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Réveil Communiste

Le PCF dans un « parti de la gauche » avec Mélenchon : non merci !

18 Novembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Qu'est-ce que la "gauche"

Le PCF dans un « parti de la gauche » avec Mélenchon : non merci !


Jean-Luc Mélenchon a choisi de quitter le PS le soir du vote interne sur les motions de congrès et vient d'annoncer la création d'une nouvelle formation politique : le « parti de la gauche ».


Il n'en est pas à son premier changement de sigle. Avant de rejoindre le Parti socialiste, il militait à l'OCI, ancêtre du trotskyste Parti des travailleurs. PT, PS, PG : demain ?


Le moment choisi par M. Mélenchon surprend. Il quitte le PS au moment ou la motion qu'il soutenait, celle de Benoît Hamon, obtient un résultat inespéré et influence toute l'évolution du Parti. En 2005, ou en février 2008 lors du vote par les parlementaires PS pour Traité de Lisbonne, l'occasion était plus propice pour une rupture. Mais peut-être est-ce maintenant le dernier moment pour justifier un départ, alors qu'il est probable que la « sociale-libérale » Ségolène Royal ne sera pas finalement élue secrétaire du PS.


Le nom choisi du nouveau parti de Mélenchon fait directement référence à d'autres exemples européens, en particulier à l'exemple allemand « Die Linke », parti issu de la fusion entre le Parti de socialisme démocratique (PDS) avec le groupe constitué autour de l'ancien leader social-démocrate Oskar Lafontaine.

Ce schéma a ses partisans en France, notamment au sein de notre parti, le PCF, déjà intégré au « Parti de la Gauche européenne » avec « die Linke ». Francis Wurtz a ainsi aussitôt salué la décision de Mélenchon et exprimé le souhait de partir avec lui aux élections européennes. Il n'est pas le seul.


Mélenchon multiplie, pour sa part également, les avances en direction du PCF. Le quotidien « La Marseillaise » daté du 15 novembre relate par exemple ses propos : « Si l'on ne peut demander au PCF de se saborder, il est permis de penser qu'il convient de passer par un front de gauche », une étape comme il y en a eu en Allemagne.


L'exemple de « die Linke » ne peut que nous faire réfléchir et alerter notre vigilance de communistes attachés à l'avenir du PCF et de ce qu'il représente. L'association avec le social-démocrate Lafontaine a représenté la dernière étape de la mutation du PDS, lui-même issu du Parti communiste allemand, en parti ouvertement réformiste et pro-UE de « gauche ».


Mélenchon cherche-t-il à jouer le même rôle que Lafontaine contre une position de dirigeant politique national que le PS ne peut pas lui offrir ? La direction sortante du PCF cherche-t-elle à utiliser Mélenchon pour continuer à entraîner notre parti dans une recomposition à « gauche », à diluer son identité et à parachever sa mutation réformiste ?


Nous avons toutes les raisons de le redouter et de mettre en garde nos camarades contre un tel scénario. Ce qui ne signifie pas que nous rejetions toute alliance selon les circonstances.


D'abord nous ne sommes pas en Allemagne. Même s'ils suivent globalement la même ligne politique, le PS et le SPD (parti social-démocrate allemand) ne représentent pas le même positionnement historique. Le SPD gouverne avec la droite de Merkel. Le PS se définit et est perçu, malgré son passif, comme un parti de « gauche » et il s'apprête à gauchir son discours d'ici 2012, comme il sait le faire.

Mélenchon n'a pas non plus la carrure de Lafontaine, ancien premier dirigeant du SPD.

Et le PCF est un parti historiquement ancré dans l'ensemble du territoire français, avec une très forte identité historique, et non un parti régional ayant déjà rompu avec le communisme comme l'était le PDS.


Autant dire qu'il n'y a probablement pas de place pour un second parti social-démocrate en France à « gauche » du PS et le PCF, tant qu'il gardera ce nom, même avec des positions floues, ne pourra pas être le noyau d'un parti social-démocrate.


Mais l'essentiel pour nous est ailleurs. Fondamentalement, même si cette évolution paraissait avoir des chances politiciennes de réussir, en tant que membres du PCF, nous ne pouvons pas l'accepter. Tout simplement parce qu'elle trahit notre engagement : nous ne voulons pas devenir un parti réformiste, dériver vers l'accompagnement du capitalisme.


Nous nous situons dans l'héritage du choix de nos camarades en 1920 de rompre avec le réformisme de la SFIO pour devenir un parti révolutionnaire, un parti de classe et de masse. Continuer à transformer le PCF en parti réformiste, en parti institutionnel comme les autres est un choix que nous combattons au nom précisément de notre engagement.

Nous n'avons aucune raison de l'accepter davantage au nom d'une alliance avec un politicien comme M. Mélenchon, même s'il devait jouer momentanément une partition gauchiste.


Notre priorité reste plus que jamais de « faire vivre et renforcer le PCF », une condition de rassemblement pour mettre en échec et gagner des ruptures avec la politique au service du capital.

 

Vive le PCF!, 18/11/2008

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E
Je suis assez d'accord avec le dernier message de Gilles.<br /> Je vois mal en revanche comment il peut ne pas voir de haine dans le texte dantranien, dans ceci, apr exemple: "un politicien comme M. Mélenchon, même s'il devait jouer momentanément une partition gauchiste". Si ce n'est pas de la haine, c'est que Titine et Marie-Ségo sont en train de jouer un duo d'amour !<br /> D'une manière plus générale, et bien au-delà du cas Mélenchon, je crois qu'il serait urgent, pour l'avenir du mouvement ouvrier, d'en finir avec ce genre d'âneries: "Nous nous situons dans l'héritage du choix de nos camarades en 1920 de rompre avec le réformisme de la SFIO pour devenir un parti révolutionnaire, un parti de classe et de masse". Il suffit de lire les débats du congrès de Tours (très bonne édition critique aux ES, parus vers 1980) pour constater que ce n'y était pas du tout la question en jeu. Qui a dit, à ce congrès, "Oui, nous sommes pour la dictature du prolétariat !" ? Un nommé Léon Blum. Difficile de ne pas remarquer que, s'il n'avait pas fait partie des scissionniste, avait gardé cette position, et avait vécu jusqu'en 1976, il aurait eu alors du mal à rester au Parti, section du XVe comprise. Il se serait fait traiter de Pinochet, de Franco et de Salazar (voir par ailleurs).<br /> Pour revenir à Mélenchon, je ne trouve pas que l'analogie que fait le Diablo soit pour lui de très bon augure. Il y a quelques ressemblances entre sa scission et celle de Chevènement en 92/93 (j'y étais…), mais on ne peut vraiment lui donner ça pour modèle: Chevènement s'est ensuite, comme le PCF, rallié piteusement à la monnaie unique et, comme lui, a soutenu l'agression contre l'Afghanistan en 2001.<br /> S'il y a un point commun, c'est dans cette obstination à courir après les prétendus refondateurs du PCF. En 92/93, Chevènement a aussi fricoté avec Braouezec, Asensi et quelques autres sans rien en tirer, alors que ses positions étaient beaucoup plus proches de ceux qu'on appelait déjà les "orthodoxes" (d'aileurs, en 97, c'est dans le Pas de Calais que les accords électoraux anti PS ont le mieux marché). J'espère que Mélenchon saura rectifier cette erreur et comprendre qu'un "communiste" de droite n'est pas forcément proche d'un "socialiste" de gauche.<br /> Et qu'il ne se fera pas atlantiste et pangermaniste pour un plat de lentilles ministériel, comme Hue, Gayssot et Chevènement avant lui.
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G
Melenchon est bien, c'est ce à quoi il sert, une droitisation du PCf, qui n'est pas bien. Il faut qu'il fasse la preuve qu'il est capable d'apporter une force, de regrouper autour de lui des "vrais socialistes" s'il en existe encore, et non servir d'instrument aux faux communistes.
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G
je suis un déçu de la gauche, je ne me retrouve plus dans aucun parti. j'ai pris ma carte au pcf juste apres la chute du mur de berlin. Cette année je ne l'ai pas reprise, le PCf est inaudible, le PS se déchire et besancenot est... seul meme si son discours passe bien (surtout chez les jeunes). Il faut que l'on dépasse nos clivages que la gauche fasse des propositions, on en manque cruellement. Exemple : les retraites; quel contrats de travail (là il s'agit de l'améliorer, quels droits pour les salariés pour controler leurs entreprises, la suppression des aides aux entreprises qui licencies quelques en soit la raison, nationalisation de l'eau, des autoroutes, des banques, de la poste et de l'énergie. Moi melenchon ne me gène pas tout ce qui rassemble est utile. Le PS est en lambeau, il est temps de se serrer les coudes: c'est ca la gauche!!
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G
Le texte du Quinzième n'a rien de haineux contre Melenchon, ils se bornent à pas faire ami-ami. Et il sont raison de dire que cet homme politique est dangereux pour le PCf, il représente typiquement le genre de partenaires e sommets qu'aiment tant nos dirgeants sans envergure.
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O
après tout cela montre surtout que les strutures sont derrières les noms communs en poltique.... car lang est par exemple contre l'otan et pas très protibetain.... mais il est fondamentalement du ps mittérandien de la culture... et donc là il ya uara comme poru guy mollet un jour où sur l'essentiel l'emportera le socialiste... je crois que poru la gauche du ps et peut-être aussi en amérique du sud le partid es travailleurs un jour ce qui l'emporte peut-être l'anticastrisme ou quelques chose d'analogue...bref le mot communiste charrie avec lui le marxisme et charrie avec lui le fait que on n'est pas anti-socviétique  ou anti chinois ou anti vietnamien ou anti-castriste ou cubain ou anti george marchaisien sans être très pro cela aussi et donc le problème que tu pose est réel il faut s'en servir pour montrer à des mauvais dirigeants que la porte est ailleurs.... et donc dans le luttes à l''poque du ministre des lycées professionnels et même sur certains points la question qu'est qui conduti cet ancien communiste troskiste à ne pas reprendre l'étiquette de communiste.... c'est que son adhésion va au socialisme démocratique dit-il ? donc d'abord à la victoire sur les communsites pas sur les humains communites et leur sentiments voir jugement donc. Désolé les deux de rouge vif avec ou sans provocation je vous dis tout de même que renoncer quand la victorie interne était proche est curieux et donc mooi je continue même dans l'opposition et même avec à al présidentielle si peut de résultat car notre sort dépasse le coup par coup et la soupe au lait... et les thèmes genre cuba ou palestine ou le vietnam uber allles...
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E
N'est-ce pas un célèbre prédécesseur de Mélenchon, lui aussi démissionnaire du PS qui disait, ministre lors de la guerre du Golfe et avant de quitter ce poste, "Ministre quand on n'est pas d'accord, soit on ferme sa gueule, soit on démissionne". Finalement, cette démarche, même venant de sociaux-démocrates, a tout de même plus de gueule que de mégoter dans "l'opposition de gauche" du PCF tout en manquant de c....... pour aller jusqu'au bout de la démarche! Je sais je suis provocateur mais on ne se refait pas!<br />
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E
Le camarade qui croit que la LCR c'est la pureté en politique ne doit jamais les avoir vu que de très loin. Ça ne correspond pas à mes nombreux souvenirs d'eux, par exemple de l'UNEF (la vraie) qu'ils ont aidé à liquider en 2000/2001 main dans la main avec les représentants de la direction du PCF (et de MP Vieu).<br /> C'est très curieux, cette façon de leur faire de la pub. Un camarade cheminot me disait récemment à peu près "J'ai entendu Buffet parler de Besancenot à la radio. J'ai pensé "Pourvu que mes collègues de boulot n'écoutent pas: ça les convaincrait de se précipiter chez lui"".<br /> Ceci dit, je suis moi-même assez choqué par le déchaînement de haine et de mesquinerie contre Mélenchon qu'on trouve dans ce texte de la secte Vive le PCF !, qui n'est hélas qu'une version particulièrement caricaturale de ce qu'on trouve ailleurs de la part de beaucoup de militants PCF.<br /> Je n'ai pas l'intention d'adhérer au PdG. J'ai beaucoup de réserves sur Mélenchon et sur son parcours. Mais je ne peux que trouver sympathque un garçon qui quitte le PS pour rester fidèle au non à la constitution Giscar, en en donnant une critique argumentée (quoi qu'insuffisante à mon avis).<br /> J'observe surtout une chose. TOUT ce qui peut être reproché à Mélenchon peut l'être aussi à la direction du PCF. En revanche, sur beaucoup de points (Union européenne, Tibet, par exemple), la position de Mélenchon est beaucoup plus juste que celle du PCF. À se demander d'ailleurs pourquoi il s'obstine à parler d'alliance avec lui. En tout cas, s'il n'a fait tout ça que passer de Marie-Ségolène à Marie Georges, c'est pour lui que ça me fera de la peine.<br /> Alors pourquoi cette haine, et ces aboiements qui sonnent un peu "Au large ! Chasse gardée !". Je suis de plus en plus effaré par le vieux réflexe sectaire qui fait considérer qu'un communiste est forcément un gentil, et un socialiste un méchant, que quand le communiste a l'air de trahir, c'est au pire une erreur de sa part qui ne remet pas en cause son caractère génétiquement rrrrrrrévolutionnaire, alors que quand un socialiste rompt avec le PS par la gauche, c'est forcément une manœuvre inspirée par le Grrand Capitâââaaal pour nuire au PCF.<br /> Moi, entre des communistes ralliés piteusement à Maastricht et à l'OTAN et un socialiste contre l'OTAN et qui prend de plus en plus de distances avec Maastricht, c'est le second que je préfère. Mais j'ai l'impression désespérante que pour certains, c'est plus une affaire génétique qu'une affaire politique.
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G
Je connais ce genre de discours pour l'avoir tenu moi même.  Il faut voir à quelle réalité concrète il s'applique! Pour le moment il ne sert qu'à sauver la mise à une équipe dirigeante, dont le bilan n'est pas bon. A ce niveau là, ces trémolos sur "mon parti" ne servent qu'à justifier des opportunistes qui s'accrochent à leur bifteck. Dissoudre le PCf dans un conglomérat, personne n'en a jamais parlé? On ne parle que de ça : dépasser le parti, métamorphoser, etc, etc.<br /> Certes le gauchisme ce n'est pas une panacée, mais attention, ce qui vous pend au nez, vous autres légitimistes, dont la dialectique se borne à essayer de justifier tous les impairs de vos chefs, c'est de voir Besancennot aller gouverner avec Aubry, tandis que votre ennième "gauche populaire citoyenne antilibérale écologiste arc en ciel" risque de faire bien moins que le NPA.
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P
Si j'étais un adepte de la "pureté politique", je ne serais pas au PCF, mais à la LCR.<br /> C'est la LCR qui refuse tout compromis avec son idéologie, et en ce nom, refuse toute alliance politique avec quiconque ne pense pas exactement comme elle.<br /> C'est la LCR qui choisit de se cantonner dans la critique, sans jamais se mettre en position de prendre des responsabilités, et de devoir confronter ces idéaux à la réalité de notre société.<br /> Ce n'est pas mon parti, le Parti Communiste. Et le jour où il le deviendra, je le quitterais.<br /> Mon parti, le Parti Communiste, c'est un parti qui sait rassembler, et pas seulement si c'est autour de sa personne, c'est un parti qui sait unir les forces de tous ceux qui veulent changer de société.<br /> Mon parti, c'est un parti qui a vocation à gouverner et s'y prépare en gouvernant dans les villes et les départements. Et même s'il n'est pas toujours facile d'appliquer réellement ces idéaux dans la société d'aujourd'hui.<br /> Bref, mon parti n'est pas de ceux qui refusent une main tendue quand cette main est tendue par quelqu'un qui dit "ensemble, nous allons construire quelque chose pour changer de système".<br /> J'ai lu ce qu'a écrit Mélenchon. Il ne parle pas de réformisme, il parle bien de rompre avec le capitalisme. Tiendra-t-il parole, l'avenir le dira. Mais ça me suffit à lui donner sa chance.<br /> Et n'en déplaise à certain, il y'a une place à gauche du PS que le PCF ne prend pas. Le poids de son histoire fait que les déçus et sympathisants du PS n'adhèreront jamais au PCF. Mais ils peuvent adhérer au Parti de Gauche.<br /> Et si le Parti de Gauche peut fédérer ces gens là et les rassembler dans un mouvement qui se dit anticapitaliste, alors je lui dit "bienvenue, essayons de travailler ensemble".<br /> Il n'est pas question de fondre le PCF dans le Parti de Gauche. Personne n'en a jamais parlé. Il est question de lui donner sa chance, essayons de travailler ensemble, et on verra bien, dans les faits, ce qu'il en ressortira.<br />  
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