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Réveil Communiste

Contre le communautarisme par Jean LEVY

15 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Positions

 

Depuis l’attentat contre « Charlie Hebdo », le pouvoir et ses médias invoquent l’Union sacrée mais divisent arbitrairement les Français en diverses « communautés », en lieu et place de la communauté nationale, seule entité acceptable dans notre République, qui se veut laïque. Ainsi, les journaux, la télé, la radio n'ont de cesse d'invoquer  la "communauté juive, la "communauté musulmane". Dans celle-ci,  sont regroupées les populations en général d'origine maghrébine, qualifiées en bloc de "musulmane", comme si tous s'en référaient à l'Islam religieux. En fait, simplement d'origine algérienne, tunisienne ou marocaine, comme d'autres sont descendants d'émigrés italiens, polonais, espagnols ou portugais, nombreux sont ceux qui ne pratiquent aucune religion. Pourquoi en faire une "communauté", un ensemble homogène en marge de la "communauté française ? De même, les médias distinguent en permanence les "juifs" des autres Français. Certes, malheureusement, le fait n'est pas nouveau. Cette césure a été d'abord pratiquée par les ligues factieuses d'avant guerre, l'extrême-droite d'alors.  Pourtant, la population d'origine juive askynase, fuyant les persécutions généralisées dans les pays d'Europe de l'Est et d'Allemagne n'avaient qu'un souci, arrivant en France, c'est de se fondre le plus vite possible dans la nation française, aux antipodes du communautarisme. La discrimination s'est amplifiée jusqu'à l'horreur du fait de l'occupant allemand, de l'Etat dit "français" et leurs Kollaborateurs. L'exposition antisémite organisée à Paris par les nazis, "le Juif et la France", en constitue le point d'orgue idéologique, justifiant les massacres de masses qui ont suivi. Le mot "juif" en lettres de sang s'étalait sur les murs de nos villes. On aurait pu croire qu'avec la Libération, la discrimination cesserait. Or, des décennies plus tard, un certain nombre de nos concitoyens, se revendiquant de la qualité de « juifs », voulaient se singulariser en tant que communauté distincte. Cette attitude a pris une toute autre ampleur avec la venue en France des « pieds-noirs » d’Afrique du Nord, dont nombre de juifs sépharades. Ceux-ci, très ancrés dans la religion, ont constitué des pôles urbains de regroupement, reproduisant la nature communautaire telle qu’ils la vivaient en Algérie ou au Maroc.

 

L’Etat d’Israël, se considérant la nation de tous ceux qui se revendiquent comme « juifs » dans le monde, s’est appuyé sur cette population  pour donner à celle-ci  un sentiment de double appartenance nationale et développer ainsi son caractère communautaire.

 

Mais les Français d’origine juive ne se limitent pas à aux Sépharades. Le plus grand nombre, au cours des siècles passés, condamnés longtemps à vivre dans des ghettos, se sont totalement intégrés à la communauté française, y compris en délaissant la religion. Ils ne sentent aucun lien avec l’Etat d’Israël, dont ils critiquent la politique criminelle. Les replacer, malgré eux, dans une pseudo « communauté juive » à l’écart  de la nation française,  constitue un viol de leur conscience et une division arbitraire de notre pays.  

 

La question est donc posée : pourquoi  gouvernement et médias font-ils tant d’efforts  à réduire la nation française à un agglomérat de communautés distinctes ? L’abandon par nos « élites » de toute notion de souveraineté et d’indépendance, l’alignement de nos soit-disantes élites sur un pouvoir extérieur à la France, expliquent leur volonté de faire de notre pays  une simple région européenne peuplée de communautés juxtaposées, sans lien charnel, sans sa longue histoire partagée de luttes pour la liberté.

 

A nous de poursuivre le combat pour la République Une et indivisible.

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Pierre M. Boriliens 15/01/2015 13:12


Peut-être pour remplacer les clivages horizontaux par position dans la hiérarchie sociale, autrement dit les classes, par des clivages verticaux par groupes qui n'ont à peu rien en commun les uns
avec les autres, du point de vue de ces clivages ?


Cette idée, qui me semble assez pertinente, je la dois à Jean-Loup Amselle : la globalisation de l'ethnicité


http://www.youtube.com/watch?v=4IQBHVnXQ2E

gautier 15/01/2015 12:30


Extrait de http://www.napoleon-juifs.org/1806.html


Un décret de Napoléon en date de 1806 demanda aux préfets de désigner des juifs "honorables" pour être députés à une assemblée des Juifs, (..)


 Prévue à l'origine pour le 15 juillet, l'Assemblée ne se réunit que le 26, assistée de 3 Commissaires. Elle avait à répondre à 12 questions posées par l'Empereur :


1° Est-il licite aux Juifs d'épouser plusieurs femmes ?

2° Le divorce est-il permis par la religion juive ? Le divorce est-il valable sans qu'il soit prononcé par les tribunaux et en vertu de lois contradictoires à celles du code français
?

3° Une Juive peut-elle se marier avec un Chrétien, et une Chrétienne avec un Juif ? ou la loi veut-elle que les Juifs ne se marient qu'entre eux ?

4° Aux yeux des Juifs, les Français sont-ils leurs frères, ou sont- ils des étrangers ?
5° Dans l'un et l'autre cas, quels sont les rapports que leur loi leur prescrit avec les Français qui ne sont pas de leur religion ?
6° Les Juifs nés en France et traités par la loi comme citoyens français regardent-ils la France comme leur patrie ? Ont-ils l'obligation de la défendre ? Sont-ils obligés d'obéir aux
lois et de suivre toutes les dispositions du Code civil ?
7° Qui nomme les rabbins ?
8° Quelle juridiction de police exercent les rabbins parmi les Juifs ? Quelle police judiciaire exercent-ils parmi eux ?
9° Ces formes d'élection, cette juridiction de police et judiciaire sont-elles voulues par leurs lois , ou seulement consacrées par l'usage ?
10° Est-il des professions que la loi des Juifs leur défende ?
11° La loi des Juifs leur défend-elle de faire l'usure à leurs frères ?
12° Leur défend-elle ou leur permet-elle de faire l'usure aux étrangers ?
Ce questionnaire peut paraître suranné (et il l'est) mais il montre l'exemple de la reprise en main par Napoléon (dans l'esprit de 1789) des religions en France. C'est sur ces bases que la loi de
1905 décida définitivement de la séparation des églises et de l'Etat. Pourquoi ce travail n'a t-il pas été entrepris avec les musulmans avec l'immigration familiale de masse ? Jean-Pierre
Chevènement avait cette idée lorsqu'il imagina le conseil national du culte musulman (et les conseils régionaux). Nicola Sarkozy ministre de l'intérieur et des cultes prit la suite, créa bien les
CFCM et CRCM mais sans exiger des leaders musulmans ce travail d'adaptation de leur religion aux principes de la République Française (au nom sans doute de l'approbation tacite d'un
multiculturalisme à l'anglo saxonne décidé par Harlem Désir au début des années 80 -vive la France multiculturelle - mais par aucune assemblée ou referendum)