Les nazis ukrainiens et leurs amis en Occident
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LA STAMPA : la rage des néonazis en Ukraine, mais le nazisme n’est plus le mal absolu (à l’Ouest)
Voici un article paru sur le site web du grand quotidien italien La Stampa, d’ordinaire il est consacré au Vatican,ce n’est donc pas un hasard si on retrouve le Gladio (voir ce terme pour ceux qui ignorent cet agent de la CIA de lutte anticommuniste des années de plomb avec les attentats terroristes de l’extrême-droite. ). Un article tout à fait passionnant qui partant du vote contre le nazisme à l’ONU s’interroge sur les alliances entre l’occident et les nazis, la fin du « mal absolu » pour des alliances contre l’ennemi de l’hégémonie étatsunienne.
Note et traduction de danielle Bleitrach
Il y a une semaine, l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé une motion présentée par la Russie qui condamne les tentatives de glorifier l’idéologie nazie et par conséquent le déni des crimes de guerre Nazi, y compris de l’Holocauste. La résolution relève et condamne l’augmentation des attaques racistes à travers le monde et se propose d’appliquer la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale adoptée au sein de l’Organisation des Nations Unies en 1969, mais jamais vraiment mis en pratique.
Les médias italiens ont presque complètement ignoré l’information, qui présente des aspects intéressants, soulignées par certains blogs alternatifs Du reste il est peu fait mention des atrocités qui continuent à être perpétrées en Ukraine, comme en témoigne le dernier rapport de l’ONU.
Vous direz que la motion ne fait que répéter d’autres résolutions adoptées à l’ONU, dont récemment (2010, 2012).
Vous direz que cette dernière résolution était une fourbe propagande du Kremlin, une manœuvre pour obtenir une condamnation indirecte du nouveau gouvernement ukrainien, né d’un « coup d’Etat », parrainé par les Etats-Unis et approuvé par l’UE.
Le fait est que, si dans d’autres occasions similaires, cette condamnation a fait presque l’unanimité, cette fois cela s’est passé différemment .
Les votes favorables ont été 115, 3 contre, les 55 abstentions. Les Votes contre ont été ceux des USA, du Canada et de l’Ukraine – C’est la première information. La seconde est que pays de l’Union européenne se sont abstenus (et d’une manière ambiguë un peu hypocrite, comme cela arrive souvent) et plusieurs Etats de l’Afrique du Nord. L’Allemagne, s’est également abstenue, alors qu’Israël ne peut renier son Oui, en s’associant au reste du monde. ).
Une percée idéologique. Le sottolinea « un blog italien résolument de gauche » qui a observé comment à cette occasion le « mérite » de la motion (la condamnation du nazisme) perd de son importance, il est plus essentiel de lutter contre l’adversaire (la Russie) et apporter son soutien à l’allié (l’Ukraine de Porochenko et de Pravy sektor)
Un vote purement « politique », bien sûr. Mais qui a infirmé une mentalité enracinée dans la tradition culturelle occidentale et en particulier européenne – sait quelque chose la génération qui a grandi après la seconde guerre mondiale en a été élevée dans le mythe des États-Unis « sauveurs » de l’Europe du perfide criminel Hitler assassin des Juifs et des minorités (mais de rôle décisif de la Russie dans la fin du Furher et des 23 millions de morts russes des soldats comme des civils, il a peu été question).
Avec ce vote le concept du « mal absolu » historiquement et collectivement identifié au fascisme n’a plus « la valeur absolue reconnue et reconnaissable par tous » observe le blog -mais devient simplement l’étiquette dont on affuble « l’ennemi dangereux » . L’intégrisme islamico-sunnite de Isis peut être désigné comme le nouveau « mal absolu », tandis que les Nazis-fascistes en chair et en os-bardés de fusils- dans n’importe quel pays allié de l’Occident – ne le sont plus.
C’est un tournant par rapport aux dernières décennies. Combien de « nouvel Hitler » ont été hissés sur le pavois de Noriega, Saddam Hussein, de Milosevich Gaddafi ? Poutine lui-même en hausse ces derniers mois. Mais les termes de la question n’étaient pas renversés au point de nier explicitement le « mal absolu » Nazi original, comme l’a fait le récent vote négatif à l’ONU, des États-Unis, le Canada et l’Ukraine.
L’Ukraine et les néo-nazis. Le tournant idéologique serait le problème mineur si les néo-nazis en chair et en os avaient été non seulement tolérés, mais même utilisés, financés, récompensés par des postes ministériels et parlementaires. C’est ce qui se passe en Ukraine, un an après que ce qu’on appelle « révolte du Maidan » et en coïncidence avec le vote de l’ONU, le rapport noté par plusieurs post (sur divers site dont le le site canadien Global research).
Cela s’est passé du reste depuis le début, lorsque les factions de droite ultranationaliste, avec des drapeaux et des symboles néonazis évidents, ont joué un rôle décisif dans « le coup d’Etat » qui a renversé le président Viktor Yanukovych (corrompu autant que vous voulez, mais régulièrement élu) et a créé de toute pièce le gouvernement de Arseniy Yatseniuk. Un scénario écrit de longue date par le département d’Etat américain, a été imposé, contre la volonté des européens avec lesquels le Président sortant avait signé un accord, renversé le lendemain à la suite d’affrontements obscurs furieux d’une place, dans la nuit entre la police et les manifestants y compris les milices de secteur-droit (Pravy Sektor) et les mystérieux tireurs d’élite, des émeutes poussant à la fuite Yanukovich Underblog (ici et ici différents liens et, ici, qui fait autorité et décisif)
Les Néo-nazis en Ukraine au gouvernement… sont nombreux, en dépit de l’affirmation de leur parti. Faire une liste est inévitable ( ici et ici).
Andry Parubiy. Secrétaire du Conseil ukrainien de la défense et de sécurité nationale. Parubiy avait fondé le parti National socialiste d’Ukraine, formation de l’extrême-droite et ultranationaliste néonazi fondé en 1991, qui,avait changé son nom en Svoboda (= liberté) siégeait au Parlement (avec seulement 6 élus en fait) continuait d’utiliser les drapeaux et les symboles nazis calmement et d’invoquer à Stepan Bandera, le collaborationniste hitlérien de l’Ouest ukrainien de Hitler, qui a été combattu par les Ukrainiens de l’est allié avec l’Union soviétique de Staline. De là date l’hostilité encore plus ancienne, une haine féroce entre les deux parties de l’Ukraine. Il serait utile de à mieux comprendre les positionnementss. .
Oleh Tyahnybok, Svoboda, chef du parti qui siège au Parlement (Tyahnybok photographié un an auparavant avec le futur premier ministre Yatseniuk, ainsi qu’aux États-Unis avec le sénateur John McCain et avec Victoria Nuland, Assistante de John Kerry pour l’Europe et l’Eurasie, Neoconservateur et épouse de Robert Kagan, le véritable architecte du plan ukrainien dont le coût a-t-elle déclaré a été de $ 5 milliards, qui s’est rendue célébre par son invitation explicite à baiser les européens.
Dmytro Yarosh, Secrétaire adjoint pour la sécurité nationale. Chef Pravy Sektor, supervise les forces armées avec Parubiy.Pravy Sektor comprend le groupe d’extrême-droite Patriotes de l’Ukraine et les paramilitaires d’UNA-UNSO (on parlera plus tard). Il y a dans leur insigne les runes nazies, la croix gammées et autres symboles nazis.
Oleksandr Sych, vice-premier ministre. Sych est membre du parti Svoboda
Ihor Shvaika, ministre de l’agriculture, idem
Andriy Mokhnyk, ministre de l’Ecologie. Mokhnyk est le vice leader adjoint de Svoboda
… et au Parlement, les chefs des bataillons des milices qui sèment la terreur dans l’est. Des Équipes de bénévoles/mercenaires qui accompagnent/remplacent l’armée régulière de Kiev et de la garde nationale dans la guerre ethnique contre les soi-disant « séparatistes pro-russes ». Ils seraient 34 ou 50 et ils auraient sous leurs ordres plusieurs milliers de soldats, seulement le Dniepr 7000 selon l’AFP.
Oleg Lyashko, le chef du Parti Radical qui porte en plus de son nom, ainsi celui du bataillon « Shaktar » Human Rights Watch et Amnesty International ont condamné les actions dans l’est de l’Ukraine, mais aussi les ‘enlèvements, les tortures contre ses concurrents. Clobal Research ajoute des allégations de viols de jeunes volontaires et les avoir forcées à se prostituer, bien que Lyashko, qui était candidat à la présidentielle,soit considéré comme un homme politique qui monte.
Sergey Melnichuk, le commandant du bataillon « Aydar » au sort incertain, représentant choisi par Lyashko.
Andriy Teteruk, neo sénateur et commandant du bataillon « Myotvorets » (= qui apporte la paix), « la milice de la police qui rétablit dans les colonies libérées nettoie les criminels et des armes », dit-il. Traduction : les milices punitives.
Semenchenko de Sperme, nouveau sénateur lui-même, son bataillon « Donbass » est responsable de nombreuses atrocités contre des civils de l’est
Yuri Bereza, neo sénateur, commandant du bataillon « Dniepr1 » financé par Igor Kolomoysky, le banquier puissant oligarque, Le 2 ° ou 3 ° parmi les riches du pays, récemment nommé gouverneur de Dniepropetrovsk. Kolomoysky, passeport ukrainien, chypriote et israélien, il a planifié et financé le massacre d’Odessa, où ont été torturés, mutilés et ensuite brûlé vifs 37 civils, 19 d’ente eux étaient Juifs. Le bataillon regorge de croix gammées et de mercenaires de néo-nazis. « Animaux néo-nazis », comme les a désigné l’adjoint de l’oligarque.
Andriy Biletsky, chef de file des groupes néonazis Social-National Assemblée et patriotes de l’Ukraine est le fondateur et le commandant du bataillon « Azov », le plus tristement célèbre. Responsable de l’enlèvement, du viol, et de la torture et du meurtre de civils dans la région de Donbass, mais aussi à Marioupol où il est basé, entre autres emblèmes en plus des runes et des croix gammées (vu à la télé semblent avoir impressionné les allemands, pour le WashingtonPost il s’agit du romantisme de la jeunesse) il y a le symbole occulte de la Black Sun utilisé par les SS Nazi.
Environ 500 hommes, ouvertement « néo-nazis » comme les a définis Foreign Policy dans un article d’août consacré au bataillon (mais il sont peut-être plus), des paires de plus de 50 bataillons « punitifs », des unités paramilitaires, combats dans l’est . L’« identité européenne » préconisée par l’idéologue Odnorozhenko est très différente du libéralisme américain et européen FP. Biletsky prône ouvertement la supériorité aryenne. « La mission historique de notre nation en ce moment critique et le guide de la race blanche du monde du monde dans une croisade finale pour leur survie, » dit le Telegraph (ici soustraits Consortiumnews dans un post qu’ont enfin relayé les grands médias comme le NYTimes etc. qui enfin septembre se sont avisés des néonazis en Ukraine.
Et sur leur site, on lit des phrases de ce genre « Malheureusement aujourd’hui parmi le peuple ukrainien il y a beaucoup de russes (pour la mentalité), de Juifs, d’américains, d’européens, d’arabes, UE, de Chine et ainsi de suite, mais pas beaucoup des véritables Ukrainiens. On ne sait pas combien de temps et comment il faudra beaucoup d’efforts pour éradiquer ces virus dangereux de notre peuple ».
FP conclut: « Les pro-russes disent ils se battent contre les Nazis et les fascistes, dans le cas d’Azov et autres bataillons ces accusations sont essentiellement vraies. »
En passant : il y a quelques jours le commandant adjoint du bataillon « Azov » Vadim Troyan, a été nommé chef de la police de la région (oblast) par le ministre de l’intérieur Arsen Avakov (qui est recherché par la Russie, par Interpol pour enquête sur les méthodes de guerre, les assassinats et autres crimes interdits).Notez également le processus de « Nazification » apparent en cours dans les écoles, comme en témoignent le tweet du Président Poroshenko sur l’entraînement militaire et la leçon par l’image des symboles nazis dans cette classe.
De surcroit le gouvernement US contribue à leur financement. « Si seulement » le public savait que le gouvernement américain va aider ces monstres, écrit Global Research en racontant qu’une délégation de l’Ukraine arrive à Washington pour réclamer plus d’argent et plus d’aide militaire.. En fait, même des armes létale, je viens de recevoir, en coïncidance avec la récente visite à Kiev du vice-président des Etats-Unis Joe Biden – comme l’a révélé le site des listes de CyberBerkut qui a mis sur le réseau de pirates informatiques et des documents originaux ( rapportés ici .). En outre, une mesure visant à bloquer l’aide de l’armée américaine aux néonazis Ukrainiens , présenté par un député dem, a été bloqué, étonnamment, par le lobby israélien.
L’ultranationaliste puissant lobby Ukrainienne Comité du Congrès de l’Amérique (UCCA) sait comment agir. Après la guerre, l’extrême droite de l’OUN (Organisation de l’ukrainien nationaliste) avec son culte de Hitler-Bandera et a emprunté le canal de la droite américaine des Neocons..
Et si le parti Svoboda a été seulement le front électoral des organisations néonazies et ultranazionaliste rien de nouveau, bien connu et approuvé par l’UCCA, comme par l’UNA-UNSO ? Si ces organismes n’étaient pas tellement une expression de l’opposition ukrainienne que secrètement utilisées par l’OTAN qui cherchait à utiliser l’Ukraine comme base et cela ne date pas d’aujourd’hui ? Si elles ont joué un rôle déterminant dans les épisodes de violence qui ont conduit à l’effondrement du gouvernement ukrainien qui étaient sortit des élections est ces organisations militaires néo-nazi ne dépendaient pas de l’OTAN ?
Une thèse surprenante, bien que maintenant il soit difficile d’être surpris par quoi que ce soit. cela a été soutenu dans un blog post en mars dernier déclenché maintenant par l’habituellement fiable Global Research, est l’analyste géopolitique f. William Engdahl, en s’appuyant sur des sources personnelles telles que des anciens services de renseignement américains.
Engdhal qui écrit, ce qui se serait passé derrière ces premiers événements . , Qu’Ianoukovitch obligé de fuir comme un criminel, accusé d’avoir refusé l’offre d’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne, préférant un accord avec la Russie qui a offert de supprimer 15 milliards dans la dette de l’Ukraine et le gaz à un prix réduit. Il a rappelé l’accord de compromis conclu avec Ianoukovitch, par les ministres des affaires étrangères d’Allemagne, de France et de Pologne – sans les Etats-Unis, une application de différents points de vue et méthodes-l’appel européen dans lequel la Nuland explique à « son » ambassadeur quel gouvernement et quelle coalition devrait être installée Kiev, avec le célèbre « F…(k) l’Union européenne « , l’Europe est fuck, en effet.
Et alors se sont précipités les événements le 22 février, quand la police place de l’indépendance bat en retraite dans la panique, sous le feu croisé des tireurs d’élite.
Ceux qui avaient déployé des tireurs d’élite? telle est la question jusqu’ici sans réponse, s’interroge l’auteur. Selon des sources des anciens combattants intelligence tireurs d’élite américains venaient Organisation militaire dite d’ultra droite ukrainien National Assembly-ukrainien People’Self Defense (UNA-UNSO).
(Un acronyme que nous avons déjà rencontré dans un autre post où a été vu retomber sous l’aile du Pravy Sektor, domaine à droite).
L’auteur rappelle comment le chef de UNSO-Andriy Shkil, il y a dix ans devient le conseiller de Julia Tymoshenko, pris en charge par les États-Unis. Pendant la « Révolution Orange » fut appuyé la candidat Pro-OTAN Iouchtchenko contre Ianoukovitch, proche de la Russie. qui a également des liens étroits avec le Parti démocratique National (NDP) en Allemagne.
« Depuis la dissolution de l’Union soviétique en 1991, les membres de l’organisation paramilitaire UNA-UNSO ont été derrière toutes les révoltes contre l’influence de la Russie » dit Engdahl . Le fil qui relie les campagnes violentes est toujours contre la Russie. L’organisation, selon des sources de vétérans du renseignement américain, fait partie d’un secret OTAN GLADIO, n’est pas un groupe nationaliste tel que celui qui est décrit par les médias occidentaux.
Selon ces sources UNA-UNSO a participé à des manifestations lituaniennes dans l’hiver 1991 (officiellement confirmé), le coup d’Etat soviétique en 1991 (défenestration de Gorbatchev, ndr), la guerre en Abkhazie Moscou de 93, comme en Tchétchénie, la campagne organisée par les Etats-Unis au Kosovo contre la Serbie, la guerre en Géorgie en 2008. Les para-militaires- de l’UNA-UNSO étaient impliqués dans les sales guerres de l’OTAN dans l’après-guerre froide. Il est en activité partout où des mercenaires sont utilisés pour combattre dans des guerres Sales pour encercler la Russie, pourquoi prétendre être des forces spéciales russes (pour Wikipedia en ‘ 91 – membres de UNA-UNSO avaient servi dans les forces armées soviétiques).
Les événements en Ukraine se sont déroulés dans le sens suggéré par Engdhal (Arseniy Yatseniuk, le gouvernement piloté par les Etats-Unis, avec un rôle fort de Svoboda), qui termine son article une expression presque prophétique.
« Le drame n’est pas terminée. L’enjeu est l’avenir de la Russie, les relations Europe/Russie et la puissance mondiale à Washington ou au moins de quelle manière l’un des camps de Washington voit un plus de guerre comme le premier instrument de la politique » .
(Una sigla che abbiamo già incontrato in un altro post dove era vista ricadere sotto l’ala del Pravy Sektor, il Settore Destro).
Maria grazia bruzzone @mar__bru
30/11/2014
LA STAMPA