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Réveil Communiste

Question à Maxime Gremetz sur le congrès du PCF et sa réponse

17 Juin 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008


lien au blog de Maxime Gremetz

Sur le blog de Jacques, des textes préparés par MG et ses amis

Je voudrais poser à Maxime Gremetz la question suivante : pense-t-il participer au prochain congrès du PCF? et dans ce cas, participer à un front commun des forces opposées à la liquidation du PCF? Ou bien est-il désespéré de l'évolution de son parti, et dans ce cas comment voit il la recomposition d'une force communiste et populaire en France, qui me paraît nécessaire de toute manière? (message posté par Gilles Questiaux)

Réponse à Gilles QUESTIAUX

Par Maxime Gremetz, vendredi 30 mai 2008 à 17:19 ::

Camarade, Je suis communiste depuis 1956, j'ai des valeurs pour lesquelles je me suis toujours battu au prix fort du point de vue professionnel et personnel.

La lutte des classes ça existe et ça s'amplifie avec un capitalisme dévastateur, exploiteur, gâchant tant de possibilités et de talents, qui amène certains à désespérer et cela se comprend.

La nécessité est plus grande que jamais pour que notre peuple soit défendu partout où il y a problème, la solidarité, la fraternité et la disponibilité des communistes partout où il y a exploitation, injustice, discriminations, pauvreté. Etre proche des gens, sur le terrain pour contribuer à améliorer la situation, à trouver avec les gens des solutions immédiates, porteuses d'un vrai projet de transformation révolutionnaire de cette société où règne la loi du plus fort, la loi du fric et de la finance, en finir avec le système capitaliste, instaurer par le rassemblement populaire majoritaire une société de justice, de fraternité, d'épanouissement de l‘être humain avec des droits et des pouvoirs nouveaux pour les salariés et les citoyens.

Un mouvement populaire conscient et déterminé, porteur de propositions véritablement transformatrices et dont la logique du développement humain se substituera à la logique du capitalisme, une société de justice, de démocratie, de liberté, de créativité.

Tel est le sens de mon combat, que signifie le refus de l'opportunisme électoral, de la soumission à n'importe quel allié de fondre l'identité communiste, faute d'intégrité, de dévouement, du refus de politique politicienne pour avoir des places, des honneurs, des privilèges, au prix du renoncement à l'égard des engagements pris, et de l'éthique communiste.

Je désespère de l'appareil communiste, de ceux et celles qui s'accrochent à leurs places, à ceux qui se bousculent pour en avoir une, qui pour cela ne respectent en rien la volonté majoritaire des communistes et encore moins la démocratie.

Mais je ne désespère pas du tout des communistes de carte et de cœur et qui veulent reconstruire un vrai parti communiste, car aujourd'hui il ne l'est que de nom ! Quelle utilité apparente du PCF = nulle !

Et cela parce que l'on refuse d'adopter une ligne politique claire, un projet réellement communiste et proposer le chemin et les rassemblements populaires majoritaires sur les objectifs de réelles transformations de cette société, mais s'appareille plus à l'aménagement du capitalisme.

Dans la préparation de ce congrès, avec nombre de camarades de toute la France de toutes catégories sociales, nous travaillons avec l'apport de tous ceux qui le souhaitent, à préciser ce que veulent les communistes ;

Quel est leur projet ? Quel chemin emprunter pour y parvenir ? Quelle stratégie proposer pour contribuer à ce rassemblement majoritaire conscient des solutions immédiates s'inspirant de notre projet d'en finir avec le capitalisme et instaurer une société communiste.

Nous refusons toute bataille de direction, candidat qui détourne de l'essentiel le contenu des projets des communistes.

Prêt à travailler avec tous ceux qui veulent s'engager dans cette seule voie possible, nous disons l'essentiel n'est pas le remplacement de tel ou tel dirigeant par un autre, mais de construire un parti communiste de notre temps, exigeant une lisibilité de la ligne politique, de l'objectif des communistes, des moyens et de la voie qu'il convient d'emprunter pour atteindre cet objectif.

Je pense que la pensée de Marx à savoir, et en résumé, partir du réel pour le transformer, de la réalité sociale et du niveau des consciences pour les faire progresser et ce sont « les Masses qui font l'histoire » demeurent plus que jamais valables.

C'est pourquoi c'est bien sur ces questions de fond que les communistes devraient se prononcer, 80 % sont attachés à leur parti communiste, à leur idéal, au respect de chacun à la démocratie.

Aidons à les rassembler sur des objectifs qui ont toujours été le Communisme.
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A
Ah oui, c'est toi!!! je n'avais pas fait le rapprochement! ^^merci pour ces infos; et passe le bonjour aux camarades!!
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P
A Astrée,Je ne suis pas situé à Vénissieux mais à Lyon où se situe le coeur des liquidateurs et des dirigeants fédéraux. C'est moi qui vous avais ramené en centre ville lorsque vous aviez interviewé Gerin... J'en profite pour vous adresser un salut fraternel...Pour ma carte, le copain de Vénissieux qui s'en occupe, vient de faire une nouvelle demande en l'intégrant à toutes celles qu'il n'a pas obtenu pour sa section.
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G
Et même immédiatement!
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A
Quand nous étions à Vénissieux Pasquale et moi pour interviewer Gerin, nous étions allllé faire un tour à la section de Vénissieux, que Marie-Christine burricand nous a fait visiter (elle est grande cette section!!). Marie-Christine nous a expliqué que les adhérents de la section ne recevaient plus de cartes depuis 1 an (je n'ai pas compris si c'est de la part du CN à Paris ou de la part de la fédé du Rhône). Ils sont donc obligés de faire eux même leurs cartes. D'ailleurs, Pascal, tu fais peut-être partie de la section de Vénissieux, à moins que d'autres sections soient touchées par ce "boycottage".Comme dit Jacques, ce sont des méthodes de voyous. C'est des exclusions par derrière, c'est dégueulasse.On supprime ainsi l'expression de sections entières, car les points de vue de leurs adhérents est considéré comme trop communiste. Pas assez "de gauche" quoi. On a le droit d'être "fier d'être à gauche" comme le dit si bien l'affiche placardée sur la fédé de Paris, mais "fier d'être communiste", là, ça coince.Ces méthodes stainiennes doivent être absolument supprimées au prochain congrès.
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G
Les statuts sont extrêmement ouverts sur les conditions d'appartenance au PCF, et les cas d'exclusion. Cela dit, ils ne sont pas complets manifestement dans la version publiée sur le site PCf, car il me semble bien que n'y figurent pas les règles électorales à suivre pour la désignation de la direction au congrès (ce qui amon avis pourrait suffire à les invalider!). Il devrait y avoir moyen de contester le refus de cartes (versement sur compte bloqué et constat d'huissier, par exemple, ou recours systématique à la commission des conflits), les buros ont peur du scandale. Et puis les cartes, c'est comme la ligne, ça va ça vient...
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T
Sois plus clair la prochaine fois. Je suis quelqu'un qui ne connais pas la haine. Je constate que nous sommes tous deux des "victimes" de ce communisme que nous n'acceptons pas comme ce refus de carte. Des méthodes de voyous, les pratiques utilisées par nos adversaires de classes.Fraternellement.Jacques Tourtaux 
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P
Alors là, je ne comprend rien à ce que vous me dites. Je ne me suis absolument pas adressé spécialement à Jacques Tourtaux que je ne connais pas, mais j'ai simplement fait un commentaire sur les propos de Gremetz, dont j'apprécie le combat par ailleurs. Vous semblez aveuglés par une sorte de haine à mon égard que je ne comprend pas : nous ne nous connaissons pas du tout ! En plus vous tapez complètement à côté, car ancien dirigeant et candidat du PCF, je l'ai quitté en 95 devant la social-démocratisation des dirigeants du Rhône (je me suis rendu compte par la suite qu'il n'y avait pas qu'eux). J'ai pu reprendre ma carte à l'occasion du dernier congrès grâce aux camarades de Vénissieux pour mener le combat en interne, mais depuis, la direction refuse de me la donner (passage de la carte en papier à la carte en plastique dont l'édition est centralisée en IdF).En ce qui concerne Gremetz, je regrette qu'il ait abandonné la volonté de réintégrer le PCF, malgré tous les obstacles et les bagarres que cela sous-entend. Du coup, son combat paraît vain, comme tous ceux qui créent leur groupuscule en dehors du parti et qui s'en contentent. D'autant plus vain, qu'il refuse tout contact avec les camarades (encartés ou non) qui cherchent à regrouper les opposants (Pas-de-Calais, Vénissieux, Rouges vifs Midi, Paris 15, etc...). C'est tout simplement cela que j'ai voulu exprimer en disant qu'il n'était pas concret : comment va-t-il y arriver tout seul dans son coin s'il ne rejoint pas les autres communistes qui combattent la liquidation du PCF ?
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C
En réponse également à Pascal, je trouve que Maxime exprime ce que la grande majorité des communistes ressent, il n'est pas du tout isolé et nous résisterons à la direction qui souhaite réformer le parti afin de l'adapter au capitalisme. Nous sommes des gens de valeur et de terrain qui sacrifions tout à notre idéal, c'est pourquoi nous ne sommes pas prêts à le sacrifier pour combler les intérêts de quelques opportunistes.Ce qui me désole comme le fait remarquer Jacques, ce sont tous ces camarades hors du parti, anciens encartés, souvent déçus du chemin emprunté par le PCF et qui sont des personnes de grandes qualités morale et militante. J'aimerai savoir si ces derniers seraient intéressés par le projet de rassemblement que semble vouloir notre direction?A Jacques, nous savons le combat que tu mènes et nous sommes de tout coeur avec toi dans cette lutte, aussi, je conseille aux camarades de lire tes livres qui sont le reflet de ton parcours de vie, bien difficile, qui sont le reflet d'un engagement humain et exemplaire, dont beaucoup devraient s'inspirer.Merci à Maxime et Jacques pour leurs interventions nécessaires à la prise de conscience de ce que doit être un militant et de ce que doit être le parti communiste Français.
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T
A Pascal Brula,Je suppose que c'est à moi que tu t'adresses et je n'apprécie pas du tout ton commentaire. Tu es sans doute un des donneurs de leçons comme j'en ai malheureusement beaucoup trop connu pendant mes 40 années de militantisme au PCF auquel j'ai donné le meilleur de moi-même, notamment ma santé. Il m'en coûte énormément d'évoquer cette douloureuse période de ma vie militante au parti mais, si cela ne suffit pas, je t'invites à visiter mon blog et tu y liras que j'écris, preuves à l'appui, des livres sur le mouvement ouvrier et si tu n'es pas gavé, tu iras sur ce blog  jeter un oeil sur l'Avant-propos rédigé par notre camarade Henri Alleg pour mes futures rééditions de " Guerre d'Algérie-Souvenirs d'un Appelé Anticolonialiste". Tu y découvriras des choses qui ne t'effleurent même pas l'esprit. Si par hasard, tu souhaitais lire ce livre écrit par un autodidacte, sache que les commandes passent directement par moi afin de m'aider à me soigner, la plupart de mes médicaments étant déremboursés.  Monsieur "je sais tout" ignore peut-être que celui qui écrit cet article n'a plus les moyens de se soigner et qu'il s'est tout de même trainé ce matin à la manif de Reims, ( agglomération de 220.000 habitants) et qu'il a pu constater que ceux qui comme toi causent beaucoup n'abattent pas tant de boulot que ça puisqu'il n'y avait qu'une petite centaine de participants qui se sont contentés d'une réunion en salle. Alors, mon gars, sache que si je n'ai plus ma carte, c'est que ce n'était plus tenable pour moi dans le parti. Si j'écris en tenant souvent des propos très durs à l'égard de Sarkozy, c'est parce que je n'en ai plus rien à foutre, je me suicide politiquement et syndicalement. Es-tu capable de comprendre que je n'ai plus rien à perdre? Tu ne sembles pas réaliser à quel point la misère fait des ravages au sein de notre peuple et comme je le dis souvent, seuls ceux qui souffrent et connaissent ces moments terribles savent de quoi ils parlent.  Il n'est pas nécessaire d'avois sa carte au parti comme tu me le fais comprendre pour être un communiste. Tu devrais lire ce qu'a récemment écrit notre camarade Jean Lévy qui lui aussi s'est exprimé la-dessus avec son coeur de communiste.   Certes, je sais aussi que seuls les adhérents du PCF, à jour de leurs cotisations peuvent intervenir dans la vie et dans les décisions du parti mais, il faut savoir le drame de conscience  vécu lorsque l'on cesse toute activité militante. Ce fut pour moi un déchirement.Je vis actuellement la même chose au sein de la CGT à laquelle je suis encore adhérent, en dépit des pires coups tordus ayant été jusqu'aux menaces physiques de la part du n°1 régional CGT de ma région, membre du parti, alors tes leçons de militantisme, je n'en ai rien à faire.Jacques Tourtaux  
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P
Le problème c'est qu'il n'est absolument pas concret. Comment va-t-il parvenir à ses fins ? Tout seul dans son coin ? Il ne répond pas vraiment à la question...
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