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Réveil Communiste

Les communistes et l'immigration : quels principes adopter?

10 Novembre 2016 Publié dans #GQ, #Réseaux communistes, #Théorie immédiate, #Economie, #Qu'est-ce que la "gauche", #élection 17

Georges Marchais, calomnié sur la question de l'immigration par la gauche petite bourgeoise. Un des articles les plus consultés sur RC

Georges Marchais, calomnié sur la question de l'immigration par la gauche petite bourgeoise. Un des articles les plus consultés sur RC

On peut dédier ce texte à un autre grand calomnié, André Gerin, sans toutefois adhérer à ses conceptions sur l'identité judéo-chrétienne de la France. Pour moi la France est une patrie de la Révolution, comme la Russie, la Chine, le Viet Nam ou Cuba, et peu importe le reste. Toutes les identités se valent, et elles ne valent pas grand chose.

Republié au lendemain de la victoire de Trump, largement due au vote des ouvriers américains.

Il n'y a pas de différence aux yeux des communistes entre travailleurs français et immigrés. Mais les communistes ne devraient pas pour autant défendre la liberté de l'immigration, s'ils veulent renouer avec les masses. La solidarité des militants de gauche avec les réfugiés est louable, mais elle tend à accréditer l'idée qu'ils sont partisans d'ouvrir totalement les frontières à la main d'œuvre étrangère. Certains militants de la sphère NPA - refondateurs du PCF ont d'ailleurs allègrement franchi le pas depuis longtemps. Or à l'intérieur du système capitaliste, et on ne va pas changer ce système demain matin, ce sont les frontières qui préservent en dernière analyse le niveau des salaires et les acquis sociaux.

Une campagne implicite pour libéraliser les migrations internationales se développe, en exploitant les images terribles des naufragés de la Méditerranée et des migrants maltraités par la police aux frontières de l'espace de Schengen. On veut faire passer les migrations à l'heure de la "mondialisation" pour une nécessité inévitable et en définitive positive de la modernité, et faire apparaître du même coup toute opposition à leur développement comme un signe de sclérose et d'inhumanité. On sait que les militants se laissent facilement prendre par les sentiments de nos jours, depuis qu'ils ont perdu l'intelligence du marxisme. En cédant à la pression morale des médias mainstream, ils font cependant directement le lit de l'extrême droite.

Quelques thèses évidentes pour commencer :

1) Les migrations et les migrants ne sont en soi ni bons ni mauvais. On peut les critiquer sans devoir être traité de raciste.

2) Voyager et changer de pays sont des libertés individuelles dont jouissent tous les riches, partout dans le monde. Les mesures de limitation de l'immigration ne s'appliquent donc qu'aux pauvres. Il faut tendre à terme à un monde où chacun pourrait choisir librement son pays. Mais ce n'est pas notre monde capitaliste d'aujourd'hui dans lequel il nous faudra vivre encore assez longtemps.

3) La migration d'un pays à un autre peut être revendiquée comme un droit de l'individu, mais dans la limite des possibilités concrètes de l'exercer. Il faut se souvenir que les fameux Droits de l'Homme de la bourgeoisie, auxquels on en revient toujours dans ce débat comme si c'étaient les Dix Commandements, stipulent que chacun est libre de quitter son pays et d'y revenir. Mais non de se rendre et de s'installer dans tous les autres pays.

4) L'exercice de ce droit suppose que l'immigrant adopte les usages du pays où il choisit de vivre. En général il migre justement dans ce but. Sinon au moins qu'il fasse suffisament de compromis pour pouvoir s'y adapter.

5) En régime capitaliste les immigrants sont utilisés comme main d'œuvre bon marché, pour faire pression à la baisse sur les salaires et les revenus indirects. Ils sont aussi utilisés comme un capital humain, dérobé par les pays impérialistes aux pays plus faibles, qui perdent ainsi leur investissement en formation dont ils récupèrent une petite partie sous forme de retours financiers au pays natal. L'organisation de l'immigration massive en Europe de réfugiés syriens a également eu pour but de provoquer l'effondrement de la Syrie, sur le modèle de celui de la RDA en 1989. Une politique socialiste réaliste limiterait donc dans les faits le droit à l'immigration (et encore plus, comme il lui a été reproché pendant la guerre froide, à l'émigration).

6) la concurrence entre travailleurs engendre du ressentiment, et chez beaucoup le rejet de l'immigration et des immigrés. Ce rejet est un produit objectif de la situation, et les prêches moralisateurs sont sans effets contre lui.

7) Il faut affirmer clairement qu'être "contre l'immigration" et être "contre les immigrés"  ce n'est pas la même chose. Dans le premier cas on prône un changement de politique économique qui peut être justifié ou non, qui souvent ne l'est pas, mais qui est une opinion dont l'expression est légitime; dans le deuxième cas on prend des boucs émissaires, attitude qui doit être combattue par les communistes par l'éducation, sauf dans le cas où on a affaire à un raciste idéologique endurci, du genre de ceux qui croient en la supprématie biologique de l'homme blanc, et qui ne comprend que le langage de la force. Mais il ne faut pas amalgamer toutes les critiques de l'immigration à ce type de positions néonazies.

8) Les questions de savoir si l'immigration est bonne ou mauvaise pour la classe ouvrière du pays d'accueil, pour les pays d'origine des migrants, et pour les migrants eux-mêmes sont des questions de sociologie et d'économie scientifique, dont les réponses peuvent varier selon la situation réelle. On doit donc pouvoir en discuter sans préjugés et sans tabou.

9) La France est un pays traditionnel de l'immigration politique et cette tradition d'accueil fait partie de son identité. Mais il n'y a pas de raison ni de mérite à y accueillir des oligarques kleptocrates, des terroristes islamistes (ou autres), des fondamentalistes, ou des pseudo-dissidents cubains ou chinois stipendiés par l'Occident.

10) La revendication de la régularisation automatique de tous les sans-papiers est un mot d'ordre irresponsable, gauchiste, d'essence ultralibérale. Il joue son rôle dans la conjoncture sinistre qui pousse les migrants à risquer leur vie en masse en cherchant à passer en Europe à n'importe quel prix.

11) L'idée, fréquemment défendue à la CGT, qu'il suffirait de régulariser tous les travailleurs sans-papiers pour mettre fin à leur surrexploitation et à la pression à la baisse qu'ils exercent sur le marché du travail ne résiste pas à l'analyse : une telle régularisation globale déclencherait une nouvelle arrivée massive, et la situation sur le marché du travail serait encore aggravée pour les travailleurs.

Faut-il dire que "l'immigration est une chance pour la France" ? Elle l'est dans le sens où elle a toujours lieu dans l'intérêt de l'économie du pays d'accueil (sinon elle cesse immédiatement comme on a pu voir en 2009 avec la crise). Mais l'intérêt de l'économie pilotée par la bourgeoisie et celui de la classe ouvrière n'est pas le même. Ce n'est pas par bêtise ou par racisme que les prolétaires français ou installés depuis longtemps en France sont réticents à l'égard des sans-papiers. Ils sont souvent excédés par des campagnes bien intentionnées mais irréfléchies et pensent que "j'ai bien mes papiers, ils n'ont qu'à en avoir eux aussi avant de venir en France". Il faudrait changer de ton à leur égard pour commencer, si on veut combler la fracture entre "la gauche" et le peuple et s'opposer vraiment, et pas qu'en intention, à la montée du FN et à la désertion des urnes.

La régularisation des sans-papiers ne va pas de soi, ceux qui la défendent doivent convaincre au cas par cas.

Les communistes pourraient, s'ils avaient un tant soit peu de courage politique, défendre un programme demandant la limitation ou l’arrêt de l’immigration, sans être confondu aux yeux du peuple (qui voit juste, disait Mao) avec l'extrême droite. Mais pour ceux qui ne comprendraient pas bien, voici explicitement la différence entre une politique restrictive de l’immigration émanant de l’extrême droite, et une telle politique émanant de communistes.

L'extrême droite veut non pas arrêter l’afflux d’immigrants, mais chasser ou persécuter les immigrants déjà installés et leurs enfants et descendants, et principalement les Noirs et les musulmans. Elle n'est pas opposée, loin de là, à l'immigration de chrétiens et de blancs. Peu lui importe le fait que l’immigration au départ soit une politique destinée à comprimer les salaires par la concurrence entre exploités, ce qui devrait lui plaire, car elle pense parvenir au même résultat par la simple force de la répression, dont elle est fétichiste, et par la persécution du mouvement ouvrier. En fait elle veut détruire la nation française réelle, fondée en 1789, pour revenir à un fantasme de la nation traditionnelle de l'Ancien Régime. Des guerres de la Révolution à la Commune et à la seconde guerre mondiale elle est le parti de l’étranger. Aucune réconciliation possible avec cela.

Mais même si certains néonazis sont obsédés par la purification de la soi-disant race blanche, son but réel est la création d’un prolétariat discriminé et d’une société d’apartheid. Si elle avait réalisé son rêve de garder l’Algérie française, il y aurait maintenant 45 millions de citoyens de seconde zone en France. Dans les conditions actuelles, elle serait prête à importer des millions d'Ukrainiens encadrés par des groupes néo-nazis. Elle le fait déjà en Espagne. Historiquement, on constate que les miltants d'extrême droite, symptômatiquement, se recrutent très souvent parmi les cadres expatriés en Afrique, et dans les directions du personnel de l'industrie, sans parler des syndicats jaunes, qui sont en contact direct avec la main d'œuvre immigrée et organisent son exploitation.

Les communistes devraient quant à eux défendre la politique migratoire qui permettrait l’intégration la meilleure des immigrés déjà présents et de leurs enfants à la nation française, et plus précisément concernant les ouvriers qui sont largement majoritaires dans l’immigration, leur intégration à la classe ouvrière française, ce qui ne peut se faire que dans la lutte commune pour les intérêts communs de tous les travailleurs.

Ralentir ou faire cesser provisoirement l’immigration est nécessaire pour améliorer l’intégration. Aux États-Unis, ce sont précisément les lois contre l'immigration de 1919, pourtant destinées à préserver le pays de la contagion révolutionnaire, qui ont relancé involontairement le processus d'intégration des Noirs américains au monde du travail industriel et des grandes métropoles, préalable à leur émancipation relative des années 1960.

Une mauvaise intégration massive, avec son corolaire de pauvreté, d’échec scolaire, de chômage, de ghettoïsation, condamne une part importante des immigrés à devenir un nouveau lumpenprolétariat sans espoir, qui remplit les prisons et nourrit des réactions de racisme ordinaire parmi les français "sans qualité" qui restent largement majoritaires (plus de 90% de la population).

Les communistes dignes de ce nom devraient s’opposer explicitement à la théorie libérale de la libre migration internationale dans les conditions du capitalisme, qui considère d'ailleurs la nation comme dépassée dans l’ensemble euro-atlantique, et donc l’intégration inutile. Or on finit toujours par s'intégrer à quelque chose. Les groupes gauchistes qui considèrent l'intégration à la culture française des immigrés résidant en France comme une forme de colonialisme moral défendent objectivement à la place l'intégration à la culture de la marchandise et du spectacle, à l'Occident, à la patrie globale du capital, ou sinon le repli identitaire-religieux. Bref, à l'empire américain-européen-chrétien-blanc, ou à DAESH.

Enfin des immigrés explicitement antifrançais faisant obstacle à l’intégration de leurs compatriotes ou coreligionnaires n’ont évidemment pas leur place dans le pays. Prendre leur défense aboutirait uniquement à susciter un mépris populaire bien mérité.

Contrairement à l’extrême droite, les communistes ne remettent pas en cause les naturalisations, se proposant au contraire de les faciliter, et refusent l’expulsion de mineurs scolarisés qui déjà sont culturellement français de facto. Contrairement aux "socialistes", ils ne stigmatisent pas les binationaux et refusent la déchéance de nationalité.

Dans l’application de leur politique restrictive de l’immigration, la droite, l’extrême droite, et maintenant les "socialistes" proposent essentiellement des pratiques de discrimination et de harcèlement des immigrés, qui sont fondamentalement racistes. Les communistes frapperaient sans merci les employeurs de main d'œuvre étrangère illégale, français ou étrangers, y compris les particuliers, et leurs donneurs d'ordres (surtout français, et parfois même relevant de l'État!). Les communistes lanceraient des politiques de codéveloppement ambitieuses avec les pays d'origine des migrants, qui ne sont possibles qu'en quittant le cadre européen. Lequel cadre introduit, comment ne le voit-on pas, une discrimination intolérable entre les étrangers selon leur origine, leur religion et leur couleur de peau.

Les communistes tels que je les entends n’ont pas de préjugés contre l’islam français. S'ils refusent le communautarisme musulman qui enferme les immigrés dans un ghetto mental et renforce le racisme de part et d’autre, ils refusent de la même manière de cautionner les communautarismes juifs, chrétiens, nationaux et régionaux ou fondés sur l’orientation sexuelle.

Il faut remarquer qu’à part les gauchistes de tendance libertaire et les partisans idéologiques du libéralisme économique cohérents avec leurs idées, personne ne défend réellement la liberté de l’immigration, et donc tous (gauche comprise) doivent aussi assumer la nécessité de procéder à des expulsions.

Mais les travailleurs immigrés ne peuvent pas s'intégrer à une nation sans patriotisme, où la petite bourgeoisie mondialisée et décervelée par les médias mainstream dénigre sans cesse son propre pays, et déstructure son propre langage, dans l'espoir de complaire à l'impérialisme.

Le nationalisme tant reproché aux communistes réels (ceux qui ont réellement agi) est un nationalisme défensif et de libération, et non le chauvinisme impudent et grotesque qui accompagne les tendances impérialistes. On ne peut les confondre que par ignorance crasse, ou en usant de la plus complète mauvaise foi. En fin de compte, la différence est claire entre le pseudo-nationalisme raciste prompt à la trahison et le patriotisme, entre Vichy et la Résistance de l’Affiche Rouge.

Les politiques libérales de migration, qui aident à la dissolution des nations et la suppression des frontières qu’exige la bourgeoisie transatlantique, développent dialectiquement une opposition radicale, parfaitement légitime, mais tout est fait, en particulier par la promotion médiatique des porte-paroles de l'extrême droite, pour que la colère des masses soit récupérée par les mouvements racistes et xénophobes, et ainsi stérilisée, et diabolisée. Le piège est grossier. Certains militants de gauche et d’extrême gauche semblent pourtant bien prompts à y donner. C'est qu'ils sont plus intéressés par la posture morale que par l'action, ou bien qu'ils confondent militantisme politique et aide humanitaire. Ou, tout simplement, qu'ils ne sont pas les révolutionnaires qu'ils prétendent être.

 

GQ, 18 juin 2015, mis à jour 5 septembre 2016

 

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Stef 22/11/2016 23:35

Et dernier point, j'ai en souvenir le film Germinal avec Renaud et Depardieu, je me souviens d'une scène ou ils sont en grève et le patron fait venir des Belges pour travailler à leur place, je ne vous raconte pas la suite mais dans votre logique ils n'auraient rien du faire parce que sinon on les auraient traités de racistes, de fascistes, de lepenistes aussi....
À méditer.......

Stef 22/11/2016 23:28

Je suis tout à fait d'accord avec cet article, sur le fond tout le monde sait très bien que le patronat utilise l'immigration pour faire baisser les salaires! Un exemple, si il n'y a pas de chômage le travailleur est en position de force pour parler salaire, condition de travail puisque' il sait que si le travail ne le convient pas, il trouvera facilement ailleurs ( la France des trentes glorieuses ).
Alors que si il y a chômage de masse tout le monde de tiens à carreau et en plus on fait venir des travailleurs de l'extérieur pour travailler à bas coût ( les travailleurs Polonais par exemple ).
Tout ça pour dire que le patronat à besoin de chômage, tout marxiste sait cela, par contre le capitalisme c'est la loi de l'offre et la demande, et vu les commentaires de certains, ils n'ont pas du étudier l'économie du point de vue marxiste jusqu'au bout.
En gros, le patronat gagne une masse d'esclaves à bas coût, et le travailleur local y gagne quoi je vois le demande? À part plus de concurrence sur le marché du travail.
Allez parler aux travaileurs détachés de droit du travail ou droit de grève, il partiront en courant car ils pensent: je suis mieux dans mon pays qui est pauvre en plus de ça.
Si vous français vous alliez dans un pays qui paient 10 fois votre salaire national vous penseriez à la lutte, la grève, la révolution? Avec un salaire de 10000€ je ne crois pas..........

Réveil Communiste 23/11/2016 09:56

Ce qu'il faut dans une perspective communiste, c'est réintégrer les ouvriers migrants déjà arrivé dans le pays à la classe ouvrière, mais ça n'interdit pas de demander l'arrêt de l'immigration ultérieure, dans l'intérêt de cette même classe ouvrière. Lorsque les États-unis ont contingenté et drastiquement ralenti l'immigration en 1920 par peur de la contagion révolutionnaire européenne, en utilisant des arguments racistes contre tous les non-WASP (WASP = les anglo-saxons blancs protestants), ils ont involontairement provoqué une hausse des salaires, et surtout l'intégration des Noirs à l'économie industrielle (auparavant les syndicats faisaient barrage à leur embauche).

DD 31/10/2016 01:38

Comme le faisait remarquer un autre intervenant, ce texte inévitablement soulève la question du cosmopolitisme. Voici un texte traitant de la question en 1955 : petit dictionnaire philosophique - éditions de Moscou. à mon avis terriblement contemporain.
Cosmopolitisme
(du grec  = citoyen du monde)

Idéologie bourgeoise réactionnaire qui prêche l'indifférence pour les intérêts, les traditions et la culture nationale, l'abandon de la souveraineté nationale. Le cosmopolitisme dissimule son vrai caractère en déclarant que tout homme à l'univers pour patrie. Mais, en réalité, le cosmopolitisme, propagé par les idéologues de l'impérialisme, est une arme des monopoles dans leur lutte contre l'indépendance nationale des peuples, un moyen idéologique pour asservir économiquement et politiquement les peuples libres.
En faisant la propagande pour le cosmopolitisme, pour l'idée de « gouvernement mondial », les impérialistes visent à assouplir la vigilance des peuples à cultiver l'idéologie de la trahison de la patrie. Le cosmopolitisme est l'idéologie de la bourgeoisie actuelle qui met ses intérêts égoïstes au dessus de tout et qui, pour les satisfaire, est prête à trahir la nation.
« Autrefois, disait J.Staline au XIX e congrès du parti, la bourgeoisie était considérée comme la tête de la nation, dont elle défendait les droits et l'indépendance en les plaçant « au dessus de tout ». De ce principe national il ne reste plus trace. Maintenant la bourgeoisie vend les droits et l'indépendance de la nation pour des dollars. Le drapeau de l'indépendance et de la souveraineté nationales a été jeté par dessus bord. »
Le cosmopolitisme est un masque commode pour la bourgeoisie toujours prête à trahir les intérêts de la nation. De nombreux dirigeants des socialistes[de droite] prêchent également les idées du cosmopolitisme.
A l'opposé du cosmopolitisme bourgeois se situe l'internationalisme prolétarien, qui associe harmonieusement les intérêts nationaux des ouvriers et de tous les travailleurs, leur patriotisme profondément populaire, et la solidarité du prolétariat mondial en lutte contre le capitalisme, cette source profonde de la haine entre les nations.
Les partis communistes et ouvriers, authentiques défenseurs de l'indépendance nationale, de la liberté des peuples, tiennent bien haut le drapeau de l'indépendance et de la souveraineté nationales.
Le cosmopolitisme est incompatible avec l'internationalisme prolétarien, avec le patriotisme soviétique. Aussi le parti communiste d'Union Soviétique combat-il le cosmopolitisme sur le front idéologique : l'adulation de la culture bourgeoise réactionnaire, l'attitude négative envers les acquisitions de la culture soviétique, l'avilissement et le mépris du rôle marquant du peuple russe et de sa science, de sa culture, de son art, le mépris des traditions progressives (progressistes?) des autres nationalités de l'URSS. En même temps, la culture socialiste assimile tout ce que la culture mondiale a créé de grand, de précieux. Le respect des réalisation des cultures nationales de tous les peuples est un trait inaliénable de l'idéologie du peuple soviétique.

CN46400 16/09/2016 10:35

Désolé mais votre position ne tient aucun compte de plusieurs données:
1-Que seraient la France, et les français, sans les diverses immigrations du 20° siècle, plus riche ?, plus pauvre?
2- est-il possible, dans un monde, devenu un village, de stopper les migrations humaines?
3- Que propose-t-on pour tarir les migrations au départs (Pb du Moyen Orient, développement de l'Afrique et autres....)
Avant de s'aligner sur Le Pen, un coco doit, d'abord, répondre à ses questions en précisant que l'histoire humaine c'est aussi, l'histoire des migrations. Un migrant, c'est un homme, un humain et depuis Marx nous savons que l'humain a une supériorité sur l'animal, il peut produire bien plus que ce qui lui est nécessaire pour survivre, et se surproduit peut profiter à tous, indigènes comme migrants !

Réveil Communiste 17/09/2016 06:48

Attention à ne pas dire n'importe quoi, personne ne s'aligne sur le pen; par contre toi tu t'alignes sur le MEDEF

stefano 06/09/2016 07:15

Bravo!c'est le vrai position comuniste sur l'immigration,face aux gauchistes,au service du cosmopolitisme yper capitaliste.Nous communistes sommes pour un ''nationalisme defensive e de liberation,,!!!!!!!!

DD 06/09/2016 01:30

Ce texte est excellent, un souffle intellectuellement rafraîchissant tant on peut lire et entendre d'âneries démagogiques et faciles en la matière (voire d'envolées lyriques...). Tu évoques rapidement et justement le rôle des frontières. Je pense que ce thème mérite développements et contributions, pour mettre en pièces la théorie du soi-disant "repli sur soi". Pour collaborer avec l'Autre, il faut d'abord exister. Si mes lointains souvenirs scolaires sont exacts, notre épiderme est notre organe de vie le plus important ; celui des échanges avec l'extérieur. Les frontière d'un État, sont à la fois organes physiques de défense et de régulation des échanges avec les autres nations, avec le monde.

BILLARD 15/02/2016 19:00

Excellente analyse que nous devons garder à l'esprit pour résister !

pottier jean-claude 15/02/2016 17:00

Un texte clair, courageux et donc très intéressant. Tous les camarades devraient s'en saisir pour définir une politique communiste de solidarité ouvrière et progressiste. Merci de poser positivement le débat.

Gautier 20/09/2015 20:03

Gilles,
Georges Marchais est mort, André Gerin est et a été sur ce sujet désespérément seul, tout d'abord parce que ses déclarations arrivent sans avoir été élaborées collectivement.
De même il n'a jamais été en mesure de faire débattre sur ses convictions.
C'est tout à fait dommage parce que ses positions que je partage sont ( définitivement?) classées comme " rouge brun" alors que, tu le démontres très bien, elles sont les seules marxistes.
La question qu'il faut se poser ou plutôt le constat qu'il faut faire c'est que la gauche actuelle n'est plus marxiste (Pcf inclus). A propos des religions, c'est effarant comme la version actuelle de la " main tendue" de Maurice Thorez est à l'opposé de l'esprit d'origine, gangrenée par le multiculturalisme (quand on soutenait Mandela on combattait aussi le multiculturalisme).
Alors de quoi on parle et avec qui?
Je préfère discuter avec des gens comme Chevènement et Dupont Aignan qui restent fidèles au jacobinisme, au souverainisme que de prêcher dans le désert avec des morts vivants de mon parti .

Réveil Communiste 21/09/2015 01:20

Oui, Gerin avait une stature politique qu'il a gâché avec ses improvisations. Pour ce qui est des souverainistes de droite "jacobins" (en fait bonapartistes) de quoi veux tu qu'ils discutent avec nous si nous n'avons pas de parti?

Touré 12/09/2015 13:56

L'immigration et les problèmes qu'elle engendrent aujourd'hui pose la nécessité de libéraliser le mouvement des travailleurs à travers touts les pays.Chaque travailleur doit être libre de travailler dans n'importe quel pays qu'il désire.

Mais pour cela, il faut une lutte internationale des travailleurs de touts les pays, un syndicat international puisque c'est une lutte économique.D'ici on voit que la vieille formule de Marx "Prolétaires de touts les pays, unissez-vous !" est toujours d'actualité.

Ce n'est absolument pas un problème local, c'est un problème mondial.La nécessité d'internationalisation des syndicats.Et par là même, une liaison étroite entre les différents syndicats nationaux de touts les pays.Un seul syndicat, un seul parti politique d'un pays déterminé ne peut jamais résoudre le problème.
La tâche immédiate de cette organisation internationale est de lutter pour une zone de libre circulation des travailleurs mondial, une zone Schengen étendue à touts les pays.

Les capitalistes ne le feront jamais, sauf si cela coïncide avec leurs intérêts, comme c'est le cas de Schengen par exemple.Alors leurs médias nous répète sans cesse que c'est une utopie.
Mais ce n'est pas une utopie, avec la volonté unie de touts les travailleurs de touts les pays, cela devient une réalité palpable, concrète.
Et puis avec cette lutte, ce sera l’occasion d'unifier le prolétariat mondial pour peser sur la scène de la politique et économique internationale.

Réveil Communiste 12/09/2015 16:23

"chaque travailleur doit être libre de travailler dans le pays où il désire" signifie que l'inégalité qui existe à l'échelle mondiale doit exister aussi à l'échelle nationale. Cela signifie aussi que les pays riches doivent être livre de piller la force de travail des pays pauvres. Cela signifie la fin de la politique sociale, et l'unification du monde sous une dictature de fer, un "corporate world" absolument répugnant.

Une fois le monde homogénéisé sous la forme d'une jungle ultra-libérale, l'utopiste pense que les conditions sont réunies pour la révolution marxiste ....
Le protectionnisme du droit du travail n'est pas en soi-même une voie vers la révolution, mais les travailleurs ne peuvent se mettre en marche que pour défendre leurs droits, et non pour se les ôter eux-mêmes.
L'unification du monde doit être un résultat de la lutte et non un préalable à l'action.