Comme nous l'avions annoncé, en dépit de la proclamation de cessez le feu de Porochenko, non seulement Slaviansk est bombardé de plus belle, mais un car transportant des enfants se réfugient en territoire russe a été bombardé à la frontière où se multiplient les incidents. Porochenko ment, comme l'ont toujours fait les USA en pareilles circonstances, mais le fait est qu'il n'y a qu'une fiction d'Etat, un fantoche qui n'a plus les moyens d'être obéi dans le désordre général qui s'est créé en Ukraine depuis l'intervention américaine destituant un président élu, avec l'aide de certains pays de l'UE dont la Pologne et la France. Comme le souligne la deuxième partie de l'article sur le choix de la violence, même si un plan de paix était mis en œuvre qui fera rentrer à la niche les forces d'extrême-droite, la voyoucratie que l'on déclenché sur ce pays comme sur d'autres? Qui pourra restaurer la confiance, certainement pas ceux qui ont du sang sur les mains.
Malgré le cessé le feu, les bombardements sur les populations civiles se poursuivent
Un car transportant des enfants a été attaqué vendredi soir sur le territoire ukrainien au moment où il allait franchir la frontière pour entrer en Russie a annoncé samedi le délégué du président russe aux droit de l'enfant, Pavel Astakhov.
"Un car transportant des enfants a été attaqué alors qu'il franchissait la frontière russo-ukrainienne. Le chauffeur a réussi à échapper aux tirs", a affirmé M. Astakhov, précisant que 36 enfants se trouvaient à bord du car.
Le délégué aux droits de l'enfant a également déclaré avoir signalé cet incident au président du Comité d'enquête de Russie.
M. Astakhov a en outre indiqué qu'il connaissait cinq cas d'assassinat d'enfants dans le sud-est de l'Ukraine où les autorités de Kiev effectuent depuis mi-avril une opération militaire d'envergure en vue de mater la révolte ayant éclaté suite au coup d'Etat du 22 février. Cette opération a déjà fait de nombreuses victimes parmi les civils.
Mais qui domptera la violence des groupes extrémistes ?
La question posée par cet article de la voix de la Russie est tout à fait pertinente surtout si au-delà du cas de l'Ukraine, on regarde ce qui se passe aujourd'hui dans tous les pays où les Etats-Unis et leur vassaux occidentaux sont récemment intervenus militairement ou non. Partout ils ont utilisé l'arme de la division et de la guerre civile pour encadrer leur prise en main du pays et partout aujourd'hui c'est le chaos dans lequel des groupes fascistes, islamistes ou non, font régner la terreur. Nous venons de voir le cas de la Crimée et la manière dont les Etats-Unis utilisent des groupes terroristes nationalistes chez les tatars et dans d'autres minorités, mais il faut bien voir que toute l'Ukraine est désormais la proie de bandes armées sponsorisées par les oligarques et par les Etats-Unis. Quel plan de paix peut-il être mis en oeuvre dans de telles conditions? On peut également s'interroger sur l'effet boomerang de telles stratégies sur les pays occidentaux, l'exode des réfugiés et le développement de filières de recrutement de la haine... Ce que l'on nous présente comme le danger islamiste et bientôt celui des barbares de l'est, mais qui n'est que le résultat d'un impérialisme en crise.
Washington soutient le « plan de paix » du président ukrainien. Le vice-président des Etats-Unis Joe Biden a exprimé personnellement son approbation lors de sa conversation téléphonique avec Piotr Porochenko. Or les déclarations sur l’arrêt de l’opération punitive dans le sud-est de l’Ukraine restent de propos creux.
A présent les forces ukrainiennes pratiquent délibérément des tirs d’artillerie lourde contre les quartiers d’habitation et les églises et de surcroît ont ouvert une vraie chasse aux journalistes russes. Quels sont les objectifs réels des autorités à Kiev ?
Comment Kiev entent dompter ces formations militaires une fois l’opération punitive terminée ? Sans doute, le futur gouvernement ukrainien aura à partager avec elles le pouvoir, considère le coprésident du front antifasciste international Vadim Kolesnitchenko.
« Le but de tout ce projet en Ukraine est bien clair : pas simplement dé-russifier, mais exterminer toute dissidence. C’est en fait un génocide. Pour cette raison ces ultranationalistes armés seront demandé. Ils resteront sous le patronage du pouvoir, ils agiront sous le couvert de la nuit et en plein jour. Ils vont torturer, enlever, tuer, exterminer, et ce qui est le principal – intimider et contraindre dans la nouvelle Ukraine entre guillemets « démocratique » à circuler sur un côté de la rue, à chanter uniquement leurs chansons, à porter des chemises ukrainiennes brodées à la manière occidentale, à vouer le culte au seul dieu - les Etats-Unis. »
Or tous les experts ne promettent pas aux ultras armés un avenir aussi radieux. La perspective d’une réinsertion sociale de ces gens-là est peu probable. Les forces envoyées par Kiev sont soit des ultras ukrainiens effrénés, soit des mercenaires. Kiev à elle seule ne saura pas les dompter. C’est ce que recherche précisément Washington, qui contrôle les dirigeants ukrainiens : maintenir le plus longtemps possible la tension à la frontière russe de l’Ukraine, remarque le politologue ukrainien Rostislav Ichtchenko qui dirige le Centre de l’analyse systémique.
« Abandonnée à son sort, l’Ukraine deviendra, suivant la variante la plus probable, une énorme Somalie au centre de l’Europe. S’il y a une ingérence internationale dans la situation en Ukraine, les extrémistes seront désarmés par des forces internationales. Je ne vois pas d’autres variantes. C’est-à-dire le caractère inadéquat et l’incapacité du pouvoir à Kiev deviendront absolument évidents, on va conclure un accord de compromis sur une ingérence internationale en vue de mettre fin à la guerre civile. »
En effet l’Ukraine est aujourd’hui divisée en deux camps. L’un ne fait confiance qu’à Bruxelles, l’autre – uniquement à Moscou. Des efforts conjugués de la Russie et de l’Europe seraient probablement en mesure de régler la crise ukrainienne. Les capitales européennes ne semblent pas opposées à une telle issue – on y commence à comprendre l’absence de perspectives d’une confrontation avec Moscou qui leur est imposée de Washington.
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