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Réveil Communiste

Au PCF de Jarny (54) "Lutte des classes et renforcement du parti"

8 Mars 2009 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Paroles de communistes!

Sur le blog de la section du Jarnisy (54), discours de Jean Baus, secrétaire de section au repas républicain du 15 février :

Notre section avait organisé le dimanche 15 février son traditionnel repas républicain à Jarny. Malgré les vacances scolaires et le froid, 130 personnes ont répondu à l'invitation de la section Henri Bezon. De nombreux élus locaux étaient présents ainsi que notre camarade Christian Tabaglio « Adjoint au Maire de Joudreville et membre du Conseil National ». Nous avions également le plaisir d'accueillir notre Sénatrice, Conseillère générale et Maire de Conflans. Notre secrétaire de section  Jean Baus  a souhaité la bienvenue à l'ensemble des personnes présentes. Son discours politique était « basé sur la lutte des classes et le renforcement de notre Parti ».

Au cours de ce repas festif et convivial, 4 adhésions ont été réalisées.

Nous avons aussi recueilli 96 signatures pour la pétition « soutien à Louinis Ibadioune » et  86 signatures pour la «  défense de l'hôpital de Mont st Martin en Meurthe et Moselle ».


DISCOURS POUR LE REPAS REPUBLICAIN

DU 15 FEVRIER 2009

 

2009 ! Qui a-t-il de différent entre un 31 décembre et un 1er janvier ? Rien au fond...

En quelques heures, une nuit d'hiver nous a fait entrer dans l'année 2009, que chacune et chacun de nous a cherché à passer le mieux ou le moins mal possible, en famille, entre amis, entre compagnons de lutte ou d'infortune, se réchauffant à la flamme de la solidarité, souhaitant des vœux pour ses proches, pour ses collègues de travail, évidemment, pour soi-même, prendre des résolutions. Et il en faut des résolutions  dans un pays meurtri par une politique gouvernementale qui a consisté, après 5 ans de règne de la droite, à donner un coup d'accélérateur supplémentaire à la destruction sociale de la société française et aux exigences toujours plus voraces du capitalisme financier.

Dans quelle cave du Fouquet's Nicolas Sarkozy a-t-il jeté son discours du 18 décembre 2006 dans lequel il proclamait « le droit au logement opposable » et affirmait qu'il voulait que « plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir ou d'y mourir de froid » ? Il ajoutait : « il y a des souffrances que la politique peut guérir parce qu'elle en est la cause. » Que de belles paroles, mais les actes ou sont-ils Monsieur le Président ?

En cette fin d'année 2008 nous avons appris le cœur serré que 360 personnes sont mortes de froid par manque de logement dans notre pays. Et au même moment le tribunal de police de Paris qui rend la justice au nom de la République, condamne l'association « Droit au logement » à 12.000 euros d'amende pour avoir défendu l'an dernier des sans-logis. Il reproche à cette association d'avoir soutenu 374 familles sans-abri en les faisant camper dans une rue de Paris. Beau symbole pour rendre la misère que l'on veut cacher ou reléguer à la périphérie de nos villes, c'est révoltant !

Attaquer ainsi les associations qui défendent les sans-toits jusqu'à tenter de les étouffer revient à désarmer les 100 000 personnes aujourd'hui sans abri.

La crise du capitalisme que nous vivons aujourd'hui est le fruit d'un système qui a pour but les profits immédiats contre les travailleurs en France, en Europe et dans le monde. Depuis le printemps 2007, cette politique ouverte par le paquet fiscal qui  détourne 15 milliards d'euros chaque année au profit des plus riches a eu de lourdes conséquences sur la vie des salariés et des retraités. 600 000 retraités vivent avec moins de 628 euros par mois.

Les derniers jours de 2008 ont dramatiquement confirmé les mises en garde adressées par les professionnels de  santé sur les risques vitaux que font courir une politique hospitalière fondée sur les mêmes principes de rentabilité financière qui régissent les entreprises privées.

Or qu'avons-nous appris de la bouche du Président de la République lors de son allocution du 31 décembre ?Que cette réforme mortifère des hôpitaux allait être poursuivie. C'est un exemple parmi d'autres de la posture de Nicolas Sarkozy que certains commentateurs continuent de qualifier de « volontarisme » mais qui s'apparente davantage à l'entêtement, à l'obsession de passer en force, à ne consentir que des reculs tactiques quand la pression se fait trop forte comme le 29 janvier ou plus de 2 millions 500.000 personnes étaient dans la rue.

Parlons de l'éducation nationale

Quelle arrogance tout de même chez ce pouvoir

Quel mépris de la démocratie pour refuser d'entendre les syndicats enseignants et asséner la contrevérité « sur la situation réelle de l'éducation nationale »

La réalité c'est

  • 13500 suppressions de postes en 2009
  • 35000 en moins dans les collèges et les lycées depuis 2007
  • 6000 suppressions à venir dans le primaire

RÉCESSION POUR LES SALARIÉS ET LES RETRAITES

Le capitalisme n'est pas la solution! C'est le problème.

Les experts du capitalisme diagnostiquent des problèmes psychologiques et de confiance qui nous empêcheraient de sortir de la crise. L'INSEE vient de publier sa note de conjoncture et annonce pour la première fois la récession. Malgré les « plans » et les discours de Nicolas Sarkozy, malgré les milliers de milliards d'argent public (le nôtre) investis en France, en Europe et dans le monde, pour sauver les banques, cette annonce montre bien que la crise n'est pas derrière nous mais bien devant nous. Elle contamine tous les secteurs de l'économie.

300 000 emplois en moins?

Les licenciements boursiers se poursuivent, « les patrons voyous opèrent sous les regards de certains médias et du pouvoir.

Les annonces de plans de licenciements, de chômage partiel se multiplient.

125 000 emplois ont été détruits lors des six derniers mois et 191 000 sont pronostiqués au premier semestre 2009. Le gouvernement et le MEDEF conseillent aux salariés de renoncer à toute augmentation des salaires. Le projet du travail du dimanche est toujours dans les tiroirs malgré le recul imposé par les mobilisations.


Ils veulent nous faire payer leur crise.

Alors que si les revenus boursiers cotisaient comme les autres, 13 milliards d'euros rentreraient dans les caisses. Si les exonérations patronales étaient supprimées : 30 milliards s'y ajouteraient

Et alors on pourrait dire en ce début d'année autre chose que le vœu pieux  «  et surtout une Bonne Santé »


Pendant ce temps là...

Les actionnaires vont bien, merci pour eux. Renault a versé 1 milliard de dividendes en 2008 et met ses salariés en chômage partiel. Total convertit l'or noir rn lingots. Le pétrolier a dégagé en 2008, le plus gros profit jamais réalisé par un groupe français : 13,9 milliards d'euros soit une hausse de 14%. Un détour par Gandrange et Florange ou Arcelor-Mittal s'impose, le rachat du fleuron de la sidérurgie française -redressé par des fonds public avant d'être cédé à des fonds privés. Ne s'y était-il pas engagé devant les ouvriers lorrains ? Une promesse volatile de plus, sitôt évanouie quand les marchés financiers l'exigent ! Le locataire de l'Elysée, réagit au quart de tour dans l'actualité, saturant l'espace médiatique par son activité fébrile, entassant projets sur réformes à une cadence infernale mais qu'en reste-t-il ? Pour Arcelor-Mittal 8 milliards de profits cette année vont avec 9 000 suppressions de postes dont 1 400 en France et la fermeture le 31 mars de l'aciérie de Gandrange.

Les actionnaires se servent de la crise pour programmer de nouvelles économies sur le "coût" du travail pour développer encore leurs dividendes c'est-à-dire leurs profits.

C'est la nocivité du capitalisme qui se démontre jour après jour.

Augmenter les salaires,
développer les services publics
et la
protection sociale, ce n'est pas un problème !
C'est la solution.

Etre communiste aujourd'hui, c'est avoir le courage de penser à contre courant de cette société capitaliste

Le Parti communiste français est le patrimoine de générations et de générations de communistes. Fort d'une identité communiste renouvelée, forts de communistes adhérents ou non, rassemblés (comme aujourd'hui dans cette salle) de celles et de ceux qui refusent l'idée que le capitalisme est la fin de l'histoire, il est possible de reprendre pied dans la lutte des classes afin de renverser la spirale infernale qui conduit notre peuple dans l'impasse et la misère.

On s'acharne à déclarer notre Parti « en déclin - archaïque - dépassé - sectaire - dogmatique... mort »

Le Parti communiste n'est pas mort parce que la lutte des classes est plus que jamais présente. Pour certains, ce serait trop tard, ce ne serait plus possible. Je crois qu'il faut combattre cette pédagogie de renoncement.

Certes, le Parti communiste doit retrouver toute sa place dans la vie politique nationale. Sa vocation n'est pas de rester à son niveau actuel : nous avons plus que jamais besoin d'un Parti communiste fort, influent, bien implanté dans les quartiers et dans le monde du travail.

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