Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Réveil Communiste

Faut-il avoir peur de Nikonoff et Mélanchon?

11 Février 2009 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #l'Europe impérialiste et capitaliste

Faut-il avoir peur de Nikonoff et Mélanchon ?

dimanche 8 février 2009

Francis Wurtz au conseil national du PCF. « il ne faut pas inviter Nikonoff dans nos initiatives pour les élections européennes. Il se bat contre l’union européenne ». Et francis Wurtz continue à éclaire la conception du rassemblement qui intéresse la direction du parti. « Il faut faire attention avec Jean-Luc Mélanchon qui a tendance à s’appuyer sur la colère populaire qui peut se retourner contre l’Europe »

Francis Wurtz est inquiet...

Voilà un homme (Nikonoff) qui explique qu’il ne peut pas y avoir de politique de gauche sans rupture avec la construction européenne.... Et un autre (Mélanchon) qui veut porter la colère populaire dans les élections européennes... C’est très, très dangereux surtout quand le peuple en a ras le bol de la construction européenne.

On peut ne pas être d’accord avec tout ce que dit le premier, et considérer que le deuxième est plus politicien que révolutionnaire, il n’empêche que la direction du parti éclaire chaque jour toujours plus clairement la réalité de son réformisme institutionnel...

En tout cas, ça donne envie de s’appuyer sur les militants de Nikonoff et Mélanchon pour construire une campagne politique contre l’union européenne du capital !

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
L'actualité nous donne des billes en plus : la "réforme" Balladur des collectivités vise à liquider définitivement le modèle républicain français. Le mouvement a été initié par la décentralisation-régionalisation voulue par les socialistes (encore aujourd'hui, et les déclarations d'Alain Rousset, président PS d'Aquitaine et de l'ARF, vont encore plus dans ce sens), qui sont comme par hasard des européistes convaincus. Et c'est la gauche plurielle qui a donné une impulsion sans précédent aux "Communautés de communes", et aux "pays", versions XXIe siècle des baronnies, comtés, dont les prérogatives et les moyens dépassent de loin ceux des communes, mais sur lesquels les citoyens n'ont absolument aucune prise, et dont les conséquences ne sont pas minces (chez moi en Meurthe-et-Moselle, hausse des ordures ménagères de 400% la première année).Balladur ne fait que donner un nouvel aspect à sa théorie de "la fin de l'illusion jacobine", selon le titre d'un de ses bouquins. Il veut faire des régions de taille européenne, et liquider les acquis de la révolution : départements et communes. Il va rétablir de fait la possibilité d'avoir des barons locaux d'envergure nationale, qui menaceront directement l'unicité et l'indivisibilité de la République, comme c'était le cas autrefois avec l'Ancien Régime, où certains Ducs s'alliaient avec les Anglais contre le Roi de France. Certains n'hésitent pas à vouloir reconstituer qui la Septimanie, qui la Lotharingie... Ce dépeçage de l'Etat par le bas n'est que le revers d'un même phénomène, puisque la construction européenne opère de même vers le haut, en absorbant certaines prérogatives des Etats à un niveau supérieur. Les communistes s'offusquent du rapport Balladur, à juste titre, mais laisse faire et encourage l'intégration européenne. Pour les socialistes, faux-culs jusqu'au bout, cette réforme ne serait qu'un moyen pour la droite de reprendre le pouvoir... c'est peut-être vrai en partie, mais l'essentiel est bien plus profond. S'ils s'opposent à CETTE réforme, c'est pour donner encore plus de pouvoir aux régions déjà existantes. Ce n'est que moins pire. Il faut selon moi avoir comme mot d'ordre le dynamitage de l'Union européenne et des régions, au profit des Etats-Nation, des départements et des communes.
Répondre
G
Il n'est pas logique de vouloir changer le modèle social, voire économique de L'Union Européenne sans s'en donner tous les moyens y compris logiquement, si on y arrive pas celui d'en sortir.pour WURTZ le problème ne serait-il pas celui de sa carrière?
Répondre
J
Sans oublier que Mme Lagarde annonce des nationalisations de banques (ce que pratiquent déjà plusieurs gvts bourgeois, soucent de droite conservatrice ou libérale, dans le monde) alors que le PCF en est encore au contrôle des fonds publics et aux taux bonifiés pour les patrons (au temps de "bouge l'europe" c'était la "mixité à prépondérance....").Sur les européennes, une alliance (moins large qu'aux municipales...) sur la base d'1 programme qui n'est pas 100% communiste n'a rien de honteux et ce n'est pas être spécialement d'avant-garde que de constater que les critères de Maastricht-Amsterdam par ex ont été emportés par la réalité (ex la Bulgarie 20% de déficit!). Il y ades gens qui ont compris + vite que d'autres qu'il fallait se démarquer du PSE et de son eurobéatitude, sous peine de disparaître de la scène politique.
Répondre
G
En tout cas ce ne sera pas avec Nikonoff!
Répondre
J
Effectivement, on peut se demander si l'alliance avec Nikonoff et le PG de Mélanchon ne serait somme toute pas un moindre mal...
Répondre
G
Ce n'est pas la seule quesion de société ou le parti a évolué béatement à rebours de la société et le plus loin possible de l'opinion dominante des classes populaires : sur la sécurité, sur la démagogie scolaire où le réseau école de Calabuig a fait des prodiges, sur la tolérance des dérives communautaristes, et jusqu'à ce que la crise y mette un coup d'arrêt, carrément sur le rôle de l'état dans l'économie.
Répondre
E
Intéressant aveu de Wurtz, qui montre une lucidité rare.Ça fait un certain temps que je le répète: le problème que pose au PCF l'union avec Mélenchon, c'est que celui-ci est beaucoup plus anti-européen que la ligne officielle du PCF (ce qui n'est certes pas une performance en soi). Il est donc paradoxal de voir cette alliance refusée par les supposés "orthodoxes" et promue par les plus liquidateurs des liquidateurs.Le problème de fond est que la position du PCF sur l'Europe a évolué exactement à rebours de l'évolution de la société française, laquelle a eu une (petite) influence sur une (petite) partie des politiciens de gauche. Alors que le scepticisme, puis l'hostilité, à l'idée même de construction européenne grandissaient, le PCF allait toujours plus vers l'eurobéatitude. Cette évolution ne date pas d'hier. Elle était déjà pratiquement accomplie en 1999 avec le ralliement à l'Euro et la liste "Bouge l'Europe".Résultat: le PCF se trouve aujourd'hui bien plus à droite que des gens comme Mélenchon et Nikonnof, qui ont évolué en sens inverse.
Répondre
J
Je vais tempérer votre optimisme. Hier il y avait une réunion publique de lancement du "Front de gauche" dans le 19e (je ferai un CR bientôt !), et les gens du PG ne sont pas du tout anti-européens... Il y a eu un gars du MPEP qui, seul, a proposé de pratiquer la politique de la chaise vide et de menacer l'UE de la quitter si la politique menée ne changeait pas, mais c'est tout. Sinon, des gens du NPA étaient là, et ils ont joué leur jeu politicien d' "union durable", dans lequel tout le monde est tombé. La discussion politicienne s'est imposée comme thème du débat. Certains disent qu'il faut se rassembler sur du contenu, mais se gardent bien de dire lequel. Tout le reste n'était qu'incantations, bavardages, électoralisme. Les collectifs antilibéraux sont de retour !
Répondre