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Réveil Communiste

Extrait du compte rendu et témoignage sur la lutte des résidents des foyers de travailleurs migrants à Paris, par Pasquale Noizet

10 Janvier 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Luttes 2008-2011

 

Le 16 janvier 2010 à 11 h devant l’hôtel de ville : délégation massive des 20 foyers parisiens (6 délégués par foyer) pour demander au maire de Paris, M. Delanoë, « UN FOYER, UNE CUISINE », et qu’une délégation soit reçue.


Il est demandé à toutes les associations et militants de faire suivre ce message, de le relayer et de mobiliser les politiques, les citoyens pour porter haut et fort cette revendication et être là massivement pour se solidariser à cette démarche.

 


Compte rendu réunion du 8 janvier (extraits)

Tenue au Foyer des Muriers - 8, passage Montbrun Paris 20ème

J’ai poussé une lourde porte à la vitre cassée, j’ai traversé un hall délabré puis je suis montée au premier étage, j’ai suivi un long couloir avec des chambres disposées de part et d’autres, configuration plus proche de celle de cellules de prison que d’un foyer de travailleurs, et je suis enfin arrivée au premier étage où avait lieu la réunion. C’était une salle au plafond vétuste avec non pas des « poutres apparentes » mais de vilains tuyaux apparents (pas mis en valeur, pour « l’Art » comme ceux de Beaubourg), des courants d’airs qui faisaient tomber régulièrement durant la projection la planche de bois qui maintenait le drap sur lequel était projeté le film de Michael Hoare. Ce film témoignait de l’état de délabrement de plusieurs foyers, de l’état de délabrement de foyers « réhabilités » vite fait mal fait qui, au bout de trois mois se détériorent vitesse grand V. Quelques exemples : la peinture des plafonds formant des plaques qui se détachent et tombent dans les assiettes des résidents alors qu’ils dînent, des placards collés près de fenêtres où est placé un radiateur qui bloque l’ouverture d’une des portes, une douche (enfin un pommeau de douche et son tuyau suspendu contre un mur et sur le sol une grille, posée telle qu’elle pour l’écoulement de l’eau sauf que la grille est recouverte par le revêtement du sol qui garde les traces d’humidité. Des toilettes posés dans la chambre elle-même et non pas à part ce qui serait la moindre des choses etc. Un représentant du foyer expliquait dans ce film la situation des résidents du Foyer des Muriers.

Cette réunion devait faire le point sur la situation du Foyer des Muriers (construit en 1975) qui n’a pas avancé d’un iota depuis un an alors que le projet de réhabilitation soulève bien des questions, notamment celles du logement des résidents durant la période des travaux – sans pour autant qu’il y ait concertation entre les initiateurs du projet et responsables de mairies et les premiers intéressés : les résidents du foyer et leurs délégués. Les résidents refusent la proposition de partager des chambres de 9m² à 3 ou 4 durant les travaux.

La Loi SRU (2001) qui préconise la réhabilitation des foyers de « travailleurs migrants » en « résidence sociale » ce qui pour les résidents est une négation de ce qu’ils sont c'est-à-dire des travailleurs et des migrants.

Le programme de relogement des résidents du foyer durant les travaux est bloqué. Pourquoi ?

Il s’agit de trouver ce qu’on appelle des « logements à tiroir » pour loger les résidents du foyer. Alors qu’il existe des bâtiments vides à Paris (pour comble, un bâtiment vide de l’ADOMA qui achète les foyers en question, et qui a été squatté durant deux mois par une association (présente à la réunion mais dont je n’ai pas bien entendu le nom). La mairie centrale et la mairie du 20ème se renvoient les responsabilités, lorsque l’un dit oui pour un relogement l’autre dit non et vice et versa. Il parait qu’un de nos élus (PCF-Paris) avait trouvé un lieu de relogement pour les résidents du foyer mais que la mairie centrale auraient dit non parce que le bailleur refusait de son côté de louer (à des immigrés).

Problème des surnuméraires

41 personnes du foyer des Muriers dont les places vont être supprimées attendent des propositions concrètes de relogement durant les travaux mais aussi de logement en résidence après les travaux.

Ils sont le plus souvent sans papier et ne peuvent prouver qu’ils ont été résidents depuis tant d’années pour obtenir un logement en foyer.

Les résidences sociales

Elles vont s’adresser à des migrants de passage et non plus à des résidents qui travaillent et s’installent en France.

Les foyers réhabilités que ce soit en « résidences sociales » ou sous un autre intitulé ne seront loués que pour 5 ans aux travailleurs migrants. Par exemple, la SONACOTRA construit un nouveau site : il s’agit d’un foyer de 150 places. Le projet a mis 7 ans à se monter. La COPAF en est gestionnaire. Les travailleurs devront quitter le foyer au bout de 5 ans et des étudiants y seront logés ensuite.

Politique des résidences sociales

Extrait du tract pour le 16 janvier :  « Les pouvoirs publics ont décidé d’entasser les travailleurs vivant sans leur famille et toutes les « personnes en difficulté » dans des « résidences sociales ». Ce ne sont ni des résidences, ni du logement social H.L.M. mais du sous logement social, des espaces de relégation, d’encasernement, où les espaces collectifs sont de plus en plus réduits voire supprimés et où nous n’avons aucun droit. 

Que se passe-il aujourd’hui à Paris ?

Les services vétérinaires de la Préfecture de Police inspectent nos cuisines collectives qui ont toutes été laissées à l’abandon et dont eux-mêmes se sont désintéressés pendant 40 ans. Ils exigent des travaux.  Les gestionnaires, les propriétaires, les financeurs refusent de faire ces travaux. La Ville de Paris décide de ne laisser dans chaque arrondissement qu’une ou deux cuisines, sans dialogue avec nous.

En général, nous faisons plutôt des travaux pénibles et nous avons des temps et des conditions de transport également pénibles et, sans cuisine collective, nous sommes obligés, le soir, de courir encore pour acheter un tieb ou un maffé et pour préparer la gamelle du lendemain. Ainsi, au mépris des résidents de Terres-au Curé et Clisson dans le 13ème, de ceux de Charonne dans le 11ème, de la Duée dans le 20ème, d’Hautpoul dans le 19ème. D’autres mauvais coups sont en préparation. Certains foyers comme Vincent Auriol dans le 13ème qui vont être « réhabilités » vont perdre leur cuisine collective. La cuisine BIsson dans le 20ème n’a pu être ouverte…. »

Pour résumer voici ce que les résidents des 20 foyers à Paris revendiquent :

-          Une cuisine collective adaptée dans chaque foyer (restau social, cuisine associative des résidents)

-          Travaux d’aménagement de ces cuisines, de mise aux normes

-          Véritable concertation avec constitution de groupes de travail

Les loyers

Les résidents du foyer des Muriers paient un loyer de 340 euros par mois (je ne sais si cela compte ou non les charges), et dans les conditions actuelles ils ont décidés de ne plus payer leur loyer (ils bloquent l’argent) jusqu’à ce que leur situation soit clarifiées. (Les bailleurs n’entretiennent pas le foyer, leur situation de relogement n’est pas précisée : ils n’ont aucune raison de payer en plus !).

D’autre part, ils s’inquiètent à juste raison sur le montant des futurs loyers du foyer réhabilité. Ils pensent que c’est encore eu x qui vont faire les frais du surcoût dû au temps perdu.


L’espace collectif, la cuisine

Ce sont deux points sensibles qui apparaissent dans les revendications de tous les résidents des 20 foyers de Paris notamment celles qu’ils porteront le 16 janvier. Concernant le foyer des Muriers, selon la maquette du projet de réhabilitation, il apparait que les espaces collectifs (cuisine collective et salle en tant que lieu de vie, seront retirés. A la place il y aura une terrasse avec des arbustes !

Chaque résident se fera la cuisine dans sa chambre avec tous les problèmes que cela constitue (et les risques il va sans dire !). Il n’y aura plus la possibilité de solidarité envers les travailleurs au chômage (partager la nourriture), plus de possibilité de stocker les aliments, d’acheter groupé et donc moins cher, de s’organiser, de recevoir amis et famille. Seuls resteront chambres, couloir, bureau pour l’administration et une salle dite « polyvalente ».Ceux qui voudront aller manger dans une cuisine collective n’auront qu’à aller dans un foyer qui en a une. Cela se fait déjà ailleurs.

 

Qui sont les décideurs/acteurs /gestionnaires/responsables politiques de ce projet…bloqué ?


La FNAIM (Groupement d'agences pour la vente, la location et la location de vacances) propriétaire responsable du foyer donc un des gestionnaire du foyer et qui tient un rôle ambigu sur le cadre de vie des résidents (règlement intérieur qui stipule de ne pas recevoir après 9h du soir, de ne pas avoir de verrou à sa porte de chambre, qui gère la restauration collective bref qui a un droit de regard sur la vie individuelle de chacun).

La ville de Paris : responsable de la politique du logement à Paris et suit le projet des 20 foyers des travailleurs migrants. Gérée par un parti politique dit de gauche (le PS) qui, en cette période électorale est mis devant ses choix et ses responsabilités politiques. Quelles sont les interventions de nos élus du PCF qui à leur niveau suivent ces dossiers au niveau central et local ? Se sentant interpellée une élue présente (Verts) a parlé de leur difficulté à intervenir efficacement dans ces dossiers qui d’après elles, sont très complexes puisqu’il y a beaucoup d’interlocuteurs, de difficultés à se réunir et à se mettre d’accord, et que viennent s’ajouter des problèmes de résidents sans papiers qui habitent dans ces foyers depuis plus de 10 ans (certains depuis le début et qui sont à la retraite).

Comité de pilotage : (Mairie de Paris qui s’est saisie de la compétence logement en 2005, Mairie du 20ème, FNAIM, AFTAM -Association qui s’occupe de l'habitat social adapté, - l'hébergement social, - la promotion sociale (formation professionnelle et accompagnement social), - le médico-social (personnes âgées et adultes handicapés-(je n’ai pas toutes les infos sur le comité de pilotage)

Soutien des résidents des foyers : le COPAF- fondé en 1996 qui regroupe militants, délégués, amis de l’Afrique…, les militants associatifs


Compte rendu de Pasquale Noizet, PCF XXème, membre du CN du PCF

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S
<br /> <br /> Ne connaissant ni les uns ni les autres des protagonistes de cet échange, n'étant pas Parisien, n'ayant jamais "visité" ou "testeé" ou tout ce que vous voulez... un des foyers susvisés, j'ai<br /> beaucoup de mal à comprendre de quoi l'on parle au juste.<br /> <br /> Je pense cependant que vous êtes tous de bonne foi, et je ne vois pas pourquoi vous vous envoyez sur les roses (ce qui est assez paradoxal pour des communistes).<br /> <br /> J'ai tout de même tendance, en tant que citoyen et militant lambda, à me fier à la personne qui a le plus d'expérience.<br /> <br /> Enfin si cela peut rassurer tous les fils de députés du Parti, vous savez, je n'ai jamais rencontré un militant ouvrier ou employé (et encore moins du privé !!!). ALors bon...<br /> Vous n'êtes surement pas les seuls !!!<br /> <br /> Pourquoi vous vous insultez sur ce que faisaient vos parents. Ma parole je devrais avoir honte alors. Mes parents prenaient de l'acide, de l'héroïne en intraveineuse, n'avaient pas un<br /> rond, ont toujours voté PS (quand ils se sont mis à voter, après l'héro bien entendu...) mais néanmoins ce sont des gens très bien, je n'ai pas honte d'eux, et je trouverais ça ridicule<br /> qu'on me reproche d'être le fils de drogués.<br /> <br /> Je ne conçois pas l'intérêt de la chose.<br /> <br /> Les mecs, donnez-vous la main !!! Et gardez le sens de l'humour, quoi.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Puisque AG dénonce à la vindicte publique ma déplorable origine, parlons-en un peu : depuis 5 ans ou 6 ans que je suis au PCF je n'ai jamais rencontré un camarade (et pourtant je n'ai pas que des<br /> amis) qui ait quelque chose à reprocher à Nicole Questiaux. Ministre PS en charge de la principale réforme de la gauche en 1981, la retraite à 60 ans, écartée du gouvernement en 1982 (bien avant le<br /> départ des ministres communistes) parce qu'elle "ne voulait pas être le ministre des comptes" et sous la pression de Bergeron (dirigeant de FO à l'époque) parce qu'elle avait voulu faire le ménage<br /> dans le gestion des caisses de l'AM, elle a ensuite représenté la France à la commission des droits de l'Homme de l'ONU où elle a contribué de son propre chef à l'ouverture d'enquêtes contre la<br /> torture en Argentine. Moi je trouve ça plutôt bien.<br /> <br /> <br />
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N
<br /> Cher camarade Alain,<br /> Je ne t'ai pas attendu pour recevoir des leçons de vie. Je pourrais te faire une liste à la Prévert des mes expériences diverses et nombreuses qui me permettent de reconnaitre ce que supportent<br /> d'autres êtres humains. Mon regard est assez acéré pour acquérir de la  pertinence et rendre compte de la parole des plus défavorisés, méprisés, malmenés. Tu peux dire ce que tu veux, ici, sur<br /> Réveil, on dialogue mais il vaudrait mieux que ce ne soit pas pour du vent. Et, j'ai bien l'impression, cher camarade Alain, que le vent te déporte du mauvais côté, et, que comme une feuille morte,<br /> livrée à elle même tu dérives sans but. Ah ! Si c'était le vent de la révolte ce serait peut-être différent et plus constructif et tu joindrais sans doute ta solidarité de communiste à la mienne<br /> envers ces camarades qui revendiquent de légitimes droits. Hélas, je ne voisdans tes commentaires à mon adresse et celle de "Monsieur Questiaux" que fiel de ta part. Tu dois être bien mal influencé<br /> en ce moment. J'en suis désolée pour toi, et je te souhaite un bon rétablissement.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> C'est bien ce que je disais, on va pas loin ! Quant aux résidents, ils n'auront pas de cuisine, ils ne doivent la mériter.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> deux heures dans le froid c'est dur pour un membre du conseil national j'avoue avoir fait mieux en piquet de grève.<br /> je maintiens que cela est un tissu d'inepties, de raccourcis et je n'ai jamais prétendu que la vie est belle en foyer d'ailleurs c'est pour cela qu'ils doivent passer en résidences sociales et en<br /> studios en lieu et place des chambres à 2 et 3 lits qui vous conviennent tant.<br /> quand à savoir si je connais les foyers oui monsieur Questiaux et particulièrment ceux de Paris de Terre aux Curés des Epinettes des Sablonnières, des Amandiers j'y ai bossé tout comme vous, euh<br /> non, sans vous.<br /> avant d'avancer de soi disant textes le minima est de s'informer si ils sont fondés ou alors on s'expose...<br /> Je vis et travaille, oui je vis, dans les FTM depuis 1986, mes enfants y ont poussé monsieur Questiaux, je ne suis pas né avec une cuiller d'argent dans la bouche, je suis fls d'ouvrier pas de<br /> députée...<br /> c'est réellment navrant que vous ne découvriez les foyers que maintenant ils existent depuis les années 50 quand même, vous en avez mis du temps à trouver le chemin , quand je dis vous...<br /> je préfère parler de bobo, D Bleitrach emploie le mot dinde je trouve cela de mauvais goût.<br /> je vous invite à démontrer que ce que j'ai avancé est faux, que ce que j'avance des textes légaux est faux, que ce que je décris est faux.<br /> Au fait puisque la situation de ces foyers est différentes des 4750 autres, pourriez vous me dire en quoi, vous les connaissez je pense ?<br /> <br /> <br />
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G
<br /> C'est la parole d'Alain Girard contre celle des résidents en lutte qui doivent bien savoir de quoi ils parlent. Pour le reste, ils veulent une cuisine. Alain ne veut pas qu'ils aient une cuisine.<br /> C'est quoi ça? C'est quoi ce débat? On va où avec des débats comme ça? <br /> <br /> <br />
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P
<br /> Ecoute ALain, ceci est le compte rendu d'une réunion de résidents du foyer des muriers, de militants associatifs et politiques. IL ne s'agit pas des 500 foyers de frances mais de 20 foyers<br /> parisiens. Alors avant de dire que ce qui est écrit "ce sont des inepties et des contre vérités" renseignes toi de ton côté sur la situation parisienne. En plus tes arguments en faveur des<br /> résidences dites "sociales" ne sont pas recevables - pas pour moi - j'ai vu un film qui montrait un projet de résidence de ce type et c'était visible qu'il n'était pas question de laisser les<br /> travailleurs migrants vivre dignement dans ce type de lieu. Et il n'y a pas de contre vérités mais une situation précise à Paris concernant la situation que je décris. Bref je ne suis pas une<br /> menteuse, une dingue, les gens qui se sont exprimés n'ont plus. Je ne vois pas non plus ce que viennent faire là dedans les "bobos". Car faut-il encore venir se déplacer le soir dans le froid et<br /> rester deux heures et demi dans un endroit non chauffé. C'est bien parce qu'il s'agit d'un sugit urgent, important et...REEL.<br /> Après tu as le droit de penser ce que tu veux mais les faits sont les faits. Tu en tires une autre analyse mais tu n'as pas besoin de mettre en doute ce compte rendu fidèle. IL peut y avoir des<br /> erreurs, et surtout des choses qui manquent mais pas de mensonges, ni de contre vérités. D'ailleurs ce terme "contre vérités" ne veut rien dire dans ce contexte. Je le répète il y a des faits et il<br /> ne s'agit pas de vérité mais de situation concrète et objective avec des résidents migrants qui soulèvent des questions et ont des revendications légitimes. Tu penses que tout va très bien pour<br /> eux, mais pas eux, ni moi d'ailleurs.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Les bras m'en tombent de lire autant d'inepties, de contre vérités...<br /> Le passage en résidences sociales des Foyers de Travailleurs Migrants vise à mettre un terme à un habitat de relégation et au contraire de permettre aux travailleurs migrants d'accéder au logement<br /> commun, ce qui semble déplaire à ceux qui préfèrent les migtrants stockés dans les FTM u nom d'une soi disant communauté de vie, en clair, les blancs avec les blancs et les autres avec les<br /> autres..<br /> En ce qui concerne les esopaces collectifs et notamment les cuisines, pas un mot de ce soi-disant reportage sur le recours à des cuisinières, non déclarées, aux produits alimentaires parfois<br /> dangereux , à des normes sanitaires désastreuses, à la perception de sommes d'argent en liquide pour prix de locations des espaces par des "délégués", au stockage d'aliments frais en dehors de<br /> toute considération d'hygiène alimentaire.<br /> On voit ici la gauche bobo soutenir le recours au travail clandestin et valider des systèmes parrallèles d'exploitation des hommes par d"autres. Accepter l'idée de cuisines collectives au prétexte<br /> d'un travail usant est assez consternant puisqu'il s'agirait là d'dapter le lieu de vie à des conditions 'emploi terribles plutôt que d'agir sur le travail lui-même, incroyable...et surtout éronné<br /> lorsque la question est posée individuellment à chaque résident qui souvent exprime un choix de tranquillité tout autre. Notable au passage on ne se nourrit que de mafé ou presque, formidable<br /> équilibre alimentaire n'est ce pas...<br /> La question véritable posée est celle de l'occupation de ces foyers par 2,3,4 fois plus de personnes que prévu à l'origine, un foyer de Paris de 300 places recueille réellement  entre 600 et<br /> 900 individus, on peut penser que les structures en souffrent et par là même les résidents. Cela pose d'autres questions, absentes on s'en doute de ce "reportage", celle de la régularisation des<br /> sans papiers , celle des ressources pour accèder à un logement décent, celle des pourvoyeurs de main d'oeuvre qui agisse en vue de tous dans les foyers, notamment des organismes de gestion, celle<br /> enfin des pouvoirs publics qui acceptent  des gestions de "soupape" et valident les comportements des organismes gestionnaires.<br /> <br /> Concernant les dits surnuméraires, en général, ces derniers sont pour beaucoup sans papiers sur le territoire national et donc ne peuvent  entrer dans le cadre des opérations dites tiroirs qui<br /> doivent permetre de reloger les résidents le temps des travaux de réhabilitation. Après ces opérations tiroirs es résidents sont prioritaires pour intégrer la résidence sociale.<br /> <br /> Il est totalement farfelu de prétendre que les résidences sociales ne permettent qu'un séjour de 5 ans puisque le séjour ne peut excéder 1 an reconductible une autre année hormis pour les présents<br /> avant passage en résidence sociale et réhabilitation qui eux n'ont aucune limite de temps de séjour.<br /> La résidence sociale perd son statut de FTM et est destinée à tout public en difficulté, sans discrimination, que certains voudraient bien voir maintenue visiblement.<br /> <br /> Au sujet des redevances et non loyers, les organismes gestionnaires mettent en avant la suroccupation pour justifier les montants exigés, même si les  consommation d'eau par exemple peuvent<br /> atteindre 400 litres par personne par jour, hé oui, vous lisez bien, cette consommation permet par ratio de déterminer approximativement le nombre de "surnuméraires",  la décomposition précise<br /> des montants des redevances est totalement opaque mais validée par les pouvoirs publics et la plupart des  représentants de résidents dans un consensus visant à masquer le terrible confinement<br /> d'individus dans des espaces exigus.<br /> <br /> Des conseils de concertaion sont imposés par la loi qui remplace les comités de résidents, différence notale, les représenatnts doivent être élus, ils appartiennent à un conseil de concertation<br /> inscrit dans les textes, doivent sièger l'organisme gestionnaire, le bailleur, le propriétaire, la DDE, la ville etc....Cela permet une meilleure prise en compte des besoins de chacun même si la<br /> mission de ces représentants de résidents est limitée et doit être renforcée notamment sur le droit d'accès au budget d'établissement.<br /> <br /> Le règlement intérieur qui précise qu'il est interdit de recevoir du monde après 22h en général est là pour tenter de pallier à la présence de centaines de personnes en plus, sans doute qu'en cas<br /> d'incendie avec des évacuations prévues pour  un nombre de lits et non d'occupants réels...mais ce n'est pas grave n'est ce pas un hôtel qui crame et des migrants qui meurent dans des<br /> installations conformes mais avec trop de monde, cela n'enpêche pas le Copaf de veiller à vouloir maintenir certains systèmes claniques et ethniques.<br /> Le dit Copaf qui par ailleurs, comme d'autre, ne défend les intérêts que d'un type de population, chercher l'erreur et c'est ainsi que dans un foyer parisien les résidents d'Afrique du Nord durent<br /> être regroupés dans un autre bâtiment à la demande de délégués, chose désormais couramment admise pour des couloirs entiers, le regroupement tehnique dont là aussi le reportage est bien muet.<br /> Il est vari que pour certains membres du Copaf il s'agit de défendre un système communautariste et les demandes, les exigences d'avoir des salariés gestionnaires de la bonne couleur ne manquent<br /> pas.... Cela a un drôle de goût non ? !<br /> Donc quand je vais envoyer ce reportage à mes camarades de l'Aftam, de l'Adoma, de l'Aftam, de l'ADEF ils vont bien se marrer.<br /> Au fait il y a plus de 500 foyers et résidences sociales en france, les organisations syndicales y sont toutes implantées, beaucoup de résidents sont également syndiqués, il serait surement bien<br /> plus utile à travailler à créer les convergences mais cela ne saurait passer par les manipulations de toutes sortes au nom d'une gauche qui ne veut pas que le résident de foyer, ne devienne son<br /> voisin de pallier plus tard.<br /> <br /> Alain Girard<br /> syndicat CGT Adef<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Reportage : travailleurs sans papiers en grève 18 décembre 2009<br /> <br /> vidéo de Pasquale Noizet, sur une autre lutte du XXème<br /> <br /> <br />
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