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Réveil Communiste

Un texte écrit du temps de Sarkozy, plus que jamais d'actualité : pour une France indépendante, une nation souveraine, une république sociale

12 Janvier 2014 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Réseaux communistes

Jean LEVY (août 2011)

 

 

  CONTRIBUTION D’UN COMMUNISTE, MEMBRE DU COMITE VALMY, A L’ELABORATION D’UN PLAN DE RUPTURE AVEC LA DICTATURE DE L’OLIGARCHIE FINANCIERE ET INDUSTRIELLE

 

Ouvrir une alternative à la société dans laquelle nous vivons, ne peut viser à rédiger un programme "électoral".

Ce qui est nécessaire, c’est la "projection" publique d’un autre « avenir » pour la France et les Français..

La société, telle que je la préconise, a pour vocation première de satisfaire les besoins collectifs et personnels de la population.

Et de citer, sans en faire une liste exclusive, la santé, l’école, le logement, la satisfaction des besoins alimentaires pour tous, les transports...

 

Si je ne cite pas "l’emploi", c’est que la résorption du chômage serait progressivement résolue par la réalisation des objectifs prioritaires, définis ci-dessus.

Et non par des mesures techniques spécifiques..

La satisfaction progressive des besoins rappelés plus haut nécessite un appel massif de main d’oeuvre diversifiée et qualifiée de grande ampleur, d’où réduction du chômage. Ce qui suppose une politique de formation professionnelle rémunérée dans tous les secteurs concernés.

 

Cela conduit à la mise en oeuvre délibérée d’un ré industrialisation systématique de la France (dans le secteur de la machine-outil, en premier, mais aussi dans le bâtiment, les sources d’énergie, les matériels de transport etc....).

 

Le coût très élevé de cette stratégie devrait conduire à mettre en place une politique financière permettant de réaliser ces objectifs.

 

Pour cela, il est évident de prendre en compte la capacité de nuisance de l’ennemi de classe : le capital.

Aujourd’hui, l’oligarchie financière et industrielle (étroitement imbriquées) est aux commandes et détient toutes les manettes de l’économie.

Il faut lui retirer tous les moyens de nuire.

D’abord, en rendant à la Nation, tout le secteur financier (sans la moindre indemnité aux actuels possédants).

 

Mais il faut aller plus loin : il est indispensable de décréter l’illégalité de toute spéculation, et la considérer comme un délit, fermer la Bourse et toutes les salles de marché, y compris celles qui prolifèrent dans les entreprises industrielles.

Et parallèlement changer du jour au lendemain la monnaie, abandonner l’Euro pour retrouver le Franc, ce qui oblige à prévoir d’avance cette opération en interdisant, d’une heure à l’autre, toute transaction financière en direction des paradis fiscaux et des banques étrangères. Punir tout contrevenant, délit qui devait être assimilé à une trahison économique, en socialisant tous ses biens familiaux.

 

Ensuite rendre également à la Nation les secteurs stratégiques de l’économie :


LA FINANCE, donc,

L’ENERGIE, sous toutes ses formes,

LE COMMERCE INTERNATIONAL,

LES COMMUNICATIONS(de la SNCF à la Poste en passant par tous les transports, INTERNET, la ROUTE etc…) ,

LE BATIMENT,

L’ARMEMENT,

LA CHIMIE (y compris les laboratoires pharmaceutiques),

LA SIDERURGIE

LES PORTS ET DOCKS


C’est dire qu’il faut annoncer la couleur : une seconde Révolution française est indispensable, car dans le cadre de la société actuelle, aucune politique alternative en faveur de la population n’est possible.

La mise en oeuvre de ces changements fondamentaux n’est évidemment non compatible avec le maintien de la France dans l’Union européenne.

Le problème n’est pas de chercher les astuces juridiques pour en sortir, mais de décider souverainement d’une politique de rupture avec celle de l’UE.

 

Ces remarques n’oblitèrent pas la réalité de notre pays aujourd’hui.


Les colères ressenties par des millions et des millions de Français ne débouchent pas sur une conscience claire, qu’une Révolution est nécessaire et que celle-ci puisse être réalisée.

La faute en incombe aux forces, soit disant dites "d’opposition", quin’avancent que de fausses solutions dans le cadre de la société actuelle ("l’Europe sociale", "moraliser le marché", "taxer les transactions financières"), c’est-à-dire composer avec le capital, sans le mettre en cause, et même la fuite en avant, en allant plus loin et plus vite que le pouvoir actuel dans une intégration accrue dans une Europe fédérale, au détriment de ce qui nous reste de souveraineté.

 

Ces orientations prônées par le Parti socialiste, la volonté du PCF de participer coûte que coûte à une majorité de "gauche plurielle" sous direction du PS, crée la confusion et le désarroi dans la population.

Ceci la conduit soit à la résignation, soit à son retrait de la vie politique, soit au soutien qu’il apporte à ce qui semble pour lui, la seule opposition, le Front national.


Il faut briser ce cercle vicieux qui maintient la Nation dans un nouvel esclavage.

Seul un vaste rassemblement de tous ceux qui se retrouvent dans les perspectives d’un véritable changement qui pourrait se résumer ainsi :

 

POUR UNE FRANCE INDEPENDANTE

POUR UNE NATION SOUVERAINE

POUR UNE REPUBLIQUE SOCIALE

Cette perspective peut être l’amorce d’une prise de conscience collective d’une majorité populaire dans notre pays.

 

Le COMITE VALMY s’y emploie dans le cadre de l’ARC REPUBLICAIN DE PROGRES

Jean LEVY

Mise en ligne CV août 2011

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B
<br /> Texte intéressant sur l'objectif, qui bien qu'à 100 lieues des programmes bourgeois et réformistes, n'est pas très nouveau dans l'univers intellectuel communiste.<br /> <br /> <br /> Sur les modes de faire, par contre on reste sur sa faim.<br /> <br /> <br /> Dans un pays imprégné depuis deux siècles ou plus de l'objectif démocatique (démocratie représentative électorale à tous les niveaux des institutions de pouvoir), faire adopter par le vote<br /> majoritaire un tel programme relève de l'utopie quand on se souvient des scores que font les partis de droite libérale, de droite social-libérale, et de "gauche" réformiste. Ca continuera à être<br /> ainsi, voire ça s'aggravera, tant que l'opinion sera massivement fabriquée et manipulée à l'échelle planétaire par les pouvoirs au service du Capital et leurs officines médiatiques.<br /> Il reste donc la façon non légale, plus ou moins par la force des "masses": même motif, même sanction!<br /> Les masses ça pense école capitaliste, médias capitalistes, et partis et syndicats de droite ou réformistes. Pas de quoi "former nos bataillons" pour ateindre l'objectif qui est de commencer à<br /> rétrécir les plumes aux ailes des capitalistes (pas encore la société sans classes)<br /> <br /> <br /> Le camarade Gramsci, a fort justement écrit que "l'hégémonie idéologique(ou culturelle) doit précéder la conquête de l'hégémonie politique", ce qui est evidemment la condition indispensable tans<br /> dans la solution par les urnes, que celle par une autre voie( laquelle?) Nous en sommes très loin.<br /> <br /> <br /> Comment penser la transition vers un stade politique ou ça ne relèvera plus du rêve éveillé?<br /> <br /> <br /> NB: Il fut un temps pas si loingtain ou emballé par des sondages donnant Mélenchon à 16% aux présidentielles, et où le "FDG", se déchirait sur les priorités du programme l'Humain d'Abord, je me<br /> disais que bâtir une image du futur consensuelle entres des gens du même bord politique était probablement prématuré avant qu'on ait mis tout ce beau monde d'accord sur le fondement, l'essence du<br /> changement proposé: SORTIR DU CAPITALISME.<br /> <br /> <br /> J'ai appris par la suite que personne n'avait pensé à ce pré-requis: ni au PG, ni chez les Boccaristes du P"C"F, partisans du dépassement, par la régulation du capitalisme, à fortiori ailleurs...<br />
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