Après avoir soutenu les égorgeurs saoudiens en Syrie, Fabius soutient les néonazis ukrainiens
24 Janvier 2014 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #l'Europe impérialiste et capitaliste
Sur le blog de Jean Lévy
Par Jean LEVY
Ce n’est pas (encore ?) à l’ordre du jour.
Pourtant, la déclaration de Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères sur les évènements d’Ukraine, laisse craindre, qu’au-delà de l’intervention diplomatique dans les affaires d’un Etat souverain, pointe la menace d’une intervention directe...comme en Syrie.
Rappelons-nous, en Syrie, l’envoi de missiles français n’a été stoppé que par les efforts de la diplomatie russe conduisant à l’accord Poutine-Obama sur la destruction de l’armement chimique syrien.
De quoi s'agit-il en Ukraine ?
Une opposition violente veut la chute du pouvoir élu démocratiquement et lance pour cet objectif des cocktails Molotov sur les forces de sécurité, qui déplore de nombreux blessés, incendie des camions de police, occupe des bâtiments officiels et prône le soulèvement général. Le gouvernement réplique. Les médias français s’en offusquent et prennent ouvertement partie pour les insurgés.
A leur suite, Fabius fait chorus.
De quel droit ? Celui de l’ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat souverain, devenue l’alpha et l’oméga de la politique française ? Pour singer le maître étasunien, dont des élus au Congrès vont, sur place, soutenir les mutins ? Pour se venger de l’affront fait à l’Union européenne par l’Ukraine, celle-ci préférant l’aide économique russe à l’austérité de Bruxelles ?
Les Etats occidentaux, la France de Hollande en premier, s’évertuent à pousser leurs pions toujours plus vers l’Est, en tentant d’amalgamer à l’orbite européenne les nations limitrophes, afin de les soustraire de l’influence russe.
Tel est le sens de la campagne de haine développée contre Poutine dans les médias français.
Et peu importe les arguments employés, entre autres, par Le Monde, Libération, France 2 et France Inter. Ils mènent tous campagne au nom de la « démocratie », des Droits de l’Homme, jamais évoqués pour cause de « business » à l’égard de l’Arabie saoudite ou du Qatar.
Et pourtant, en Ukraine justement, qui se trouve au premier rang des insurgés ? Les bandes armées de Svoboda, l’organisation qui se recommande du « passé glorieux » des divisions SS ukrainiennes, mercenaires de la Wehrmacht et de Hitler, bourreaux des centaines de milliers de juifs, encore aujourd’hui dénoncés et victimes de leurs exactions.*
( A lire l'article : PHOTOS. J'ai vu l'autre Ukraine, celle qui célèbre les SS et crimes nazis
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-photos-j-ai-vu-l-autre-ukraine-celle-qui-celebre-les-ss-et-crimes-nazis-122230387.html )
En se plaçant à leurs côtés, médias et pouvoir français commettent le crime de révisionnisme, tant évoqué de nos jours par les mêmes sources à l’encontre de ceux qui osent critiquer l’Etat d’Israël …
Un nouveau lieu de tension internationale se développe à l’Est de l’Europe. La Russie ne restera pas l’arme au pied si l’incendie menace à ses frontières. La France à tout à perdre à jeter de l’huile sur le feu.
Les Français ont d’autres sujets de préoccupation et de colère.
* Parmi les amis ukrainiens de Laurent Fabius...
Svoboda a un chef qui annonce clairement la couleur : Oleh Tyahnybok veut «une révolution sociale et nationale» et appelle à mettre «fin au régime».
Le régime qu'il veut renverser est issu des dernières élections d’octobre 2012, remporté par le parti du président Viktor Ianoukovitch. Un parti souvent présenté comme plutôt pro-russe. Lors de ces élections, la percée (10%) de Svoboda avait été une vraie surprise. Selon les sondages, Svoboda devait bien franchir le seuil de 5% pour entrer au Parlement, mais personne n'avait envisagé un score aussi élevé. Plus de deux millions d'Ukrainiens ont voté pour Svoboda, notamment dans l’ouest du pays.
Jusqu'en 2004, Svoboda s'appelait Parti national-socialiste d'Ukraine... Il a trouvé depuis un nom plus respectable, mais ne s'en réclame pas moins toujours de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). La branche armée (UPA) de ce mouvement collabora activement avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et participa au génocide. Cela n'empêche pas chaque année Svoboda de commémorer la création, en 1943, de la division Waffen SS «Galitchina» (Galicie).
D’ailleurs l’idéologie du passé n’est jamais loin… Svoboda s'est «illustré en protestant contre l'organisation d'une gay pride à Kiev et s'est indigné qu'une artiste au teint mat représente l'Ukraine au concours de l'Eurovision. L'an passé, le parti avait organisé une manifestation contre le pèlerinage dans la petite ville d'Ouman de Juifs hassidiques sur la tombe de Nahman de Bratslav, charismatique rabbin décédé en 1810.
A plusieurs reprises, Oleh Tyahnybok, le chef de Svoboda, a qualifié le régime du président Ianoukovitch de "mafia judéo-moscovite". Plus récemment, un militant de Svoboda s'est offusqué que l'on fasse état des origines ukrainiennes de l'actrice américaine Mila Kunis, soulignant qu'elle était en réalité "juive"», relatait Le Figaro.
61 députés israéliens ont même écrit au président du parlement européen Martin Schultz. Les signataires présentent le parti Svoboda (Liberté) comme une organisation néonazie dont les membres «s'inspirent des Nazis et glorifient les meurtres de masse des divisions SS ukrainiennes».
Réveil Communiste :
Réveil Communiste est animé depuis 2010 par Gilles Questiaux (GQ), né en 1958 à Neuilly sur Seine, professeur d'histoire de l'enseignement secondaire en Seine Saint-Denis de 1990 à 2020, membre du PCF et du SNES. Les opinions exprimées dans le blog n'engagent pas ces deux organisations.
Le blog reproduit des documents pertinents, cela ne signifie pas forcément une approbation de leur contenu.
Le blog est communiste, non-repenti, et orthodoxe (comme ils disent). Il défend l'honneur du mouvement ouvrier et communiste issu de la Révolution d'Octobre, historiquement lié à l'URSS quand elle était gouvernée par Lénine et par Staline, mais sans fétichisme ni sectarisme. Sa ligne politique est de travailler à la création et à l'unité du parti du prolétariat moderne, et de lutter contre l'impérialisme (contre le seul qui importe, l'impérialisme occidental, dirigé par les États-Unis).
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