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Réveil Communiste

Vénissieux, 300 jours après, quel état des forces communistes au PCF?

10 Juillet 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

J'ai retrouvé sur le site de la section de La Seyne la déclaration produite à la suite de la rencontre de Vénissieux, 31 août et 1er septembre 2007. Je le remets en ligne, alors que des intitatives semblables s'annoncent pour la fin de cet été. A la lecture de ce compte rendu, on voit que se réunir pour discuter, sortir de l'isolement, c'est bien, mais que cette fois ça ne suffira plus, il faudra en sortir avec des solutions pour unir soldement  le bloc communiste au PCF, et obliger le bloc postcommuniste à se démasquer comme tel, et/ou à se disloquer. Il serait intéressant qu'avec le recul les  camarades qui ont participé à la réunion de Vénissieux fassent le suivi, disent où ils en sont maintenant, pour coordonner leurs initiatives. A l'époque, j'avais beau être mobilisé sur ces questions, je n'avais pas été informé de cette réunion. GQ 6 juillet 2008

RENCONTRE NATIONALE

150 communistes, membres ou non du PCF, réunis à Vénissieux, samedi 1er septembre 2007, ont affirmé ensemble la nécessité de l'existence d'un parti communiste en France et se sont dotés d'une coordination pour mieux se faire entendre. Une résolution a été adoptée à l'issue de cette journée (voir encadré).

« Fini le bricolage ! » : Cette formule d'André Gerin aurait pu être le mot d'ordre de la rencontre nationale qui a réuni 150 militants communistes à Vénissieux le 31 août et le 1er septembre 2007. Les co-organisateurs de cette université d'été avaient confectionné une banderole plus classique qui énonçait : « Reconstruire l'espoir : quel Parti communiste aujourd'hui ? » À l'issue de débats passionnés et passionnants, les participants se sont entendus pour adopter un texte en forme de signal, affirmant leur volonté commune de travailler ensemble et de coordonner ce travail, par-delà les différences d'itinéraires, d'analyses, d'expériences, voire même parfois par-delà leurs divergences. C'est ce que le député-maire de Vénissieux entendait par « Fini le bricolage ! ».

Une vingtaine de départements étaient représentés, de l'Aude au Pas-de-Calais en passant par la Somme, l'Isère, la Seine-Saint-Denis, la Haute-Loire ou le Loir-et-Cher sans oublier Paris. Quatre autres avaient envoyé des messages d'encouragement accompagnés d'excuses pour cause de fête ou de réunion. La diversité des « sensibilités » n'était pas moins grande, entre les communistes toujours membres du PCF et ceux qui l'ont quitté, par choix ou poussés vers la sortie par ceux qui contrôlent « l'appareil », entre ceux qui se veulent communistes sans avoir jamais adhéré au PCF et d'autres que des luttes ont amené à rejoindre telle ou telle coordination, réseau ou ligue, entre ceux qui pensent qu'il faut poursuivre le combat à l'intérieur du PCF pour remettre le parti sur les rails et ceux qui sont persuadés que c'est une bataille perdue d'avance, entre ceux qui condamnent sans appel la direction nationale du PCF et ceux - peu nombreux il est vrai - qui lui trouvent encore des circonstances atténuantes.

En ouvrant la première séance, le secrétaire de la section de Vénissieux, Serge Truscello avait pris soin de fixer les limites de l'exercice : « permettre aux communistes encartés ou pas d'avoir un échange pour être plus offensifs en cette rentrée et poser des jalons pour aller plus loin ». Chargée d'introduire les débats, l'animatrice du réseau dans le Rhône, Marie-Christine Burricand se félicita de cette exceptionnelle affluence qui n'était pas gagnée d'avance, compte tenu de la période mais aussi des difficultés d'organisation rencontrées par nombre de communistes isolés ou ostracisés au sein du PCF, compte tenu également de la variété des analyses et des positionnements des uns et des autres. « Ce qui l'a emporté, souligna Marie-Christine Burricand, c'est notre capacité à conserver des liens et à privilégier ce qui nous rassemble ».

Face à une direction qui « n'en finit pas de s'excuser d'être communiste » et qui abandonne progressivement toute référence au communisme, cette rencontre nationale a été organisée pour « nous mettre d'accord sur une permanence de liens entre nous et sur notre volonté de faire vivre une organisation communiste dans ce pays ». La séance du samedi matin fut consacrée à un état des lieux, département par département. Désolante litanie : sections et cellules d'entreprises liquidées, directions départementales transformées en clubs d'élus locaux maintenus sous perfusion par le PS, parti absent de la bataille d'idées et des luttes, cellules privées de financement par la direction, militants découragés. Au point de conduire le secrétaire fédéral du Pas-de-Calais, Jean-Claude Danglot à faire ce constat : « aujourd'hui, il y a plus de communistes sincères hors du parti qu'à l'intérieur ».

Monté de Marseille avec une dizaine de ses camarades, Charles Hoareau est l'un d'entre eux. Il expliquera les espoirs suscités par cette rencontre nationale. Sur le plan local, l'audience est réelle, des luttes sont conduites victorieusement avec le soutien de la population, mais hors des Bouches-du-Rhône, « il y a un manque de lisibilité nationale ». Et Charles Hoareau de conclure : « il ne faut pas que ce soit une réunion sans lendemain ». De nombreux intervenants formuleront le même souhait, certains allant même jusqu'à préconiser l'organisation d'une « tendance » au sein du conseil national du PCF « pour donner une dimension nationale à notre opposition ». « Qui dit lutte interne dit organisation interne » lancera une participante. Mais d'autres diront leur scepticisme, refusant de s'investir dans une bataille interne perdue d'avance face à une direction « qui contrôle l'appareil et le fric » et préférant travailler à la construction d'une relation de confiance avec les salariés et la population.

Par-delà ces divergences d'appréciation, tous étaient en tout cas d'accord pour constater que les Français ont plus que jamais besoin d'un parti ou d'une organisation communiste en ordre de marche pour contrer les orientations d'un capitalisme mondialisé et d'une droite décomplexée, pour porter un projet de société différent, orienté vers le bien de tous, pour ouvrir des perspectives et préparer de nouvelles conquêtes sociales comme en 1936, comme en 1945, comme en 1968. Travailler au rassemblement de tous les communistes du pays est précisément l'objectif fixé à la coordination dont les participants ont décidé de se doter à la quasi-unanimité.

La rencontre de Vénissieux n'avait pas vocation à se muer en congrès, ce qui permit finalement l'adoption d'un texte qui sera diffusé lors de la Fête de l'Humanité et adressé à tous les communistes, pour leur proposer une base de rassemblement et de discussion. « La plus belle victoire de cette réunion, concluera l'un des participants, c'est que des communistes membres du parti et d'autres qui l'ont quitté se parlent et aient envie de travailler ensemble pour reconstruire un projet de société ». André Gerin conclut la rencontre en insistant sur son importance politique, « sans pour autant se raconter d'histoires ». Une prochaine réunion se tiendra fin octobre, début novembre à Paris. D'ici là, la Fête de l'Humanité aura certainement permis à de nombreux participants de se revoir et de discuter de leur démarche avec d'autres communistes.

Jean Pierre Ravery

Le peuple de France a besoin d'un Parti Communiste porteur d'un projet Révolutionnaire

Dans la diversité de leur situation locale, de leur histoire et de leurs analyses, 150 communistes, membres ou non du P.C.F, délégués de 26 départements ont fait le constat que l'existence d'un Parti communiste en France et la revitalisation d'un point de vue communiste sont plus que jamais nécessaires.

Le capitalisme mondialisé, dominant toutes les régions du monde et tous les domaines de la vie, fait la preuve de sa nocivité et de son incapacité à répondre aux besoins de l'Homme. Face à cela, il faut une organisation politique

  • qui offre une autre perspective de développement,
  • qui affirme que le capitalisme n'est pas la fin de l'Histoire,
  • qui travaille à inventer le socialisme du 21ème siècle,
  • qui réaffirme la nécessité du communisme,

Cela ne se fera pas sans permettre à la classe ouvrière de notre temps, au monde du travail dans sa diversité, au peuple, à la jeunesse d'intervenir dans le combat anticapitaliste.

Ils font le constat que la direction du PCF tourne le dos à cette exigence. Elle organise le recul des idées communistes. Elle fait le choix de prolonger la stratégie qui a conduit au désastre électoral des présidentielles, 1,9 %. Refusant d'en tirer les leçons, elle poursuit le processus de liquidation et met à l'ordre du jour de deux prochains congrès, fin 2007 et fin 2008, la question de la disparition du PCF.

Ils dénoncent cette orientation et affirment leur détermination, chacun à leur place, à faire vivre, en toutes circonstances, les idées communistes et un parti communiste ancré dans la lutte des classes et le combat révolutionnaire.

Pour eux, cet objectif commun est indissociable de leur engagement dans les entreprises et les quartiers, contre la politique au service du MEDEF, antisociale, antinationale, sécuritaire et guerrière, menée par Nicolas Sarkozy. Ils s'engagent

  • À poursuivre le rassemblement du NON à la constitution européenne et à lutter contre la mondialisation, en particulier en mobilisant contre tout nouveau traité,
  • À lutter pour la reconquête de la souveraineté populaire, la sortie de l'OTAN et la préservation des acquis du Conseil National de la Résistance,
  • À être partie prenante de la lutte internationaliste avec les partis communistes et progressistes du monde.
  • À lutter avec les peuples de la terre pour la paix, le désarmement et la solidarité internationale contre l'impérialisme au moment où Nicolas Sarkozy vient d'afficher son alignement sur Bush.

Les participants à cette rencontre affirment leur volonté de se rencontrer pour poursuivre le débat, de se coordonner de façon durable et régulière dans l'objectif de travailler au rassemblement de tous les communistes pour un autre projet de société.

Un premier rendez-vous est proposé à la fête de l'humanité sur plusieurs stands qui afficheront cet appel. Les signataires appellent les communistes qui le partagent à se retrouver fin Octobre dans une nouvelle rencontre nationale.

Vénissieux, le 1er septembre 2007

Faîtes circuler cette résolution, n'hésitez pas à réagir à donner votre opinion, à faire des suggestions.

  Post Scriptum :aux communistes ou pas désirant contribuer à l'existence d'un PCF à l'offensive !
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A
Rencontre communiste de Vénissieux, 31 août et 1er septembre 2007 (texte datant du 3 septembre 2007):Une étape encourageante dans la riposte à la liquidation du PCF Avec d’autres camarades connus pour leur opposition à la stratégie de Mutation-démolition du PCF mise en œuvre par sa direction, nous avions décidé en juin d’organiser une rencontre nationale à la rentrée pour faire le point. Nos attentes étaient très fortes d’échanger avec nos camarades, de connaître l’état d’esprit des communistes ailleurs dans le pays, de passer à un autre niveau de coordination. La situation politique le rend en effet encore nécessaire. Une nouvelle étape est franchie avec la mise à l’ordre du jour explicitement de la disparition du Parti (voir CN des 22 et 23 juin) et la convocation de deux congrès en décembre 2007 et fin 2008. Dans le même temps, le besoin de moyens politiques pour faire vivre nos organisations du PCF sur une base de lutte est encore plus grand devant la politique de Sarkozy. Par rapport à ces attentes, nous revenons de la réunion de Vénissieux avec le sentiment que nous avons participé à une étape encourageante. La réunion est un succès de participation : 146 camarades de 26 départements. Etaient notamment présents des responsables de deux fédérations (Pas-de-Calais et Haute-Saône), de plusieurs sections (dont Vénissieux, Saint-Fons, Paris 15ème, Illkirch-Grafenstaden - Béziers, Ouest-Var étaient excusés pour cause de fêtes locales du Parti), de cellules d’un peu partout, de réseaux de communistes (Rhône, Charente-Maritime, Fontenay-sous-Bois, Amiens…). On comptait aussi 8 membres du Conseil national, des membres de CD… Des représentants de groupes qui ont quitté le Parti participaient aussi à la réunion (dont Rouges Vifs Midi). La qualité de l’organisation par nos hôtes de la section de Vénissieux et du Rhône, leur présence nombreuse, leur riche participation aux débats sur la base de leurs expériences de lutte font partie des éléments encourageants. L’échange sur les questions internationales a apporté beaucoup d’informations et d’éléments d’analyse. Sur le PCF, les participants se sont tous accordés pour identifier la nouvelle étape du processus de démolition, dans la continuité de la « Mutation », du démantèlement des organisations communistes de base, de l’abandon des positions de lutte, de la stratégie d’effacement de l’identité communiste qui a conduit au désastre électoral de MG Buffet aux présidentielles. Il ressort que l’on n’a plus à hésiter pour la caractériser ouvertement comme une « liquidation ».A l’exception de membres des groupes extérieurs, la quasi-totalité des camarades estiment qu’il est nécessaire d’intervenir à l’occasion du congrès extraordinaire de décembre. Cette question a fait débat dans les sections, notamment devant l’organisation délibérément brouillée de ce congrès. Mais il paraît indispensable de ne pas banaliser la fatalité entretenue insidieusement de l’hypothèque sur l’avenir du parti. Les procédés utilisés par la direction révèlent aussi une réalité : une majorité de communistes refuse leurs scénarios de recomposition politique et d’effacement du PCF. Des camarades isolés, entre autres, ont fait état des difficultés rencontrées et du courage qu’il faut pour contrer certaines pratiques de direction. D’autres, de plusieurs fédérations, ont fait état d’expérience de revitalisation, de recréation de cellules voire de sections. Des camarades ont réadhèré pour militer, pour peser et rassembler des communistes. L’exigence d’une visibilité accrue du caractère national de notre opposition a été largement soulignée, de même que l’exigence d’animer des campagnes de lutte sur les questions cruciales du moment, compte tenu des défaillances de la direction, contre la casse de la sécurité sociale (des retraites avec les régimes spéciaux), contre la casse de l’université, pour le rejet du nouveau traité européen… La volonté s’est exprimée d’aboutir à une meilleure forme d’organisation, de coordination entre nous, « dépassant le bricolage passé ». Un texte a été discuté et adopté en fin de réunion. Son existence est importante. Nous le mettrons en ligne quand il nous arrivera avec les corrections adoptées. Il traduit la conviction partagée par tous les participants de la validité, de la nécessité pour l’avenir de l’existence du Parti communiste, « ancré dans la lutte des classes et le combat révolutionnaire », pour combattre le capitalisme mondialisé. Voilà les principaux éléments que nous avons retenus eu égard à nos attentes et à nos analyses. Nous avons exprimé notre désaccord avec l’idée défendue principalement par les représentants des organisations constituées hors PCF que la bataille du PCF n’est pas primordiale, qu’il serait temps de construire une autre organisation, de se coordonner avec « tous les anticapitalistes ». Les expériences dans ce sens sont peu concluantes. Le risque d’éclatement, le risque de rupture avec le fil historique qui a fait du PCF le parti de masse et de classe, outil efficace du monde du travail pour combattre le capitalisme est beaucoup trop grand, dans le contexte actuel d’affaiblissement, sans parler des appels du pied de « l’extrême gauche ». Le texte final, consensuel, tient compte de cette « diversité ». Pour nous quand le texte s’intitule « la France a besoin d’un parti communiste », c’est du parti communiste français. Le principe a été retenu d’une nouvelle réunion du même type en Région Parisienne en octobre. Nous nous sommes proposés pour participer à son organisation. D’ici là, la Fête de l’Huma, et les stands des organisations présentes à Vénissieux seront des lieux pour poursuivre le débat et sa concrétisation. Emmanuel DANG TRAN (secrétaire PCF Paris 15, membre du CN et du CD75), Claude FAINZANG (Paris 19ème, membre du CN et du CD75), Josette GAWSEWITCH (Paris 15ème , CD75), Joran JAMELOT (Paris 14ème)
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A
Camarades, pour unir le "bloc communiste au PCF", il faut unir ceux qui pensent qu'il y a encore un avenir dans le PCF. Pour moi, les post-communistes sont autant notre direction mutante que ceux qui attendent le congrès pour créer une nouvelle organisation, un "parti communiste révolutionnaire" qui laisserait le parti aux mutants-liquidateurs. L'unité se fera avec ceux qui font vivre le parti, dans la base militante, et dans ses organisations. Je mets le compte-rendu de camarades qui ont participé à la rencontre à Vénisseux
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