ce sont des gamins afro-américains, donc il y a le problème d'un certain nombre de clichés, de représentations, de préjugés qui peuvent créer des réflexes terribles. Quand ce sont des réflexes d'injures, c'est déjà difficile à supporter, quand ce sont des vies qui sont arrachées ainsi, c'est encore plus insupportable".


Sans se prononcer sur le fond, qui peut se discuter, on remarquera que l’ancienne indépendantiste antillaise n’adopte pas la langue de bois et désigne nommément les noirs comme victimes d'un système judiciaire et policier qui, dès lors, serait indubitablement raciste.


Ce message sera-t-il apprécié Outre-Atlantique ? Pas certain.


source : agoravox

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Le Foll recadre Taubira


"Il faut se garder de faire des commentaires sur ce qui se passe aux Etats-Unis", a estimé mercredi Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, en réponse à Christiane Taubira qui s'était indignée qu'un policier blanc qui a tué un jeune Noir outre-Atlantique ne soit pas poursuivi.

"Les Etats-Unis ont des règles et des procédures qui sont en cours. Je crois qu'il faut se garder de faire des commentaires sur ce qui se passe aux Etats-Unis", a relevé Stéphane Le Foll, qui répondait à la presse lors du briefing hebdomadaire à l'issue du Conseil des ministres.


source: le figaro

Par Réveil Communiste - Publié dans : Qu'est-ce que la "gauche" ? - Communauté : Communard toujours !
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Mercredi 26 novembre 2014 3 26 /11 /Nov /2014 16:19

Lu sur le blog de Nicolas Maury :

A la veille de l’audience, mardi, au tribunal de commerce de Marseille sur le placement ou non de la SNCM en redressement judiciaire, les représentants CGT du port, des dockers, de la réparation navale et des douanes ont tenu une conférence de presse commune pour dire leur inquiétude sur le sort la compagnie maritime et l’impact économique sur le port. La menace d’une grève d’ampleur n’est pas exclue

SNCM : menace "d’embrasement" dans le port de Marseille
La réaction des salariés du port de Marseille était attendue, et elle a le mérite d’être claire. A la veille de l’audience, mardi, au tribunal de commerce sur le placement ou non de la SNCM en redressement judiciaire, les représentants CGT du Grand Port maritime, des dockers, de la réparation navale et des douanes ont tenu une conférence de presse commune pour partager leur inquiétude sur le sort de la compagnie maritime.

Dans leur ligne de mire, l’Etat et l’actionnaire de la SNCM, Transdev, coupables selon eux de vouloir liquider la compagnie. Un funeste destin synonyme de pertes d’activités et d’emplois pour les dockers de Marseille, redoute Ludovic Lomini, secrétaire général CGT des dockers des bassins Est de Marseille. "La SNCM représente en moyenne 25 % de notre travail par jour. Parfois, c’est 100 %. On attend tous avec fébrilité de savoir à quelle sauce la compagnie va être mangée", déclare-t-il.

Mobilisation des salariés

Mais en attendant, les salariés se mobilisent. "On le dit très tranquillement : ils sont prêts à réagir, prévient Pascal Galéoté, représentant CGT des agents du port de Marseille. S’il n’y a pas rapidement de signes forts de la part des responsables pour nous permettre d'envisager l’avenir avec sérénité, c’est eux qui porteront la responsabilité de tout ce qui se passera sur les bassins est", indique-t-il. Avec pour conséquence "une situation sociale qui, bien évidemment, va s’embraser inexorablement car ça ne peut pas être autrement", précise Pascal Galéoté.

Absence de repreneurs

Pour le moment, aucun préavis de grève n’a été déposé, mais la situation pourrait très vite évoluer. "Nous sommes face à des gens qui ne respectent pas les règles, pourquoi les respecterions-nous ? interrogent les syndicalistes. Quitte à effrayer les éventuels repreneurs de la compagnie maritime."

"Je vais vous mettre à l’aise tout de suite sur ce point", répond Frédéric Alpozzo, le secrétaire général du syndicat CGT des marins. "Des repreneurs, il n’y en a aucun pour le moment. Leur souci, c’est de savoir si la Délégation de service public (DSP) vers la Corse sera maintenue et si les condamnations de Bruxelles seront levées. Mais pour le moment, rien n’est garanti". Et d’ajouter, non sans ironie. "Vu la situation, on pourrait faire la danse du ventre, il n’y aurait pas plus de repreneurs".

http://www.metronews.fr/marseille/sncm-menace-d-embrasement-dans-le-port-de-marseille/mnkx!bKE0nRwEKB05s/
Par Réveil Communiste - Publié dans : Journal des luttes - Communauté : Parti Communiste Français
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Réveil Communiste : qui sommes nous? (17/07/2013)
Réveil Communiste : blog animé par des membres du PCF remettant en cause l'évolution générale postcommuniste de la ligne depuis le congrès de Martigues (2000). Initialement fondé en septembre 2007 ...

Animateur principal depuis février 2010 : Gilles Questiaux.

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