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Réveil Communiste

Quelle révolution pour demain ? Quelle évolution vers le communisme par un socialisme revisité?

18 Décembre 2011 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Positions


Texte éditorial du site unitecommuniste.org, pour info et discussion
                                

 

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« On » regrette l’URSS, la période stalinienne, M. Thorez ou G. Marchais, le programme commun. Et ceci avance à quoi ? En quoi est-ce révolutionnaire ?

Beaucoup observent  l’évolution économique et sociale de la Chine et se posent bien des questions, or le 20° siècle n’a pas produit les critères d’appréciation hormis le capitalisme

Ces regrets montrent une nostalgie de la camaraderie dans les luttes est-ce une raison pour s’enfermer dans un passéisme stérile ? A ce propos une phrase de K. Marx dans une lettre en date du 14 septembre 1870 retient notre attention : «Le malheur des Français, même des ouvriers, ce sont les « grands souvenirs » ! Il faudra une fois pour toute que les évenements brisent ce culte réactionnaire du passé » !

 

Il est vital et urgent de rejeter cet état d’esprit et cette inaction, car, si l’étude des évènements passés est nécessaire pour faire l’apprentissage de l’histoire, la recherche de chemins nouveaux s’impose avec  urgence. 

 

Fondamentalement qu’est-ce que le socialisme ?

C’est une phase transitoire entre la société capitaliste et la société future envisagée comme communiste. Mais toutes ces désignations au singulier sont la marque d’une idéologie métaphysique, il n’y a que des sociétés capitalistes, il n’y aura que des phases transitoires, il n’y aura que des sociétés socialistes !

 

Une société socialiste est encore une société capitaliste mais en voie de dépérissement. S’y côtoient des entreprises capitalistes et un secteur progressiste d’entreprises collectives, socialisées pour faire disparaitre la hiérarchie des rapports sociaux en interne (c’est une des phases capitale qu’ont évité les nationalisations).

 

Le capitalisme ne se laissera jamais déposséder sans combattre,

Tant que Subsistent les vieilles pratiques liées au capitalisme (l’Individualisme égoïste, le goût de paraître supérieurs aux autres, le désir de possessions individuelles hiérarchisant, etc.) les risques de retour seront toujours grands, le passé nous l’a montré !

 

Le capitalisme malgré lui a dû redistribuer de la plus-value, dans une société en mouvement. Avec le socialisme cette redistribution sera bien plus large pour financer toutes les avancées sociales, en bridant l’enrichissement privé tiré de l’exploitation de la force de travail.

Dans cette phase de mutation de société, l’Etat joue un très grand rôle, il doit donc être sous contrôle populaire permanent dans son rôle législatif, les syndicats et les associations doivent jouer pleinement leur rôle de contrôle et de dynamique révolutionnaires.

 

Une société socialiste est bien entendu révolutionnaire puisqu’elle met  fondamentalement en cause le capitalisme et met en mouvement la société, son degré de réformisme dépend des luttes populaires. Nous ne devons pas confondre ce type de réformisme avec celui  de la sociale-démocratie ni avec le réformisme liquidateur des « élites » du PCF qui acceptent le capitalisme comme société indépassable de la fin de l’histoire humaine.

 

Notre objectif : Une  société communiste par une voie socialiste.

Notre outil : le Marxisme avec la liaison constante de la théorie et de la pratique dans tous ses aspects, (la praxis).

 

Une société communiste : c’est la disparition des antagonismes de classe, la redistribution sociale des fruits du travail, la possibilité pour chacun de développer toutes ses potentialités, « c’est la fin de la préhistoire humaine ».

 

Tout ceci requiert une construction rigoureuse pour une programmatique précise et stimulante associant les masses populaires, car il est absolument nécessaire de rendre cette société suffisamment attractive pour la rendre indépassable, ce ne peut pas être par des méthodes autoritaires bien entendu !

 

A notre époque le capitalisme cherche de nouvelles pratiques qui lui permettront de résoudre ses contradictions nées avec la financiarisation des économies mondialisées, dans le but  bien entendu d’extorquer toujours plus de plus-value, pas seulement par l’exploitation de la force de travail mais aussi sur tout ce qui peut rapporter, y compris en ponctionnant sur les impôts ou la sécurité sociale

 

Ce court exposé nous amène à poser la question de la reconstruction révolutionnaire de la force communiste dès maintenant.

Depuis des décennies des camarades se sont levés pour résoudre cette  crise  politique devenue manifeste, après la chute de l’URSS, mais comme nous l’avons  écrit en tête de cet article, ces forces se sont cramponnées au passé, croyant réagir aux dérives d’un parti qui ne porte plus que le nom de communiste; celui-ci sombre dans un humanisme verbeux dont se sont moqués depuis deux siècles toutes les forces progressistes du pays, c’est un canard sans tête mû par des courants socials-démocrates et des idéologies religieuses abâtardies à qui le marxisme et le matérialisme ont fait un sort depuis longtemps.

 

Retourner impérativement à nos théories et pratiques révolutionnaires pour définir les buts et les programmes compatibles avec l’histoire, les changements profonds du capitalisme, les nouvelles formes d’exploitations, les mutations de sociétés. Ce travail marxiste ne peut être que collectif et l’aide de camarades économistes s’impose pour des analyses et des résultats pratiques et théoriques ; si cela reste académique, nous aurons persévéré dans la complicité de classe.

 

Question : Comment et avec qui entreprendre ce nécessaire travail ?  Nous sommes tous concernés.

 

M.Mélinand

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bernard fillet 06/01/2012 16:50


tous les jours, mon ami...

Eric RUIZ 06/01/2012 07:39


En tout cas, mon intervention a fait mouche !... Il n'est qu'à voir la manière dont vous vous adressez à moi, pour le moins méprisante.


N'hésite pas à revenir nous voir FILLET !

bernard fillet 05/01/2012 21:01


Sacré Ruiz ! Cela fait plus d'un mois que je n'ai pas ouvert ceci ou cela : autre chose à faire. Et, bling, la réaction ulcérée d'Eric Ruiz, avec des grands mots pleins la bouche (genre : la
vacuité de mon esprit, ah ! ah ! ah ! ). C'était pas Lénine qui, déjà, évoquait "la morgue communiste". Nous y voilà. Faudrait relire Oulianov, Ruiz, tu te prendrais moins au sérieux.

Eric RUIZ 20/12/2011 23:46


Je ne vois pas bien le rapport entre cet article et l'histoire dont vous nous parlez mais passons...


En tout cas, je suis bien content que vous trouviez un peu de bonheur sur ce site ! Votre vie doit être bien terne et nulle pour que vous ne trouviez comme seule échappatoire à la vacuité de
votre existence que ce regard cynique sur un site dont vous ne comprenez a priori pas le contenu !


Heureux les pauvres d'esprit !...

BERNARD FILLET 20/12/2011 21:11


Trop comique ! Une sorte de délire absolu. C'est un peu comme l'histoire du gars qui tombe de 50 étage et qui à chaque étage dit : "Juque là, tout va bien".


Je viens souvent sur "Réveil communiste", histoire de me marrer.