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Réveil Communiste

la philosophie politique que révèle la note de Marie George

30 Septembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce qui ne peut plus durer au PCF

Marie George a fait circuler une note le 25 août 2008, destinée aux membres de la commission de candidatures qui s'occupe en ce moment de la future composition du CN que nous sommes sensés élire au prochain congrès. Cette note est intéressante parce qu'elle permet de comprendre, beaucoup mieux que la lecture des statuts et les déclarations de principe, les rouages du fonctionnement de la direction de notre parti.

On peut lire ici cette note

MG semble très agacée par l'existence d'une opposition dans le CN à laquelle elle impute tous les dysfonctionnements catastrophiques qui ont émaillés ces trois dernières années. Au fond, s'il n'y avait pas de voix discordantes au CN, nous serions beaucoup mieux dirigés et notre ligne serait beaucoup plus claire! Si sa candidature n'a réuni que 1.9% des français, c'est la faute de l'opposition! Bien entendu. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt?

MG ne veut pas de dirigeants choisis sur des critères politiques, mais sur des critères administratifs et sociologiques, comme l'étaient autrefois les membres du parlement de la RDA ou ceux du Soviet Suprême. Elle porte un jugement sévère sur la qualité des membres du CN, mais en se défaussant sur eux de son bilan personnel. A quand l'autocritique de Marie George? Un peu de courage camarade !

Mais ce n'est pas le plus important. En lisant cette note, nous comprenons enfin comment nos dirigeants sont choisis et par qui. Au fond, on peut résumer ainsi ce mode de désignation : 90% de cooptation où le groupe dirigeant se choisit lui même en intégrant au passage quelques petits jeunes à l'échine souple, et un passage contrôlé étroitement devant la base, pour légitimer la nouvelle liste, avec quelques concessions à l'opinion des communistes telle qu'elle  "remonte".

Ce système se justifiait dans le passé pour plusieurs raisons : d'abord il permettait par un choix attentif de faire monter des dirigeants ouvriers. Ensuite dans un parti qui pouvait être obligé de passer dans la clandestinité du jour au lendemain, il était illusoire de procéder sans cesse à des consultations et à des votes. Les partis communistes ont été structurés autrefois de manière rigide, et c'était normal : ils étaient en guerre, contre le fascisme, puis contre l'impérialisme et le colonialisme. Le parti ne pouvait offrir que peu d'accès à des carrières, et les opportunistes n'y étaient pas légion. Même vingt ans après la Résistance ou la guerre d'Algérie, personne ne se serait permis de traiter "d'intégristes" des camarades attachés au marxisme et à la lutte des classes. Mais de nos jours, notre parti est entré dans les institutions, il bénéficie du financement public, et son activité principale est devenue petit à petit celle de faire réélire ses élus. D'où la grande gêne ce printemps lorsque les socialistes ont flirté avec le Modem. et puis la base sociologique a évolué. Dans ces conditions, ce qui "remonte" de la base n'est pas forcément en parfaite adéquation avec la vocation ouvrière et marxiste de notre parti. On sent un grand intérêt pour les problématiques sociétales de la classe moyenne. Or sans cette double identité il n' y a plus guère de raisons d'être dans le champ politique français, l'espace dévolu à la classe moyenne de "gauche" étant très encombré (PS, Verts, NPA, PT, ATTAC, collectifs, MDC, Indigènes, etc).

Bref, la machine à produire du consensus, de l'unanimité, et de l'unanimisme artificiel quand l'unanimité n'est plus là a perdu sa légitimité. Et aussi son efficacité : car cette machine produisait dans un parti ouvrier et marxiste un groupe dirigeant assez homogène, et efficace, capable de fixer une ligne après une discussion approfondie et de s'y tenir ensuite. Aujourd'hui le groupe dirigeant a éclaté au gré des modes en tendances et en coteries qui ne se rassemblent que pour le bifteck.

Mais il est resté de cette culture politique du "centralisme démocratique" une peur de la dispute qui se manifeste par le refus de l'organisation en tendances. Concrètement, cela signifie quoi? Que les statuts du PCF proscrivent de créer un parti dans le parti avec des cotisations spécifiques et une direction spécifique. Mais ils n'empêchent nullement la proposition d'un texte alternatif, et la pluralité des listes, à tous les niveaux. Ils n'interdisent pas non plus les courants et les sensibilités, bien qu'il est vrai qu'ils fassent tout pour gêner les oppositions et favoriser la direction sortante.

Il faut maintenant accepter le fait qu'un parti comme le nôtre ne puisse pas continuer à donner une telle prime au groupe dirigeant, dont l'échec est flagrant et massif, et dont il profite sans vergogne pour rester en place  : gauche plurielle, 2%, 3%, il faudra quoi de plus pour leur demander gentiment de passer la main?

Certes on ne peut pas, comme je l'ai fait, coller des centaines de fois le portrait de Marie George sur tous les murs sans s'y attacher un peu. Mais ce n'est pas une question de personne. C'est la question d'un système de pouvoir dans le parti qui est usé jusqu'à la corde, système qu'au demeurant Marie George incarne à la perfection, y compris son inefficacité croissante, et le manque de conviction dont les porte-parole, elle comprise, font preuve, dès qu'ils sortent de l'ambiance feutrée de Fabien. Pourtant le même système avait produit Georges Marchais!  Non, ce n'est pas Marie George qui est nulle, c'est la ligne qu'elle suit avec son groupe qui est nulle, et qui aboutit à notre effacement graduel, la réduction de notre Parti Communiste à une coquille vide, par inféodation au PS au sein d'une "gauche" sans projet et sans principe.

Et dans ces conditions, puisqu'on défend une ligne indéfendable, réapparaît la tentation du recours autoritaire "au coté administratif des choses" comme disait Lénine en parlant de son successeur. GQ le 25 septembre 2008.


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G
Si on veut un bilan de la direction, il faut voter le trexte alternatif commun
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G
Confirmation aujourd'hui de la confection sur mesure d'un CN obéissant, dans l'Huma aujourd'hui. La seule raison de l'inneficacité des organes dirigeant étant le débat! et non les positions erronées qui ont prévalu suite au débat!
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G
Sur l'autoritarisme à deux balles et les coups de pression télécomandés voir aussi le "coup de gueule" de Pasquale Noizet
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G
Et ici, ma critique de la position du Nord, qui se fait des illusions sur les vertus de la base commune.
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G
lire ci-dessous (lien "site web") ma critique du texte des refondateurs qui se sentent visé par le tour de vis de Marie George, mais qui participent à leur manière de l'autoritarisme dans le parti.
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G
La mise en pratique de cette philosophie politique dans le XXème n'a pas tardé (voir l'article "le secrétaire de section du XXème n'aime pas Réveil Communiste").
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C
Le plus dramatique, outre ce que révèle la note de MG Buffet, c'est la teneur des disucssions dans la commission des candidatures où chaque dirigeant fédéral cherche à justifier le sectarisme au nom d'une plus grande efficacité supposée d'une future direction monocolore...MG Buffet n'est pas Staline, certes, mais son sectarisme étroit la rapproche sans conteste de pratiques franchement insupportables. Le fond du problème, c'est que la direction nationale est d'une faiblesse politique et intellectuelle telle qu'elle ne veut pas prendre le risque d'un débat ou d'un affrontement politique. Se débarrasser des contestataires, d'où qu'ils viennent, c'est finalement ce qu'il y a de plus confortable.Caroline ANDREANI
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G
Les refondateurs font circuler un texte qui met en cause à sa façon les entorses à la démocratie interne au PCF. Mais sans dire qu'ils disposent d'environ 50% de l'espace débat de l'Huma, (sans parler de leurs copains et copines dans la presse bourgeoise) et nous tous (tous les camarades qu'on peut situer à gauche de l'ANR), zéro. Ils sont fiers d'avoir réuni 10 000 voix en décembre 2006 contre la candidature MGB sans rappeler que cette consultation qui consistait à revenir sur un vote des communistes acquis, à cause de l'opposition d'un collectif "national" de partenaires autoproclamés était irrégulière. Et que le processus "unitaire" avec des baudruches médiatiques est en soi antidémocratique : si on veut faire de la politique, on prend ses responsabilités, on prend une carte! Et camarades, pour démocratiser le parti, il faudrait peut être commencer autrement qu'en affirmant la nécessité de la détruire.  Face au rentiers de l'appareil, vous êtes les rentiers des frustrés de l'appareil, et rien de plus. Et vous obtenez à chaque fois vos 50 places au CN en allant pleurer dans les colonnes de Libé!
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G
J'ai rencontré aujourd'hui un camarade du Nord à la manif des salaires, qui m'a dit que l'allusion terminale lui paraisait exagérée. Bien sûr Marie George n'est pas une réincarntion de Staline! Mais vouloir constituer une direction politique sur des critères non-politiques, c'est bel et bien vouloir s'entourer d'exécutants dociles, confondre le politique avec l'administratif, ce que Lénine reprochait à Staline sur sa fin. Si le CN n'est pas le lieu de débat politiques, le parti va dépérir encore davantage. S'ils ne sont pas libre de critiquer l'éxécutif, et bien nous, on le sera encore moins. Surtout quand il mérite collectivement un bon coup de pied où je pense, non pas tant pour nous avoir conduit à l'échec que l'on sait, mais pour son refus de rendre des comptes.
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F
La rupture, le changement dont on parle au PC depuis déjà longtemps, n'a apparemment pas eu lieu dans la conception du débat où il faudrait etre tous d'accord comme au bon vieu temps du stalinisme.(:Le PC fonctionne comme un couple aurait tellement peur de se disputer qu'il refuserait la discussion.Et voilà comment on nage en eau tiède alors que dehors y'a le feu !
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G
<br /> tendance vous avez dit tendance comme c'est tendance.<br /> Nos amis de la tendance MGB, justement, n'ont plus que ce mot a la bouche, car il savent bien qu'il sonne au oreilles des camarades comme une cinglante injure. Hypocrisie que cela! car tous savent<br /> trop bien que au parti tout est tendance depuis longtemps à part peut être la garde robe de mémé...<br /> Et c'est ce système tendancieux qui a accouché de la direction actuelle par le biais d'alliance et de concessions négocié dans les couloirs du cn. Mais maintenant cela gène alors il va falloir<br /> purger les anciens alliés de "droite" et étouffer dans l'oeuf toute tentative de débordement par la gauche. Cette dernière devenant d'autant plus dangereuse qu'elle semble se rassembler plutôt que<br /> rester divisée en tendances cherchant plus ou moins a gauchir le parti en faisant un concourt de radicalité .<br /> Finalement ce qui est craint ce n'est pas tant les tendances mais plutôt de voir se constituer une opposition capable de proposer une alternative aux camarades! ( et aux citoyens demain<br /> j'espère)<br /> Fasse à cela certains se raidissent et montre les dents et se réfugient derrière un unanimisme illusoire.<br /> l'unanimisme et surtout les pratiques qui l'accompagne ne font point le rassemblement!<br /> C'est en fait ,soit ne pas faire de choix soit exclure qui n'est pas d'accord!<br /> C'est soit la paralysie soit l'affaiblissement et en tout cas jamais la démocratie.<br /> Alors qu'on me dise ou est la dedans l'efficacité dont se gargarise certains alors qu'il ne l'on jamais démontrer par leurs actes et le résultats de leurs actes!<br /> bien au contraire!<br /> <br /> <br />