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Réveil Communiste

Le communisme et la richesse (banalités sur le socialisme,3)

22 Avril 2026 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Théorie immédiate, #Economie

Le communisme et la richesse (banalités sur le socialisme,3)

Le communisme et la richesse

La richesse, dans notre monde, c’est ce qu’il y a de mieux, c’est la liberté. Le temple de la liberté en acte, c'est le centre commercial.

La richesse dans notre monde de classe existe de deux manières, en soi sous forme d’usages possibles, et pour soi en bien de prestige, donc relativement à la richesse ou au manque de richesse des autres. Une société communiste ruine les fondements psychologiques du deuxième type de richesse, la jouissance de l’ostentation. Cela ne signifie pas qu’elle détruise la compétition, mais qu’elle la remet à sa place qui est dans le domaine du jeu et des sports, et non celui de l’accumulation de signes de pouvoir et de domination.

Marx et Engels ne décrivent pas précisément le monde communisme, ils n’essayent pas de dessiner une utopie, mais ils disent quand même quelque part que le participant à une société communiste ne sera plus aliéné à la division du travail, ce qui serait une bonne chose pour son équilibre physique et mental et son droit au bonheur, mais ce qui semble impliquer aussi la conséquence fâcheuse qu’un humain communiste serait bien moins productif qu’un humain vivant dans une société capitaliste, ou socialiste d'économie planifiée. Car la spécialisation – et les longues heures de travail - vont avec la production de richesse matérielle en masse.

La spécialisation est vue par les marxistes du XIXème siècle comme une mutilation, et l’idéal de la vie à mener reste celui de la jouissance de l’oisiveté et des arts libéraux. Avec cependant un accent nouveau pour la culture « polytechnique ». Le bonheur à atteindre est celui de la possibilité d’avoir plusieurs activités, plusieurs vies en une et beaucoup de temps libre et de jongler entre jeux, culture désintéressée et production.

Cette vision évolue quelque peu dans le contexte de l’édification du socialisme réel en URSS, et du développement de la grande industrie à l’échelle du continent américain, voir notamment les réflexions de Gramsci sur le travail, et notamment sur le taylorisme et le fordisme. Il remarque que l’acquisition d’un savoir faire spécialisé qui permet de travailler de manière excellente en quelque sorte par instinct comme un musicien qui connaît son instrument par cœur peut paradoxalement libérer la conscience pour d’autres tâches.

Mais le dépassement du travail contraint suppose aussi le dépassement du loisir passif, ou vécu dans l’isolement du divertissement privé. Sous le communisme, plus de 35 heures hebdomadaire ni de 5 semaines de congés payés, car en fait il n’y aura aucun décompte du temps de travail.

Ce qui signifie que l’émulation ou la pression sociale des pairs – ce qui ne plaira pas aux individualistes endurcis et capricieux qui donnent le ton dans la gauche bourgeoise - remplacent le contrôle du travail – ou que celui-ci s’il existe encore est démocratisé.

Il faut évidemment que l’éthique du travail développe, et soutienne une mentalité générale où l’on soit plus motivé pour travailler pour la collectivité que pour soi-même, a fortiori pour un patron.

GQ 25 juillet 2025

 

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A
Je fais court et je sors un peu du sujet :<br /> <br /> ce qui donne la vitalité à "l'individu" (Pierre, Paul, Jacques, Pierrette, Pauline, Jacqueline, ...) de la naissance à la mort, c'est "l'approbation sociale" (terme emprunté à Durkheim) ainsi que le "pouvoir d'agir" (terme ici marxien de Yves clot, synonyme de "force productive") pour mériter cette approbation sociale. Le travail est source d'approbation sociale, car le travail produit de l'utilité sociale (ce qui est produit est consommé par d'autres).<br /> <br /> L'approbation sociale se gagne par des actes lorsqu'à un certain âge on sort de l'approbation sociale donnée gratuitement par la mère à son enfant. Ca s'appelle l'amour. L'amour est la première approbation sociale <br /> après que le nourrisson abandonne peu à peu le mode réflexe d'alimentation.<br /> <br /> Approbation(s) possiblement singulière ou plurielle ; et donc, dont la stratégie d'obtention consistera (inconsciemment ou pas) à se rendre utile socialement (produire quelque chose pour d'autres). Le salaire, par son utilité pour se sustenter, est une manifestation d'approbation sociale (aussi insuffisant soit-il) (aussi détestable soit celui qui l'octroi). Mais un simple remerciement est aussi une marque de gratitude, donc d'approbation sociale. Et que dire des délires des supporters lors des matchs de foot gagnés par leurs idoles (approbations sociales réciproques). Dans un couple (volontaire) l'approbation sociale est en principe réciproque : c'est un minimum bien commode dans la vie, mais certains s'en passent !<br /> <br /> Mais pour gâcher tout ça, certains actes "approuvés" par les uns , peuvent être "désapprouvés" par les autres. C'est le drame et le sel de la vie. Guerre et paix. Entre voisins ou entre nations. Entre classes sociales.<br /> <br /> Mais qui mène la danse ? l'approuvé ou l'approuvant ? Le désapprouvé ou le désapprouvant ?<br /> <br /> L'approbation monte en effectivité dans la mesure où existe le risque de désapprobation. Unité des contraires ?
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L
Bonjour.<br /> Vous avez 18 ans ?<br /> Cordialement.<br /> Luc Laforets
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A
J'ai dix ans : si tu m'crois pas ... on s'retrouve à la récré.<br /> https://www.youtube.com/watch?v=WjkVzYLAhEg