Publié 14 novembre 2010
source : Radio Nederland Wereldomroep
Tanja Nijmeijer, la jeune Néerlandaise partie en Colombie en 2002 et qui avait rejoint les FARC, la guérilla colombienne, ne veut pas être « libérée » de la jungle colombienne. C’est ce qu’elle affirme dans une interview exclusive accordée à Radio Nederland. Ses mots : « S’ils viennent, nous les accueillerons avec des mitraillettes, des mines et des mortiers ».
Les images ont été tournées en août dernier, un mois avant l’attaque de l’armée colombienne dans un campement des FARC. Lors de cette opération, un membre du secrétariat des FARC, Jorge Briceño Suárez, alias Mono Jojoy, a trouvé la mort. Selon des sources ministérielles colombiennes, Tanja Nijmeijer était l’une de ses proches.
Les parents de Tanja sont heureux d’avoir pu voir des photos de leur fille mais ne souhaitent pas faire de commentaires. Tanja n’avait pas donné de nouvelles depuis 2007. Sur la vidéo, elle chante « Don’t cry for me, Argentinia » pour ses parents.
Mitraillette au poing
Sur les images, Tanja, mitraillette au poing, est vêtue d’un uniforme militaire vert. Elle affirme clairement sa volonté de ne pas vouloir se rendre : « Si l’armée et le gouvernement pensent encore que j’ai été enlevée, faites-les venir ici pour me libérer. Nous les accueillerons avec de mitraillettes, des mines, des mortiers et toutes sortes d’armes. »
Déterminée
L’interview est claire, des années passées dans des campements à bivouaquer n’ont pas érodé sa détermination de combattante des FARC. « Je suis une combattante des forces armées révolutionnaires de Colombie et je le resterai jusqu’à la victoire ou la mort. Il n’y a pas de retour en arrière possible. Je suis fière d’être une guerilléra et de pouvoir travailler avec le peuple colombien et les autres guérilleros, pour prendre le pouvoir et appeler à la révolution ».
