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Réveil Communiste

"La Gauche" Mélenchon en Italie aussi : les grandes manœuvres du PGE

20 Novembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Qu'est-ce que la "gauche"

Voici un commentaire posté sur le blog de Danielle Bleitrach, sous le texte :



Eric 19 novembre 2008 à 9:44

Je ne crois pas m'écarter du débat en l'élargissant à l'exemple italien, qui éclaire et complète l'exemple allemand, que l'on cite plus souvent.
Je vous livre deux infos que je n'avais pas repéré lors de leur parution et qu'il est impossible de ne pas rapprocher du contexte qui intéresse aujourd'hui le PCF et le scénario qui est semble-t-il mis en route par l'équipe Cohen-Séat/Borvo et les signataires du texte des « 20 ».
Je vous livre le texte brut de l'Huma en sachant que le journaliste n'avait pas spécialement été sévère avec les minoritaires du PRC, au moment du congrès qui a vu leur défaite, cet été. Pour le contexte italien, Je renvoie les lecteurs aux différents articles parus alors, notamment sur les sites suivants : « Vive le PCF », « changement de société » ou « Réveil communiste » et à l'Huma.


1) dans l'Huma du 7 novembre, une brève :


Scission à Refondation communiste ? Le Parti de la refondation communiste (PRC), plus divisé que jamais, est menacé de scission. Les partisans du dépassement du communisme, battus lors du dernier congrès par une majorité qui tenait à conserver l'identité communiste, ont annoncé lundi qu'ils entendaient lancer des listes avec d'autres forces de gauche, contrairement au mandat de congrès, qui prévoit uniquement des listes du PRC. De plus, la minorité structure son association, La gauche, avec une campagne d'adhésion parallèle, ce qui augure « une scission de l'unique force de gauche qui a une consistance », selon Claudio Grassi, membre de la direction du PRC.




2) dans L'Humanité du 12 novembre :


Lancement d'une nouvelle formation de gauche italienne


Italie . L'irruption d'une liste unitaire pour les européennes vient diviser la gauche, et fait douter d'une scission au sein de Refondation communiste.


« Nouveau sujet politique ». Ce terme qui émaille la vie politique italienne depuis des années n'en finit pas de faire des petits, et de diviser la « sinistra ». Vendredi, une nouvelle association, Per la sinistra (Pour la gauche), a été créée. Promue par le leader de la minorité de Refondation communiste (PRC) Nichi Vendola, le député socialiste européen, et le coordinateur de la Gauche démocrate (SD) Claudio Fava, elle rédigera une déclaration d'intentions et lancera une campagne d'adhésions. Le but est de refonder « une gauche sans adjectifs », unitaire, capable d'agréger les hommes et femmes issus des mouvements sociaux.


Lundi dernier, l'un des représentants de la minorité de Refondation, Gennaro Migliore, a annoncé pour les européennes le lancement de listes communes à la minorité de Refondation (47 % lors du dernier congrès) et à la Gauche démocrate (SD). Cette formation est composée d'anciens démocrates de gauche (DS) qui ont refusé l'incorporation dans le Parti démocrate (PD). Cette liste serait ouverte aux autres forces, à la gauche du PD. En fait, il n'y a que les minorités du Parti des communistes italiens (PdCI) et des Verts qui répondent à l'appel.


Au coeur de la discussion au sein de la gauche transalpine, le rapport avec le Parti démocrate, dont toutes les forces de gauche ont dit lors de la précédente campagne qu'il était une formation centriste. Seule force constituée à prendre partie dans Pour la gauche, la Gauche démocrate estime maintenant, par la voix de Claudio Fava, que « le PD est notre interlocuteur principal, (...) notre allié naturel », quand les autres forces de gauche font alliance au coup par coup, localement. De plus, se posera inévitablement pour cette liste la question de sa collocation internationale. La Gauche démocrate ne fait pas mystère de vouloir ancrer la gauche italienne à la famille socialiste européenne.


En fait, cette proposition ne vient qu'entériner une division supplémentaire à gauche. Deuxième formation de gau-che, le Parti des communistes italiens, a déjà décliné l'offre et rappelle que sa formation souhaite la fusion des deux organisations communistes de la péninsule. Troisièmes en taille, les Verts ont décidé de courir seuls. Pour la direction de Refondation, la proposition est inacceptable. Après la défaite de l'aventure unitaire de la Gauche-l'Arc-en-ciel aux législatives d'avril, « au congrès nous avons décidé d'aller avec nos propres listes, ouvertes peut-être à des représentants de gauche », prévient Paolo Ferrero, secrétaire général de Refondation dans le quotidien il Riformista.


Gaël De Santis
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Mon commentaire :


Peut-on imaginer autant de coïncidences, à l'échelle européenne (Allemagne, Italie, France ...) dans une période aussi rapprochée, alors que ces différents partis sont membres du PGE et qu'ils préparent tous leurs listes aux élections européennes, en concertation et dans le cadre du calendrier défini par le PGE ?


Mesurons-bien jusqu'où sont prêts à aller les « post-communistes » pour mener à bien leur projet. Il nous faut tout faire aujourd'hui pour dévoiler leurs manœuvres, les isoler et les battre politiquement. Ce sont les camarades qui ont voté pour la « base commune » qui doivent désormais choisir leur camp :


- ou ils demeurent les otages de ceux qui veulent liquider le PCF à plus ou moins long terme et subissent leurs petits jeux politiciens pendant les « travaux pratiques de la liquidation »


- ou ils travaillent au grand jour, en exerçant leur souveraineté notamment lors de nos conférences de section et fédérales, à l'unité combative des communistes, en faisant vivre leur parti, en animant les luttes, en étant aux côtés des millions de français qui subissent et vont subir la crise et ses conséquences.


C'est à nous de donner ces éléments, pour travailler ensemble à reconstruire un PCF utile à son peuple, qui retrouve pleinement sa fonction de parti révolutionnaire, dans une période où le capitalisme est contesté comme jamais et que dans le monde (notamment en Amérique latine), des peuples à nouveau portent l'espoir d'un autre type de société, le socialisme du XXIe siècle.


Nous sommes vraiment à l'heure des choix. Il n'y a plus désormais à hésiter. Faisons partager cela à la grande majorité des camarades qui ont voté pour la « base commune » et qui veulent continuer à faire vivre et à animer leur parti.


Fraternellement,

EJ

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