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Réveil Communiste

Texte d'André Gerin sur la politique industrielle

12 Juin 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

Interview au Nouvel Economiste

Prolonger le débat sur la politique industrielle

 

Le 11 juin 2008

 

L'interview que j'ai accordée au Nouvel économiste a suscité de nombreuses réactions, allant de l'acquiescement à la réprobation et posant, chemin faisant, de nombreuses interrogations. C'est pourquoi il me semble utile de bien préciser ma pensée tout en notant que le journaliste a respecté ma façon d'être et mes points de vue.

 

Je pense que les questions de l'industrie, de la production, de la plus-value, du profit deviennent un enjeu révolutionnaire. Une approche nouvelle, libérée de nos dogmes des années 1960-1970, est indispensable pour répondre aux contradictions fondamentales d'un capitalisme en pleine expansion financière mais qui, parallèlement se détruit, tend à se nier, étouffant l'économie industrielle pour satisfaire sa soif de profits immédiats. La contradiction capital/travail demeure au cœur de la société, exacerbée comme jamais, appauvrissant tendanciellement le travail, les métiers, l'innovation, les hommes et les pays à force de n'en prélever que la crème la plus juteuse.

 

Partons d'une question simple et actuelle : l'alliance entre le monde du travail et les patrons producteurs - par opposition aux gérants de la finance - est-elle nécessaire, judicieuse, souhaitable ou, au contraire, à proscrire totalement ? N'est-ce pas la négation pure et simple de la lutte des classes ?

 

On ne peut répondre à cette question d'un point de vue communiste qu'en étudiant les évolutions du capitalisme dans un pays développé comme la France et en définissant clairement notre projet de société.

 

Dans mon livre « Et si le capitalisme avait fait son temps », publié en 2004, j'abordais la question du capitalisme contemporain en ces termes : « Le capitalisme est de plus en plus marqué par la dictature de la finance. Le profit financier prend le dessus dans le processus de mondialisation. Le marché est devenu un instrument. Il existe à la fois une loi du marché et une dictature de la bourse. C'est cette tendance dominante qui ficelle le développement économique des pays. C'est un cancer qui remet en cause pour une part, le capitalisme industriel, le capitalisme des métiers, le capitalisme des savoir-faire. La culture du capitaine d'industrie n'existe quasiment plus dans les grandes entreprises. »

 

J'ai visité cette semaine l'usine Yoplait du Mans, une usine moderne et performante. J'ai été reçu par des syndicalistes CGT combatifs et revendicatifs, notamment sur la question des salaires, dans un syndicat d'entreprise bien implanté qui vient de recueillir 300 voix des 330 salariés de l'entreprise. J'ai été reçu également par le directeur de l'entreprise, un homme qui manifestement a son métier à cœur.

 

Que retenir ? La contradiction capital/travail est bien réelle dans l'entreprise et s'exprime dans des luttes sociales. L'affrontement entre salariés et patron n'est pas feint. Mais il se déroule sur un fond d'inquiétude commun : les marchés financiers qui spéculent à tour de bras, mondialement, sur les produits alimentaires constituent une menace pour la pérennité d'une entreprise qui tourne pourtant bien, qui produit propre et utile.

 

La loi du marché n'est plus ce qu'elle était. Les dés sont pipés. La spéculation financière pourrit les marchés et menace la production. Le lait est cher non pas en raison d'un mal mystérieux qui rendrait les vaches moins productives mais parce que la rareté a été organisée pour faire monter les prix. Résultat à l'autre bout de la chaîne, les consommateurs achètent moins de yaourts, provoquant l'inquiétude chez Yoplait.

 

Défendre les productions, développer une politique industrielle fait partie des tâches qui incombent aux révolutionnaires. La République sociale, le socialisme que nous voulons ne se fera pas sans les Yoplait, à la fois pour l'emploi et la satisfaction des besoins. Le communisme que nous concevons repose sur un développement conséquent des forces productives et l'abondance qui en résulte.

 

Dans le livre I du Capital, Marx analyse la valeur des marchandises sous un double jour : valeur d'usage et valeur d'échange. L'antagonisme entre l'une et l'autre n'a jamais été aussi grand, au point de quasiment nier la valeur d'usage au nom de la valeur d'échange. Or sans valeur d'usage, quel échange peut subsister ? Nous sommes bien au cœur de la contradiction qui mine le capitalisme et plonge des milliards d'individus dans la misère.

 

Partant de ces réalités, j'assume entièrement ma proposition de rechercher des alliances politiques avec le monde du travail, ouvriers, employés, techniciens, ingénieurs, cadres et des patrons qui continuent d'investir dans la production de marchandises utiles au bien être des hommes et au développement de la société française, contre les délocalisations. Puisqu'on parle beaucoup en ce moment du rôle des grandes surfaces dans la baisse du pouvoir d'achat, il faut savoir que les patrons de la grande distribution ont largement déserté le terrain de la production pour s'investir dans le commerce et la finance. Ils répondent en cela à la tendance mondiale qui pousse les capitalistes à accumuler des profits en jouant des mécanismes spéculatifs et des rapports de force, sans extorquer eux-mêmes la plus-value qui se réalise dans la production.

 

Après les « 30 glorieuses » de l'après guerre, nous avons sombré dans les 30 décadentes, au milieu des années 1970. Les aspirations de 1968 pour une individualité mieux épanouie et plus assumée ont été dévoyées dans l'individualisme, l'égoïsme, le chacun pour soi, au nom de la société de consommation chargée de pérenniser les taux de profit du capital. Se sont développées des zones de profits aussi fabuleuses que parasites, hors industrie, dans des activités telles le sport, le jeu, les trafics, la drogue, les médias, les « people », engendrant une idéologie du superficiel au détriment des questions sociales et des questions de classes. Car, naturellement, il n'y a plus de classes !

 

Ce n'est pas nier la lutte des classes que de prendre en compte l'ensemble des contradictions qui travaillent la société. Pas plus que nos aînés n'ont trahi les principes du communisme en faisant alliance dans la Résistance avec les Gaullistes, nous ne les saborderions en préconisant une politique d'union du peuple de France audacieuse.

 

Le projet de société que nous défendons repose sur quelques principes simples : maîtrise sociale et publique de la production. Cela suppose de remettre la finance à sa place : celle d'un levier pour développer les productions utiles et la promotion des hommes. Il faut donc acquérir une maîtrise sociale et publique de l'argent au détriment des spéculateurs, fussent-ils des fonds de pension.

 

L'alibi des retraités anglo-saxons qui « bénéficient » de ces revenus ne tient pas la route. Le système engendre trop de dégâts et trop de misère. Il appartient aux peuples de ces pays de trouver des solutions pour ne pas faire supporter à d'autres leurs financements sociaux. Songeons qu'en France, nous finançons deux fois les retraites : une fois les nôtres par le biais des charges sociales, et une deuxième fois celles de pays où s'exerce la retraite par capitalisation, via des prélèvements sur les profits réalisés dans les entreprises que les fonds de pension ont acquis dans notre pays.

 

Pour remettre les pendules à l'heure, l'intervention de l'Etat est nécessaire. Les alliances sont indispensables pour conquérir le pouvoir dans la perspective d'une maîtrise publique de l'argent. Elles doivent être pensées et organisées en ce sens. C'est affaire de luttes sociales tout autant que d'un immense combat politique.

 

La droite ne le veut pas pour des raisons de classe historiques. La gauche non plus, le PS par renoncement, par adaptation et abandon définitif de la lutte des classes et du mot « révolution ». Reste le peuple qui souffre et rue dans les brancards. Le PCF doit se ressaisir en proposant une union audacieuse du peuple de France. Il s'agit bel et bien d'aller à la conquête des pouvoirs politique, économique et financier. Les classes populaires, le monde du travail ont cette mission historique à accomplir : faire entrer la République dans la sphère monarchique de l'économie et de la finance. De ce point de vue, il est grand temps de faire voler en éclat la pensée unique.

 

Dans la France, pays capitaliste développé, nous sommes arrivés à un point de rupture radical. Une alternative est une absolue nécessité pour sauvegarder non seulement l'héritage du mouvement ouvrier mais aussi le meilleur de 1789, de tout ce qu'il y a de progressiste dans notre passé républicain, le meilleur du siècle des lumières.

 

André GERIN


 

Note RC : lien à la brève de GQ : "sur une certain purisme au PCF en matière d'économie" lire ici

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P
Entièrement d'accord avec El Diablo. D'ailleurs le meilleure internationalisme qui soit, c'est celui qui s'appuye sur... la nation ! Je rappellerai simplement que l'UE, appelée Europe par les capitalistes, nous la joue très pseudo-internationaliste ("tout le monde peut circuler, c'est super") pour mieux détruire les nations.
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E
Les troskistes ( de La riposte?)  ne comprendrons jamais rien aux questions de "la nation". Pour ma part je pense que, pour une  très longue période historique encore, la nation reste l'espace privilégié de la lutte contre le capitalisme. En voulant dissoudre les nations dans une sorte de nouvel empire divisé en régions, les tenants de l'Union Européenne l'ont très bien compris...pas nos amis de la Riposte, de la LCR et de LO par exemple...c'est regrettable je pense.
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G
Why not? Il a soutenu le patriotisme irlandais. Lénine le patriotisme des peuples de l'Empire Russe. Le PC de l'URSS a conduit le patriotisme russe à la victoire contre l'envahisseur nazi. Le PCF était la principale force du patriotisme de la résistance française. Le patriotisme cubain, vietnamien, ne comptent pas pour rien dans la défaite de l'impérialisme américain. J'arrête parce que j'enfonce des portes ouvertes là. Tout patriote n'est pas "for church and king".
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G
Chers camarades,Faut-il déduire de ce qu'écris Gilles qu'il faudrait une sorte d'alliance "patriotique" entre les travailleurs et les capitalistes "patriotiques" ?Selon Marx, les travailleurs "n'ont pas de patrie". Lui-même était résolument hostile à toutes les formes de patriotisme. Nous devrions l'être aussi.Voir à ce sujet notre document "Le Marxisme et la question nationale".http://www.lariposte.com/Le-marxisme-et-la-question-nationale-992.htmlFraternellement,Greg Oxley
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G
Marx écrit bel et bien qu'il y a une contradiction entre valeur d'échange et valeur d'usage de la marchandise et il va juqu'à la développer en imitant par une sorte de jeu le mode d'exposition hégélien, dans le premier chapitre du livre 1 du Capital. VE et VU sont en effet ce qu'en dit Greg. Mais Gerin a tout a fait raison de s'appuyer sur cette analyse classique des contradictions de la marchandise pour justifier une politique industrielle, c'est à dire une politique pour favoriser l'économie réellle qui produit des bien réels, "utiles", contre la politique de spécialisation parasitaire entreprise pour les secteurs modernes-modernistes de la bourgeoisie française, ceux qui sont atlantistes, européens et antipatriotique.Pour ce qui est des accusations (et autoaccusations!) de sectarisme, je ne vois pas ce que ça ajoute au débat de parler de "haine" ....
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G
Chers camarades,Il va falloir écrire une sorte de critique générale des idées défendues par Gérin. Cela aurait été fait depuis un moment, mais nous avions d'autres chats à fouetter en priorité. Mais, décidément, les propos de Gérin sont extrêmement confus. Il dit que son interview a provoqué des réactions (hostiles, je suppose, entre autres) et qu’il veut faire une clarification. Mais la "clarification" ne fait que rajouter à la confusion.<br /> Ce n'est pas la première fois, dans le PCF, que nous avons à faire à ce que les Anglais appellent du "bluff". Convaincus que la majorité des communistes n'ont jamais étudié Marx - et en ceci ils n'ont pas tort, hélas ! - de nombreux dirigeants se mettent à attribuer des idées à Marx de la manière la plus cavalière, comme le fait Gérin.Le camarade "Caius", qui s'efforce de nous aider en définissant  et "valeur d'échange" et "valeur d'usage" comme "la différence entre la valeur du bien (la quantité de travail socialement nécessaire à sa production) et le prix du bien, constaté sur les marchés", ne fait, malheureusement, qu'aggraver les choses.Par "valeur d'usage" Marx entend tout simplement l'utilité d'une chose. Un marteau sert à planter des clous, une voiture nous permet de nous déplacer, etc. La "valeur d'échange" concerne uniquement des marchandises, c'est à dire des biens destinés à l'échange. Dans le processus d'échange, les équivalences sont déterminées par la quantité de travail nécessaire à sa fabrication, mesuré en heures de travail "socialement nécessaires" (tenant compte du niveau de technologie du moment). Les prix réellement pratiqués oscillent, pour ainsi dire, autour de cette valeur d'échange, en fonction des circonstances. La valeur d'échange d'un bien n'a absolument aucun rapport avec sa valeur d'usage. Elle est déterminée exclusivement par la quantité de travail qu'il contient, et ne tient aucun compte de l'usage qui en est fait.Si on relit ce qu'a écrit Gérin à la lumière de ces faits, on se rend pleinement compte de la stupidité de ses propos.Fraternellement,Greg Oxley<br />  
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E
Je ne suis pas sûr d'être totalement d'accord avec les positions exprimées par André Gérin. Je crois qu'elles méritent d'être discutées sérieusement.Mais quand je vois les caricatures qu'en donnent les différentes sectes qui prétendent chacune incarner à elles seules la vérité communiste, avec leurs méthodes habituelles, dogmatisme pseudo-marxiste, mensonge délibéré (Où Gérin fait-il l'éloge du capitalisme Peugeot ? Soit Jérôme considère PSA comme une PME, soit il ment délibérément), je ne peux qu'avoir de la sympathie pour Gérin qui lui, réfléchit et soumet des propositions au débat.C'est une des grosses difficultés au PCF actuellement pour qui veut construire une alternative fidèle à l'histoire du PCF face à la direction.  Il a immédiatement contre lui la coalition haineuse des sectes qui ne veulent rien construire, mais juste recruter quelques adeptes en brandissant leur vertus minoritaires.Pour la version trotskiste, voir en plus de ce qui est ici http://www.lariposte.com/forum/index.php/topic,728.0.html : André Gerin : une fausse "gauche" du PCF, par le gourou Oxley, et la façon dont ses fidèles adeptes en rajoutent.Pour la version passéiste savamment indéterminée que vend la secte dan tranienne, c'est en gros la même chose. http://vivelepcf.over-blog.fr/article-20005429.htmlL'erreur serait évidemment de vouloir absolument rechercher l'unité avec elles. La seule méthode efficace est de les ignorer, ce qui les ramènera à leur importance réelle.Je sais qu'en lisant ça certains camarades penseront "Et Rouges-Vifs ? Ce n'est pas une secte ?". C'est aussi pour échapper à ce système de concurrence des sectes faisant de la surenchère sur le thème "Plus antimutant que moi tu meurs" que nous avons choisi de nous constituer en association, pour tenter de faire de la politique. Cela n'enlève rien, je le répète, à ma sympathie pour ceux qui veulent vraiment changer le PCF dans un sens fidèle à son histoire.
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P
La prise du pouvoir, parlons-en (enfin) !Parce que si vous les copains antiliquidateurs ne voulez pas prendre le pouvoir, moi si.Je l'ai déjà dit dans ce blog ou chez vivelepcf, André GERIN est quasi le seul à se situer dans cet objectif, c'est pourquoi on l'entend sur tous les sujets.La France à la Libération, l'alliance avec les gaullistes : c'est quand même là que le Parti a agi le mieux au gouvernement dans l'intérêt des travailleurs.Il fallait reconstruire le pays , les routes, voies SNCF, usines, et toutes les infrastructures, réorganiser et épurer l'administration etc.La France aujourd'hui est dans quel état ? Il n'y a pas eu de bombardements mais le capitalisme l'a fragilisée à l'extrême.Des milliers de jeunes en "force de vente" pour vendre du vent fabriqué ailleurs, des savoir-faire perdus et l'économie française amputée de ses atouts industriels.Si nous prenons le pouvoir, croyez vous qu'on nous laissera faire, tranquilles ?en 2 mois, on sera morts sauf...si on gagne la bataille idéologique sur le capitalisme financier ... et avec des patrons pour relever le défi de la relocalisation industrielle, agricole.Si on fait pas ça avec ces gens, dites-moi avec qui et même comme ça, c'est pas gagné, car il est plus dur de remonter la pente de la bataille idéologique que de la perdre ?
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P
Ce qui me semble intéressant dans l'intervention de Gerin, ce n'est pas de lui chercher des poux dans la tête et de le classer dans une boîte avec l'étiquette réformiste, mais d'essayer de comprendre ce qu'il veut dire. Les communistes, s'il luttent contre l'exploitation de l'homme par l'homme, savent très bien qu'il ne suffit pas de prendre le pouvoir et de déclarer le communisme en prenant les bonnes dispositions révolutionnaires pour qu'il se mette en place. S'il y a besoin d'un moment de rupture avec l'existant (ce que nie la direction actuelle du PCF avec une utilisation réformiste de la notion de dépassement du capitalisme), il y a aussi besoin de mettre en place une étape intermédiaire, le socialisme. Dans ce cadre, il y aura nécessité de faire des alliances et de s'appuyer sur des forces sociales qui, si elles n'ont pas forcément intérêt à se battre pour le communisme, ne supportent plus l'état de développement actuel du capitalisme (c'est aussi vrai pour construire le rassemblement nécessaire à la prise de pouvoir). Or, d'une part il y aura besoin de relancer la production industrielle, et d'autre part, un certain nombre de PME subissent la situation actuelle et constituent des forces potentielles sur lesquelles s'appuyer pour permettre cette relance. C'est, à mon avis, ce que veut dire Gerin. C'est aussi un peu ce qui se passe en Chine, à une échelle gigantesque, certes, mais avec une maîtrise du PCC sur l'économie et avec toutes les contradictions que cela entraîne. En tous cas, Gerin n'a jamais dit qu'il ne pensait pas s'appuyer sur la propriété collective des moyens de production en ce qui concerne les secteurs les plus importants de l'économie (à ce sujet, relire le texte "Fier-d'être-communiste" présenté lors du 33ème congrès) et c'est pour moi une ineptie de le taxer de réformisme.
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C
L'article de Gérin est confus et théorise très mal des idées qui mérite pourtant d'être creuser.Sur valeur d'échange et valeur d'usage, qui n'est rien d'autre que la différence entre la valeur du bien (la quantité de travail. socialement nécessaie à sa production) et le prix du bien, constaté sur les marchés, parler de contradiction à ce propose est plutôt étrange... sans doute veut il mettre le doigt sur le différence entre le prix d'un bien et son utilité sociale. Bref qu'il faut poser le problème de la création des richesses et pas seulement de leur réartition.La question du développement des forces productives est une constante de la pensée théorique communiste, et la nécesité de garder un système productif cohérent une condition non seulment de répondre aux revendication ouvrière aujourd'hui mais une condition de la construction du socialisme. Dans ce cadre des alliances avec des fractions de la bourgeoisie, qui défends l'idées de la défense d'une base productive nationale est à discuter. Néanmoins il ne faut pas oublier que la financiarisation est la réponse que trouve l'impérialisme pour assurer le mainteint du taux de profit mais aussi un certain développement capitaliste des forces productives. Que le capital sait que la base de ses profits c'est l'exploitation, que la financiarisation s'appuie sur le réel et pas avant tout sur des comportement compradores. Enfin un compromis politique à trouver ce n'est pas instaurer dans chaques entreprise l'aceptation des ouvriers à leur propre exploitation. Le but des communistes c'est d'assurer un développement des force productives, pas de donner l'assurance à un capitaliste de pouvoir écouler ses produits au meilleurs cout tout en bénéficiant de bas salaires et de la paix sociale. Il n'est pas indifférent que des capitalistes investissent plutôt dans la production que la spéculation, par contre tous n'ont qu'un objecif : la maximisation de leur taux de profit
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