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Réveil Communiste

Nouvelles remontrances amicales à Jean-Luc Mélenchon

10 Novembre 2020 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Qu'est-ce que la "gauche", #Élections, #Positions

Nouvelles remontrances amicales à Jean-Luc Mélenchon

D'abord, l'article tel que je l'ai publié le 14 octobre 2020 :

Je suis toujours membre du PCF, et aujourd'hui la FI s'est rappelée à mon bon souvenir, et il se trouve que j'en suis membre également. Elle me demande de donner mon avis à Jean-Luc Mélenchon sur la question de savoir s'il doit être candidat en 2022, ce que je fais bien volontiers.

Cher Jean Luc, je pense que tu ne dois pas être candidat en 2022. J'ai voté pour toi en 2012 et 2017, et je sais qu'en principe tu mènes bien les campagnes. Mais je crois que l'alchimie qui a fait coexister autour de ton nom la"gauche de gauche" et la "gauche populiste" ne fonctionnera plus. La première tendance a pris trop d'importance dans ton entourage, et elle est une vraie machine à perdre. Les gauchistes ne veulent pas le pouvoir, ou alors lorsqu'ils l'obtiennent il faut voir ce qu'ils en font, comme Tsipras. Ton rôle politique serait à mon humble avis beaucoup plus important en soutenant une candidature d'union populaire capable de fédérer le mouvement qui s'est exprimé avec les Gilets Jaunes (et non d'union de la gauche, sachant que la gauche et l'extrême gauche se sont embourgeoisées). Certainement plus important qu'en obtenant 6 ou 8%, ou même plus si cela signifie que nous allons devoir ensuite rempiler avec Macron.

Si cette candidature populaire et même populiste, marquée par un véritable nationalisme économique, et un programme social vigoureux et prioritaire sur tout le reste (écologie, féminisme, migrations, etc) ne voit pas le jour, et bien la victoire de l'extrême droite est probable.

Ensuite, une remarque du 10 novembre après son annonce de candidature auto-soutenue par ses propres bretelles:

Jean-Luc, tu ne m'as pas écouté !

Voyons quelle-est ta légitimité pour être candidat au nom des forces populaires de ce pays? Il y en a deux : tu es apparu comme le principal maitre d'œuvre de la victoire du "non" à la constitution européennes en 2005. Et tu disposes d'un socle de soutien important dans l'opinion, mesurable dans les sondages. On pourrait ajouter que l'obstination, voire Mitterrand et Chirac, est une stratégie payante à l'élection présidentielle française.

Mais obstination pour quoi faire? Tu as beau susciter la sympathie, en dehors de la campagne victorieuse de 2005 dont les résultats n'ont pas été sabotés de ton fait, le bilan de ta carrière politique est extrêmement faible. Tu n'as, il faut le reconnaître, aucune expérience du pouvoir réel, et ton bilan politique est inexistant.

Sur ton seul atout tu t'es décrédibilisé ! Tu t'es éloigné de la critique de l'UE, tu as commis la même erreur que Jeremy Corbyn, qui semblait pourtant d'une bonne étoffe, mais qui a hésité devant le Brexit pour ne pas mécontenter la gauche bourgeoise et qui a été battu pour ça, et non par la campagne de calomnies du CRIF local. Tu subiras donc très vraisemblablement le même sort.

Cordialement GQ

Ps je suis le webmaster du blog Réveil Communiste qui a soutenu ta candidature en 2017, principalement pour les éléments anti-impérialistes (anti OTAN) qui figuraient en bonne place dans le programme, et parce que ta victoire me semblait chose possible. A mon avis ce n'est plus le cas aujourd'hui.

GQ, 14 octobre - 10 novembre 2020

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G
JLM s'est emmêlé les pédales sur les Tchétchènes, cette semaine en commençant par les accuser en bloc pour finalement s'excuser. il ne faut jamais s'excuser pour avoir dit une connerie, en le faisant on l'aggrave.Il aurait dû, sans mentionner un peuple particulier, remettre en cause les asiles accordés à des terroristes et s'en tenir là. Bien entendu, la gauche bourgeoise n'aurait pas aimé.
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I
moi mélenchon, je dis en fonction de son histoire il est trop aj ss, et mitterando-archive secrète latre, en plus il n'est pas assez OCI ou communiste internationaliste, en fonction de mon histoire et de la sienne à deux reprises en yougoslavie avec jospin, comme dans la guerre du golfe 1 et 2, il est antichinois et prootan, anti état socialiste arabe et dangereux comme allié écolo de rayal trop longtemps... donc il vient de résidiver il est vrai il n'est pas seul dans l'appareil d"état otaniste et syndicat ou corps intermédiaire de l'euroatlantisme.. et c'est dommage nos savants ont maintenant une part énorme de responsabilité notammment ceux en matière d'information!
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R
Mélenchon a beaucoup de défauts mais il les avait déjà en 2012 et en 2017. Ce qui est nouveau, je pense, c'est qu'il ne peut plus passer le premier tour, à la suite de son leadership incohérent depuis 2017. Donc il faut construire une autre candidature (et tant qu'à faire sur une plateforme meilleure).
G
Point de vue du Dr B<br /> <br /> Si un avis m'etait demandé à propos du ci-devant citoyen Melenchon qui un jour s est fendu d un:<br /> C est moi la République !<br /> Quand la maréchaussée est venue saisir quelques uns des documents pouvant démontrer une certaine indélicatesse quant à ses finances propres et à celles de son mouvement en constante marche arrière, la séquence qui voulait etre un morceau héroïque et outragée eut un effet des plus désastreux, car sans le panache d un " l Etat c est moi"...<br /> <br /> <br /> https://www.afrique-asie.fr/melenchon-un-mirabeau-tres-delave/<br /> <br /> <br /> En effet que penser d un homme qui idolâtre encore le fossoyeur d' une certaine gauche à la française, propre sur elle, éloignée de toute velléité d une révolution antiK, le responsable du génocide d un million de Rwandais? J ai nommé l homme à la francisque au numéro connu des historiens, F Mitterrand. <br /> <br /> Les Français, les vrais, la majorité, pas ceux qui salonnent comme nous derrière nos claviers, ne votent plus..ils savent d expérience que c est vain...
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G
Point de vue de Bruno D<br /> <br /> Melenchon a longtemps en tout cas été trotskyste, version lambertiste, entriste, gauchiste et anticommuniste, ce qui a quelques liens avec le marxisme en principe. Il n'y a pas si longtemps que cela ...quand il était ministre de Jospin, je me suis trouvé à accompagner le dirigeant d'une petit parti polonais situé "à la gauche de la gauche" et qui devait être reçu au ministère par Melenchon qui, comme il savait qu'il avait affaire à un ...marxiste anticommuniste, l'a assuré que lui aussi était marxiste pur jus mais qu'il ne pouvait pas le dire pour ne pas effrayer ni le "petit peuple" ni les "gros bourgeois", mais qu'il faisait tout son possible pour orienter le gouvernement français ....qui a le plus privatisé, vers ...la gauche. Bref, n'étant pas le confesseur de Melenchon (qui dernièrement s'est même rangé, malgré son laïcisme affirmé, derrière la dernière encyclique papale certes très sociale ...mais dans les limites contraignantes du système sanctuarisant et sanctifiant la propriété privée qu'il ne faudrait que "moraliser" pour la rendre "humaniste", sans parler de l'appui papal à la "construction européenne"), donc n'étant pas son confesseur ni à l'époque ni aujourd'hui, je ne sais pas quelles sont les convictions intimes de Melenchon, et elles m'importent en fait peu, mais je peux témoigner qu'il se prétendait marxiste ...à sa façon, à un moment de sa bio. Ce qui, vu le destin de la plupart des lambertistes, n'est pas forcément, à mes yeux tout au moins, un compliment, ni pour ceux qui le sont restés ni pour ceux qui à force d'entrisme se sont faits pénétrés par l'idéologie de leur parti social-libéral d'adoption. Est-ce que cela a changé chez Melenchon depuis, après avoir rompu avec le parti d'adoption pour créer un "mouvement" ...qui ne bouge pas trop ? Yo no se !<br /> <br /> <br /> <br /> Mais personnellement, je ne pourrai pas avoir trop confiance. Et quand on voit ce qu'est le machin LFI et comment il fonctionne, on peut se poser cette question. ...Certes ce n'est pas un parti, mais ca a l'air d'être un "mouvement sans forme parti" mais vachement créé pour servir un chef. Et un chef, ça n'a ni mouvement de masse ni base militante, en particulier dans les entreprises, donc rien qui ne garantisse et puisse contrôler qu'il gardera le cap de ses promesses, quand il y en a et quand elles apparaissent à peu près clairement, ce qui n'est pas toujours le cas avec Melenchon. <br /> <br /> <br /> <br /> Vu les problèmes graves auxquels la classe des travailleurs va se heurter frontalement en France et dans le monde entier dans les semaines qui viennent après les vagues de licenciements en cours et toutes celles qui viendront jusqu'aux bilans de fin d'année, j'aimerais pouvoir parier sur qui que ce soit et quoi que ce soit de solidement ancré "à gauche", c'est à dire en principe sur la classe des travailleurs salariés, autrement dit des prolétaires, et donc sur une force consistante, mais à part des ilots existant et résistant dans des enclaves au sein des partis "de la gauche de la gauche", au PCF entre autre, et les "groupuscules" qui, en plus des simagrées, ont, eux, des principes, une analyse et une vision, je ne vois rien. Et dans ce rien, j'englobe, et j'en suis malheureux, Melenchon, qui a loupé le coche déjà plusieurs fois si tant est que ce n'était pas son objectif, conscient ou inconscient, comme c'est fréquemment le cas avec les gauchistes de salons. Cela, il l'a fait à une époque où il était beaucoup plus facile de dire "non", qu'au moment actuel quand nous nous trouvons devant un gigantesque tsunami social qui grossit à vue d'oeil. Nous n'attendrons pas les élections, le tsunami va frapper avant. Il faut le voir et le savoir !<br /> <br /> Salut et Fraternité !<br /> <br /> Bruno Drweski<br /> <br /> <br /> <br /> PS. En plus, sur l'international et l'impérialisme, LFI ce n'est pas clair, ça tangue, ça tangue...
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G
Antoine Manessis écrit :<br /> <br /> sam.<br /> 17 oct. à 20:19<br /> Cher Gilles,<br /> <br /> Je respecte ton point de vue mais, tu t'en doutes, je ne le partage pas.<br /> <br /> Je vais tenter brièvement et schématiquement te dire pourquoi.<br /> <br /> Tu utilises deux termes que je crois flous et quand c'est flou...<br /> <br /> Premier terme la"gauche de gauche" est, dis-tu, une machine à perdre. Ce sont des "gauchistes" qui ne veulent pas du pouvoir. Ou qui quand ils l'ont font comme Tsipras.<br /> Synthèse : la gauche de gauche serait donc gauchiste et comme Tsipras.<br /> <br /> Or je crois qu'il faut être tout de même plus précis ou au moins moins confus.<br /> <br /> Gauche de gauche : si cela veut dire à gauche du PS (qui est une gauche de droite), je crois que nous appartenons tous à cette catégorie. Si cela veut dire que nous sommes les héritiers du sans-culottisme et du jacobinisme, du mouvement ouvrier et démocratique, j'ose espérer que nous le sommes tous. <br /> <br /> Mais tu sembles amalgamer la gauche de gauche et le gauchisme. Or il me semble que c'est une erreur théorique. Le gauchisme du XXIe siècle serait me semble-t-il composé des camarades incapables de porter une stratégie, qui nient ou négligent la question nationale, qui ignorent dans les faits la question des alliances. D'ailleurs sur ces trois questions centrales ils sont les héritiers du gauchisme old school. Et ce sont aussi des camarades qui se complaisent dans la posture et le verbe et fort peu dans l'action dans les masses.<br /> <br /> Quant à Tsipras que vient-il faire dans ce courant? Tsipras a mené une politique social-démocrate, avec le même résultat que la social-démocratie ailleurs : impuissance et échec. Echec scellé après le référendum (du 5 juillet 2015) trahi. <br /> D'autant que le rapport de forces qui existait après la Deuxième guerre mondiale et qui permettait à la S-D d'être l'expression politique du compromis Capital/ Travail n'existe plus. Mais faire de Tsipras un gauchiste quand il est un droitier, je ne peux pas te suivre.<br /> <br /> Qui vises-tu ? J'essaye de deviner...Clémentine Autain (en tant que courant de droite de la FI et non de la personne évidemment) ? Dans ce cas il faut le dire car ce courant là n'est pas gauchiste, il est "union de la gauche" y compris avec les débris du PS. Il est réformiste et électoraliste.<br /> Que ce courant soit dirigeant ou dominant dans la FI ne me paraît pas acquis, loin de là, surtout après les Européennes et leur échec. <br /> JLM est quant à lui un jauréssien de gauche, qui me semble peu enclin à s'entendre avec le PS et qui sur bien des sujets est l'homme politique le plus à gauche de notre pays. Plus à gauche que le PCF en tous les cas. Qu'il ne soit pas marxiste et révolutionnaire ne surprendra personne d'autant qu'il n'a jamais prétendu à ces qualificatifs politiques.<br /> <br /> Cela étant comme il n'existe aucune alternative organisée marxiste (oublions les groupuscules et leur pathétiques simagrés), l'option Mélenchon, susceptible de porter une dynamique populaire (et c'est là l'essentiel), me semble la seule option progressiste en France aujourd'hui.<br /> La candidature d'union populaire, c'est la sienne s'il donne un contenu social avancé à son projet. Fédérer les femmes et les hommes qui aspirent à la Sociale (militants de gauche, syndicalistes, gilets jaunes, abstentionnistes, anti-racistes, féministes, écolos anti-capitalistes...) doit être son objectif. <br /> Si ce n'est pas le cas, personne n'oblige personne à voter pour lui. Mais à l'heure où nous parlons, en terme de possibilité, d'opportunité, il n'y a rien d'autre.<br /> <br /> Cela dit, les adversaires de la gauche, n'ont pas dit leur dernier mot : une candidature social-démocrate de droite type Anne Hidalgo, ou une candidature EELV intelligente (c'est-à-dire pas Jadot) type Éric Piolle, voir une candidature de droite habile (Fillon fut le 3e homme malgré ses costumes et Pénélope), peuvent battrent Macron. Surtout si aucun candidat ne parvient à vaincre le cens Le match Le Pen / Macron qu'on veut nous vendre n'est pas certain même s'il est possible.<br /> <br /> Donc nous devons tous bien comprendre que le candidat de la France Insoumise, JL Mélenchon, est le seul candidat capable de rassembler suffisamment de citoyen-nes pour éviter un anéantissement de la gauche et même avoir une chance de victoire.<br /> La candidature populaire (populiste est trop ambigu)) doit porter un projet de progrès et de rassemblement ce qui veut dire centralement unir les ouvriers (et couches populaires) et les petits-bourgeois. Pour cela le programme doit prendre en charge les aspirations des uns et des autres. Sans hiérarchie à priori. A la classe et à ses organisations d'agir pour créer dans le pays un rapport de forces qui permettent aux revendications sociales de prendre toute leur place (cf juin 1936). <br /> <br /> <br /> Antoine Manessis.<br /> Animateur du blog Nouveau Bloc Historique<br /> nbh-pour-un-nouveau-bloc-historique.over-blog.com
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G
Bonjour, après avoir été piratée il y a quelques mois,ma messagerie n'a pas retrouvé "url valide"<br /> <br /> J'aurais voulu posté le message ci-dessous à la suite de votre analyse:<br /> <br /> <br /> "Quand JL Mélenchon est venu à Pau il a confirmé qu'il ne voulait ni sortir de l' OTAN, ni sortir de la dissuasion nucléaire même s'il voulait mettre fin à l' électricité nucléaire!!!<br /> <br /> La rationalité de cette personnalité politique manque à l'appel d'un programme qui doit être construit."<br /> <br /> <br /> <br /> je rajoute que les positions de JLM au parlement de Strasbourg alors que notre région l'y avait envoyé, n'ont fait l'objet ni d'un seul compte rendu,ni d'une explication de vote quand il a cautionné le raid de l'OTAN qui entraina la mort de Kadafi alors que "son groupe GUE" votait contre.<br /> <br /> fraternité<br /> <br /> Paule lanta section Pau et Agglo du PCF FD 64
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M
"Ma proposition, c'est que JLM, le PCF, et d'autres forces déterminées (si elles le sont vraiment) à barrer la route à Macron construisent une plateforme commune qui mette au premier plan les thèmes économiques et sociaux". ???<br /> La plateforme existe, elle s'appelle l'Avenir en Commun", on peut l'améliorer. Mais repartir à zéro, c'est perdre des mois, faire naître des désaccords sur des chiures de mouches. Tout ça, soyons honnête, pour écarter un homme, le plus doué et le mieux placé à ce jour. Si JLM gagne, les communistes entreront au gouvernement. S'il perd, ils resteront dehors à gérer leurs voix en s'acoquinant avec le PS. JLM rentrera chez lui, il se mettra enfin à écrire comme il en a envie depuis longtemps, et, seuls, seuls, vous regretterez le temps où il parlait. Pour nous tous. Nous tous.
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R
Dix-huit mois, c'est plus qu'il n'en faut pour construire nouvelle une plateforme qui donne moins dans le quinoa et plus dans le retour à la retraite à 60 ans et 150 trimestres ! Moins de végétarisme et plus de protectionnisme ! Moins de constitution et plus de nationalisations ! Moins d'angélisme et plus de souveraineté ! moins d'hologrammes et plus d'écoute des demandes des prolétaires ! etc, etc, etc.
R
Je ne crois plus en la détermination anti-impérialiste de JLM. Si je me trompe, détrompez moi. Et je ne crois plus non plus qu'il passera le premier tour, parce qu'il ne put plus reprendre de voix au FN.
R
J'avais cette détermination en 2017, mais à présent j'ai des doutes sur le fond, et je ne crois plus en la victoire de JLM à cause de ses trop nombreuses erreurs, et de son nettoyage des "souverainistes" de la FI. Quant à la plateforme, ce n'est pas cela qui m'avait déterminé. Que les communistes entrent ou pas au gouvernement, c'est un point très secondaire, mais je ne crois plus du tout que JLM ait des intentions anti-impérialistes. Si je me trompe, détrompez-moi.
P
Bonjour. Si vous êtes au PCF et à LFI, vous êtes donc mondialiste,"immigrationniste", multiculturaliste, et européiste, ce qui veut dire atlantiste. Cela signifie que tous vos discours sur la défense des salaires, des statuts des services publics et de l'intérêt général sont vains. Votre gauche, c'est une droite comme une autre. Vos querelles en trompe l’œil vont-elles intéresser grand monde? On peut en douter. Le PCF est mort, LFI va mourir, et la France peut-être aussi. Quant à M. Mélenchon, aujourd'hui, c'est peanuts. Cordialement.
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R
Bon, je vais laisser les morts enterrer les morts et aller aussi sec au troquet m'en jeter un derrière la cravate, histoire de me remonter le moral avant le couvre-feu.
G
Commentaire au point de vue d'Élie, par Pasquale Noizet :<br /> <br /> Il s'agit de mettre en avant les 2 candidats potentiels de la F. I. Jean Luc Mélenchon a raté le coche. Point barre. Ce n'est pas le Pape juste le boss fondateur de la F. I. Il y a d'autres talents comme ceux cités par Elie Claustre pour peut être rattraper le coup faire un vrai score pour détrôner et virer le couplé médiatique Macron Lepen toujours en lice pour les médias. (...) Camarades et militants de la F. I. vous n'avez nul besoin d'un grand chef pour conduire une candidature nouvelle et crédible ce qui n'exclut en rien le rôle politique de JL. M mais il doit avoir la décence de laisser la place à un autre sans casseroles aux fesses (erreurs de JLM bien vues par Élie) et dont la démarche sera de rassembler au plus large y compris chez les abstentionnistes qui ne croient plus en la politique ou les déçus de JLM. L'analyse d'Élie est concise et claire voire même clairvoyante si nous continuons à regarder notre nombril et à s'accrocher comme un bernic au grand chef. Perso j'ai quitté le PCF en 2015. Aujourd'hui je constate que Fabien Roussel est bien meilleur que l'ancien secrétaire du parti et qu'il faudrait aussi bosser en concertation avec lui. Pareil pour Montebourg... Voilà ce que je pense. Je n'ai d'ailleurs pas reçu d' invitation pour donner mon avis de la part de la FI. Pourtant j'ai soutenu la campagne et la candidature de JLM aux dernières présidentielles. Deux poids deux mesures ?
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G
Position d'Élie, jeune militant Insoumi :<br /> <br /> <br /> Mercredi, un mail a été envoyé aux militants insoumis-es pour leur demander leur avis sur une nouvelle candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2022.<br /> J'ai été honnête, et ai répondu qu'une nouvelle candidature de Mélenchon n'est pas pour moi souhaitable.<br /> Insoumis je suis, insoumis je reste, mais en l'état actuel des choses, il me semble tout à fait impossible pour moi d'envisager une troisième candidature de JLM.<br /> Peut-être que ce sera la décision de France insoumise malgré tout ; et peut-être que l'avenir me dira que mon analyse actuelle est la mauvaise.<br /> <br /> Malgré tout, plusieurs problèmes se sont accumulés depuis 2017 et méritent aujourd'hui d'être revus pour penser une candidature présidentiable pour gagner face à Macron, Le Pen et aux sociaux-libéraux et surtout pour transformer notre pays et rompre avec le libéralisme et l'UE.<br /> <br /> Depuis trois ans, JLM n'a été que trop illisible sur trop de points, l'Union européenne, le rassemblement de la gauche ou même la question de la décentralisation et du rapport aux régionalismes (pour beaucoup cela pourra apparaître secondaire mais pas pour moi, jacobin et républicain convaincu et attaché par ma famille à la Corse).<br /> L'abandon de la sortie des traités et de l'UE comme plan B au moment des européennes pour le remplacer par une "désobéissance" qui ne veut strictement rien dire juridiquement ou politiquement a été un premier recul par rapport à la présidentielle, et à aucun moment JLM n'a osé depuis les européennes revenir sur ce point et sur un discours plus offensif sur l'UE. Ce recul est d'autant plus visible que plusieurs des tenants d'une ligne souverainiste et euro critique de France insoumise non seulement n'avaient pas été retenu en position éligible sur la liste des européennes mais avaient fait l'objet de plusieurs virulentes attaques sur les réseaux sociaux de la part de JLM : je pense à François Cocq, violemment traité de "national-identitaire", mais aussi à des militant-es comme Manon le Bretton, qui ont eu droit à des mots durs après la défaite de 2019. Cet abandon est pourtant dramatique à l'heure où notre pays subit de plein fouet les conséquences de la mondialisation libérale qui nous a privé de toute notre industrie et de l'UE qui nous empêche toute politique sociale, ce que nous ressentons violemment depuis le début de la pandémie du covid.<br /> <br /> La conception de JLM du rassemblement des gauches n'a pas été intelligible non plus depuis trois ans : en 2017, nous étions clairs, à savoir que des accords étaient possibles avec les communistes, ce qui était logique, et avec d'anciens socialistes et écologistes ayant appuyé l'Avenir en commun tel qu'il était. Après 2017, non seulement JLM semblait rentré dans une confrontation stérile avec le PCF, notamment au moment des territoriales en Corse où il s'est mis, de manière surréaliste, à rendre hommage aux nationalistes, mais il s'est perdu à faire de l'appel du pied aux sociaux-démocrates : d'abord avec l'idée de "fédération populaire", aux contours indéfinissables, en organisant des votations sur le nucléaire en plein mouvement social, puis en présentant depuis des mois maintenant JLM comme la candidature du rassemblement et comme la "mieux placée à gauche". Or, qu'en est il du programme ? Va-t-il revenir à une ligne souverainiste et radical comme en 2017 ? Ou va-t-on sur une union de la gauche, dont le logiciel est aujourd'hui plus que périmé ? Cela paraît d'autant plus désespéré qu'il paraît invraisemblable que PS et EELV nous rejoignent et que cette fois, contrairement à 2012 et 2017, le PCF ait son candidat.<br /> <br /> L'autre partie du problème, malheureusement, concerne évidemment les chances de victoire d'une nouvelle candidature de Mélenchon.<br /> En 2016, le militant communiste que j'étais avais fortement appuyé sa candidature et une alliance PCF-France insoumise, conscient que sa ligne était la meilleure et que seul lui était en mesure de gagner au sein de la gauche radicale. Il était le seul présidentiable que nous avions, capable de représenter une figure rassembleuse, apaisée et fédératrice, avec des sondages prometteurs dès 2015. Le résultat de 2017 est la preuve que je ne me suis pas trompé.<br /> Mais aujourd'hui, force est de constater que ce n'est plus son moment : les sondages de popularité aujourd'hui en font une des personnalités politiques les plus rejetées de l'opposition, presque à égalité avec Marine Le Pen ; les sondages présidentiels le donnent en baisse constante depuis 2017, et désormais à 11%, le niveau de 2012, et presque semblable à celui qu'il avait entre 2014 et 2016.<br /> Il est clair que la stature de présidentiable de JLM est clairement abîmée, depuis les nombreux faux pas qui ont suivi le premier tour, que ce soit son attitude le soir du 23 avril 2017 de ne pas reconnaître les résultats "avant ceux des grandes villes", jusqu'à sa réaction très malhabile au moment des perquisitions. Faire de la conflictualité une marque de fabrique ne peut en effet pas marcher dans le contexte actuel où notre pays sort d'un quinquennat où les inégalités, les tensions et les divisions ont été aggravées par notre gouvernement qui a choisi la violence comme pratique du pouvoir. Notre peuple demande aujourd'hui justice sociale, service public mais aussi apaisement, ce que ne donne plus à voir JLM.<br /> <br /> On me dira, "oui mais en 2015 on était entre 8 et 10, et après regarde", oui mais, être à 8-10 quand on partait de 11 en 2012 c'est pas la même baisse que tomber à 11 quand tu pars de 20 : cette fois, le socle électorat de JLM est bien sérieusement érodé. Certes, il est toujours le premier de la "gauche", devant Jadot, Hidalgo, Hollande et tout le reste, heureusement d'ailleurs, mais quand l'écart avec Macron Le Pen est de cet ordre là et l'effondrement aussi significatif, ça ne peut être une source de satisfaction. D'autant que notre score de 2017 n'est pas sorti de nulle part : si nous avions réussi à rebondir malgré les échecs entre 2014 et 2015, c'est justement parce que JLM comme une bonne part des cadres du PG avaient fait le bilan du Front de gauche et avaient compris que cette stratégie ne marchait pas.<br /> Aujourd'hui, comme en 2016, nous nous devons de faire le bilan de la période 2017-2020 et en tirer toutes les conséquences nécessaires : et aujourd'hui, nous avons besoin d'une autre candidature à la présidentielle pour porter le projet d'une France souveraine, affranchie des traités de l'UE, du libéralisme économique, et d'une République sociale entièrement refondée.<br /> <br /> Des talents existent à France insoumise pour porter cette candidature et possiblement gagner, de nouveaux députés ont fait leurs preuves, comme Adrien Quatennens ou François Ruffin. En-dehors de France insoumise, des candidatures potentielles existent également, capables de porter le même projet que le nôtre, comme Arnaud Montebourg, qui a mis plusieurs propositions de nouveaux plans de relance et de relocalisation sur la table. Jean-Luc Mélenchon ne peut plus être présidentiable, mais cela ne signifie pas qu'il doive arrêter de se battre en politique : désormais, son rôle doit être d'accompagner la conquête du pouvoir et de transmettre l<br /> e bâton pour qu'une victoire puisse être possible.<br /> Le courage n'est toujours pas de s'imposer une énième candidature dans une campagne qui sera probablement, comme lui-même le reconnaît, de caniveau : c'est aussi de savoir se retirer pour permettre une victoire collective.
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