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Réveil Communiste

Pape François: son attitude sous la dictature de Videla pointée du doigt

15 Mars 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #A gerber !

envoyé de Belgique par Djamal Benmerad :

jeudi 14 mars 2013 à 9h08
Dans Matin première ce jeudi matin, Christian Terras, le rédacteur en chef du magazine catholique Golias, ne partageait pas l'enthousiasme de certains par rapport au nouveau pape François. Pour lui, non seulement Jorge Mario Bergoglio n'est pas "aussi social" qu'on le dit mais surtout, son attitude durant la dictature militaire en Argentine constitue une "ombre au tableau".
Si l’élection d’un pape issu du continent latino-américain et présenté comme proche des pauvres peut paraître amener une certaine fraîcheur et un vent nouveau au Vatican, "il y a une ombre au tableau", relevait Christian Terras au micro de Bertrand Henne sur La Première.
"Tout d’abord, ce pape n’est pas aussi social qu’on pourrait le dire", avance le fondateur de Golias. "Il ne fait que reprendre le refrain de l’Eglise catholique par rapport à la dénonciation de l’ultralibéralisme et du capitalisme", précise-t-il, rappelant au passage que Benoît XVI lui-même s’était fendu d’une tribune dénonçant les excès du néolibéralisme dans le Wall Street Journal.
Certes, il a une "sensibilité sociale", reconnaît cet observateur avisé du monde chrétien, mais il n’est pas non plus, loin s’en faut, un tenant de la théologie de la libération (courant de pensée catholique d'Amérique latine progressiste et socialement engagé en faveur des plus démunis).

Surtout, dans les années 70, au moment de la dictature militaire de Videla, qui a fait 30 000 "disparus", "Bergoglio n’a pas été un exemple de courage", déclare Christian Terras. En effet, alors qu’il était le patron des Jésuites en Argentine, il n’a pas protégé certains de ses confrères engagés dans la théologie de la libération et dans la résistance contre le régime.

"I y a des faits, des documents qui montrent que Bergoglio n’a pas défendu ses collègues"
"Au contraire même, il a pu les signaler à certaines autorités militaires, ce qui amènera leur enlèvement par la police militaire de Videla". "Il y a des faits, des documents qui montrent que Bergoglio n’a pas défendu ses collègues qui étaient dans le viseur de Videla", pointe-t-il pour appuyer ses dires.

Jorge Mario Bergoglio a toujours clamé son innocence dans ce dossier. Il a même expliqué qu'au contraire, il avait caché des dissidents politiques et ainsi pu les sauver des escadrons de la mort.
Ensuite, la dictature est passée et certains des gouvernements civils qui lui ont succédé ont tenté de réaliser un travail de mémoire sur la période du régime militaire. Devenu Archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio, "n’a rien fait pour revisiter la posture de l’Eglise et documenter la mémoire de la complicité de l’Eglise catholique" dans les crimes dudit régime. Pourtant, cette complicité est "d’une évidence incroyable puisque sur les 89 évêques argentins, cinq seulement ont élevé la voix pour dénoncer ce qui se passait" alors en Argentine.

Lors de ce travail de mémoire réalisé par différents gouvernements argentins, notamment l’actuel gouvernement de Cristina Kirchner, "on a vu Bergoglio prendre des positions très défensives, en disant que le procès des prêtres qui avaient participé à des séances de torture était un procès contre l’Eglise, une campagne de calomnie organisée contre l’Eglise, qu’il s’agissait de cas individuels et qu’on ne pouvait pas mettre en cause l’attitude de l’Eglise sous Videla", "ce qui est faux", affirme Christian Terras.

Pour rappel, l'ex-dictateur argentin Jorge Videla (au pouvoir de 1976 à 1981) a été condamné, en juillet 2012, à 50 ans de prison pour vols de bébés d'opposants. Il a lui-même reconnu que son régime avait directement causé la mort de 8000 personnes. D'après les historiens cependant, on serait plutôt proche des 30 000 victimes.

"Je sais que lorsqu’on vit dans une dictature ou un totalitarisme, ce n’est pas toujours simple pour discerner au moment voulu", a pour sa part tempéré Guy Harpigny, l'évêque de Tournai. "Il faut vérifier, je ne sais rien de cette période-là pour le pape actuel", a-t-il tenu à préciser. Mais "s'il faut revisiter l’affaire et demander pardon, d'accord", a concédé l'évêque.
Julien Vlassenbroek
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G
<br /> Non, pas n'importe qui, juste des prélats sous la dictature Videla. Et je persiste à penser que ton protégé penche plus Opus dei que théologie de la libération. Mais à vrai dire je m'en fous.<br /> Combien de divisions?<br /> <br /> <br /> It may be the Lord, it may be the devil, but you have to serve somebody.<br />
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E
<br /> Avec ce genre de question, on va très loin, et on peut accuser à peu près n'importe qui de n'importe quoi.<br /> <br /> <br /> Mais dans le cas précis, elle est totalement hors sujet puisque le pape n'est devenu évêque qu'en 1992, et n'était absolument pas un "hiérarque" sous la dictature de Videla (juste le provincial<br /> des Jèzes). Les accusations contre lui viennent apparemment exclusivement de la presse officielle des Kirchner (Les Hollande & Trierweiler argentins, si j'ai bien compris).<br /> <br /> <br /> Ma position<br /> <br /> <br /> 1) La dégueulasserie est exactement du même type que celles employées contre Assad aujourd'hui, contre beaucoup d'autres hier. Voir des communistes la reprendre sans esprot critique (Je ne dis<br /> pas ça seulement pour Réveil. J'ai reçu en grand nombre les photos truquées, qui n'ont certainement pas été mises en circulation par hasard) est navrant.<br /> <br /> <br /> 2) L'anticléricalisme en France a toujours été un moyen de diversion et de division. On constate que ça marche toujours (cf la réaction de JMP). À ce titre, c'est depuis longtemps un des trucs<br /> préférés des lambertistes. Mélenchon chasse de race. Mais il fut un temps où les communistes avaient plus de lucidité et rompre avec cette vieille erreur que Guesde dénonçait justement quand<br /> Jaurès la pratiquait avec délectation.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> De Guesde, justement,<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> La Commune de 1871, dont nous célébrons aujourd’hui le vingt-et-unième anniversaire, a clos, pour le prolétariat, l’ère des révoltes qu’on peut appeler chaotiques, en même temps qu’à l’exemple de<br /> philosophe qui prouvait le mouvement en marchant, elle a indiqué à la classe ouvrière son moyen d’affranchissement en plaçant les travailleurs au pouvoir politique.<br /> <br /> <br /> Toute la Révolution du 18 mars est dans ce fait: la bourgeoisie, toutes les fractions de la bourgeoisie chassées du gouvernement et le gouvernement pris en main par le prolétariat parisien.<br /> <br /> <br /> Peu importe l’usage qu’ont pu faire de ce pouvoir, dans des circonstances exceptionnellement difficiles, les travailleurs non préparés, n’ayant encore ni but ni méthode.<br /> <br /> <br /> Peu importe qu’imbus des idées bourgeoises sur la propriété, ils aient organisé eux-mêmes leur défaite en “respectant” la Banque de France.<br /> <br /> <br /> Peu importe qu’égarés par d’autres idées non moins bourgeoises, négligeant le véritable et unique ennemi: le capitalisme, pour un adversaire de<br /> fantaisie: le cléricalisme, ils aient pris leurs otages dans les archevêchés et les sacristies, alors qu’ils avaient Rotschild au bout de leur<br /> mandat d’amener.<br /> <br /> <br /> Peu importe qu’ayant à venger leurs assassinés d’avril et de mai, le fusil de leurs représailles se soit trompé de cible, perdant ses balles de désespoir dans la carcasse de “quelques obscurs<br /> jésuites”, lorsque patrons et financiers traînaient par les rue à la douzaine.<br /> <br /> <br /> Toutes ces fautes —qui ne se répéteraient plus aujourd’hui— disparaissent devant cet événement qui est un avènement: la classe dépossédée maîtresse pendant deux mois de l’outil de transformation<br /> sociale, l’État.<br /> <br /> <br /> C’est cette conquête —malheureusement provisoire— de l’État par les prolétaires de Paris que nous fêtons et que fête aujourd’hui avec nous le prolétariat du monde entier, internationalement<br /> d’accord pour placer dans l’expropriation politique de la classe capitaliste le secret et l’instrument de son expropriation économique.<br /> <br /> <br /> C’est en parti politique, ayant pour premier objectif le gouvernement à occuper, que sont actuellement organisés les travailleurs de partout.<br /> <br /> <br /> C’est à cette première et indispensable conquête qu’ils tendent tous leurs efforts.<br /> <br /> <br /> Et c’est dans cet esprit que nous saluons et que tous saluent nos aînés, ceux qui ont héroïquement laissé trente-cinq mille cadavres sur la position qu’ils n’ont pas été en mesure de conserver<br /> mais qu’ils avaient prise, et que nous saurons, nous, les circonstances aidant, prendre et conserver.<br /> <br /> <br /> Jules Guesde,<br /> <br /> <br /> Le Socialiste, 20 mars 1892,<br /> <br /> <br /> repris dans Çà et là, Paris (Marcel Rivière), 1914, p. 78-79.<br />
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G
<br /> Moi je ne bouffe pas de curés, surtout sud américain, mais je m'interroge : un hiérarque de l'église argentine qui avait 40 ans au moment de la dictature et qui s'est hissé jusqu'au sommet peut<br /> il être innocent? Je crois que poser la question, c'est presque y répondre.<br /> <br /> <br /> Pour le reste, pourrais-tu synthétiser ta position, et te dispenser d'allusions obscures?<br />
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E
<br /> Apparemment, les deux articles ci-dessus sont trop longs pour passer. Voici les liens:<br /> <br /> <br /> http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Controverse-autour-du-role-du-P.-Bergoglio-pendant-la-dictature-argentine-_NG_-2013-03-14-921123<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.marianne.net/Le-pape-et-les-complices-de-la-dictature-argentine_a227411.html<br />
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E
<br /> Et pour finir (Certes, Konop est un rénégat, mais il vaut parfois mieux un franc renégat que de faux communistes aboyant après les curés pour obéir à un lambertiste. SOn témoignage sur 1978 est<br /> très instructif. Ça se gâte quand il est question des Malouines)<br /> <br /> <br /> <br /> Le pape et les complices de la dictature argentine<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Vendredi 15 Mars 2013 à 05:00 | Lu 28947 fois I 70 commentaire(s)<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> GUY KONOPNICKI - MARIANNE<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Qui fut complice de la dictature en Argentine ? Giscard, Brejnev, Castro, la FIFA ou le futur pape François ? <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Sitôt le cardinal de Buenos Aires devenu le pape François, les associations d’idées se répandent dans les<br /> médias : simple prêtre à l’époque de la dictature, le successeur de Saint-Pierre s’est-il compromis avec l’effroyable régime du général Videla ? Manifestement, les escadrons de la mort<br /> au fait une nouvelle victime, la mémoire ! <br />   <br /> <br /> <br /> Car si nous ne savons pas exactement ce que fut l’attitude d’un père jésuite alors éloigné de Buenos Aires, nous connaissons tout de même l’histoire de la dictature en Argentine. <br />   <br /> <br /> <br /> En 1976, le pouvoir d’Isabel Peron est fragilisé pas tant par les noyaux de guérilla que par la double nature de l’héritage de Péron. D’un côté des généraux d’extrême droite, de l’autre une<br /> organisation ouvrière, puissante, la CGT argentine. La CIA redoute l’arrivée au pouvoir d’une gauche péroniste, nationaliste, qui pourrait fédérer, en Amérique Latine, les opposants à la<br /> domination des Etats-Unis et se rapprocher de l’ennemi obsessionnel, Fidel Castro. Les Américains choisissent évidemment les militaires, qui prennent le pouvoir en mars 1976. L’opération Condor<br /> commence. Les escadrons de la mort liquident en quelques semaines les cadres du PC, les syndicalistes et péronistes de gauche et les mouvements castristes. Mais la junte est instable. Après<br /> quatre coups d’Etats interne, le général Videla s’empare du pouvoir. <br />   <br /> <br /> <br /> Nationaliste, il poursuit et amplifie la répression, mas il cherche à s’émanciper des Etats-Unis. Le président Jimmy Carter met des conditions à la vente de céréales à l’URSS. Videla passe outre<br /> et scelle bientôt un accord avec Brejnev. L’Argentine vend son blé à l’URSS, qui paye mieux que les Américains. <br />   <br /> <br /> <br /> Le régime militaire entend moderniser son armée. Les Etats-Unis ne son guère pressés de lui vendre des missiles. Videla ne prend pas le risque de se tourner vers l’URSS. Il n’en pas besoin. La<br /> France, alors présidée par Valéry Giscard d’Estaing, vend à l’Argentine le meilleur de sa technologie et notamment les missiles « exocet ».  <br />   <br /> <br /> <br /> A Buenos Aires et dans toute l’Argentine, les escadrons de la mort poursuivent leur besogne. Les disparitions se multiplient. Mais elles ne visent plus seulement la gauche supposée castriste. Des<br /> opposants libéraux, démocrates chrétiens disparaissent.  La théologie de la libération, prônée par des pères jésuites est officiellement désignée comme un ennemi. <br />   <br /> <br /> <br /> Videla obtient sans mal le soutien d’une autre religion mondiale, le football. La Coupe du Monde doit se dérouler à Buenos Aires, en 1978. Les appels au boycott ne dérangent ni les instances de<br /> la Fifa, ni celles du football français. <br />   <br /> <br /> <br /> Il se trouve qu’à cette époque, je suis journaliste de la presse communiste et secrétaire général de Travail et Culture, l’organisme culturel de la CGT. J’assiste cependant à une réunion<br /> organisée par Félix Guattari sur le boycott de la Coupe du Monde. Au fond, je ne fais que mon travail, j’accompagne des artistes argentins et chiliens, dont les spectacles de soutien aux peuples<br /> d’Amérique Latine tournent dans les municipalités communistes depuis le coup d’Etat du général Pinochet au Chili. Tous ces artistes militent pour le boycott de la Coupe en Argentine. Sans trop<br /> d’illusions, j’évoque la problématique du boycott dans une réunion du parti. Je suis aussitôt convoqué Place du colonel Fabien. Jacques Chambaz, membre du bureau politique, responsable des<br /> intellectuels, me fait la leçon. <br /> <br /> J’ai tort de mépriser le football, cet élément de la culture populaire si bien porté par Georges Marchais… Mieux : les meilleurs éléments de l’équipe de France viennent de Saint-Etienne,<br /> ville alors dirigée par un maire communiste, Joseph Sangueldoce. La dictature, le fascisme ? la réponse est sans ambiguïté. Le PCF considère que le régime des militaires argentins évolue<br /> positivement. Leurs intérêts nationaux convergent avec ceux de Cuba, du camp socialiste et des peuples en lutte contre l’impérialisme américain. Boycotter la Coupe du Monde, ce serait rendre<br /> service aux milieux impérialistes de Washington… L’Humanité publie les photos des héros français en partance pour Buenos Aires. Michel Platini, Dominique Rocheteau…  Georges Marchais lance<br /> une diatribe contre ceux qui méprisent le sport et… le peule argentin ! <br />   <br /> <br /> <br /> Je quitt<br />
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E
<br /> Controverse autour du rôle du P. Bergoglio pendant la dictature<br /> argentine<br /> <br /> <br /> <br /> Depuis son élection, les médias du monde entier s’interrogent sur les liens passés du<br /> nouveau pape avec le régime militaire de la fin des années 1970.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> 14/3/13<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> OFF/AFP<br /> <br /> <br /> <br /> Le président Jorge Videla entouré par le général Orlando Agosti (à gauche) et l'amiral Emilio Massera (à droite) lors d'une cérémonie officielle en 1977.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Le débat porte notamment sur le sort de deux jésuites emprisonnés et torturés en 1976.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> VOIR AUSSI<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Sur Internet, des photos faussement légendées prétendent accuser le pape François de liens avec la dictature argentine<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> ARGENTINE • Pour le Prix Nobel Pérez Esquivel, le pape n'est pas lié à la<br /> dictature<br /> <br /> <br /> Le militant argentin des droits de l'homme Adolfo Pérez Esquivel assure à la BBC que Jorge Bergoglio "n'a eu aucun lien avec la dictature".<br /> <br /> <br /> <br /> Courrier international |<br /> <br /> 15 mars<br /> 2013Le<br /> cardinal Jorge Mario Bergoglio - devenu le pape François - lors d'une messe à Buenos Aires, le 30 décembre 2005 - AFP<br /> <br /> <br /> <br /> Le militant argentin des droits de l'homme Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la paix 1980, a nié sur les ondes de la BBC que le cardinal Jorge Bergoglio ait eu des liens<br /> avec la dictature militaire (1976-1983). "Il y a eu des évêques complices de la dictature, mais pas Bergoglio", a affirmé Pérez Esquivel, à la suite des critiques dont a fait l'objet le nouveau pape.<br /> <br /> "On met en cause Jorge Bergoglio parce qu'on dit qu'il n'a pas fait le nécessaire pour sortir deux prêtres de prison, à l'époque où il était le supérieur de la congrégation des jésuites. Mais je<br /> sais personnellement que de nombreux évêques ont demandé à la junte militaire la libération de prisonniers et de prêtres et qu'elle ne leur a pas été accordée", a ajouté Pérez Esquivel, assurant<br /> que Bergoglio "n'a[vait] aucun lien avec la dictature".<br />
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E
<br />  <br /> <br /> <br /> <br /> http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/L-un-des-jesuites-arretes-par-la-junte-en-Argentine-publie-une-declaration-_NG_-2013-03-17-921854<br /> <br /> <br /> L’un des jésuites arrêtés par la junte en Argentine publie une « déclaration »<br /> <br /> <br /> Le P. Jalics, arrêté en 1976 avec son conférère jésuite, le P. Yorio, par les militaires argentins, explique les circonstances de cette arrestation.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> SJ-BILD / AFP<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Il se refuse à attribuer une quelconque responsabilité au pape François - alors provincial des jésuites - dans cette affaire<br /> <br /> <br /> Sur le site de la province d’Allemagne des jésuites, le P. Franz Jalics, jésuite, enlevé avec le P. Yorio par la junte militaire en mai 1976, a publié vendredi 15 mars 2013 une<br /> courte « déclaration ». Une controverse a effectivement surgi depuis l’élection comme pape du cardinal Jorge Bergoglio, ancien provincial des jésuites d’Argentine et<br /> ancien archevêque de Buenos Aires, sur son rôle éventuel dans cette arrestation. En effet, trois mois avant celle-ci, il avait enjoint les deux jésuites de quitter leur bidonville. Pour<br /> certains, cette décision a pu être interprétée par la junte comme un « lâchage ».<br /> <br /> <br />  « Je vivais à Buenos Aires depuis 1957, commence le P. Franz Jalics, d’origine hongroise.  En 1974, poussé par le désir intérieur de vivre l'Évangile et rendre<br /> visible la terrible pauvreté, avec la permission de l'archevêque de Buenos Aires et du Père Provincial, alors Jorge Mario Bergoglio, je me suis installé avec un camarade dans une « favela »,<br /> un bidonville. De là, nous avons continué notre enseignement à l'Université ».<br /> VOUS N’ÊTES PAS À BLÂMER<br /> <br />  « Dans notre quartier, nous n’avions tous les deux de contact ni avec la junte ni avec la guérilla », assure le P. Jalics. Selon lui, c’est la décision d’un de leurs<br /> collaborateurs, un « laïc » avec lequel ils avaient « perdu contact », de rejoindre la guérilla, qui a porté sur eux les soupçons de la junte. « N euf<br /> mois plus tard, il a été capturé par les soldats de la junte et interrogé, et ils ont découvert qu'il était avec nous », raconte encore le jésuite. <br /> <br /> <br />  « C’est avec l'hypothèse que nous avions des liens avec les guérilleros que nous avons été arrêtés. Mais après un interrogatoire de cinq jours, l'officier qui avait mené l'enquête<br /> s’est exprimé en ces termes : ‘Pères, vous n'étiez pas à blâmer. Je vais faire en sorte que vous puissiez revenir dans le bidonville’. Malgré cet engagement, d'une façon inexplicable, nous<br /> sommes restés détenus pendant cinq mois les yeux bandés et les mains menottées. Je ne peux pas commenter le rôle du P. Bergoglio dans ce processus », déclare-t-il sobrement.<br /> <br /> <br /> Le P. Jalics souligne seulement avoir quitté l’Argentine après sa libération et avoir eu l'occasion d’échanger « quelques années plus tard » avec le P. Bergoglio, nommé<br /> entre-temps archevêque de Buenos Aires, « pour discuter des événements ». « Ensuite, nous avons célébré la messe en public et nous nous sommes embrassés solennellement. En<br /> ce qui me concerne, je suis réconcilié avec ces événements et considère en avoir terminé », conclut-il en adressant ses bénédictions au pape François pour son pontificat.<br /> <br /> <br /> A-B.H.
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G
<br /> Par exemple (blog de Nico Maury) :<br /> <br /> <br /> Jorge Bergoglio n'est pas le pape des pauvres<br /> <br /> <br /> Vendredi 15 Mars 2013<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Le nouveau pape a l'image d'un homme proche des pauvres et tiers-mondiste. C'est une illusion pour ce journaliste de Página 12, qui revient sur son rôle trouble dans l'affaire des enfants<br /> volés<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Parmi les centaines de courriels que j’ai reçus, j’en ai retenu un : "Je n’en crois pas mes yeux. Je suis si angoissée et furieuse que les bras m’en tombent. Il est arrivé à ses fins.<br /> C’est la personne idéale pour cacher la corruption morale, un expert ès cachotteries." Le message est signé de Graciela Yorio, la sœur du prêtre Orlando Yorio, qui a dénoncé Jorge Mario<br /> Bergoglio comme le responsable de son enlèvement et des actes de torture qu’il a subis pendant cinq mois en 1976. Orlando est décédé en 2000 en imaginant le cauchemar qui s’est réalisé le<br /> 13 mars.<br /> <br /> Il n’a jamais eu connaissance de la déclaration de Jorge Mario Bergoglio devant le tribunal oral fédéral n°5, où il a affirmé n’avoir appris que récemment l’existence de jeunes enfants<br /> kidnappés, après la fin de la dictature. [Un plan systématique de vols de bébés d'opposants politiques avait été mis en place entre 1976 et 1983. Les mères étaient assassinées et les<br /> enfants adoptés sous une fausse identité.] Pourtant, le tribunal oral fédéral n°6 a reçu des documents qui révèlent que dès 1979, Jorge Mario Bergoglio était au courant et qu’il est<br /> intervenu dans au moins un cas.<br /> <br /> Lors du procès de l’ESMA [le plus grand centre de torture de la dictature], Jorge Bergoglio [alors président de la conférence épiscopale de Buenos Aires] a déclaré par écrit, concernant<br /> l’enlèvement d’Orlando Yorio et de Francisco Jalics, que ses archives ne renfermaient aucun document sur les enlèvements et disparitions. Cependant, son successeur a envoyé à la juge une<br /> copie d’un texte attestant de la réunion entre le dictateur Jorge Videla et les évêques Raúl Primatesta, Juan Aramburu et Vicente Zazpe, lors de laquelle ils se sont demandé s’il fallait<br /> ou non avouer l’assassinat des disparus. Dans son ouvrage Iglesia y dictadura [Eglise et dictature], Emilio Mignone l'a cité comme le parangon des "bergers qui ont livré leurs brebis à<br /> l’ennemi sans les défendre ni les sauver".<br /> <br /> Un jésuite qui se fera appeler François<br /> <br /> Je ne suis pas certain que Jorge Mario Bergoglio ait été élu pour cacher la corruption morale qui a rendu Joseph Ratzinger impuissant. Ce qui est certain, toutefois, c’est que le nouvel<br /> évêque de Rome sera un ersatz : un succédané de mauvaise qualité, comme l’eau mêlée de farine que les mères nécessiteuses donnent à leurs enfants pour tromper la faim. Le théologien<br /> brésilien de la libération Leonardo Boff avait l’espoir que serait élu Sean O’Malley, franciscain aux origines irlandaises à la tête du diocèse de Boston. "Il s’agit d’une personne très<br /> proche des pauvres car il a longtemps travaillé en Amérique latine et dans les Caraïbes, toujours avec les pauvres. Cela montre qu’il peut être un pape différent, annonciateur d’une<br /> nouvelle tradition", avait écrit l’ancien prêtre.<br /> <br /> Finalement, le souverain pontife ne sera pas un véritable franciscain, mais un jésuite qui se fera appeler François, comme le pauvre d’Assise. Effrayée, une amie argentine m’écrit de<br /> Berlin que pour les Allemands qui ne connaissent pas son histoire, le nouveau pape est tiers-mondiste. Légère erreur.<br /> Sa biographie est celle d’un populiste conservateur, comme l’ont été Pie XII et Jean-Paul II : inflexibles sur les questions doctrinaires, mais ouverts sur le monde et en particulier les<br /> populations défavorisées. Lorsqu’il célébrera sa première messe dans une rue du quartier Trastevere ou dans la gare Termini à Rome et qu’il évoquera les personnes exploitées et<br /> prostituées par les puissants de ce monde qui ferment leur cœur au Christ ; lorsque les journalistes qui sont ses amis raconteront qu’il a pris le métro ou le bus ; lorsque les fidèles<br /> écouteront ses homélies récitées avec des gestes dignes d’un acteur et dans lesquelles il mêlera paraboles bibliques et parler simple du peuple, alors certains exalteront le renouveau<br /> tant espéré de l’Eglise.<br /> <br /> Apostropher les profiteurs et prêcher la docilité aux opprimés<br /> <br /> Au cours des 15 années passées à la tête de l’archevêché de Buenos Aires, il a fait tout cela et bien plus. Pourtant, dans le même temps, il a aussi tenté d’unir l’opposition contre le<br /> premier gouvernement qui ait - depuis longtemps - adopté une politique favorable aux couches populaires, un gouvernement qu’il a accusé d’être crispé et belliqueux car pour y parvenir, il<br /> a fallu lutter avec lesdits puissants mentionnés dans son discours.<br /> <br /> Maintenant, il va pouvoir continuer sa mission, mais à une toute autre échelle, ce qui ne signifie pas qu’il oubliera l’Argentine.<br /> <br /> Si Eugenio Pacelli (Pie XII) a reçu des fonds des services de renseignement américains pour soutenir la démocratie chrétienne et faire obstacle à la victoire des communistes pendant les<br /> années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, et si Karol Wojtyła (Jean-Paul II) a été le premier à lutter pour la chute du mur de Berlin, le pape argentin pourra en faire autant à<br /> l’échelle latino-américaine. Son passé de militant au sein de la Garde de fer [une organisation de la jeunesse péroniste], ainsi que le discours populiste qu’il n’a pas oublié, tout cela<br /> le rend apte à discuter l’orientation de cette politique, pour apostropher les profiteurs et prêcher la docilité aux opprimés.<br /> <br /> * Horacio Verbitsky a consacré en 2005 un livre aux liens entre l'Eglise et le centre de torture de l'ESMA : El Silencio : de Paulo VI a Bergoglio : las relaciones secretas de la Iglesia<br /> con la ESMA [Le Silence : de Paul VI à Bergoglio : les relations secrètes de l'Eglise avec l'ESMA].<br /> <br /> http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/14/jorge-bergoglio-n-est-pas-le-pape-des-pauvres<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> On dirait que c'est plutôt François premier deux qui a mangé du curé, du curé rouge.<br />
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