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Réveil Communiste

Résistance, journal de la cellule Pierre Simonot (PCF Lille)

6 Septembre 2009 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Correspondance au PCF

RÉSISTANCE

JOURNAL DE LA CELLULE PIERRE SIMONOT

(résistant communiste lillois pendant l’occupation allemande)

N° 12 septembre 2009


La taxe carbone : une escroquerie !

Le suspense est intense : on ne sait toujours pas comment la « taxe carbone » sera appliquée, mais elle le sera ! C’est une escroquerie, fiscale et environnementale.

Environnementale : elle est censée modifier « le comportement du consommateur » comme aiment le dire les réactionnaires, pour qu’il change ses (mauvaises) habitudes d’utiliser bêtement des carburants fossiles pour ses besoins quotidiens. Comme s’il avait le choix, ce « consommateur ». Est-ce lui qui décide de l’origine de l’énergie qu’il utilise ? Est-ce lui qui choisit la nature des productions industrielles?

Le capitalisme, depuis le début du 20éme siècle, oriente sa production industrielle vers l’industrie automobile. Ford sort sa première automobile en 1903. Le pétrole, exploité industriellement depuis les années 1850 (le premier puits est foré en 1859 aux Etats-Unis) permet le fonctionnement des moteurs. A la même époque (1856), Bessemer invente un moyen industriel de fabriquer de l’acier. L’industrie du pétrole et la métallurgie enfantent l’automobile. Cette industrie va déterminer l’urbanisme, la construction de route et de ponts, puis d’autoroute.

Ainsi, on peut dire que le capitalisme, non seulement exploite la classe ouvrière, mais encore détermine la nature de la production. C’est bien le capitalisme qui est entièrement responsable du réchauffement climatique. Et si vous vous déplacez en automobile, c’est que le capital a fait ce choix pour vous. C’est eux qui font le coup et c’est nous qui payons !

Bien plus, la taxe carbone ne s’applique pas à l’industrie. Au contraire, l’industrie reçoit des Etats des « droits à polluer », bien sûr gratuitement. Plus encore, si l’industriel ne consomme pas ces « droits à polluer », il peut les revendre ! On comprend qu’avec quelque de relation on peut obtenir plus qu’on utilise. Ainsi, Arcellor Mital dispose d’un quota de 8 millions de tonnes de « droit » à émettre du CO2 pour ses six usines en France : ce qui revient à une exonération de 250 millions d’euros en 2008 (à 34 € la tonne). Il en avait environ un million de trop qu’il a pu revendre pour 15 millions d’euros !

Il y a bien là une imposture : nous rendre responsables de la destruction de l’environnement et en exonérer le  capitalisme.

Daniel Rougerie

« Réintégrer l’Otan » se conjugue en anglais

Nicolas SARKOZY a mis fin à quarante-trois ans d’exception française en officialisant en grande pompe le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Une décision prévue de longue date qui a néanmoins suscité de vives réactions en France, certains y voyant un juste retour de l’histoire, et d’autres fustigeant un alignement sur Washington.

En 1966, par une simple lettre, le général de Gaulle avait quitté cette instance. Motif principal : il refusait que la dissuasion nucléaire française puisse être placée sous le contrôle des Américains, maîtres incontestés de l’Alliance. Tous les présidents de la Ve République avaient, depuis, suivi cette ligne gaullienne. Les motifs invoqués sont au nombre de deux : l’un stratégique (Paris a obtenu deux commandements - mineurs ! - Norfolk et Lisbonne), l’autre pratique. Depuis 1995, les militaires français participent à toutes les opérations de l’Otan, mais ne participent pas à leur élaboration faute d’avoir des généraux au sein des comités suprêmes. Et, selon le maître de l’Elysée: « Notre rapprochement avec l'OTAN conforte l'indépendance nationale mais notre éloignement proclamé mais non réalisé avec l'OTAN limitait jusque-là notre indépendance nationale».

Or, que constate-t-on dans les faits ? Alors que le français est officiellement la deuxième langue officielle de l’OTAN ( !), les ordres donnés lors de la passation de commandement du CRRFR (formation créée le 1er juillet 2005, le Corps de Réaction Rapide – France est implanté à Lille, au sein de sa prestigieuse Citadelle), le 16 juillet 2009, entre les généraux Damay et Fugier, l’étaient… en anglais. « On subit l’Otan au lieu de la codiriger, c’est illogique », glissait, à la veille du soixantième anniversaire de l’OTAN, un conseiller de l’Elysée pour justifier le retour de la France dans son giron. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est mal parti…

Capitaine Martin

H1N1 : Le marronnier qui cache la forêt.

D’après l’OMS, la grippe a tué 200 personnes dans le monde, toutes déjà fragilisées auparavant par d’autres maladies – vraiment graves celles-là. 200 morts, c’est une goutte d’eau par rapport aux dizaines de milliers de victimes du paludisme, aux millions qui crèvent de faim chaque année dans les pays pauvres. Les médecins jugent le virus très contagieux, mais peu dangereux. Seulement, voilà : la firme Ogilvy est entré en campagne et a effrayé tout le monde, pour le plus grand bonheur des labos pharmaceutiques. Ogilvy, c’est l’agence de pub qui avait inventé
l’histoire des bébés massacrés par les soldats irakiens à Koweit City en 1991 pour vendre la guerre du Golfe à l’opinion mondiale, et qui a lancé le produit Ségolène Royal comme l’adversaire sûr de battre Sarkozy en 2007…

Au Mexique, les autorités ont pris prétexte de la grippe pour interdire les rassemblements de plus de deux personnes dans la rue. Ne parlons pas des manifestations…

Et en France, Luc Chatel, ex-DRH de la multinationale L’Oréal, et nouveau ministre de l’Education, envisage de fermer les écoles et de faire diffuser à la télé des cours de rattrapage (bizarrement enregistré en 2008, donc bien avant l’alerte H1N1). Sur le marronnier journalistique de rentrée, les bogues des châtaignes ont des allures de virus à picot. Chatel va-t-il expérimenter l’école sans profs pour faire plaisir à l’Europe en taillant à mort dans les services publics d’éducation ?

En tout cas, grâce à l’opération de com’ du DRH, les journalistes parlent cent fois plus des élèves qui éternuent que des 13 500 postes d’enseignants supprimés cette année, et des 16 000 nouvelles suppressions prévues pour 2010. Et si c’était justement le vrai but de l’opération ?

Unis par la haine des peuples !


Qu’est-ce qui peut bien rassembler les députés de « gauche » Catherine Trautmann, Vincent Peillon et André Laignel, les députés de droite Jacques Toubon et Alain Lamassoure, ceux d’extrême droite Carl Lang et Bruno Gollnisch, le « centriste » Jean-Marie Cavada, et les Verts Alain Lipietz, Daniel Cohn- Bendit et Hélène Flautre ?

La haine des peuples, la haine du communisme !

Ce sont les signataires, avec d’autres députés européens, (en fait l’écrasante majorité), d’une résolution anti-communiste faisant l’amalgame entre communisme et nazisme : « considérant que, du point de vue des victimes, la nature du régime qui les a privées de liberté, torturées ou assassinées, pour quelque motif que ce soit, ne fait aucune différence » puis donne le fond de sa pensée : « condamne fermement et sans réserve les crimes contre
l'humanité et les innombrables violations des droits de l'homme commis par les régimes communistes totalitaires ». Enfin « demande que le 23 août soit proclamé "Journée européenne du souvenir" pour la commémoration, avec dignité et impartialité, des victimes de tous les régimes totalitaires ou autoritaires » Tiens, et pourquoi le 23 août ? Parce que c’est le 23 août 1939 que fut signé le Pacte Germano-Soviétique, cible, encore aujourd’hui,
des descendants des signataires des accords de Munich!

A propos du travail du dimanche

Fréquentez-vous le marché de Wazemmes ? C’est vraisemblable. Et vous n’y êtes pas isolés : 35 000 personnes le fréquentent assidument ! Le même jour, les bobos lillois vont au marché de la place du Concert : il parait que c’est beaucoup plus chic ! Ces activités du dimanche ne datent pas d’hier !

Faut-il les soutenir : bien sûr que oui ! Faut-il alors soutenir le principe du travail du dimanche ? Bien sur que non !

La volonté du patronat d’obtenir une loi permettant de pouvoir faire travailler les salariés le dimanche a moins un but opérationnel (ouvrir effectivement le dimanche) qu’un but idéologique : c’est une agression de plus contre le code du travail. La raison de cette agression là, était qu’elle était censée avoir le soutien du public, supposé avide d’être un chaland dominical. En fait, le coup fait long feu : à Lille l’équilibre entre ouverture et fermeture le dimanche a été trouvé depuis longtemps, et c’est la même chose dans la plupart des villes françaises.

Le message du patronat est donc clair : les salariés que nous employons sont à nous et nous devons pouvoir fixer librement leurs horaires, sans contraintes d’aucune sorte. Dans cet esprit, l’agression suivante pourrait bien être le travail de nuit : ah !, aux états-unis, ces épiceries ouvertes toute la nuit, mais c’est le rêve !

Mais quelles seraient les conséquences d’une ouverture réelle et généralisée du dimanche ? Le budget des ménages n’étant pas liée aux volumes horaires des commerces où les dépenses sont faites, mais à leurs revenus, les achats du dimanche ne se feraient donc pas les autres jours. L’ouverture de commerces le dimanche demande une gestion du personnel. Il faut donc en avoir, et en avoir suffisamment. Or les commerces indépendants, où il n’y a pas ou peu de salariés, auraient du mal à suivre : ce sont eux qui seraient pénalisés. C’est la raison pour laquelle certains députés, même de droite, sont tout à fait opposés à cette dérégulation là. Voilà donc une loi qui veut favoriser les grands
groupes, chaines, et magasins à succursales, au détriment, une fois de plus du commerce indépendant.

Ça alors !


Le drapeau européen, formée de douze étoiles dorées sur fond bleu, d’où vient-il ? Pourquoi bleu et pourquoi douze, l’Europe n’ayant jamais été constituée de douze pays ? Le projet date des années 50, et son dessinateur, un fervent catholique nommé Arsène Heitz, a été « inspiré » par les premiers mots de la messe du 15 août, jour de la soi-disant « assomption » de la « vierge » Marie : « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles ».

Ce drapeau est donc celui de Marie : bleu comme son manteau, et douze comme les apôtres ! Et ce drapeau est adopté à l’unanimité par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe le 8 décembre 1955 : encore un hasard
: c’est le jour de la fête de « l'immaculée conception » de la« Vierge Marie » !

Et le soi-disant hymne européen vous en connaissez le sens ? Il célèbre l’humanité réconciliée avec son « Dieu créateur » dans la joie de la délivrance de ses péchés : c’est ça l’Ode à la joie ! Il y a bien quelque chose de pourri dans cette Europe : il faut en sortir !

Doc.

Une journée de commémoration de la Résistance

Les députés communistes Maxime Gremetz et Jean-Jacques Candelier ont déposé une proposition de loi pour faire du 27 mai une journée nationale de commémoration de la Résistance. Dans l’exposé des motifs, ils précisent : « C’est la fondation du Conseil national de la Résistance qui a permis que la Résistance intérieure joue un rôle prépondérant dans la libération de notre pays. Le 27 mai 1943, la Résistance intérieure française a ainsi démontré son union et sa force et cette date est devenue le symbole de la victoire. Elle s’impose donc pour célébrer annuellement le souvenir des femmes et des hommes qui ont donné l’élan et oeuvré à la libération »

Notre journal RESISTANCE salue cette excellente initiative.

Jean-Paul Huchon, traitre à la nation !


Jean-Paul Huchon est le Président P.S. de la Région Ile-de-France. Il a récemment écrit un livre où il exprime ses convictions de « socialistes » ! Ainsi il déclare : « Je vous livre le fond de ma pensée : je me sens plus européen que français. Il m’est très facile d’imaginer une cosmogonie institutionnelle dans laquelle il y aurait l’Europe, directement branchée sur les régions, et les régions sur des communes regroupées par l’intercommunalité. C’est la logique à venir de la chaîne du pouvoir. Je n’ai pas d’attachement national. Je me sens plus à l’aise dans certains pays qui sont moins violents, moins durs, moins discutailleurs. J’ai une sympathie naturelle pour les Anglo-Saxons (…), il y a une discipline. Cette civilisation n’existe malheureusement pas en France ! Autrement dit, je n’aurais aucune difficulté à vivre dans une patrie qui serait l’Europe, avec une patrie secondaire qui serait la région dans laquelle je vis, à condition qu’elle ait un dessein culturel suffisamment compréhensible et partagé. La Nation ? Je ne crois pas à son avenir parce que je n’ai jamais cru à cette histoire d’identité nationale. Je ne m’accroche pas à ces idées-là ! »

Jean-Paul Huchon résume bien ce qu’est la pensée réactionnaire actuelle!

Parti Communiste Français - Fédération du Nord - Section de Lille
88 boulevard Victor Hugo 59000 Lille
03 20 60 32 02
pierresimonot@laposte.net
http://pierresimonot.gauchepopulaire.fr/index.php/
Directeur de publication : Daniel Rougerie


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G
Huchon aime les anglo-saxons, mais lesquels? J'ai une sympathie naturelle pour les anglo-saxons de la classe ouvrière et une forte antipathie pour la bourgeoisie et l'aristocratie britannique. Ceux à qui j'ai entendu dire bine souvent des choses come ça : "quoi, les payer 50 livres par semaines, juste pour poser des briques"?, ou " les ouvriers croient que la baignoire c'est pour mettre le charbon".
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P
bravo pour ce journal de cellule, très documenté, avec de bonnes analyses lisibles par tous et qui ne mâche pas ses mots. J'aimerais le recevoir ce journal.Bien fraternellement,Pasquale NOIZET
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