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Réveil Communiste

Intervention de Jean Jacques Karman au CN du PCF du 4 septembre 2009

11 Septembre 2009 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #CN du PCF


Marie-George a raison de déclarer, dans l’Huma, que la préoccupation première des travailleurs, c’est la crise du capitalisme et son cortège de licenciements et non la lutte des places pour les prochaines élections. Oui Marie-George, je suis d’accord avec toi, il faut interdire les licenciements et je te site « se prononcer clairement pour des nationalisations ». Mais alors, pourquoi ne va-t-ont pas au bout du raisonnement, en proposant des initiatives contre les licenciements, à la hauteur de la gravité de la situation, comme par exemple une marche unitaire, sur Paris, pour l’interdiction de tous les licenciements?

On ne peut pas critiquer certaines formes de lutte, si nous mêmes et les directions syndicales ne sont pas à la hauteur de la situation. Pendant mes vacances j’ai été à Châtellerault à la manif pour soutenir les travailleurs de l’entreprise Fabry. Les communistes du coin étaient présents avec des drapeaux du PCF, c’est très bien mais aucune direction syndicale nationale, comme l’a souligné le secrétaire de la CGT de l’entreprise. Mieux une dirigeante nationale de la CGT de passage dans ce secteur fin aout a critiqué la lutte des Fabrys. Pour moi c’est une honte, au mieux elle devrait se taire. Il y a bien un vrai problème pour la lutte de classe au niveau de la direction nationale de la CGT. Et malheureusement le problème est aussi au niveau de la direction actuelle de notre parti, car celle-ci ne va pas au bout de son raisonnement, elle s’arrête au milieu du chemin. C’est une position centriste entre réformistes et révolutionnaires. L’exemple des licenciements est parlant, mais aussi sur la question des alliances. Un non au Modem est une position juste mais elle n’a de sens que si nous construisons un Front de Gauche de classe c’est-à-dire anticapitaliste, en refusant clairement toutes alliances avec des partis convertis à l’économie de marché capitaliste, donc en disant clairement non à des alliances au 1er tour avec le Parti socialiste pour les élections régionales. Construire le Front de Gauche anticapitaliste, pour les communistes, c’est être les meilleurs, la force propulsive de ce Front de Gauche et non comme parfois actuellement être à la remorque des initiatives du Parti de gauche, comme par exemple l’élargissement de celui-ci au NPA et à d’autres de la vraie gauche. Construire un vrai front de gauche c’est tout le contraire d’un retrait de l’organisation du Parti communiste. Pour réussir il faut aussi un Parti communiste fort, antistalinien, branché sur le marxisme novateur. En cette rentrée, beaucoup disent, de nouveau, que Marx avait raison. Le marxisme est bien, en effet, l’idée la plus neuve de notre époque.

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J
La question de la mémoire historique (et pas seulement de Staline) conserve une importance en 2009.Et encore plus la question nationale (qui est problématique depuis Marx: soutien aux Irlandais et refus de soutenir les Tchèques).La question nationale se pose sous une forme renouvelée en France depuis 1992. Et là dessus les réponses des trotskystes et des "staliniens" issus du PCF ou de sa tradition ne sont pas les mêmes.Allez donc défendre la souveraineté nationale ou lutter contre la burqa-tchador en faisant des listes avec le NPA!!!!
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Z
Le problème de 2009 n'est pas Staline, mort et enterré ne 1953, après avoir écrasé les troupes allemandes et mis la bombe atomique et les fusées au service des peuples de l'Union soviétique. Respectons l'histoire telle qu'elle fut, pas la peine d'en rajouter et surtout pas en retirer.En 2009, le problème pour les communistes, c'est l'Europe libérale mise en place depuis l'invasion amaéricaine de 1944, après les états de l'ouest, ceux du centre et de l'est de l'Europe englobés dnas les années 1991-2000 pour être dissous dans la gande et belle dictature impérialiste. Sortir de ce carcan, suppose la lutte permanente contre tous les complices gérant l'UE au profit de l'impérialisme américain, les socialistes visant la première place qu'ils ont d'ailleurs souvent tenue.Clairement, Staline n'est pas le problème en 2009, c'était une méthode pendant la guerre entre l'impérialisme occidental et son bras armé allemand et le système sociétique. cette méthode ne sera plus jamais utilisée, autant s'occuper des vrais problèmes.
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J
Didons un parti qui ait pour patrimoine génétique (ce qui n'empêche pas 1 droit d'inventaire) ce qu'était le PCF de 1934 à 1976 voire 1990, un parti qui utilise aussi le VIème congrès de l'Internationale communiste (1934, tournnat vers les Fronts populaires), l'interview de Thorez au Times et les appels au Front républicain de Thorez, Duclos et Waldeck Rochet.Sinon "parti antistalinien" en bon français des années 60-70-80-90 c'est 1 parti trotskyste.
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G
Je suis d'accord pour un parti antistalinien, encore faut-il se mettre d'accord sur ce que l'on entend exactement par ça. En tout cas, ce n'est pas un parti qui reprend à son comte les calomnies et les affabulations historiques qui abondent aujourd'hui, concernant l'histoire de l'URSS à l'époque stalinienne et après, tout en continuant à ddéfendre un fonctionnement interne complètement verrouillé ou presque.
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