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Réveil Communiste

CR de la réunion des communistes de Sanary, avec André Gerin, 6/7

8 Septembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

Publié 7 septembre 2008

Samedi, dans la médiathèque, sur le charmant petit port de Sanary, la section ouest du Var et son secrétaire Jean Pierre Meyer accueillaient une réunion qui augurait bien de la rentrée.  La plupart des militants présents, ceux qui avaient eu connaissance de « la base commune » proposée par la direction du parti, s'interrogeaient sur les raisons d'un tel texte. Confus, incohérent, inamendable tels étaient les qualificatifs fusant de toutes parts. Mais avant d'aborder le fond de la réunion plantons le décor. Il y a eu environ 120 participants dans la journée, essentiellement des communistes de Sanary, mais également d'autres venus de Paris, de Marseille, du Rhône, d'autres encore excusés ceux du Pas de Calais, de la Charente maritime, ceux de Béziers je crois qui avaient leur fête fédérale, de nombreux militants de la Région parisienne déjà mobilisés pour la fête de l'Huma n'avaient pu se déplacer mais avaient tenu à faire savoir leur approbation de la candidature d'André Gérin au poste de Secrétaire National du PCF.


1) André Gérin, une candidature qui porte l'espoir de changement
 
Il est incontestable que cette candidature a fait bouger les choses dans le parti et qu'elle constitue pour beaucoup une espérance sur la voie de l'indispensable changement. André Gérin, en effet ce n'est pas n'importe qui. Si le PCF a perdu 35 grandes villes à la suite de la dernière participation gouvernementale, non seulement André et l'équipe qui l'entoure ont conservé la ville ouvrière de Vénissieux  mais aux dernières élections il est passé dés le premier tour tant sa gestion est appréciée. Démocratie participative, attention constante à toutes les formes de sécurité, celle de l'emploi, celle d'une école pourvue en profs et celle dans les cités populaires où l'on connaît les malheurs des gens. Issu du monde de l'entreprise, André a conquis celui des cités sans démagogie mais avec un cœur « gros comme ça ». Bref un communiste et un communiste qui ne vit pas au milieu des bobos, mais au cœur des cités et des entreprises.


André Gérin et  Marie Christine Burrican arrivaient du CN. Ils étaient atterrés par les conditions de travail :
« C'est seulement à 18 h 15 alors qu'il ne restait plus qu'une soixantaine de membres du CN, qu'ils se sont décidés à ouvrir le débat sur « la base commune » qui nous avait été distribuée la veille à la dernière minute, empêchant que l'on puisse avoir de ce fait dans nos fédés une discussion collective ».
Il semble qu'André Gérin ait deux préoccupations essentielles qui donnent son sens à sa candidature. La première c'est d'empêcher la liquidation du parti, la seconde c'est de rassembler largement et en particulier il a la préoccupation de tous les communistes qui ont peu à peu été contraints de quitter le parti.


2-La liquidation du parti est-elle encore à l'ordre du jour ?


Comme  l'a expliqué André gérin en faisant le compte rendu du CN : la direction actuelle a été battue dans sa décision de liquider le parti, de le diluer dans diverses organisations comme on l'a vu en Italie, il n'est plus question officiellement de cela, alors on conserve une coquille vide. Cette coquille vide peut même être utile pour obtenir des places de la part du PS. De surcroît, A.Gérin a souligné à quel point malgré les apparences cette liquidation continue et s'accélère. Le rapport de Francis Wurtz en faisait la démonstration, comme d'ailleurs l'intervention de MGBuffet. Le rendez-vous pour la prochaine étape de liquidation a lieu aux élections européennes, on est en train de nous préparer des listes fomentées par le parti de la gauche Européenne, ce qui renouvelera à l'échelle européenne l'affaire des collectifs et la minorisation de notre représentation.

Bien des intervenants ont appuyé cette analyse de l'importance de l'étape des Européennes pour accélérer la dilution du PCF, la minorisation autant que la perte de son identité. Il a été noté la manière dont on tentait de peser sur les débats du Congrès autant que sur ces élections européennes avec le sondage paru dans l'Huma à la veille du Conseil national. Non seulement on demande à des non communistes, voir des sympathisants du PS et même de la droite de dire ce qu'ils souhaitent comme évolution pour le PCF, mais on s'apprête avec un texte qui masque les enjeux, baptisé base commune, à décourager les militants de participer à leur congrès. Alors qu'il y a quelques questions essentielles que ce texte ignore totalement, par exemple faut-il ou non sortir de l'Union Européenne, de la zone euro? Faut-il poser le débat sur cette question comme tant d'autres ou prôner une politique dont le seul but est de ne pas nous couper du PS ?

C'est là qu'a surgi une première question : s'il s'avère que la direction du Parti veut nous entraîner dans cette politique catastrophique, anti-démocratique, diluer la représentation du Parti, faut-il aller jusqu'à des listes au niveau des grandes régions qui choisiraient d'aller aux élections sous le drapeau du parti avec un programme clair et sans ambiguïté sur la question européenne ? Beaucoup d'intervenant se sont prononcés en faveur de cette idée, en montrant que dans la population, à la fois à cause de l'euro, son rôle dans la vie chère et la manière dont on n'avait pas tenu compte du vote des peuples sur la Constitution, il y avait un rejet de plus en plus fort comme d'ailleurs de la participation à l'OTAN. Tous les intervenants ont dénoncé la position de la direction qui va de pair avec la manière dont celle-ci a abandonné toute autonomie par rapport au PS.

M.C Burrican sur cette question a précisé que l'idée qu'il fallait sortir de l'Europe avançait mais qu'il était nécessaire qu'il y ait un grand débat sur cette question avant de trancher. De toute manière il fallait sortir en proposant de construire d'autres types de coopération en France et dans le monde. Et elle a annoncé pour le 24 et 25 octobre un week end d'étude à Vénissieux sur ces questions internationales et sur celle de l'Europe en particulier.


3-Un parti coquille vide ou l'art de décourager les militants : comment y répondre ?


Beaucoup d'intervenants se sont interrogés sur le vide de la base commune, d'autres étaient convaincus qu'il y avait dans le vide de ce texte, son absence d'analyse concrète d'une situation concrète un piège : il était destiné à décourager la participation des militants, les entraîner à déserter . Un de thèmes de discussion a été la découverte du nombre de camarades qui n'arrivaient pas à obtenir leur carte d'adhérent. Les exemples abondaient dans le Var, les Bouches du Rhône, dans le Rhône, non seulement il n'y avait plus de réunions, et quand celles-ci avaient lieu l'ordre du jour était fantaisiste. Aucune décision, dans une telle confusion un processus de division, de querelles était entretenu, et beaucoup de camarades ont dit leur inquiétude devant cette situation. Certains camarades de plus en plus inquiets devant les pratiques de la direction avaient néanmoins peur de se diviser en chapelles.

La question qui s'est alors posée devant le constat d'un texte inamendable et qui laissait les communistes démunis, était celle de construire un texte alternatif. Une opinion largement majoritaire réclamait qu'il n'y ait qu'un seul texte face à celui insuffisant, opportuniste et sans perspective de la direction.

Il y a une candidature, celle d'André Gérin, sur des bases politiques très claires, largement majoritaires dans le parti. Faut-il un texte, est-ce que certains auront la volonté de rassemblement et d'union qui s'impose, la situation reste ouverte. Ce qui est sûr est qu'il faut un texte simple clair, affichant perspective et options pour répondre à la crise que vit notre peuple et qui pour les classes populaires devient dramatique. Ce texte doit avoir une durée qui ira bien au-delà du Congrès, il sera un engagement des militants pour rendre leur parti à sa destinée de force de transformation , révolutionnaire, nationale et internationaliste.


4- Comment rassembler le peuple de France, si l'on n'est pas capable de rassembler les communistes ?


André gérin a effectivement une seconde préoccupation, il ne se résigne pas à voir de nombreux camarades hors du parti. Beaucoup sont intervenus pour dire à quel point ils restaient communistes, même s'ils se regroupaient parfois comme les Rouge-vifs de Marseille hors du parti, ce n'était pas pour créer un autre parti, mais pour pouvoir continuer à agir en communistes quand la direction du parti le leur interdisait, en les isolant, en leur rendant la vie impossible, voir en ne leur remettant pas leur carte.

A ce propos Charles Hoareau est intervenu pour dire à quel point il fallait les moyens d'une coordination entre communistes restés au parti et d'autres qui attendent de pouvoir y retrouver une fraternité de lutte d'un vrai parti communiste. L'originalité de la situation étant tous ces gens qui bien que n'étant pas au parti attendaient que les conditions soient remplies. Il y a eu sur cette question un débat parfois passionné, ce serait le caricaturer que de le limiter à l'opposition entre Varois et Marseillais, les uns ayant construit un parti où ils pouvaient tous dialoguer après avoir chassé une ancienne direction qui avait terminé au PS, les autres, les marseillais expliquant à quel point la situation dans cette dernière ville s'était dégradée, et comment ils auraient été empêchés d'agir et de parler en restant dans le cadre du parti.

Au titre de la coordination, Charles Hoareau a présenté le site qu'il avait créé « Communistes de France », en proposant qu'il soit animé par des équipes régionales, fédérales ou de section.


Conclusion


Où en sommes-nous après cette réunion? Une autre  réunion va avoir lieu à la fête de l'Huma. Un texte est prévu, il se situera dans la durée, en fixant dés aujourd'hui en vue du congrès, des élections européennes, mais aussi pour après, une ligne d'action communiste, permettant de rassembler partout y compris en dehors des structures mais sans pour autant et cela a été mainte fois souligné en repoussant toute démarche qui aboutirait à la constitution d'un autre parti.

Agir ainsi c'est donner de l'espoir aux camarades isolés et des perspectives à tous.

C'est aussi un signe fort de continuité dans notre démarche comme le disait A Tollet, avec vous, sans vous ou contre vous. Ce texte dans la durée est également un moyen de ne pas heurter  le désir de ne pas diviser, de ne pas détruire, les craintes de certains camarades et cela sans favoriser  l'organisation des tendances.
Il va y avoir un choc frontal avec la droite, avec le capital, il faut que partout soit entreprise cette restauration du PCF ;  non seulement avec la tenue du Congrès, la préparation des européennes des régionales mais dans les luttes et nous devons donner des bases d'intervention et d'organisation pour empêcher le désespoir de l'emporter. Tout en sachant que nous avons entamé une démarche qui construira avec tous les communistes ce parti qui est le notre et dont notre pays, notre peuple ont besoin, le Parti Communiste Français.

Comme l'a dit André Gérin, il nous faut un parti qui retrouve le sens de la nation pour être plus internationaliste, pour retrouver dans ce domaine comme tant d'autres ce qui caractérise les communistes. Et pour passer aux travaux pratiques, l'assistance  a organisé une collecte pour Cuba frappé par le cyclone, cette collecte qui s'est poursuivi le lendemain à la fête de la section de la Cride a rapporté le samedi 6 septembre la somme de 391 euros.

Danielle Bleitrach

Pasquale Noizet



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J
Pour se rencontrer sereinement, encore faut-il que le cadre (donc le lieu pour commencer) de la rencontre soit accepté le plus largement possible. Ce n'est pas le cas, et on avait de toute évidence toutes les raisons de s'en douter dès le début. Il s'agit soit de naïveté politique, et c'est grave à ce niveau, soit d'une méconnaissance de la situation dans le Pas-de-Calais. A titre d'anecdote, révélatrice, un ami qui était avec moi sur la fête, et qui n'a rien à voir spécialement avec le PRCF, m'a fait remarquer que le stand du PCF 62 était "mort" et que les élus dînaient... dans le stand d'à côté! Il en est arrivé à regretter le temps où c''étaient les camarades aujourd'hui au PRCF qui s'occupaient de l'animation du stand...
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P
Franchement, l'essentiel n'est-il pas de ce rencontrer? Je ne serai hélas pas présente pour cette réunion ayant la charge d'un débat de 15H à 17h mais je souhaite que cette réunion soit constructive et productive.BIen fraternellement,Pasquale Noizet
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J
La position du PRCF ne me semble pas aussi tranchée.  Et surtout, en faisant la réunion ailleurs, on n'aurait pas donné l'impression de privilégier les uns par rapport aux autres.
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G
Il est bien dommage qu'il y ait des mesésententes, mais soyons francs : le PRCF contient des PCF et des "hors PCF", ce qui fait que la lutte contre la liquidation le concerne, mais cette orga semble avoir fait une croix sur l'avenir du parti. La fédé du Pas ce Calais est l'orga de base la plus importante qui soit clairement anti- liquidatrice. Donc dans le combat contre la liquidation, le Pas de Calais passe avant le PRCF, qui y a renoncé.
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J
Cher camarade, Je ne suis pas au PRCF, néanmoins j'entretiens des relations cordiales et de respect mutuel avec la plupart de leurs militants que je connais. Au-delà du fait que j'ai repris ma carte il y a un an: je n'ai eu ni reproches et il me semble entretenir avec eux un dialogue contructif. Donc je m'exprime sur ce point sans aucun "esprit de chapelle"... Je n'appartiens formellement à aucune de ces "chapelles", de tout manière. Et je ne sais pas ce qu'il en est dans le 94 et ne me prononcerai donc pas sur la question. La question des relations entre les militants du PRCF du 62 et la fédération PCF du 62 sont compliquées, je ne t'apprends rien. Néanmoins, voir le PCF devancé aux municipales par une dissidence à Lens et Liévin, cumulé à la perte de Calais, ne peut que poser des interrogations sur les incohérences de ligne politique de ladite fédération. Incohérences que nous avons déjà constatées tous lors des deux voire trois derniers Congrès (quand il a été question de "liste alternative" par exemple). Ce qui divise ne tient pas uniquement des calculs sordides mais de réactions épidermiques et souvent peu réfléchies de nombre de camarades dont la naïveté sert de terreau à ces "calculs sordides". Et ce qui freine est ce légitimisme plus ou moins latent, que tu me sembles reprendre indirectement à ton compte: considérer que la réunion de la fête de l'Huma est destinée uniquement aux cartés du PCF, c'est écarter d'un revers de main des camarades plus ou moins exclus, comme Danielle, qui auraient beaucoup à nous apporter. Et légitimer dans les faits les pratiques dont ils ont été victimes. Si les règles statutaires avaient été vraiment respectées, Danielle, la plupart des camarades du PRCF, et bien d'autres, seraient toujours adhérents du PCF sans doute. Nous n'avons pas vocation à être "l'opposition de sa Majesté" version république bananière: ce n'est pas à la direction de choisir ses opposants en excluant ceux dont elle ne veut pas car trop indociles. Et les opposants restant encore moins à avaliser sans rien dire pour ne pas être les suivant sur la liste. Du moins j'ose l'espérer. Apparemment ce serait une réunion des communistes cartés. Je regrette cette étroitesse. Ne s'agissant pas formellement d'une réunion du PCF mais d'une réunion de réseau, je pense qu'il est malvenu de vouloir lui appliquer les règles statutaires internes au PCF. Mais même dans une telle configuration, je te fais remarquer aussi que des camarades du PRCF sont toujours adhérents du PCF. Et que l'esprit de solidarité  aidant, le risque c'est que beaucoup ne viennent pas, considérant ceci comme une provocation au vu de ce qui leur a été rapporté des moments les plus conflictuels dans le Pas-de-Calais. Ceci sans même forcément qu'il y ait eu la moindre consigne en ce sens.Donc même en considérant cette réunion comme limitée aux cartés (on va vérifier la carte à l'entrée du stand? soyons sérieux...), le choix de me stand continue à me sembler problématique.
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G
Non le PRCF n'a pas été créé pour suite d'expulsion d la fédé 62, le PRCF est issu d'une scission (minoritaire) de la Coordination Communiste, je le sais j'étais un minoritaire.La question de fond qui est posée est d'abord celle de la démocratie interne et considérer que tout ancien ou futur membr du parti est à égalité de droits avec le miltant cotisant, collant, tractant me semble de natur à nier la nécessité même d'un parti, cela se nomme auberge espagnole ou mieux collectifs anti-libéraux. Imaginons un instant que les membres du PCF veuillent participer et voter sur les décisions du PRCF cela serait malvenu.La réunion sur le stand 62 semble concerner les membres du parti qui ont les droits de membres dudit parti, normal et logique.Je rappelle également que le PRCF a reçu une raclée dans le 94 à une élection législative donc gardons-nous de toute vision idéalisée. Le PRCF et ses dirigenats ont choisi de quitter le PCF c'est tout à fait leur droit moi j'ai choisi d'y revenir comme le salaud et l'ordure que je suis, c'est cela aussi parfois que l'on entend à l'extérieur. Le rassemblement des communistes est aujourd'hui desservi par  quelque chose d'incroyable, une multitude de mieux communiste que toi. Je me tape de qui a sorti le premier texte, je me contre balance de qui a placé la plus belle des virgules, je me contrefous des égos car a boulot, dans ma vie j'en prend plein la tête et le porte monnaie. Quand je fais grève je n'ai pas de perspectives politiques, je n'ai pas mon parti communiste et comme beaucoup et beaucoup trop, je me fabrique mon parrti à moi tout seul et comme c'est e mien  c'est le bon.Je suis , commment dire, j'ose le mot, séduit par la liberté de parole de Danielle Bleitrach, par sa profonde honnêteté  et sa rigueur morale. Danielle n'a pas de carrière à dérouler, d'ambitions à assouvir et cela j'aime bien car comme tout communiste, je crois, je veux enfin avoir une perspective de victoire, non pas comme on marque un but, non une victoire de classe, le retour d'un vrai parti communiste français et pas seulement pour le plaisir mais pour moi, salarié, syndicaliste, père et grand-père.Vous l'avez compris j'ai énorméménet d'estime pour les camarades humiliés, blessés, chassés mais qui ne cèdent rien et ne se rendent pas.Vous avez sans doute compris aussi que je n'ai et n'aurai aucune considération, aucun respect pour celui ou ceux qui dans des calculs sordides, il n' y pas d'autre mot, briseront ce qui est enfin en train de lever.J'ignore ce qu'il en est pour beaucoup d'entre nous, d'entre vous mais si vous pouvez faire  encore l'impasse sur ce congrès c'est que la vie vous gâte, moi je n'en ai ni le temps ni l'envie.A cette femme qui s'est jetée de sa fenêtre poursuivie par l'huissier, à ces potes de Renault , à nos frères sans-papiers, à notre patrie cubaine, oserons- nous offrir un champ de résignation né de divisions grotesques.L'avenir nous appartient, enfin si vous le voulez bien.Concernant le regroupement
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D
sur cette question de la présence ou non des camarades au stand du pas de calais, la question n'est pas de la présence elle est celle du parti que nous voulons. Aujourd'hui ce dont nous souffrons entre autres c'est du non respect du militant. Des sondages qui veulent faire définir notre politique par "l'opinion", des réunions "ouvertes", une campagne présidentielle dont le parti était complètement dépossédé. Dans de telles conditions je crois que nous ne pouvons pas ne pas respecter les décisions souveraines de ceux qui sont au parti sur leur Congrès avec par exemple la question d'une seule base alternative. C'est à ce titre que je ne viendrai ou du moins n'interviendrai sur cette question, je veux que le jour où je reviens au parti mon droit souverain soit repecté. Autre chose est le débat sur des questions d'orientation qui devraient nous permettre un jour de ré-intégrer le parti. Et je souhaiterais, chers camarades, que vous vous donniez les moyens pour que ces discussions aient un sens, dessinent une perspective. Gérin nous offre un espoir à ce titre. Danielle BleitrachPS je connais les camarades du PRCF, je les apprécie beaucoup, ce sont des militants et souvent de haut niveau avec une formation solide, nous en avons besoin, mais ils sont suffisamment disciplinés pour comprendre et partager mes arguments.
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D
En outree, Je ne comprends pas à partir de quoi, eu lieu de parler de l'essentiel on dévie sur des stupidités qui nous divisent.dans le texte nous citons André Gérin parlant du rapport de Francis Wurtz au CN. Ce rapport donne comme échéance à la liquidation les prochaines européennes où le parti se fondrait dans des listes de la GE. Je vous propose d'aller en voir au moins la conclusion, elle est vraiment explicite. De ce point de vue la réunion de sanary a eu le grand mérite comme nous tentons de le montrer dans notre compte-rendu de bien pointer les enjeux d'aujourd'hui et ceux à venir et d'envisager des solutions alternatives qui réclament débat. Pourquoi ne pas s'y intéresser ... Pourquoi éviter le fond qui pourrait nous rassembler... Danielle Bleitrahc
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J
Je persiste à dire que le choix de faire cette réunion au stand de la fédération du Pas-de-Calais me semble malvenu, un certain nombre de camarades estimant avoir été "purgés" par la direction de ladite fédération. Ils ont créé le PRCF depuis, avec une certaine réussite militante et électorale parfois, comme à Lens et Liévin. Ces camarades ont toute leur place dans une telle réunion et risquent de prendre ceci comme un affront. Et même s'ils daignent venir, il est à craindre des débordements susceptibles de gravement compromettre l'unité que nous recherchons. Il serait bon de trouver un autre stand, acceptable pas le plus grand nombre.
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D
ce qui se passe en ce moment dans les caraïbes me rend un peu nerveuse, je ne pense qu'au drame vécu par les Cubains et les haïtiens. Et je suis désespérée de voir un parti communiste incapable d'organiser la solidarité à l'échelle de la fête de l'huma. Alors je suis effectivement à fleur de peau dans mes réponses, ce qui n'aide pas.Benjamin, je n'ai rien, aucun a priori, mais je n'aime pas que dans un compte-rendu fait avec bonne foi on vienne chercher des poux, encore cela ne serait rien, mais ce qui se joue me paraît trés important: ou nous arriverons tous à surmonter nos limites (peu importe ce qu'elles sont) et faire l'effort difficile de construire ensemble ou la liquidation du PCF ira jusqu'à son aboutissment. Et si tu sais reconnaitre, comme j'ai tenté de le faire, avec bonne foi ce qui bloque, tu verras que la question des "membres extérieurs", ceux qui ont quitté le parti te sert à exaspérer inutilement le débat.En ce qui me concerne je vais déjà te rassurer, comme je ne suis plus au parti depuis 2003, contre ma volonté, mais le fait est, je vais considérer que je n'ai pas à participer à vos décisions souveraines de communistes et je m'abstiendrai donc d'aller à la réunion dans le stand du pas de calais. Il me paraît juste que cette question d'une base alternative relève du seul choix des camarades membres du parti, donc cela m'exclue, ainsi que Charles Hoareau et beaucoup de camarades du PRCF.En revanche, je crois utile d'apporter à d'autres niveaux du débat avec les camarades pré-cités et d'autres, et à ce titre j'apprécie beaucoup la démarche d'André gérin qui ouvre cette double possibilité. Arrêtons de nous raidir pour rien et tentons d'avancer vers notre but à tous, avoir un jour un PCf digne de ce nom, avec des objectifs et des combats tels que nous retrouverions notre fraternité. Il faut remercier à ce titre les camarades qui sont restés au parti et qui vont oeuvrer pour avancer sur ce chemin, enfin je l'espère et le reste d'ailleurs me paraîtrait inconcevableDonc c'(est terminé et je salue avec joie tous les amis que je retrouve ici.danielle Bleitrach
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