Fascisation de l'Europe, en Serbie, en Ukraine et à Prague
Trois articles lus sur le blog de Danielle Bleitrach :
La Serbie dans l’engrenage européen
jeudi 20 novembre 2014
Le chantage continue, la Hongrie, la Tchécoslovaquie et la Serbie sont obligés de choisir ou conserver de bonnes relations avec la Russie ou l’UE. ET cela va bien au-delà de ce choix, la Serbie qui a déjà subi le primat des Révolutions de couleurs risque comme les autres pays de devoir affronter des révoltes intérieures fomentées par les Etats-Unis et l’UE. (note de danielle Bleitrach)
La position de la Serbie est plus que délicate. D’autant plus que, comme le rappelle Le Parisien, les intérêts de la coopération avec la Russie revêtent un caractère vital pour le développement de l’économie de la Serbie.
« La Russie a d’importants intérêts en Serbie. Son géant gazier et pétrolier Gazprom est le propriétaire majoritaire de la compagnie pétrolière serbe NIS avec 51% des parts.De plus, Belgrade et Moscou ont mis en place à l’aéroport de Nis (sud) un « Centre régional pour les situations d’urgences » où sont stationnés des avions russes prêts à intervenir dans la région, sur demande des pays concernés.Alors que la Serbie est à court d’argent, Moscou et Belgrade ont signé en janvier 2013 un accord sur un crédit de 800 millions de dollars destinés à la reconstruction de l’infrastructure ferroviaire. Puis en avril, Moscou a octroyé à son allié un autre prêt de 500 millions de dollars, destiné l’aider à faire face à son lourd déficit budgétaire. »
« Dans le cadre des négociations concernant son entrée dans l’UE, la Serbie s’est engagée à mettre en accord sa position avec l’UE en ce qui concerne des questions aussi difficiles que celle des sanctions contre la Russie. C’est très important et nous espérons que Belgrade respectera ses obligations. »
- L’UE est dans une phase d’affaiblissement. Comment en est-on arrivé à menacer ouvertement dans la presse un Etat souverain? A lui faire du chantage à l’entrée dans l’UE? Cela veut dire que l’UE n’est plus aussi attractive, que sa propagande n’est plus aussi efficace et que les négociations/pressions de couloirs ne sont plus suffisantes. Mais la réaction ne s’est pas faite attendre. Le Premier ministre serbe a rappelé que la Serbie est un Etat souverain et qu’elle décidera seule de sa position concernant la Russie.
- L’UE se radicalise et considère la Russie comme un ennemi. Sinon, rien n’empêche un Etat souverain d’avoir des relations commerciales et politiques et avec l’UE et avec la Russie.
- Cela montre en conséquence l’hypocrisie du discours européen disant que l’Ukraine peut collaborer avec la Russie et que seule la Russie l’en empêche.
- L’UE n’est plus apte à intégrer des Etats souverains. Elle a besoin de « petits soldats obéissants », elle a besoin de soumission. Il n’y a plus de place pour l’intérêt national.
- L’intérêt de l’UE s’est totalement dissocié de la somme des intérêts des pays membres. La structure UE est donc autonome des pays qui la compose. Ce qui pose de sérieuses questions en terme de gouvernance, de démocratie et de liberté.
Publié par histoireetsociete le novembre 20, 2014 dans Uncategorized
Petr Simonenko: L’Ukraine retourne à l’époque de l’occupation nazie
19.11.2014
http://www.kpu.ua/ru/79347/petr_symonenko_ukrayna_vozvraschaetsja_vo_vremena_gytlerovskoj_okkupatsyy
Après le coup d’Etat du Maidan, l’Ukraine commencé un processus qui l’entraîne vers l’époque de l’occupation nazie. C’est ce qu’a déclaré le chef du Parti communiste Petr Simonenko lors d’une réunion avec des militants du parti de Kirovograd.
Peter Simonenko a déclaré qu’en ce qui concerne le Parti communiste et ses partisans est déployée non seulement la terreur morale, mais aussi physique. A l’encontre de plusieurs militants du parti a été ouverte une procédure pénale avec des accusations de crimes qu’ils n’ont pas commis. Les communistes arrêtés sont soumis à la torture, on leur extorque des «aveux», leurs proches parents sont menacés de représailles.
Comme à l’époque de l’occupation nazie, les autorités incitent les gens à dénoncer les communistes, déclarer leurs noms et adresses. À cette fin, les institutions publiques ont mis en place des boîtes spéciales pour la collecte de dénonciations.
Selon Petr Simonenko, les méthodes utilisées dans le travail de la SBU et les principes qui guident sa gestion, indiquent que l’Ukraine est en train de glisser rapidement dans l’abîme du fascisme, et la SBU se transforme en police politique à l’image et à la ressemblance de la Gestapo nazie.
Bureau de presse
Publié par histoireetsociete le novembre 20, 2014 dans Uncategorized
Prague: les Etats-Unis préparent un nouveau Maïdan contre le président Tchèque
19/11/2014
Tout indique que les Américains tentent d’empêcher l’Europe centrale de coopérer avec la Russie.
Et ces jours-ci l’enjeu de la bataille est à nouveau Prague!
Quand on voit avec quelle ardeur les centres de diversion idéologique étrangers cherchent à déboulonner Milos Zeman (peu importe qu’il donne lui-même des armes pour se faire battre), je crois fermement que cette prédiction est vraisemblable. Prague serait au bout du compte divisée en secteur américain (ouest) et russe (rive orientale de la Vltava). Eh bien, nous allons voir combien de temps nous sépare de cette perspective.
Lettre de Prague
« Bon après-midi! Je demander pardon à l’avance pour cette « lettre fleuve », mais il c’est important. Je voudrais partager quelques impressions sur les « manifestations antizeman » à Prague aujourd’hui sur les avenues Nationale et Albert. Je ne vais pas entrer dans les détails au sujet de qui et comment a officiellement appelé à la manifestation et comment elle a été soutenue par la Télévision tchèque et d’autres médias (tout cela peut être trouvé). Je ne fais que compléter en présentant l’opinion d’une personne qui a vécu les événements sur place.
Le point clé de toute cette action devait être la présentation au président Zeman d’un « carton rouge » pour son attitude pro-russe présumée (ou l’absence de critique de Moscou et de Vladimir Poutine) à l’occasion des événements en Ukraine et de sa récente visite en Chine.
Officiellement, cela a été fait en raison de son interview à la radio « Entretiens de Lan », dans lequel il critiquait Pussy Riot et le « cabaret de Prague « , autrement dit, les chercheurs de vérité et les « gavlovtsy ».
Dès le premier coup d’œil, il était clair que tous (à quelques exceptions près – certains avaient entre les mains un papier rouge ou s’étaient habillés en rouge) portaient des cartes identiques : la même nuance de rouge, de la même taille et du même matériau. Il y en avait plusieurs milliers.
Je remarquai alors plusieurs femmes qui au coin de la rue Spalena près d’un kiosque distribuaient des cartes. L’une d’elles parlait aux autres en anglais, et je leur ai demandé si elles étaient les organisatrices. Personne ne répondit. Je demandai alors pour quelle organisation non gouvernementale digne de confiance elles travaillaient. Et encore une fois, pas de réponse. Alors j’ai demandé à celle qui parlait anglais si elle travaillait à l’ambassade américaine à Prague.
J’ai répété la question et je voulais prendre une photo de cette femme sur mon téléphone. Mais je fus approché par deux hommes qui ont commencé à me bousculer et repousser sur le trottoir, en disant que j’étais un « provocateur » et un « sale communiste. » Donc, ils ont réussi à me traîner à quelques mètres de l’endroit de distribution des cartes, et puis ils me surveillaient toujours, pour que je ne vienne plus les déranger.
Autour de moi, je voyais des « chercheurs de vérité » fanatiques et des « Karel-Jugend », beaucoup de drapeaux ukrainiens, des drapeaux tibétains, des affiches de Pussy Riot, un flot de bannières de haine sur la Russie et Zeman. Ainsi qu’un drapeau noir et rouge de Bandera.
Compte tenu de ce qui est arrivé plus tard sur Albert, où, outre Zeman étaient tous les présidents du groupe des quatre de Visegrad, j’ai eu l’impression que les Américains voulaient renverser notre président. D’ailleurs, c’est tout à fait «leur style ». Il faut noter que ce scénario est le même qu’à Kiev : renverser un président démocratiquement élu et à sa place mettre des Allemands des Sudètes obéissants, et dresser les gens les uns contre les autres.
Quand nos hommes seront envoyés mourir en Ukraine, s’il vous plaît, envoyez d’abord ceux qui aujourd’hui agitaient des cartes sur l’avenue Nationale. Ce n’étaient pas des « Open Card » pour circuler librement en ville. C’étaient des billets d’avion pour l’Ukraine. Et là-bas l’action d’aujourd’hui se terminera dans le sang. Dans la guerre. D’ailleurs, Porochenko a annoncé aujourd’hui qu’il était prêt pour la «guerre totale» avec la Russie. Je remercie les étudiants stupides, qui se sont laissés manipuler.
Question à M. Hood: Y a-t-il, à votre avis, encore un moyen pour faire face à ces « Maidan » organisés pour semer la haine entre les gens, avec le soutien des médias? Merci! Cordialement, Jan. «
