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Réveil Communiste

Lettre sur la liquidation de l'UNEF et le rôle de MP Vieu

3 Septembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce qui ne peut plus durer au PCF

Nous avons reçu ce message de P.O. Poyard

La question du syndicalisme étudiant n'est pas une question anodine. Lorsque Marie-Pierre VIEU, aujourd'hui selon le monde probable successeur de MGB a conduit la liquidation de l'UNEF, elle était à l'avant garde des mutants refondus. Les positions des étudiants sur la question, comme des non-étudiants sont révélatrices de leur conception du PCF.

Souvenons nous: avant 2001, il y avait deux UNEF: l'UNEF, qui regroupait  les militants  communistes et la majorité des militants d'extrême gauche et l'UNEF-ID, organisation sociale démocrate à la botte du PS, qui comptait des militants LCR. Marie Pierre VIEU est l'avant dernière présidente de l'UNEF, en 1997 quand arrive la gauche plurielle. Venue de la Fédération de Haute Garonne du PCF, dirigée par Paul LESPAGNOL, ami de Pierre BLOTIN et Robert HUE, elle est totalement acquise à la mutation-liquidation du parti. L'accord avec le PS est central, voire primordial: il faut s'unir à tout prix comme le signale BLOTIN dans son bouquin "communisme français, l'heure de vérité". Le syndicalisme étudiant sert alors de laboratoire à un congrès de Tours à l'envers. Tout en étant toujours aux commandes, MP VIEU passe le relais à Karine DELPAS, présidente de l'UNEF de 1998 à 2001, dernière présidente.

Le problème dans le syndicalisme étudiant, c'est que les oppositions politiques s'organisent dans les syndicats au péril de ceux-ci. Sous les présidences de MP VIEU et K DELPAS, ces conflits sont multiples: tout d'abord le conflit entre communistes et mutants sociaux démocrates qui est la matrice de la liquidation de l'UNEF. Ensuite, il y a le jeu des traîtres de la LCR qui finirent par s'allier avec les liquidateurs pour saborder l'organisation (dont l'inénarable Antoine PELLETIER, exclu puis réintégré de la nouvelle UNEF). Pour finir, il y a les oppositions dans l'opposition qui sont multiples entre communistes "orthodoxes" et gauchistes de groupuscules.

Pour une majorité de militants, le jeu de VIEU-DELPAS est clair: liquider peu à peu l'organisation, se rapprocher de la colllaboration de classe et du PS. Malgré la motion du congrès de Pantin, contre toute forme d'unification des 2 UNEF, qui est majoritaire, cette unification a lieu quand même en 2001. L'opposition, malgré de nombreux efforts et de nombreuses tentatives a échoué. Aucune autre organisation étudiante de masse, de lutte et représentative n'a pas être créée à ce jour.

 

Depuis 2001, la direction du parti dans laquelle est entré MP Vieu, qui y tient désormais un rôle très important, soutient l'UNEF. En fait c'est cette direction qui a organisé la réunification: peut-on imaginer une réunion dans le bureau de Robert HUE entre BLOTIN, VIEU, DELPAS et quelques autres? Peut-on imaginer ce qu'ils se sont dit? Tout d'abord qu'ils s'arrangeraient pour que ce soit la prétendue gauche du PS qui prenne en main la nouvelle UNEF: pari tenu: la nouvelle UNEF est depuis l'organisation politique des jeunes Emmanuelistes. Ensuite que les derniers dirigeants de l'UNEF se recaseraient soit à la MNEF devenue LMDE, soit à la direction de la nouvelle organisation: les soc ont vite fait le ménage et en deux ans la majorité des communistes étaient mis à l'écart de toute responsabilité. Mais il fallait une contrepartie pour que les socs acceptent de prendre à leur charge ces incapables: la direction du PCF allait leur donner en leur offrant d'occuper à titre gratuit l'ancienne imprimerie du parti, 112 boulevard de la vilette à Paris. Regardez sur les plans de la ville: cette adresse se trouve juste à coté du colonnel Fabien: et ce n'est pas un hasard.

 

Ajoutez à cela la servilité d'incompétents « journalistes » à l'Humanité, comme Marie Noelle Bertrand, qui encore en 2007, considérait la nouvelle UNEF comme le syndicat des étudiants communistes (lire son article édifiant sur la coordination nationale de Lille le 25 novembre dernier ou elle tait le fait avéré que les délégués de la nouvelle UNEF ne composaiet que 10% du total) d'anciens bureaucrates de l'UNEF recasés à l'Humanité (comme Pierre Henri LAB) qui font une propagande active pour cette organisation et vous trouverez la raison pour laquelle les socs ont accepté cette « réunification ». On pourrait comparer cette « réunification » entre UNEF et UNEF-ID à celle de la RFA et de la RDA: une annexion!

 

Depuis plusieurs années, nous sommes quelques uns à militer pour que les « opposants » à la direction actuelle liquidatrice du PCF prennent en compte cette question du syndicalisme étudiant. Parce que la liquidation de l'UNEF est le laboratoire de la liquidation du parti: tout commença par des difficultés financières... pour bazarder et la théorie et l'organisation. Parce que les communistes ne peuvent pas laisser en plan les étudiants qui depuis des années sont régulièrement en lutte contre les gouvernements libéraux et que sans organisation, ces luttes échouent régulièrement depuis 2002.

 

Mais depuis plusieurs années, on ne peut pas dire que les différents « opposants » se soient beaucoup intéressés à cette question... aucun à ma connaissance n'a réellement pris position : il est temps que cela change et que le scandale éclate!

 

Aujourd'hui ce soutien de la direction du parti ne peut plus être toléré en aucune manière. Comment accepter que le PCF loue les locaux de la fédération de Paris et même 2 étages du colonnel Fabien à des entreprises extérieures (ce qui est soit peut être justifié) alors qu'il prête gratuitement des locaux à une organisation étudiante qui n'est pas une organisation amie!

 

En effet, lors de la dernière ANA de l'UEC en mai 2008, l'Union des Etudiants Communistes s'est clairement prononcée sur la nature de la nouvelle UNEF: la majorité (90%) de cette organisation ne fait pas de syndicalisme mais de la politique sociale démocrate et du recrutement pour les différents courants du MJS. L'UEC s'est qui plus est prononcée, outre sur la syndicalisation des étudiants communistes, sur la création à terme d'une nouvelle organisation qui regrouperait les étudiants communistes, les organisations syndicales pour l'instant divisées qui refusent la collaboration éhontée que pratique la nouvelle UNEF avec Pécresse (Fédération Syndicale Etudiante, SUD-étudiants, TUUD (10% restant de l'UNEF), syndicats locaux: AGEPS, AGEC, AGEN...) et la masse des étudiants inorganisés qui d'années en année constituent la part de plus en plus importante des mouvements de résistance et de lutte.

 

C'est pouquoi cette année, avec d'autres camarades de l'UEC, nous avons milité pour qu'il y ait un stand du syndicalisme étudiant de lutte qui rassemble les syndicats existants et qui débate de l'embryon de cette nouvelle organisation. C'est le stand « FORUM UNITAIRE DES LUTTES ET DU SYNDICALISME ETUDIANT », situé avenue Salvador Allende.

 

C'est la seule chose que nous pouvons faire 7 ans après que MP Vieu ait liquidé l'une des principales organisation étudiante pour constituer ce dont rêvent les refondateurs: le pôle de radicalité composé par la « gauche » du PS, la LCR/JCR et la droite du PCF, avec entre autre « La Riposte »: toutes ces organisations étant d'accord sur le fond, le dernier président de l'UNEF jean-baptiste PREVOST ayant été élu à l'unanimité le 8 décembre 2007. Ont donc voté pour lui: Xavier CHIARELLI de la LCR et Jérémie GIONO de « La Riposte »: les opposants d'opérette!

 

En espérant que vous me publierez su votre blog,

 

Fraternellement,

 

Pierre-olivier POYARD, PCF/UEC du Doubs

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S
Sauf que j'ai bien connu Paul Lespagnol et ses fils, lorsque j'étais étudiant à Rennes entre 1995 et 1998. Il n'a jamais dirigé la fédération de Haute Garonne mais celle de L'île et Vilaine. C'est important les sources...surtout pour les donneurs de leçon. De toute façon le PCF n'existe que pour les militants nombrilistes qui s'imaginent que le monde les regarde, comme s'ils y jouaient un rôle important. Pour moi qui me situe aujourd'hui loin du PCF mais toujours plus à gauche, je n'attends qu'une chose: votre disparition définitive au bénéfice d'un mouvement populaire porteur d'une alternative moderne au libéralisme.
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D
communiste libertaire était mon organisation à l'époque et nous regardions cette mésalliance de loinil est regrettable de voir ce qu'est devenu l'unef partagée entre PS de droite de gauche et trotskistes
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J
Venant des gens de "la Riposte", je ne pense pas qu'il s'agisse d'une maladresse.
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P
Chère camarade Astrée, il faut bien reconnaître que, même si l'expression est un peu maladroite, compte tenu que ce site est fréquenté par des communistes qui ne nous paraissent pas opportunistes, usurpateurs, etc..., l'expérience nous montre qu'il existe des "communistes" liquidateurs, c'est peut-être à elles et eux que l'allusion s'adressait.En tout, moi, communiste, c'est comme çà que je le ressens.Fraternellement
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A
*de l'eau à mon moulin, sorry.
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A
Merci Emmanuel pour toutes ces précisions. En effet, j'avais mal interprété tes propos (j'ai lu un peu vite...Désolée!)Ton texte m'apporte un éclairage intéressant sur la situation actuelle de l'UNEF et m'aide à mieux comprendre comment elle en est arrivée là. Quant à monsieur Giono (le Roi sans divertissement, hein, faut se d'étendre un peu! ;) ), s'il commence par dire qu'il s'adresse aux "communistes sincères", ça ne me donne même pas envie de lire la suite tellement c'est dit sur un ton hautain et méprisant. Pourtant pour te répondre je suis bien obligée de continuer la lecture...Et ptuis cette névrose qui consiste à distribuer des bons et mauvais points de marxisme me gonfle au plus haut point. Jérémie, tu as un brevet de marxisme? Et peux tu me dire en quoi le point de vue de P.O n'est pas "matérialiste"? Sais-tu au moins ce que ce terme signifie? C'est en tout cas pas à l'UNEF que tu risques de l'apprendre. Encore moins chez la Riposte, les "yakafokon" du communisme. Décidémment, le texte que j'ai écrit sur les "Prédicateurs" te sied à merveille. Je vois que je n'ai pas écrit ce texte pour rien. Tu apportes de l'eu à mon moulin. Merci!Astrée
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E
Astrée,Je crois que quelques précisions s'imposent. Il est vrai qu'il s'agit d'un temps que les moins de trente ans  ne peuvent pas connaître.Dans les années 1990, quand nous étions étudiants Jihad et moi, il y avait deux UNEF.L'une était indépendante et démocratique, apparaissait sur le facs les jours d'inscription pour vendre des cartes (en général en promettant aux bacheliers de polycops de cours qui n'existaient presque jamais et des conseils sur les bons et les mauvais profs qu'ils donnaient au hasard, car ils ne connaissaient pas les profs) et les jours d'élections pour faire voter (argument principal: si tu ne vote pas pour nous, l'extrême droite va gagner), et le reste du temps se consacrait à vendre des sandwiches aux étudiants et les étudiants aux ministres.La deuxième était la nôtre. Ce n'était pas une organisation de masse, certes, faut pas rigoler (environ 7000  adhérents revendiqués, dont au  moins 70% de totalement bidon et 20% de suspects… ce qui faisait quand même sans doute plus de vrais qu'à l'UNEF-ID, et en tout cas beaucoup plus qu'à l'UNEF aujourd'hui) mais c'était un syndicat, présent réellement dans les facs et dans les amphis, qui s'efforçait d'être utile aux étudiants et y parvenait parfois (va voir sur unef.org où il y a pas mal de nos tracts, et en particulier sur paris4.unef.org pour êver à ce qu'était la Sorbonne à notre belle époque). Cette UNEF était injustement accusée d'être une annexe du PCF. C'était totalement injuste. Ce n'est pas parce qu'il y avait une légère majorité d'étudiants par ailleurs adhérents aux PCF au BN (en moyenne 27 sur 31 d'après mes pointages) que les AGE, autonomes, n'étaient pas dirigées collectivement par tous leurs militants, qui étaient d'horizons très divers mais réunis par un but: faire du syndicalisme étudiant.Il n'y a absolument pas eu d'unification entre les deux en 2001. Évidemment, le pitre Giono ne peut pas le savoir, puisqu'il n'était pas né  à l'époque, et ne connaît l'histoire que par les très saintes œuvres du divin Greg Oxley qui ne sait lui-même rien sur la réalité des facs en France.En 2001, il y a eu deux événements parallèles.D'une part, l'UNEF jusqu'alors ID s'est proclamée UNEF tout court (deux mensonges de moins: il en reste quatre). Elle a enregistré à cette occasion l'adhésion d'une petite douzaine de bureaucrates post-brejnéviens mutés. Le pitre Giono nous fait pleurer de rire en nous disant qu'ils avaient mal négocié leur place dans cette UNEF là. Ils l'avaient si bien négocié qu'ils ont été incapables de pourvoir tous les postes au BN qu'on leur avait accordé (pas assez nombreux, même en prenant n'importe qui) et que dans le communiqué, le psote de vice-président était donné vacant parce qu'ils n'avaient pas réussi à convaincre le seul d'entre eux qui pût l'occuper à peu près décemment de l'accepter (il a cédé quelques jours plus tard). À ce moment là, ils n'avaient plus une AGE à eux dans notre UNEF: la seule qu'ils pussent revendiquer, Paris VIII (1200 adhérents, 200 électeurs les bonnes années) avait dû être purgée de presque tous ses militants réels opposés comme tout le monde à toute unification (pour la plupart, évacuation sanitaire vers l'UEC ou, directement, vers des conseils municipaux).Dans le même temps, l'autre UNEF a disparu, parce que ses militants, au lieu de profiter de la chance historique qui les débarrassait de cette petite douzaine de parasites et même en affligeait l'Ennemi héréditaire, ont fait n'importe quoi, n'importe comment, et sombré dans un affligeant mélange d'incantations gauchistes et de crétinisme parlementaire.Voilà pourquoi il n'y a plus qu'une UNEF, dans une totale continuité avec l'UID que nous combattions jadis. Voilà pourquoi je ne suis ni étonné, ni choqué par ce que tu écris sur l'actuelle UNEF: ce sont les mêmes, avec ou sans ID. Les mêmes qui par exemple, ont fait disperser par leur service d'ordre la coord nationale de Censier en décembre 1995. La formule de Jihad, freiner des quatre fers, est musante: d'après les souvenirs des camarades qui y étaient, il s'agissait plutôt de barres de fer, il y en avait plus de quatre, et elles ne servaient pas précisément de freins.Je te faisais juste remarquer qu'il n'était pas congru de qualifier d'incapables des gens qui, globalement, font assez bien le boulot pour lequel ils sont payés. Ça ne signifie certes pas que j'approuve ce boulot. Le drame est qu'il n'y a désormais plus personne de sérieux en face (car je ne considère pas la FSE, qui, à Paris en tout cas, apparaît les jours d'élections pour appeler à jeter un pavé dans l'urne et dans les AG pour appeler à lutter contre la CGT, comme sérieuse).Que les petits savant de la Ligaléon ou de l'Oxley's club trouvent des citations de Lénine à tronquer pour démontrer que c'est bien mieux comme ça ne consolera certes pas les étudiants qui n'ont plus personne pour les défendre individuellement et collectivement.Un mot pour le pitre.Mon petit gars,Je en fais pas partie, moi, de ceux qui te disent que tu devrais quitter l'UexID. Je t'y trouve très bien, tout à fait à ta place. C'est là que vont tous les groupuscules trotskistes qui se foutent totalement de l'intérêt des étudiants, mais ont besoin d'une tribune chic pour s'afficher, en échange de bassesses de toute sorte en coulisses.Mais il y a une chose que je t'interdis, c'est d'appeler "notre UNEF" celle qui est morte, dont tu n'a jamais fait partie, ni aucun de ceux de ta secte. Ce n'étatit pas ton UNEF, ce n'était pas non plus celle du PCF, c'était celle de ses militants qui avaient choisi d'y adhérer pour faire un truc dont tu ignores même la définition, du syndicalisme étudiant.Ton UNEF à toi, c'est la fédération de groupuscules trotskistes montée avec la bénédiction de la direction du PS et de FO et l'argent de la MNEF pour nuire aux étudiants de France. Restes y. 
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J
Doit-on en conclure que le débat contradictoire serait pour toi une "perte de temps"? De quoi laisser songeur et qui t'aurais fait qualifier de "stalinien" si tu n'arborais pas déjà de manière ostentatoire le label "trotskyste". En tant qu'ancien du bureau national de L'UNEF (celle qui a cessé d'être, pas l'usurpation d'identité dont tu te réclames), je vais contredire radicalement l'exposé pseudo-historique (orienté à dessin pour les besoins de la cause je suppose) que tu fais de l'histoire croisée des deux UNEF. D'abord non, les 30 ans de vie séparée n'ont pas été un recul en terme de structuration syndicale: en 1971, année de la scission, l'UNEF n'est plus que l'ombre d'elle-même. Ce n'est pour l'essentiel qu'une "coquille vide" dont la nature syndicale a été dévoyée au point de la voir se revendiquer comme une "organisation POLITIQUE de masse" (caractère de masse invoqué pour masquer sa dérive groupusculaire?). Après 1971, la scission, intervenue sur une base de clarification syndicale, entraîne un sursaut salutaire et un redressement d'activité qui se répercute en adhésions (il est question de 50.000 adhérents à ce moment-là) dans le milieu des années 70. L'ex-UNEF est alors dominante par rapport à l'ex-Unef-US puis l'ex-Unef-ID (alors à majorité lambertiste avant de passer officiellement PS en 1986). En 1986 intervient un basculement net, l'ex-UNEF passant à côté du mouvement anti-Devaquet en désertant les coordinations étudiantes en mettant en balance son poids institutionnel (ça ne vous rappelle rien comme positionnement syndical pendant la LRU?). La sanction électorale est spectaculairement sans appel. Néanmoins, y voir une tendance devenue irrémédiable (ça ne vous rappel rien non plus comme argument?) tient soit de la méconnaissance, soit de la mauvaise foi. Car une second renouveau de l'UNEF, après celui de 1971, intervient en 1990, se soldant par l'éviction d'une partie de sa direction, plus ou moins tentée déjà par la "réunification". Ce sursaut, sur la base d'une relance de l'activité syndicale au quotidien et d'une ligne d'opposition frontale aux réformes anti-étudiantes de JOSPIN (alors ministre de l'Education nationale), permettra un redressement tout aussi spectaculaire que sa chute initiale. Electoralement, l'ex-UNEF fait alors à nouveau jeu égal avec l'ex-Unef-ID (peut-être mieux même, la battant à Paris en 1994 par exemple, malgré une liste dissidente qui réalisait un bon score). L'ascendant n'est donc pas pris "lors des années 90", la première moitié des années 90 correspondant à un redressement. Il est pris dans la seconde moitié des années 90, plus les orientations syndicales étaient diluées par l'avancée de la mutation au sein du PCF en fait. La "scission" de SUD-étudiants explique initialement le petit tassement initial, alors que l'Unef-ID est en pleine phase de relance sur une base de commu-nication tape-à-l'oeil, pour ne pas dire voyeuriste (c'est l'époque de "l'affiche porno"). Un déséquilibre se crée, certes, mais ce n'est pas du fait d'une régression de l'ex-UNEF mais plutôt d'une progression de l'ex-Unef-ID à sa droite (dans le contexte du mouvement de 1995 qu'elle a freiné des 4 fers: on peut même y voir un "vote utile" des anti-mouvement en faveur de l'ex-Unef-ID...). Mais le gros de la chute se fait en fait dans les 4 années qui suivent, c'est-à-dire quand la "mutation" bat son plein, sur la base de renoncements idéologiques qui se répercutent fatalement sur le terrain syndical (les choses allant plus vite dans les organisations de jeunesse). Ces renoncements aidant, les gens de l'ex-UNEF qui vont à la réunification, du moins les dirigeants, savent qu'ils vont se faire bouffer tout crus: ils ont bradé pour l'essentiel ce qui les distinguait de l'ex-Unef-ID au niveau des étudiants et d'un autre côté sur le reste (les manoeuvres bureaucratiques, surtout...), il n'y a pas photo en faveur de l'ex-Unef-ID. Par ailleurs, si l'ex-UNEF ou l'ex-Unef-ID ont pu par intermittence être des "syndicats de masse" (rien à voire toutefois avec avant 1967), je ne pense pas que ce soit le cas sur la dernière période. Ce n'est pas le cas non plus de l'Unef "réunifiée" aujourd'hui, qui en terme de militantisme réel de terrain est en régression sur l'activité par rapport à la seule ex-Unef-ID. C'est plutôt un appareil bureaucratique autocentré où tout est joué d'avance. Dans ces conditions, la comparaison avec la CGT est déplacée: il n'y a rien à gagner à l'Unef(exID) à part prendre des coups et son temps étant donné qu'il n'y a pas de "masses estudiantines" susceptibles d'être convaincues en son sein, tout simplement. 1% de syndicqués en gonflant les chiffres de manière éhontement scandaleuse, ça n'a jamais fait un "syndicat de masse". Enfin, le couplet "c'est plus la méthode de la réunification qui a été mauvaise" me laisse pour le moins songeur. Même si une partie des constats pourraient être justes dans l'absolu, ils sont en décallage plus ou moins patent avec les réalités de l'époque. Ca a un côté horipilant propre au discours "yaka", conjugué au passé par quelqu'un qui ne connaît la période ni de près (mais je ne le lui reproche pas vu son âge) ni de loin (ce qui est bien plus problématique pour quelqu'un qui revendique sur facebook la continuité avec l'ex-UNEF).
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J
<br /> Cette lettre est interessante... D'habitude, répondre à ce genre d' "argumentation" n'est que perte de temps, mais je vais tout de même le faire pour les quelques militants communistes sincères qui ont eu le bonheur de tomber dessus...<br /> Etant cité personnellement dans ce pamphlet, j'y ferai donc une réponse personnelle n'engageant que moi...<br /> Tout d'abord, l'auteur nous fait un bref historique du processus de réunification qui a eu lieu au début des années 2000 entre les deux UNEF. Outre le fait que ce récit contient en partie des informations innexactes et des racourcis, et que son ton relève plus de la théorie du complot digne d'un mauvais épisode de série B que d'une explication politique matérialiste de l'histoire, le fond du problème n'est pas là. On nous explique, à juste titre, que la réunification s'est soldée par l'éviction des communistes de l'UNEF réunifiée; on nous dit, encore à juste titre, que l'actuelle direction de l'UNEF a une mauvaise orientation; et cela étant dit, on veux nous en faire tirer la conclusion que le principe même de la réunification est intrinsequement mauvais ! C'est un joli sophisme, mais on ne nous fera pas passer ça pour un raisonnement "marxiste"! (remarquez, l'auteur a la desence de ne pas se proclamer marxiste)<br /> De mon point de vue, c'est plus la méthode de la réunification qui a été mauvaise (méthode qui découle sans doute de l'orientation politique des dernières directions de l'UNEF avant-réunif) : durant les 30ans de la scission, il y avait 2 organisations de masses dans le milieu étudiant, l'ex-UNEF dominant sur toute la première période, l'UNEF-ID prenant l'ascendant lors des années 90. Et ces 30ans sont un recul important en terme de structuration syndicale, tant d'un coté que de l'autre. La division en est sans aucun doute la conscéquence, même si les reculs commencent un peu avant.<br /> Alors, fin des années 90, alors que l'UNEF-ID dominait et que notre UNEF était en perte de vitesse, que fallai-il faire? Fallait-il laisser continuer les choses, et laisser notre syndicat régresser au rang d'un gropuscule n'ayant plus aucun poid dans le milieu étudiant, au même titre que SUD ou la FSE aujourd'hui? Faire ce choix serait revenu à laisser aux réformistes des "ailes gauches" du PS la direction du seul syndicat de masse restant, l'UNEF-ID. Je ne suis pas d'accord.<br /> Au contraire, il fallai aller à la réunification, mais pas pour s'y faire "manger" ni pour y faire des compromis de fond. Je pense qu"il aurais fallu que les communistes s'organisent dès le début en force autronome au sein de la nouvelle UNEF réunifiée, dans le double-but d'y peser sur l'orientation et d'en contester la direction aux socialistes réformistes. Et il fallai évidemment exiger un nombre suffisant d'AGE, relatif au poids réelle des communistes de l'époque. Mais ce n'est effectivement pas ça qui a été fait : la direction de l'époque s'est dissoute dans l'UNEF-réunifiée, ne s'est pas démarqué sur le fond, et à bradé l'organisation.<br /> Passons maintenant à la situation actuelle. L'auteur conviendra que l'UNEF réunifiée est un syndicat de masse, vu qu'il sous-entend que l'ex-UNEF en été un (ce en quoi je suis d'accord), et que la taille et le poids au sein du milieu de l'UNEF réunifiée est plus important que celui de cette dernière. Donc, que faire?<br /> Tenter, avec nos petits bras musclés, de "reconstruire" un autentique syndicat de masse? Ou se battre au sein de l'organisation de masse en tant que groupe autonome, sans rien concéder sur le fond, dans les buts évoqués plus haut?<br /> La réponse à cette question fait ce qui a toujours été la différence entre les gauchistes et les communistes, et ce depuis l'époque de Lénine : je préfère renvoyer sur ce lien que recopier la citation : http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1920/04/g6.htm<br /> Notons au passage que le raisonnement du camarade qui nous écrit cette lettre conduirait les vrais communistes à quitter la CGT, dirigée par le réformiste Bernard Thibaut, pour aller... on ne sais où...<br /> L'auteur, visiblement mû par un besoin de justifier sa position, nous affirme que c'est non la sienne seule, mais celle de...l'Union des Etudiants Communistes ! J'avoue que j'aimerai connaitre les sources du camarades, parce-que connaissant personnellement un certain nombre de camarades membres du CN et de la coordination de l'UEC (eux même pour certains adhérents de l'UNEF), je n'avais moi-même pas eu vent de ce volte-face... J'ose espérer que ce n'est pas une pure invention, parce-qu'on ne peut pas impunéement usurper l'identité d'une organisation. Mais ce problème est celui de la direction de l'UEC, pas le mien...<br /> Enfin, sur la critique de l'attitude adopté par la TUUD dans l'UNEF. Il est toujours appréciable de se voir apostopher par un camarade qui de toute façon, quoi qu'on fasse ou dise, explique que nous devrions quitter l'UNEF. Mais passons.<br /> Précisément, et au vue du fonctionnement de l'UNEF, très proche il est vrai de celui de l'UNEF-ID (ce que personnellement je regrète), sur un vote de direction, les postes sont réparties en fonctions des scores des tendances au Congrès, la direction allant à la tendance majoritaire. Par conscéquent, voter contre une direction proposée par la tendance majoritaire reviens à dire qu'on quitte le syndicat, et ce n'est pour l'instant pas notre orientation à ce que je sache... Notons au passage que l'auteur passe sous silence l'attitude de la TUUD pendant le mouvement LRU : participation active au CECAU, activité de terrain, appel à continuer la mobilisation après l'appel à l'arret de la grève de la direction de l'UNEF... Mais ça arrive à tout le monde de faire des oublis...<br /> Mais bon, après tout ce genre de débat ne sont que discussion d'initiés, et n'ont aucun impact sur la grande masse des étudiants, donc nous aurons toujours l'occasion de lutter ensemble pour la défense des étudiants !<br /> Fraternellement<br /> Jérémie GIONO, membre du BN de l'UNEF<br />
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A
Bonjour Emmanueloui c'est bien moi qui est écrit ce post (désolée j'ai oublié de signer). Ce que j'ai dit s'applique à mon expérience que ma fac, à paris 1. Les militants de l'UNEF(pour certains, pas tous heureusement) et les dirigeants locaux ont clairement saboté le mouvement anti LRU alors qu'il y avait possibilité de faire quelque chose. Ils disaient (Julliard puis Prévost) à la télé, dans les journaux, chez Fogiel, Ruquier, etc. que les grèves et les manifs n'étaient pas nécessaires, puisqu'ils avaient réussi à négocier avec Pécresse un accord qui leurs convenaient (5 milliards pour le plan licence, idée de Pécresse, rejetée par les étudiants mobilisés). La vérité est que le PS étant pour le plan LRU (souvenz vous de la campagne de Royal), l'UNEF n'a pas bougé le petit doigt, au contraire, elle a tout fait pour pourrir le mouvement. Je ne sais pas comment l'UNEF était avant, je suis trop jeune pour le savoir (j'ai 22 ans), mais je peux te dire que ce qu'elle est devenu aujourd'hui ne me convainc guère. Les mlitants UNEF majo de ma fac passent leur temps à essayer de faire adhéréer au MJS ou au PS, pendant le sprésidentielles, ils appelaient à voter Royal, bref, est-ce le rôle d'un sydicat étudiant de signer avec le ministre sans vraiment négocier, est-ce aussi son rôle de faire de la pub pour un parti? Je ne crois pas. Je ne connais pas les subtilités internes à l'UNEF, mais en tout cas, ce qui en ressort c'est un syndicat qui semble bien pourri et surtout verrouillé (comme à l'air de le dire Yaneck). Autant j'ai envie de me battre pour mon Parti qui je pense n'est pas voué à être fagocyté eternellement par cette bande d'incapables post communistes qui est à sa tête, autant je n'ai pas envie de bouger le petit doigt pour défendre une orga étudiante qui nous à planté maintes fois des couteaux dans le dos.C'est pourquoi je trouve l'idée de P.O interessante. Affaire à suivre?salutations fraternellesAstrée
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