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Réveil Communiste

Intervention de Jihad Wachill à la réunion de Vive le PCF!

2 Septembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

Voici l'intervention d'un camarade d'Amiens lors de la réunion de Vive le PCF! qui s'est tenue les 29 et 30 août
A.Q

Je m'appelle Jihad WACHILL et je suis à la section PCF d'Amiens. J'interviens aussi en qualité d'ancien membre du bureau national de l'UNEF, enfin celle d'avant la réunification. En effet, ayant connu cette période de la liquidation de l'ex-UNEF, je ne peux m'empêcher de faire des parallèles entre ce qu'on y a connu et ce qui se passe aujourd'hui au PCF. Je n'en suis que d'autant plus inquiet.
 
Parallèle à propos de la déliquescence sur le fond de l'organisation, qui correspond à une volonté d'afficher une orientation compatible avec celle de la social-démocratie. Sur le terrain syndical étudiant aussi, les renoncements sur le fond ont été les premiers signes précuseurs concrets de la "réunification syndicale".
 
Parallèle à propos de ce qui a pu être qualifié de "sortisme" de militants voire d'équipes militantes entières, qui quittent l'organisation pour exprimer leur désaccord avec les dérives constatées. Des militants qui soit essaient par vagues de construire d'autres organisations, soit disparaissent dans la nature.
 
Une différence toutefois avec la situation actuelle du PCF: peu de ces militants ont été franchement mis dehors, la plupart faisant plutôt délibérément le choix de partir. Au PCF, au contraire, nombre de camarades ont été plus ou moins insidieusement exclus. Il ne s'agit pas toujours d'un choix mais souvent d'un état de fait imposé. C'est là une des limites des parallèles que je fais. Il convient d'ailleurs d'autant plus de tenir compte de ces camarades dans toute démarche de rassemblement, dans le respect de leur vécu parfois douloureux vis-à-vis du Parti.
 
Parallèle aussi concernant l'entrisme pratiqué par des groupuscules n'ayant aucun attachement réel à l'organisation et servent dans les faits de caution de gauche à la direction dans sa démarche de destructuration de l'identité de l'organisation pour la rendre soluble dans la social-démocratie bon teint.
 
Parallèle, enfin et surtout, concernant la division des opposants à cette demarche mortifère, traversés d'oppositions de personnes et de querelles de chapelles qui les empêchent de proposer une alternative crédible à la direction en place. Celle-ci peut ainsi se maintenir faute d'accord entre ses opposants. Cette division conduit à l'inefficacité et à l'inaction, voire... à la cooptation des chefs de file des opposants par la direction elle-même faute d'accord entre eux. Elle entraîne de plus au niveau de la "base" perte d'espoir et résignation chez nombre de camarades, qui peut les amener à "décrocher" ou en tout cas à prendre du recul.
 
A ce stade, je vais sortir de ces parallèles pour revenir à l'actualité à propos de cette question de la nécessaire unité de ceux qui veulent un retour à des orientations authentiquement communistes. Pour moi, cette unité doit passer par un texte commun. L'exemple de "refondation communiste" en Italie est là pour nous le montrer par son actualité comme par son caractère spectaculaire. Mais là encore, sans le rassemblement des opposants à la dérive anti-marxiste de l'ancienne direction du PRC, jamais ce basculement tellement porteur d'espoirs pour nous n'aurait été possible. Le cas du parti communiste portugais, qui a connu un sursaut similaire il y a quelques années et un redressement électoral et d'activité depuis, est là aussi dans une certaine mesure pour nous montrer que la théorie du déclin inéluctable est sans fondement.
 
Inversement, le cas du PCE (Parti Communiste Espagnol), montre bien l'ampleur de la difficulté aujourd'hui à reprendre son autonomie pour un parti communiste qui en aurait des velléité une fois qu'il s'est fondu dans une autre organisation, la "Gauche unie" ici. Ce contre-exemple espagnol est valable aussi sur la question de l'unité, le premier dirigeant de ladite "Gauche unie" n'ayant été élu que par 48% des militants, profitant de la division des ses opposants.
 
L'unité des communistes implique que chacun prenne la mesure de ses responsabilités, qui parfois le dépassent au regard de l'Histoire. Devant l'intérêt commun, anathèmes et procès d'intentions ne sauraient avoir leur place. Un camarade comme André GERIN, par exemple, même si j'ai à titre personnel bien des désaccords avec lui, ne peut être écarté d'un revers de la main dédaigneux. Si on cherche bien on peut tous trouver quelque chose à se reprocher les uns les autres.
 
Les désaccords, s'il y en a, doivent être tranchés démocratiquement, mais c'est toujours les points d'accord et non les désaccords parfois futiles que nous devons en priorité avoir à l'esprit. De ce point de vue, notre parti a plus que jamais besoin d'une culture démocratique qui a pu cruellement lui manquer: loin d'être dramatiques, les divergences peuvent contribuer utilement au débat démocratique dans un parti comme le PCF si elles sont gérées sainement.
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G
Je crois que le PC espagnol est en train de se dépétrer de la "Gauche Unie" qui l'avait entraîné dans sa chute.
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G
A ma connaissance André Gérin est le seul élu communiste connu nationalement qui a eu le cran de se mouiller dans la lutte actuelle contre l'équipe postcommuniste qui solde Fabien et l'Huma. Éléphant dans la porcelaine ou T 34, peu importe, l'heure n'est plus aux finasseries.
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