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Réveil Communiste

Le débat sur l'identité nationale est un écran de fumée au moment où la France abandonne de plus en plus vite sa souveraineté à l'Union européenne

15 Novembre 2009 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #l'Europe impérialiste et capitaliste

Samedi 14 novembre :


«  LES CHOSES QUI SONT DERRIERE LES CHOSES »

Jacques PREVERT

 

Ce matin, sur France Inter, l’émission du ‘7/9 du week-end’ était consacrée à « l’identité nationale ». Ce débat, initié par Nicolas Sarkozy, dès sa campagne présidentielle, est repris opportunément dans cette période préélectorale.

Les critiques « de gauche » ne manquent pas de signaler la volonté du Président de récupérer, à travers cette question, une partie de l’électorat lepéniste, qui, dit-on, reviendrait à se premières amours.

 

Certes, les déclarations de Nicolas Sarkozy peuvent avoir cet objectif.

Mais est-ce l’essentiel ?

 

Alors que la politique menée par le pouvoir vise mettre en cause l’indépendance de la France, réduite au niveau d’un land de l’Empire européen, et la souveraineté de son peuple, confisquée dans le cadre aggravé du Traité de Lisbonne, le Président de la République veut donner le change.

C’est le but de la campagne de Nicolas Sarkozy sur le thème de « l’identité nationale »

C’est le sens de ses discours.

C’est ce qui explique ses références historiques et littéraires à« l’héritage que nous a légué notre histoire ».

 

Entrons dans le vif du sujet.

 

Qui dit « identité nationale », suppose l’idée de « nation ». Or, la constitution de la nation française date de la révolution, à partir du moment, où de « sujets », les Français sont devenus « citoyens ».

Symboliquement, cette mutation prend corps avec la victoire populaire de Valmy sur les armées de l’Europe monarchique coalisée, le 20 septembre 1792, et la proclamation de la République, le lendemain. Ce bouleversement faisait suite à la prise de la Bastille, symbole de l’arbitraire royal, le 14 juillet 1789, et à celle des Tuileries, résidence de ce même pouvoir, le 10 août 1792.

Cette révolution débouche naturellement sur la première Constitution de notre République, celle de 1793, qui ne sera jamais appliquée.

Jamais cet évènement n’est évoqué par Sarkozy. On comprend pourquoi * :

 

Aussi, quand Sarkozy évoque **, pêle-mêle, le « sacre de Reims » de « nos rois » et la Révolution française, quand il cite Maurice Barrès, le chantre de la guerre de 14-18, tout en qualifiant celle-ci de conflit « fratricide » ; quand il porte aux nues les « origines chrétiennes de la France » et parle de laïcité, le président, par l’amalgame démagogique des contraires, tient un discours de pure propagande. Et, s’il en fait son cheval de bataille, c’est pour mieux camoufler derrière un écran de fumée, l’abandon de notre indépendance et de notre souveraineté.

Aussi, les réactions hostiles que Sarkozy suscitent à « gauche », semblent aller de soi.

Voire.

Le débat ouvert sur France Inter, ce matin, est éclairant à ce sujet.

Les deux invités, Nicolas Offenstadt, agrégé et docteur en histoire, maître de conférences en histoire du Moyen-âge à l’université Paris I Sorbonne et Jean Viard, sociologue, directeur de recherches CNRS au CEVIPOF (centre de recherches politiques de Sciences Po) ont, l’un et l’autre, apporté un point de vue critique sur la campagne lancée par le Président sur « l’identité nationale », alors que pour eux, il ne s’agit que d’un « roman national » sans rapport avec la réalité de l’histoire.

C’est pour mieux conclure :

« Alors que se construit l’Union Européenne, il serait plus logique de discuter de ‘l’identité européenne’ en formation ».

 

Ainsi, deux courants paraissent s’affronter : pour ou contre « l’identité nationale ». En fait, ils se rejoignent, celui incarné par Nicolas Sarkozy, qui pérore sur cette notion, alors qu’il détruit sa substance en noyant la France dans l’Europe, et l’autre courant, qui nie cette identité au nom de « l’universalisme », alors qu’il redouble d’efforts en faveur d’une Europe politique, se substituant aux Etats Nations.

 

Il ne faut pas se laisser bercer par les mots.

Il est nécessaire, comme le suggère Jacques Prévert : de regarder « les choses qui sont derrière les choses »

 

NOTES

* La Constitution de 1793

  • Consacre la théorie de la souveraineté populaire se traduisant par l'introduction du référendum (c'est le peuple réel qui est souverain),
  • Prévoit que « l'insurrection devient un droit et un devoir quand le gouvernement viole les droits du peuple »,
  • Instaure le droit d'asile : "Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour cause de la liberté. Il le refuse aux tyrans." (Art. 120).

 

** Discours à La-Chapelle-en-Vercors (Drôme), le 12 novembre 2009


"On comprend l'Histoire de France quand on accepte de vibrer avec le souvenir du Sacre de Reims et d'être ému par le récit de la fête de la Fédération", a déclaré Nicolas Sarkozy.


Le président français juge ensuite que le retrait de la mention des "racines chrétiennes de l'Europe" du traité européen est une erreur. Son discours est imprégné du culte des ancêtres, de la terre, de la famille comme l’est le "Roman de l'énergie nationale" de Maurice Barrès.

 

Jean LEVY

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D
<br /> <br /> Ce débat me fait rire car s'il y a du consentement dans le sourire, le rire est synonyme de refus.<br /> Rire de voir que ceux qui ont fait disparaître de notre monnaie la devise de notre nation nous parle de notre identité. Rire de voir que sur la pièce de deux euros arborant fièrement "2008<br /> présidence française union européenne RF" sans plus, démontre que ceux-la même qui nous parlent d'identité nationale reconnaissent de ce fait que la devise de « Liberté, Égalité,<br /> Fraternité » est apparemment incompatible avec « cette Europe »<br /> Rire de voir que sur celle de 2009 notre devise n'y figure pas non plus.<br /> UEM peut on y lire, incompatible également avec notre devise alors ?...<br /> La monnaie ne porte plus la devise de la révolution, elle porte celle de l'argent dieu et de la religion du profit.<br /> Rire encore d'entendre ceux-la même porter un débat sur « l'identité nationale », plutôt, « la nouvelle identité de notre Nation », soumise à présent aux détenteurs de<br /> l'argent qui écrasent nos valeurs républicaines de souveraineté, qui portent une politique du malheur en brisant la fraternité qui existait entre tous les français pour la remplacer par la<br /> liberté d'écraser le plus faible.<br /> <br /> <br /> Rire de voir le culot qu'ils ont de nous parler de notre Nation alors qu'ils laissent crever avec souvent moins de 500 euros ceux-la même qu'ils l'ont construite, nos aînés.<br /> <br /> <br /> Rire de voir à quel point c'est bien d'une « nouvelle identité » nationale dont ils est question et qu'ils veulent nous la faire avaler à coup de démocratie publicitaire.<br /> Rire de voir une pareille mascarade où l'on devine déjà qu'il ne sera pas question de débat mais bien de remise en place d'un nationalisme européen qui jettera les plus pauvres hors de nos<br /> frontières tout en continuant à regarder ces gens quitter famille et amis pour tout donner à ces passeurs qui les entassent sur des bateaux pourris où la première chose que nous faisons nous,<br /> quand ils viennent s'échouer sur nos côtes, c'est de compter les morts ...<br /> Rire aux éclats quand je mesure ce degré de stupidité dont il faut faire preuve pour ne pas comprendre que nous nous devons d'aider les pays pauvres afin que ces gens soient heureux chez eux<br /> surtout quand on prône cette conscience que l'on ne peut pas héberger toute la misère du monde.<br /> <br /> <br /> Oui je ris mes amis, car si ce rire est un refus de cette identité nationale là et de cette devise là : « UEM », dans les avenirs possibles de notre monde, il me permet aussi de<br /> supporter une douleur plus grande encore : en ôtant de notre devise ces trois mots indissociables de la révolution, ceux-là même qui nous parlent de notre identité nationale, en détruisent les<br /> valeurs fondamentales et de ce fait, sont en train d'éteindre ce phare qu'était notre pays pour le monde.<br /> Et pourtant, je souris aussi car je les vois venir hautains sur NOTRE terrain dont nous avons la connaissance, celui des valeurs que les rouges ont gravé dans nos pierres, NOS valeurs, celles-là<br /> même qui ont permis à l'humanité de s'élever.<br /> <br /> <br /> Laissons les avancer un peu et répliquons juste en étant nous-même.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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