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Réveil Communiste

CGT : faut-il relativiser l'échec du 13 juin?

18 Juin 2009 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Luttes 2008-2011

Commentaire posté par Marie aujourd'hui (18 juin) sous l'article de repris de Jean Lévy :


Journées des 29 janvier, 19 mars... 1er mai et 13 juin! De qui se moque-t-on?


Je viens régulièrement sur réveil suivre les débats.

L'article de Jean Lévy a le mérite de lancer un débat même si je ne suis pas d'accord avec lui.

Je ne crois pas à la volonté de Thibaud de freiner des quatre fers et la plate forme revendicative  est l'aboutissement des négociations interconfédérales.

Il faut bien reprendre les objectifs  poursuivis par cette stratégie :

-          syndicalisme rassemblé comme dynamique du mouvement social

-          construire et ancrer la mobilisation dans le temps par des temps forts, le 13 juin n'était pas une fin en soit.

Cependant son relatif échec doit être finement analysé.

Que 76% de français soutenaient cette journée de manifestation et la réalité de la participation doit nous interroger.

La réalité n'est pas facile à affronter, je pense pour ma part que nous sommes dans une impasse syndicalement et politiquement.

Certes la forte mobilisation du 19 mars aurait nécessité une réaction rapide des confédérations, à défaut de celle-ci la CGT aurait du prendre ses responsabilités. Pourquoi ne l'a-t-elle pas fait ?

C'était une grande responsabilité, faire exploser l'intersyndicale et la CGT seule aurait-elle pu porter la dynamique du Mouvement ?

J'ai des questionnements mais pas forcément de réponses.

Ces questions sur le syndicalisme rassemblé sont récurrentes, et souvent les débats dans les différentes instances de la CGT sont houleux, mais d'expérience, quand nous partons seul la mobilisation n'est pas au rendez vous, même dans nos rangs, allez comprendre !

Ceci dit, au lendemain de ce 13 juin la leçon essentielle est la limite de cette stratégie, sans pour cela jeter le bébé avec l'eau du bain.

D'autre part il nous faut prendre en compte ce qui se passe dans la tête des salariés aujourd'hui, le rouleau compresseur de sarko et son gouvernement, la crise avec son lot impressionnant de plan de licenciements, son chantage aux emplois, au salaire, la détérioration majeure des conditions de travail renvoient au repli sur soit, au fatalisme très dur à combattre.

Dans un secteur qui est le mien syndicalement, la Santé et l'Action Social, pour avoir travailler toute cette année à la mobilisation contre le projet de loi Santé de Bachelot, je puis vous dire que les mobilisations des hospitaliers n'ont pas été à la hauteur de ce que nous attendions, et pourtant pour l'essentiel la CGT appelait seule !

Donc pas de jugement à l'emporte pièce !

Nous, les militants politiques et syndicaux sommes tous mal en ce moment, résultats des élections européennes, chute de la dynamique du mouvement social, nous avons tous beaucoup œuvré cette année, chacun à la place qui est la sienne, je pense que maintenant, il est nécessaire de faire un bilan, une analyse avec une prise de recul indispensable et cela sans invective, sans cherché un bouc émissaire qui éluderait la nécessité d'une analyse plus complexe que cela.

Marie

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G
jojo<br /> "alors que les victoires des travailleurs des secteurs stratégiques de l'économie sont des victoires pour tous les travailleurs, telles celle de 1995 par les cheminots."<br /> eu excuse moi je me rappelle pas on a gagné quoi ??? (à par d'avoir bernard thibault superstar en guise de nouveau beatles )<br /> moi j'ai toujours pas récupéré mon droit a partir en retraite au bout de 37,5 annuité ( et les autre non plus) et toujour pas celui de la reconnaissance de la pénibilité ni vraiment de partir plus tôt a tôt plein, alors que j'ai commencé a travailler a 16 ans (15 1/2).<br /> pourtant on a manifesté (et fait la grêve pour pouvoir manifester) et on étais nombreux derriere les cheminots et on étais motivé...  en criant tous ensemble, tous ensemble! jusqu'à ce que bernard sonne la fin de la récrée<br /> voilà c'étais juste mon petit coup de geule. ça me fait ch... alors je le dit.<br /> je reparlerai du fond plus tard la c'étais juste pour évacuer un ptit truc amer qui met resté coincé dans la gorge depuis 14 ans ...
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G
Chers camarades sauf votre respect, vous ne savez pas discuter, vous vous exprimez chacun de votre coté. Mais ce n'est pas constructif! Poussons la reflexion sur ce que doit faire la CGT et ce que doivent faire les salariés, si nous voulons que ce blog serve à quelque chose.
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A
je connais un peu Marie, et elle n'est pas comme ça...Je ne pense pas que c'est ce qu'elle a voulu dire.Il faudra de toute façon dépasser très vite ce clivage entre les camarades qui se sont abstenus et ceux qui ont voté. Il y a maintes choses bien plus importantes à faire en ce moment, vous ne croyez pas?
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E
Mais ici, chère Astrée"je réitère que les abstentionnistes ont offert à Sarko une victoire, ça c'est un fait et que maintenant faudra encore plus ramer"Je n'ai pas dit que Marie s'en réjouissait.Mais je trouve abominable que, par haine mesquine de tous ceux qui n'ont pas voté Front de Gôche (ça en fait, du monde), on puisse en arriver à relayer la propagande de l'UMP qui tente de faire croire que ses 11% sont une victoire historique. 
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A
non Emmanuel, arrête, Marie ne salue pas la victoire de Sarko...où c'est que t'as lu ça?
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E
Épatant !Marie me reproche de déformer ses propos… puis en remet immédiatement une couche sur la "victoire" de Sarkozy ! Au moment où il faudrait appeler plus que jamais à la mobilisation contre ce gouvernement qui n'est plus soutenu que par 11% des Français, tu préfères saluer sa "victoire" !Voici à quel degré d'aberration la passion partisane peut mener… 
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S
faut-il relativiser l'échec du 13 juin ? certainement pas . c'est un échec sans excuses . j'ai déjà eu l'occasion de dire ce que j'en pensais ,dans la discussion a propos de l'article de Jean Lévy que je partage . syndicalement  et politiquement si nous sommes dans une impasse c'est que les directions syndicales et politiques ont des orientations qui nous ont menées dans cette impasse .    quand a marie qui écrit > . ne sois pas hypocrite tu le dis , assume , ne tourne pas autour du pot un peu de franchise . je réagis comme cela car j'ai participé a une réunion retraité CGT dans le cadre de la préparation du congrès , le sujet est venu sur le tapis a juste raison ,et certains camarades ont tenu les mêmes raisonnements , bien entendu le débat a été passionné , j'ai remarqué que suivant la tournure que prend le débat sur ce point comme bien d'autres certains camarades avaient du mal a assumer leur propos , leur idées , et personnellement j'aime pas . je me retrouve dans la réponse faite par Pascal  Brula donc je n'en rajouterais pas , si ce n'est pour terminer , que ce soit dans la CGT ou dans le PCF dans leur rôle respectif c'est bien un affrontement sur des bases de lutte des classes qui a lieu . pour ma part j'en déduit que le sort des luttes a venir , ainsi que la perspective politique sont étroitement liés au sens qui résulteras de cet affrontement idéologique .  sam 82 .  
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J
Le 13 mai n'est pas un échec aux yeux des officiels de la CGT car l'unité syndicale est préservée et que c'est ce qui leur est le plus précieux. D'ailleurs, l'enjeu principal du Congrès confédéral à la fin de l'année est de parachever l'oeuvre de dynamitage du syndicat. En effet, au motif d'être plus présent dans les PME, au sein des cadres, etc., Thibault et ses fidèles relais sapent les grosses fédérations de la CGT, liées aux grands secteurs industriels et aux services publics notamment. Il révèle de la sorte une analyse absolument anti-marxiste et complètement idéaliste, qui n'est pas inutile pour comprendre l'attitude de la CGT ces six derniers mois. L'objectif de cette stratégie consiste à être prétendûment présent dans le maximum de boites possibles, au motif de l'éclatement du salariat. C'est oublier que les classes sociales ne sont pas toutes susceptibles de combattre la politique du capital ! Thibault et ses amis imaginent que les luttes vont émerger ex populo de la même façon, et qu'il s'agit là d'une des conditions de la réussite des "grands rendez-vous nationaux" qu'ont été, ou étaient censé être, les 29 janvier, 19 mars, etc. Alors qu'au contraire, une analyse sociologique marxiste devrait identifier les secteurs économiques stratégiques au sein desquels les salariés ont, par conséquent, une place stratégique, et cibler l'action syndicale sur ces derniers (cette démarche vaut pour le PCF également). Au lieu de ça, on noie le poisson, on refuse de hiérarchiser les luttes (au PCF cela se traduit par le trait d'équivalence mis entre les luttes sociales et les luttes sociétales...), et on refuse de hiérarchiser l'action du syndicat en appuyant là où cela sera le plus efficace plutôt que là on on sait qu'on a aucune chance de réussir (genre les PME), alors que les victoires des travailleurs des secteurs stratégiques de l'économie sont des victoires pour tous les travailleurs, telles celle de 1995 par les cheminots. Or on constate que, justement, B. Thibault s'écharpe à casser celles-ci : par la réforme des cotisations internes par exemple ; par le fait que, la veille du début de la grève des cheminots pour les régimes spéciaux, il annonce qu'il ira négocier avec le gouvernement.... Le résultat est une catastrophe pour les travailleurs ; mais la logique d'appareil l'emporte, et le CCN conforte Thibault à son poste. Qui pense que les salariés vont arriver à défendre quelque chose d'ici quelques décennies ?
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P
"Je ne dis pas que 60% de français sont irresponsables, je dis que les abstentionnistes (en France et en Europe) portent une certaine responsabilité sur la vague bleue brune européenne et le renforcement de la droite"C'est un peu du style "je ne dis pas, mais je dis quand même". Ces propos montrent bien que tu penses que hors du vote FdG il n'y a rien ! Puisque les abstentionnistes seraient responsables de la "vague bleue" ! Non seulement c'est entièrement faux, mais en plus c'est complètement inspiré par une sorte de logique partisane légitimiste si déplaisante au sein du PCF. S'il te plait, essaye d'avoir une analyse communiste autonome de la situation.A ton avis, les guadeloupéens qui ont engagé une lutte admirable contre la "Pwofitasyon" seraient responsables de cette vague ? Je pense plutôt qu'il y a une conscience de classe qui s'est aiguisée dans les luttes, puisqu'ils se sont abstenus à plus de 85% ! Quelle claque pour les capitalistes et leur créature, l'Union Européenne ! Car en votant pour le FdG ou pour n'importe quel liste (NPA, PS, voire Modem), on votait pour "changer l'Europe". Or beaucoup de français commencent à se rendre compte que c'est justement par l'Union Européenne qu'on leur impose une politique dont ils ne veulent pas. Et qu'il est impossible de changer de l'intérieur cette structure chargée de nous imposer la surexploitation capitaliste. Il n'y aura jamais "d'Europe sociale", car elle n'est pas prévue pour cela : son but est inverse.C'est pourquoi également, puisqu'il est question de stratégie syndicale, l'adhésion de la CGT à la CES n'est pas un détail, mais bien une stratégie basée sur le respect du capitalisme et une volonté de seulement réduire ses excès, alors qu'il n'y a pas si longtemps, la CGT se prononçait pour la lutte des classes et le socialisme. La question n'est pas tellement grève générale ou non, qui ne peut évidemment se décréter du jour au lendemain, mais comment construire les conditions pour que cela arrive un jour. Or les dirigeants de la CGT ne veulent pas que cela arrive un jour. Il n'est qu'à voir comment, depuis plusieurs années, ils ont saboté un certain nombre de luttes capables d'ouvrir vers de tels horizons. Le plus évident concerne la lutte des cheminots pour leur régime spécial de retraite. Egalement, un camarade CGT d'EDF me racontait comment la direction avait cherché à étouffer les luttes lors de la privatisation. Et bien d'autres exemples pourraient suivre.La soumission politique des directions du PCF et de la CGT à la construction de l'UE s'accompagne d'un renoncement à lutter pour construire le socialisme et à remettre en cause les fondements du capitalisme. Lis les status du PGE : il est écrit noir sur blanc que la contradiction Capital/Travail n'est plus le problème de fond ! Il est évident que si tu penses que la construction de l'UE est la priorité, et donc que le vote l'était tout autant, il sera difficile de discuter puisque tu ne peux pas comprendre que l'abstention puisse être un acte révolutionnaire.Une anecdote : dans le Sud-Est, la mobilisation des militants communistes a abouti à faire élire une ex-PS (je ne pense pas que cela ait beaucoup bougé dans sa tête), adhérente pendant 25 ans, ayant tout accepté et rien renié (de la gestion des années 80 à Maastricht en passant par la gauche plurielle), Haute fonctionnaire sous les gouvernements Jospin et Raffarin. Elle a été sortie du chapeau par la direction du PCF (elle n'est pas adhérente du PG) comme étant militante altermondialiste ! Si ce n'est pas du renoncement... Est-ce que tu ne crois pas qu'il aurait été possible de présenter un camarade de caterpillar par exemple, ou un camarade comme C. Hoareau qui est passé récemment en garde à vue pour fidélité à la lutte des classes ? Ce choix de la direction du PCF claque comme une insulte à tous ceux qui luttent !
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E
Après les discussions vitupérentatoires entre nous, on va pouvoir faire une synthèse, comme au PS ! ! Lol...Plus sérieusement, vu ce qui se prépare sur La Poste ou les retraites et l'hémorragie d'emplois qui continue, je crois que nous avons du grain à moudre.
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