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Réveil Communiste

Une interpellation du PRCF

5 Octobre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Correspondance au PCF

Cette lettre ayant été placée en post sur un article, je la publie pour en faciliter la lecture et permettre des commetaires. GQ 5 octobre 2008


LETTRE OUVERTE URGENTE du PRCF à A. GERIN, M-C. BURRICAND, E. DANGTRAN, J.J. KARMAN, C. ANDREANI, F. COMBE,

Double à H. Alleg et à H. Martin

Après le retrait de la Fédé du Pas-de-Calais du collectif de rédaction d'un texte alternatif, la nouvelle main tendue du PRCF pour une démarche communiste de combat.

Chers camarades,

Bien que vous n'ayez pas accusé réception de notre dernière lettre et que vous ayez éludé ou décliné nos propositions répétées d'action communes, nous interpellons à nouveau les communistes qui disent vouloir construire un texte alternatif pour unir les communistes opposés à la direction liquidatrice du PCF. Nous prenons à témoin de notre volonté unitaire tous les vrais communistes, membres ou pas du PCF, qui comprennent qu'il faut s'unir SANS EXCLUSIVE pour rendre à la classe ouvrière un parti communiste de combat capable de résister à Sarko-MEDEF, à l'UE du traité de Lisbonne et au pourrissant capitalisme, dont la crise porte en elle de graves menaces contre la paix, la démocratie et les conquêtes sociales.

Dans sa lettre du 11 septembre, A. Gerin déclare notamment : il ne faut pas « se retrouver dans la situation du 33 ème congrès avec trois textes ». Nous sommes d'autant plus d'accord qu'aux 29, 30, 31, et 32 èmes congrès, le PRCF (ou la coordination communiste et le CNUC qui l'ont précédé) a fait l'impossible pour qu'il y ait à chaque congrès un texte alternatif unique. Chaque fois nous avons sollicité sans exclusive la Gauche com., André, la Fédé du Pas-de-Calais, les camarades H. Alleg et H. Martin, la section du 15 ème et tous ceux qui voulaient se joindre à nous sur des bases claires.

A. Gerin ajoute dans sa lettre qu'il faut « élargir les soutiens à de nombreux collectifs situés dans les départements ». Or le PRCF est organisé dans plus de quarante départements et il a des correspondants dans 67 départements.

André ajoute dans la même lettre : « nous voulons rassembler les communistes dans leur diversité » : mais cette diversité serait mutilée si le PRCF, dont les fondateurs furent parmi les premiers au début des années 90 à combattre la social-démocratisation du PCF, continue d'être exclu du rassemblement alors qu'il se bat dès l'origine pour « rassembler une majorité de communistes sur un maximum d'objectifs communs et sur les fondamentaux communistes » (A.G.).

Le fait qu'une majorité de membres du PRCF, dont certains ont adhéré au PCF clandestin pour agir contre les nazis, ne soient plus adhérents au PCF (souvent ils ont été ECARTES du PCF auquel ils avaient donné le meilleur d'eux-mêmes), le fait qu'expérience faite, ils ne croient plus à la possibilité du redressement « interne » de l'organisation qui porte encore le nom de PCF, ne devraient pas faire obstacle au rassemblement envisagé ; d'autant que des membres du PCF, parmi lesquels G. Hage, V. Flament et d'autres, sont encore adhérents PCF : d'ailleurs A. Gerin ne déclare-t-il pas qu'il faut « poursuivre les efforts en direction de tous les communistes qui ont quitté le parti ces dernières années et qui hésitent à revenir » (et pour cause : qui reviendrait, en chemise et la corde au cou, comme les bourgeois de Calais, dans une fédé qui vous a exclu manu militari, comme cela a été le cas pour nos camarades de Lens ?).

Dans ces conditions, l'exclusive portée contre le PRCF, qui s'est toujours adressé à tous malgré les différends [1] , qui a accueilli une camarade de la Gauche communiste à la Fête de l'Huma, qui a délégué des camarades aux rencontres de Vénissieux avec un texte de G. Hage, qui a longtemps invité à ses réunions de direction un camarade du 15 ème , est de plus en plus mal comprise par les communistes, membres ou pas du PRCF ; et cette exclusive, par le malaise qu'elle crée, pèse lourdement sur la dynamique unitaire souhaitable. Seuls les dirigeants du PCF peuvent s'en réjouir !

D'autant que sur le CONTENU de classe du rassemblement, qui pour nous est le principal, il devrait y avoir des possibilités de large entente . Depuis toujours le PRCF propose de s'entendre :

 sur la défense éclairée de l'histoire communiste nationale et internationale contre l'entreprise européenne (rapport Lindblad) de criminalisation du communisme, qui mène tout droit à l'interdiction des partis communistes ;

 qu'il faut sans plus de frilosité combattre de front le capitalisme et proposer haut et fort le socialisme , ce que confirme la crise explosive du capitalisme mondialisé.

 qu'il faut opposer à l'union derrière le PS « euroconstructif » et sa mensongère « Europe sociale », une stratégie de rassemblement majoritaire pour SORTIR la France de ce broyeur d'acquis et de souveraineté nationale qu'est l'UE ;

 qu'il faut un vrai PC de combat, lié en priorité au monde du travail et à la jeunesse, internationaliste, anti-impérialiste, antifasciste et patriote au sens républicain que Robespierre, Varlin ou G. Moquet donnaient à ce mot ;

 qu'il faut défendre et développer les acquis hérités des ministres communistes de 45-46, les Croizat, Thorez et autres M. Paul, pour revendiquer contre Sarko et l'UMPS une nouvelle République sociale, souveraine et fraternelle .

Sur tous ces points, on peut trouver un large accord sur un texte commun, car depuis le 29 mai 2005, de nombreux communistes initialement « euro-constructifs » ont compris qu'il fallait appeler la France à SORTIR de l'U.E., non pour isoler la France, mais pour construire de nouveaux traités progressistes internationaux.

Nous apprenons en outre que le texte dont E. Dang Tran est chargé s'intitule « reconstruire un Pcf » ; nous voulons nous aussi, non construire un « autre parti », ni transformer ex abrupto le PRCF en nouveau parti, mais faire renaître le vrai PCF ; et pour cela, nul ne fera selon nous l'économie de rompre politiquement, et tôt ou tard, organisationnellement, avec les naufrageurs qui dirigent le PCF après l'avoir « muté ». Du moment qu'on ne nous oblige pas à reconnaître a priori que « le » PCF (c'est-à-dire l'organisation affiliée officiellement au PGE et dirigée par une ex-ministre de Jospin !) est « redressable du dedans » du moment qu'il s'agit de reconstruire, quelles que soient les tactiques à utiliser, un PCF dans lequel se fondront tous les communistes dignes de ce nom, y compris le moment venu le PRCF, nous sommes partants ! Car au-delà des tactiques divergentes (lutte exclusivement interne, comme le croient certains d'entre vous, ou comme nous le proposons, lutte interne quand c'est possible, mais aussi et surtout, intervention communiste dans les masses partout et toujours ) notre objectif stratégique est la renaissance du vrai Parti communiste français, ce qui suppose à la fois de revendiquer contre les gauchistes la continuité avec le PCF de Cachin et Sémard, et la rupture avec le « PCF » de Hue et Gayssot.

Enfin, nous apprenons que la Fédé du Pas-de-Calais a claqué la porte des discussions en vue d'un texte alternatif unique. Nous ne sommes pas surpris : certes, cette fédé affiche à l'extérieur du Pas-de-Calais une image d' « opposante », héritée de la période où sa majorité fédérale incluait R. Auchedé et la Coordination communiste ; mais les chefs de file actuels siègent de la Fédé 62 siègent à l'exécutif du PCF par l'entremise de Cathy Poly, ce qui les situe dans la majorité et non dans l'opposition. Ces mêmes dirigeants ont lâché la liste d'opposition communiste en plein 33 ème congrès en se présentant sur la liste Buffet. En 2004/2005, un virage à droite a été opéré par la Fédé 62, notamment pour lui permettre de faire liste commune avec Bocquet aux Régionales (et au second tour pour fusionner avec la liste PS !) et pour obtenir de la direction du PCF qu'elle mette l'ex-maire de Calais en position éligible sur la liste Wurtz aux européennes : on a alors « viré » de diverses manières des SECTIONS ENTIERES (Boulogne, Cambrin, Wingles, Liévin, Lens) qui défendaient des positions trop « rouges » ; après quoi la Fédé a pu s'aligner sur « l'Europe sociale » pour des raisons tenant plus à la lutte des places qu'à la lutte des classes. Il suffit de relire l'intervention de l'eurodéputé de Calais au dernier CN pour comprendre que, pour garder son siège ( ???) derrière le grand « Européen » Wurtz, la Fédé 62 ne voudra jamais rompre avec « l'Europe sociale »... Où est le débat d'idées là-dedans ?

Mai s à quelque chose, malheur est bon . La question de la sortie de l'UE est aujourd'hui stratégique : c'est cet objectif qui ouvre la voie à une nouvelle ligne révolutionnaire fondée sur le triple rejet de Sarko, de l'UMPS et de l'UE maastrichtienne ; c'est elle qui permettra à un futur PC de combat de s'émanciper de la tutelle mortelle du PS ; c'est elle qui permettrait dès aujourd'hui l'unité de combat des travailleurs contre le FOND des politiques euro-capitalistes. Malgré nos différends, si nous nous unissons là-dessus à partir d'un texte clair, n'obligeant pas les communistes à se diviser sur la « redressabilité » ou pas du PCF, nous pouvons créer une dynamique non seulement chez les communistes, mais chez les travailleurs et les républicains qui n'ont pas oublié le rassemblement progressiste et républicain du 29 mai.

Quant à la question qui nous divise (redresser le PCF du dedans ou pas), que nul ne force l'autre à se rallier sur ce point que la PRATIQUE aura tôt fait de trancher. Nous sommes des marxistes, donc des matérialistes. Certes tout nous montre qu'il est illusoire de redresser du dedans ce parti dont les dérives ont commencé il y a plus de trente ans (le marxisme-léninisme et l'internationalisme prolétarien furent ôtés des statuts dès 79 !). Mais si l'expérience du prochain congrès prouve le contraire et qu'à cette occasion le PCF met le cap sur la lutte révolutionnaire, nous ne demandons pas mieux que d'être détrompés ! La question sera alors d'exiger que les liquidateurs qui veulent « couper avec la référence communiste » soient clairement amenés à tirer les conclusions en cessant de paralyser les communistes par leur combat destructeur.

A l'inverse, si la direction mutante parvient à nouveau à verrouiller le congrès, nous demandons à tous de faire preuve du même réalisme politique que nous : retrouvons-nous après le congrès, tirons le bilan en commun et, pourquoi pas, formons ensemble une Convergence d'action et d'élaboration communiste : étant donné que la crise capitaliste, conjuguée à la « rupture » sarkozyste, menace de détruire TOUT l'héritage national progressiste à brève échéance, il y a urgence pour les travailleurs à voir les communistes dignes de ce nom s'ORGANISER ensemble pour l'action (personne n'obligeant personne à garder ou à prendre sa carte au PCF !), et cela indépendamment et séparément des dirigeants naufrageurs qui annoncent par la voix de MGB qu'ils songent à une nouvelle participation à un gouvernement PS. Ce n'est pas à nous de décider aujourd'hui quelles formes pourrait prendre le rassemblement communiste après le congrès, il suffirait aujourd'hui que les initiateurs d'un texte alternatif vraiment unitaire s'engagent à réunir les signataires dudit texte après le congrès pour définir ensemble les perspectives .

Nous vous écrivons, encore une fois, dans un esprit d'ouverture.

Cela ne nous empêche pas en même temps, car la vie des travailleurs n'est pas suspendue aux péripéties internes du PCF, de faire signer notre texte de combat « Appel aux continuateurs communistes » ; et surtout, cela ne nous empêche pas d'intervenir tous azimuts auprès des travailleurs, notamment pour la sauvegarde du syndicalisme de classe, pour le rassemblement républicain contre Sarko-Parisot-Barroso, contre l'impérialisme US et l'OTAN, et pour la construction du « tous ensemble » auquel aspirent les salariés.

Sans cesser d'agir sur le terrain, nous attendons de vous une réponse positive à notre main tendue.

Fraternel salut.

Georges Hage, président d'honneur du PRCF

Léon Landini, président délégué du PRCF, adhérent au PCF en 1942, Officier FTPF

Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé, ...

Georges Gastaud, secrétaire du PRCF membre du PCF de 1972 à 2004, a. membre du CF du Pas-de-Calais

Pierre Pranchère, député communiste honoraire, a. FTP, a. m. du CC du PCF

Annie Lacroix-Riz, historienne marxiste

Antoine Manessis, responsable de l'action unitaire du PRCF

Jacques Coignard, a. secrétaire fédéral du PCF 22

Daniel Antonini, responsable international du PRCF, a. permanent PCF et FMJD

Odile Hage, secrétaire de la section de Douai du PCF

Vincent Flament, directeur d'IC, adhérent du PCF

[1] Autre chose est la discussion publique des désaccords, qui est de règle entre communistes depuis Lénine. Nous ne sommes pas gênés par les critiques argumentées contre nous et n'en faisons pas un motif de rupture quand il y a des convergences sur des points essentiels.

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J
Je partage globalement l'avis de "guevara81", avec au moins une grosse nuance toutefois: un certain nombre de camarades n'ont pas "quitté" le PCF mais s'en sont fait plus ou moins virer. Nous nous devons de tenir compte de cet aspect. J'ajoute qu'effectivement des des militants du PRCF ou proches sont encore au PCF. Ca aussi, il convient de ne^pas l'esquiver.
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P
Décidément, doit-on comprendre que tout sera fait pour ne pas réunir TOUS les communistes qui refusent la fusion de leur parti dans le ps, qui refusent la LIQUIDATION entreprise depuis mongtemps par les taupes pseudo-communistes au service de nos enterreurs ?
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G
Unissons-nous dans l'action, dans les luttes et avec le texte alternatif qui regroupera la plupart des camarades opposés à la dilution du Parti. Il y a, de fait, une divergence stratégique importante avec la plupart des camarades du PRCF, qui considèrent le PCF comme "muté" et définitivement passé de l'autre côté (de côté des réformistes). Pour moi, comme pour beaucoup de camarades, la ligne de fracture passe à l'intérieur du Parti, malgré les positions réformistes ou "post-communistes" de la majorité de sa direction.Nous sommes engagés dans un processus de reconquête du parti, ce qui ne signifie pas que nous ne voulons pas travailler avec d'autres, tous ces communistes qui ont quitté le Parti, non pas parce qu'il n'étaient plus communistes, mais parce qu'ils pensaient que leur parti ne l'était plus. Ils y ont toute leur place, aujourd'hui comme demain, pour mener ce combat avec nous. Et pour impulser les luttes et leur donner un contenu de classe, ensemble.N'en rajoutons pas sur les appels, contre-appels. Assumons nos divergences stratégiques, nous pouvons espérer travailler ensemble à l'avenir, si chacun fait preuve d'esprit de responsabilité et non d'esprit de chapelle.  
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P
pascale, alain, jacques, gillesassez des chamailleries, communistes de France, unissons nous !
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G
J'ai repêché le commentaire Numéro 3 d'Alain Girard parce qu'il n'affichait pas lisiblement :pour aider au débat il serait utile que le PRCF avance le nombre de ses militants, par départements, en fait les militants au sein du PCF ont le droit de savoir ce qu'il en est. Il est simpliste de dire que les militants du PRCF ont quitté le PCF forcés et contraints, à chaque département les disparités sont réelles. Le Prcf est une organisation politique et en tant que telle n'apprécie pas d'interférences dans son fonctionnement. Je ne suis plus membre du PRCF et je ne me permets pas de m'infiltrer dans ses débats internes. Le congrès du PCF est un congrès interne, il doit être celui des communistes et il y en a marre de ces irruptions permanentes de donneurs de leçons. Nous avons les sondages, les toutenlogues, les trotskistes, les néo trotskistes, les un petit peu trotskistes. Georges et Odile Hage qui ont leurs cartes du parti ont tout loisir de soutenir ou non le texte alternatif, Georges ne s'est d'ailleurs jamais caché de son soutien à Marie-George Buffet même si la consigne était de le taire...Alors communistes du PCF débattre avec ceux qui n'y sont plus, évidemment, agir avec ceux qui n'y sont plus, bien sur mais s'il vous plait vous avez quitté la maison cessez de nous dire ce que nous avons à faire chez nous.
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P
IL n'y a pas de bons ou de mauvais communistes. Il y a des individus qui a un moment de leur vie ont choisi d'être communistes dans tel ou tel contexte. Puis dans leur parcours de militants chez les plus anciens certains ont décidé de quitter ce parti tout en restant communiste et d'autres d'y rester. Dans ceux qui sont partis il y a ceux qui regardent ce qui se passe dans le parti et comptent les points des "bons et des mauvais communistes" et qui continuent de militer d'autres d'ailleurs je l'ai compris, qui sont aussi un pied dedans et un pied dehors (ce n'est pas une critique mais un constat) et c'est un peu dur pour marcher droit ;-) les autres sont dans le parti et dans les anciens certains sont attachés à leur parti et ne voient pas ce qu'ils feraient sans, comment ils pourraient militer qu'ils soient en accord ou pas avec leur direction, ceux que j'appellerai les "légétimistes" et d'autres qui veulent fonder un autre parti (on se demande ce qu'ils font encore au PCF) d'autres encore (donc beaucoup de "nouveaux" qui sont entrés au PCF alors que le PCF ne se portait pas bien, en pensant le redynamiser, en ne voyant aucune autre alternative que de lutter au sein d'un parti qu'ils pensaient basés sur des fondamentaux clairs et concrets. Aujourd'hui qu'en est-il? Le monde va de plus en plus mal, le capitalisme a jeté les masques et pourtant ce qui s'appelait la gauche est devenu un melting pot de militants en désaccord sur l'essentiel (Europe notamment) le sens à donner aux luttes, le dépassement du capitalisme etc...et il y a les électeurs toujours de gauche qui ne comprennent pas et qui regardent ces girouettes courir après des places.Et nous au milieu de ça, nous essayons de sauver notre parti pour qu'il retrouve son dynamisme, son sens auprès du peuple qui dans sa diversité a perdu ses repères politiques. Quant à la lutte des classes, certains à notre direction voudraient bien en faire des confetti, ou table rase. Ces mêmes personnes considèrent que le milieu ouvrier n'existe tout simplement plus. En fait ce sont eux qui ne vont plus vers les ouvriers, les travailleurs qui portent des appellations "contrôlées" d'agents techniques de ceci ou de cela mais qui demeurent toujours des ouvriers exploités qui font pourtant marcher l'économie.Ce n'est pas parce que le capitalisme a pris racine dans la sphère financière que les patrons et les ouvriers n'existent plus.Rien n'a changé dans le fond. IL y a toujours les exploiteurs et les exploités. Il faut arrêter de tergiverser, il est plus que jamais nécessaire de combattre le capitalisme en force et non par petits groupuscules représentant plus le passé que l'avenir. Je le répète il n'y a pas de bons ou de mauvais communistes. C'est faire des clivages là où il y a des êtres contradictoires qui ne savent plus qui croire que croire. Mais il faut un peu de courage et de confiance en soi et dans ceux qui n'ont pas baissé les bras et prendre le parti d'avancer ensemble sans donner des bons ou des mauvais points. Dehors la bataille fait rage. Il est temps que dans notre parti nous soyons nombreux à défendre le communisme et à le faire vivre au plus fort de la guerre économique et humaine.
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J
Je ne suis plus membre du parti mais je demeure profondément communiste. Il ne reste plus que quelques jours pour que vous, communistes opposés à la direction mutante du PCF, vous trouviez le moyen de tomber d'accord. Que vois-t-on ? Des communistes vrais qui se déchirent pour une virgule alors qu'ils sont l'unique espoir de changement pour notre peuple. Ces querelles personnelles de clochers ont assez duré. Arrêtez de faite ricaner les actuels fossoyeurs du PCF. Pensez à toute cette misère qui s'installe durablement dans les foyers populaires, voire même chez certaines couches moyennes mais, je ne m'arrête pas spécialement à celles-ci. Ma préoccupation essentielle et principale va vers les pauvres, ceux qui ne font plus surface, qui sont prisonniers de leur misère à un point tel qu'ils ne voient pas ou plus ce qui gravite autour d'eux. Je pense ne pas me tromper en disant que ces déchirements internes sont indécents de la part de communistes qui, s'ils avaient goûté à la misère, aux souffrances que ressentent ceux qui, chaque jour, vivent dans la crainte du lendemain, ces communistes réagiraient différamment. Il est plus que temps pour ces communistes de réagir s'ils veulent être crédibles auprès de ceux qu'ils sont censées représenter et défendre. Si la République est UNE et UNDIVISIBLE, le triste spectacle de désolation que les pourtant vrais communistes nous montrent est affligeant. J'ai déjà alerté sur ce point, notamment lors du suicide de cette maman d'Istres mais, rien n'y fait, le rouleau compresseur continue puisque nous venons d'apprendre qu'un père de famille en détresse s'était défenestré pour ne pas subir l'indignité d'être expulsé. J'ai le parler franc qui dérange mais, devant cette incapacité de trouver un terrain d'entente face aux destructeurs du PCF, cela me démonte, me met hors de moi. Savent-ils ces communistes qu'ils sont le seul espoir, le dernier rampart pour empêcher la dérive ultime du PCF qui ne pense plus qu'à une chose : retourner gouverner avec le PS, comme si ce parti pouvait encore se réclamer de la gauche. J'habite une grande ville et nous commençons à voir ce qu'est la politique municipale de notre maire socialiste qui est en train de se mettre à dos ses personnels municipaux à qui ce maire veut bien augmenter les salaires si ceux-ci acceptent des suppressions de postes. Hélas, le PCF a fait liste commune avec des gens qui nombreux ont voté OUI au référendum favorable à l'Europe du grand capital. Les voilà à la remorque du PS local, pieds et mains liés; ils votent en ordre dispersés tantôt pour, tantôt contre, plongeant les habitants dans de futures graves difficultés. Même pas de discipline de groupe comme c'est la règle au PCF. Tout ceci pour dire que si les vrais communistes veulent réellement apporter un espoir de changement durable aux masses populaires, ils doivent se hâter et penser que les gens n'en peuvent plus. Faute d'accord sérieux entre ces camarades, le résultat sera catastrophique sur le plan politique mais aussi sur le plan synsical. <br /> Je reprend l'exemple à ne pas suivre dans ma commune. La journée INDECENTE pour le "travail décent" est lancée par des syndicats européens REFORMISTES et à la botte du patronat européen. Cette journée qui doit être une journée exceptionnelle ne le sera pas dans ma ville puisque le RDV n'est fixé quà 17H00. Bizarre non ?<br /> Jacques Tourtaux 
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A
pour aider au débat il serait utile que le PRCF avance le nombre de ses militants, par départements, en fait les militants au sein du PCF ont
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P
chère Pascale, je suis au courant que le texte sort DEJA lundi, le PRCF n'est pas associé au texte soit disant que la majorité de ses membres ne sont plus au PCF. c'est abérrant puisque il y a BEAUCOUP PLUS de communistes à l'extérieur que à l'intérieur du parti ! tu dit ceci du PRCF "ses membres n'appartiennent plus au parti communiste français", pas exact, il y a encore des communistes du PRCF au PCF d'ou la preuve de la Confédération d'action communiste....<br /> d'autres part tu dis ceci: "si vous perdez des plumes au 34ème congrès c'est à dire si la direction sortante gagne de façon éclatante le congrès, nous vous proposons de nous rejoindre". pas exact.<br /> sur la lettre il n'y a écrit nulle part cela, nous n'avons jamais dit rejoignez nous, alors qu'il y a des camarades ici ou la qui en appellent à reprendre la carte du parti.<br /> Le PRCF est à l'intérieur et à l'extérieur du PCF et pas seulement en dehors comme tu le dit...<br /> Nous devons nous rassembler sans exclusive autour du texte alternatif.
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P
Je viens de prendre connaissance du texte de "main tendue" du PRCF. Je le trouve plutôt clair dans sa démarche qui mérite de recevoir une réponse claire mais je ne comprends pas comment il serait possible de travailler avec PRCF sur un texte commun  qui sort lundi donc quelle intervention?) alors que ses membres n'appartiennent plus au parti communiste français ? J'ai bien entendu la proposition qui serait "si vous perdez des plumes au 34 ème congrès c'est à dire si la direction sortante gagne de façon éclatante le congrès, nous vous proposons de nous rejoindre et si c'est le texte alternatif qui fait une belle avancée de façon à créer un front constructif d'opposition réelle sur les fondamentaux que nous défendons tous, nous vous rejoindrions"...Les choses ne sont pas aussi simples en fonction de l'histoire même du PRCF, des composantes des groupes internes au parti rédacteur de ce texte alternatif.Personnellement je connais peu les camarades de PRCF dont je respecte cependant la démarche globale au jour d'aujourdh'ui mais il me manque quelques éléments pour mieux saisir les enjeux qui les poussent à rester "en dehors du parti" alors que tout l'avenir du parti ce joue en ce moment et de l'intérieur. Lorsque l'on défend des fondamentaux communistes et que l'on est français le meilleur outil n'est-il pas le PCF? Le paradoxe c'est qu'il y a des camarades qui sont d'accord sur nos fondatamentaux et qui sont restés à la porte de leur parti et ne semblent pas vouloir former une unité avec ceux qui y sont (anciens et nouveaux) et avec qui pourtant ils se retrouveraient sur l'essentiel alors qu'il y a un groupe qui reste et qui pourtant veut fonder un autre parti...C'est à marcher sur la tête! En fait ce sont encore et toujours des stratégies qui ne mènent pas loin sinon à l'extinction du communisme en France.
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