Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Réveil Communiste

Tués pour pour le colonialisme : mise au point sur la stèle inaugurée à Sète

2 Novembre 2009 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique

Jacques Cros (PCF Béziers) nous a fait parvenir cette réaction :


A propos d’une stèle

 

 

Mardi 27 octobre était inaugurée à Sète une stèle à la mémoire des 218 soldats français originaires de l’Hérault morts pendant la guerre d’Algérie.

Il eut été opportun de rappeler à cette occasion l’anachronisme de cette guerre d’un autre temps, son absurdité, l’impasse à laquelle elle a conduit et les souffrances qu’elle a engendrées.

Aujourd’hui chacun y va de sa plainte sur les malheurs qu’il a vécus là-bas. Les harkis, les Pieds Noirs ne sont pas en reste.

Mais les souffrances c’est d’abord le peuple algérien qui les a endurées. S’inscrivant dans une période coloniale qui a vu la conquête du pays puis son occupation par une puissance économiquement et militairement supérieure, cette guerre a connu les exactions et les crimes que l’on sait, la pratique de la torture par l’armée française étant aujourd’hui parfaitement établie.

Au nombre des victimes on n’oubliera pas les appelés du contingent envoyés dans une expédition militaire qu’en majorité ils n’approuvaient pas. De fait s’il n’y avait eu que des volontaires pour faire la guerre en Algérie il n’y aurait pas eu grand monde !

Alors puisqu’on parle des soldats français morts en Algérie saisissons-nous des circonstances pour dénoncer l’incompétence des hommes politiques qui n’avaient pas compris ce qui était en cause et qui ont estimé que le recours à la force armée règlerait le problème.

C’était le temps du dernier quart d’heure de Lacoste. Un quart d’heure  qui a duré beaucoup plus ! Merci Guy Mollet, merci De Gaulle, j’ai bien profité des prolongations !

Si cela n’avait dépendu que de moi figurerait sur la stèle de Sète l’inscription « Aux morts de la guerre d’Algérie, victimes de l’imbécillité  des gouvernements de l’époque ».

On pourrait y associer les soldats français qui se font massacrer aujourd’hui en Afghanistan dans une odeur de pétrole ou de gaz naturel.

 

Jacques Cros

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
<br /> Chers camarades, Ci-joint l'émouvant appel que j'ai lancé hier pour une famille algérienne qui n'a jamais pu faire son deuil de l'assassinat de deux de ses martyrs, victimes du colonialisme<br /> français. Jacques Tourtaux Soldat rebelle en Guerre d'Algérie XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Dimanche 1 novembre 2009 GUERRE D'ALGERIE : APPEL D'UNE FAMILLE ALGERIENNE<br /> A LA RECHERCHE DE DEUX DE SES MARTYRS ABATTUS LORS D'UNE "CORVEE DE BOIS" EN MARS 1957 Aujourd'hui, 1er novembre, c'est le 55ème anniversaire du début de la Guerre d'Indépendance du peuple<br /> Algérien. A la demande de monsieur Benflis Saber et de sa famille, je lance cet appel aux personnes de bonne volonté, de diffuser cet émouvant message d'une famille algérienne, frappée par un<br /> double malheur lors de la guerre coloniale menée par la France en Algérie. Comme des milliers d'autres, cette famille est toujours à la recherche de l'endroit où ont été jetés les corps de leurs<br /> deux parents, assassinés par des militaires de l'armée française en mars 1957, dans le Constantinois. Si, dans un désir de repentance, l'un des tortionnaires des deux malheureuses victimes, pris de<br /> remords veut apaiser sa conscience pour se libérer du fardeau qu'il porte, qu'il se manifeste dans un commentaire, afin que cette famille puisse enfin faire son deuil. Jacques Tourtaux<br /> XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Monsieur Benflis Saber a perdu son père et son frère aîné qui ont été enlevés par l'armée coloniale française le 9 mars 1957 à Batna<br /> (Aurès). Ils furent enfermés dans une discrétion totale pendant deux jours et deux nuits dans une ferme. Cette ferme occupée par des militaires était dénommée "la ferme expérimentale", pour avoir<br /> servie des années durant de ferme école. Ce lieu est situé à la sortie Nord de la ville de Batna et se trouve actuellement en pleine zone industrielle de la ville de Batna. Après avoir passé deux<br /> jours et deux nuits dans cet endroit les mains menottées et les pieds entravés, leurs corps attachés au mur dans une étable, ils furent transférés en compagnie de deux autres personnes ramenées en<br /> 4X4 le jour du départ sur Biskra, à savoir le 11 mars 1957. Après deux nuits passées en leur compagnie dans leur lieu de détention à Biskra, le nommé Madaci Med Larbi, après avoir subi avec eux de<br /> terribles tortures, fut retransféré à Batna à la prison militaire située dans une caserne où il a séjourné plusieurs mois. Un des militaires chargés de la garde des détenus en ce lieu à Batna lui a<br /> déclaré : "Tu as de la chance, ceux qui étaient avec toi à Biskra sont passés à la "corvée de bois". Il est à préciser que l'endroit où étaient détenus Messieurs Benflis Touhami et Amar, à Biskra,<br /> est une palmeraie dans laquelle se trouvaient des baraquements occupés par des militaires, inaccessibles aux civils. Ce lieu de sinistre mémoire s'appelle "maison Benyakoub". Ces locaux, occupés<br /> par l'armée, étaient réservés à la torture. Des centaines et des centaines de malheureux compatriotes Algériens y ont vécu le calvaire de la torture et y ont connu une fin tragique. "Mon père et<br /> mon frère ont été assassinés le 12 ou le 13 mars 1957 dans les environs immédiats de Biskra, lors d'une "corvée de bois". A ce jour, ma famille et moi-même n'avons jamais fait notre deuil.<br /> Quelqu'un peut-il me renseigner sur l'endroit où ont été jetés les corps des deux malheureuses victimes que sont mon père, Benflis Touhami, dit Belkacem, âgé de 57 ans et mon frère ainé, Benflis<br /> Amar, dit Tahar, âgé de 22 ans, après leurs assassinat par les militaires français? Je dois vous indiquer qu'en mars 1957, Biskra dépendait du commandement militaire de Batna. L'officier qui a<br /> diligenté l'opération d'enlèvement, le transfèrement de mes deux parents à Biskra est le colonel Dedieu (garnison de Batna), aidé par le lieutenant Viozo (un pied noir tunisien). Je sais que les<br /> commanditaires de cet ignoble acte, s'ils sont encore de ce monde n'auront jamais le courage de reconnaître leur ignoble besogne mais, les militaires exécuteurs de ces massacres, peut-être<br /> voudraient-ils soulager leurs consciences. Sait-on jamais? Benflis Saber"<br /> <br /> <br />
Répondre