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Réveil Communiste

Le communisme et la richesse (banalités sur le socialisme,3)

23 Septembre 2025 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Théorie immédiate, #Economie

Le communisme et la richesse (banalités sur le socialisme,3)

Le communisme et la richesse

La richesse, dans notre monde, c’est ce qu’il y a de mieux, c’est la liberté. Le temple de la liberté en acte, c'est le centre commercial.

La richesse dans notre monde de classe existe de deux manières, en soi sous forme d’usages possibles, et pour soi en bien de prestige, donc relativement à la richesse ou au manque de richesse des autres. Une société communiste ruine les fondements psychologiques du deuxième type de richesse, la jouissance de l’ostentation. Cela ne signifie pas qu’elle détruise la compétition, mais qu’elle la remet à sa place qui est dans le domaine du jeu et des sports, et non celui de l’accumulation de signes de pouvoir et de domination.

Marx et Engels ne décrivent pas précisément le monde communisme, ils n’essayent pas de dessiner une utopie, mais ils disent quand même quelque part que le participant à une société communiste ne sera plus aliéné à la division du travail, ce qui serait une bonne chose pour son équilibre physique et mental et son droit au bonheur, mais ce qui semble impliquer aussi la conséquence fâcheuse qu’un humain communiste serait bien moins productif qu’un humain vivant dans une société capitaliste, ou socialiste d'économie planifiée. Car la spécialisation – et les longues heures de travail - vont avec la production de richesse matérielle en masse.

La spécialisation est vue par les marxistes du XIXème siècle comme une mutilation, et l’idéal de la vie à mener reste celui de la jouissance de l’oisiveté et des arts libéraux. Avec cependant un accent nouveau pour la culture « polytechnique ». Le bonheur à atteindre est celui de la possibilité d’avoir plusieurs activités, plusieurs vies en une et beaucoup de temps libre et de jongler entre jeux, culture désintéressée et production.

Cette vision évolue quelque peu dans le contexte de l’édification du socialisme réel en URSS, et du développement de la grande industrie à l’échelle du continent américain, voir notamment les réflexions de Gramsci sur le travail, et notamment le fordisme. Il remarque que l’acquisition d’un savoir faire spécialisé qui permet de travailler de manière excellente en quelque sorte par instinct comme un musicien qui connaît son instrument peut paradoxalement libérer la conscience pour d’autres tâches.

Mais le dépassement du travail contraint suppose aussi le dépassement du loisir passif, ou vécu dans l’isolement du divertissement privé. Sous le communisme, pas de 35 heures hebdomadaire ni 5 semaines de congés payés, car en fait il n’y aura aucun décompte du temps de travail.

Ce qui signifie que l’émulation ou la pression sociale des pairs – ce qui ne plaira pas aux individualistes endurcis et capricieux qui donnent le ton dans la gauche bourgeoise - remplacent le contrôle du travail – ou que celui-ci s’il existe encore est démocratisé.

Il faut évidemment que l’éthique du travail développe, et soutienne une mentalité générale où l’on soit plus motivé pour travailler pour la collectivité que pour soi-même, a fortiori pour un patron.

GQ 25 juillet 2025

 

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L
Bonjour.<br /> Vous avez 18 ans ?<br /> Cordialement.<br /> Luc Laforets
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