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Réveil Communiste

Le matérialisme historique présenté par Marx, morceau choisi par A. Gramsci

20 Août 2026 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Antonio Gramsci, #Théorie immédiate, #Front historique, #Qu'est-ce que la "gauche"

 

Critique de l'économie Politique (extrait de l'avertissement de 1859), texte trouvé sur marxist.org

NdGQ : ce texte pourtant célèbre ne figure pas dans la sélection de Lucien Sève (textes économiques bilingues aux ES), par contre l'extrait présenté ci-dessous a été traduit en italien par Gramsci, dans les Cahiers de Prison, sous ce titre :

Le matérialisme historique

(...)

Le premier travail que j'entrepris pour résoudre les doutes qui m'assaillaient fut une révision critique de la Philosophie du droit, de Hegel, travail dont l'introduction parut dans les Deutsch-Französiche Jahrbücher, publiés à Paris, en 1844.

Mes recherches aboutirent à ce résultat que les rapports juridiques - ainsi que les formes de l'État - ne peuvent être compris ni par eux-mêmes, ni par la prétendue évolution générale de l'esprit humain, mais qu'ils pren­nent au contraire leurs racines dans les conditions d'existence matérielles dont Hegel, à l'exem­ple des Anglais et des Français du XVIII° siècle, comprend l'ensemble sous le nom de « société civile », et que l'anatomie de la société civile doit être cherchée à son tour dans l'éco­no­mie politique. J'avais commencé l'étude de celle-ci à Paris et je la continuai à Bruxelles où j'avais émigré à la suite d'un arrêté d'expulsion de M. Guizot. Le résultat général auquel j'arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur à mes études, peut brièvement se formuler ainsi : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rap­ports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui corres­pondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives maté­rielles. L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s'élève une superstructure juridique et politique et à la­quel­le correspondent des formes de conscience sociales déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience. À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s'ouvre une époque de révolution sociale. Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure. Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distin­guer entre le bouleversement matériel - qu'on peut constater d'une manière scientifiquement rigoureuse - des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout. Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'idée qu'il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de boule­ver­se­ment sur sa conscience de soi; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives socia­les et les rapports de production. Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence matérielles de ces rapports soient écloses dans le sein même de la vieille société. C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir.

À grands traits, les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois moderne peuvent être qualifiés d'époques progressives de la formation sociale économique. Les rap­ports de production bourgeois sont la dernière forme contradictoire du processus de produc­tion sociale, contradictoire non pas dans le sens d'une contradiction individuelle, mais d'une contradiction qui naît des conditions d'existence sociale des individus; cependant les forces productives qui se développent au sein de la société bourgeoise créent en même temps les conditions matérielles pour résoudre cette contradiction. Avec cette formation sociale s'achè­ve donc la préhistoire de la société humaine.

Friedrich Engels, avec qui, depuis la publication dans les Deutsch-Französische Jahrbücher de sa géniale esquisse d'une contribution à la critique des catégories écono­mi­ques, j'entretenais par écrit un constant échange d'idées, était arrivé par une autre voie (com­pa­rez sa Situation des classes laborieuses en Angleterre) au même résultat que moi-même, et quand, au printemps de 1845, il vint lui aussi s'établir à Bruxelles, nous résolûmes de tra­vail­ler en commun à dégager l'antagonisme existant entre notre manière de voir et la conception idéologique de la philosophie allemande; en fait, de régler nos comptes avec notre conscience philosophique d'autrefois.

(...)

 

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L
Merci pour cette republication. Ce texte de Marx est, à mes yeux, bien davantage qu'un « morceau choisi » : il donne un véritable fil directeur pour l'analyse concrète des sociétés et de leurs transformations. Et le fait que Gramsci lui-même l'ait retenu sous le titre Le matérialisme historique mérite d'être médité.<br /> <br /> Le point de départ est décisif : les rapports juridiques et les formes de l'État ne peuvent être compris par eux-mêmes. Ils ne tombent pas du ciel, pas plus qu'ils ne résultent d'une mystérieuse évolution autonome des idées. Il faut rechercher leurs racines dans les conditions matérielles d'existence, dans les rapports sociaux de production et dans l'histoire concrète des sociétés.<br /> <br /> Mais il faut aussitôt éviter une lecture mécaniste de ce texte. Le matérialisme historique ne dit pas que « l'économie explique tout » et que la politique, les idées ou la culture ne seraient que des reflets passifs. Marx écrit précisément qu'il faut distinguer les transformations matérielles des conditions de production et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques et philosophiques à travers lesquelles les hommes prennent conscience des contradictions et les mènent jusqu'au bout.<br /> <br /> Cette distinction est essentielle. Les formes politiques et idéologiques ne sont pas irréelles ou secondaires au sens d'insignifiantes. Elles constituent le terrain historique concret sur lequel les contradictions sociales deviennent conscience, organisation, affrontement et transformation.<br /> <br /> C'est ici que Gramsci prolonge Marx sans l'abandonner. L'hégémonie, la bataille culturelle, les intellectuels, les institutions et le « sens commun » ne flottent pas au-dessus de la société. Ils doivent eux-mêmes être rapportés à une formation sociale concrète, à ses classes, à ses rapports matériels et aux rapports de forces qui la traversent. Mais inversement, une classe ne domine pas durablement par sa seule puissance économique : elle doit aussi organiser un consentement, construire une direction intellectuelle et morale et devenir, ou prétendre devenir, représentante d'un intérêt général.<br /> <br /> Lukács nous aide alors à franchir une étape supplémentaire : aucun phénomène ne doit être isolé de la totalité concrète dans laquelle il prend sens. Économie, État, idéologie, culture, vie quotidienne et conscience ne constituent pas des mondes séparés. Le matérialisme historique cherche précisément leurs médiations.<br /> <br /> C'est un enseignement particulièrement nécessaire aujourd'hui. On analyse souvent séparément l'économie, les élections, l'écologie, la guerre, les institutions ou la culture. Puis on s'étonne de ne plus comprendre leurs relations. Une analyse matérialiste doit au contraire demander : quelle totalité historique relie ces phénomènes ? Quels rapports sociaux permettent de comprendre leurs interactions ? Quelles médiations transforment une contradiction économique en crise politique, une crise sociale en phénomène idéologique ou une contradiction internationale en conflit ouvert ?<br /> <br /> Mais cette totalité ne doit pas devenir un schéma abstrait dans lequel l'économie produirait mécaniquement tout le reste. C'est ici que Poulantzas apporte une précision majeure. L'État n'est pas un simple instrument extérieur que « la bourgeoisie » manipulerait directement et uniformément. Il possède une spécificité et une autonomie relative. Il constitue, sous des formes institutionnelles particulières, une condensation des rapports de forces entre classes et fractions de classes. Il peut organiser des compromis, arbitrer entre des intérêts divergents et parfois prendre des mesures contraires aux intérêts immédiats de telle ou telle fraction dominante afin de préserver les conditions générales de reproduction de l'ensemble du système.<br /> <br /> Cela nous oblige à poser des questions plus précises que « qui est au sommet ? ». Il faut demander : quels rapports sociaux se condensent dans les institutions ? Quelles forces disposent des moyens réels d'orienter les décisions ? Quels intérêts matériels structurent les politiques publiques ? Et comment les classes populaires peuvent-elles conquérir des capacités effectives d'intervention, de contrôle et de transformation ?<br /> <br /> Cette question rejoint directement celle de la souveraineté. Une souveraineté seulement proclamée juridiquement peut rester très limitée si les conditions matérielles de la décision se trouvent ailleurs. Un peuple peut voter, mais qui contrôle le crédit, l'investissement, les infrastructures, les grandes entreprises, la production, les technologies et les ressources stratégiques ? La démocratie politique est essentielle, mais le matérialisme historique nous conduit à interroger aussi ses conditions matérielles d'existence.<br /> <br /> Lénine nous oblige alors à élargir l'analyse à l'échelle mondiale. Une formation sociale ne peut être étudiée comme si elle existait isolément. Il faut déterminer sa place dans le système international, dans le capitalisme mondial et dans les rapports de dépendance ou de domination qui le structurent. C'est notamment ce qui rend indispensable l'analyse de l'impérialisme : non comme une simple injure politique adressée à tout adversaire, mais comme une analyse concrète de la concentration du capital, du capital financier, des monopoles, de l'exportation des capitaux et du partage du monde.<br /> <br /> Mao ajoute une autre exigence méthodologique fondamentale : toutes les contradictions ne sont pas de même nature et ne jouent pas le même rôle au même moment. Il faut déterminer la contradiction principale, les contradictions secondaires, leurs aspects principaux et secondaires, ainsi que leur transformation. C'est une précaution indispensable contre une pensée qui mettrait toutes les causes sur le même plan et serait ainsi incapable de déterminer une stratégie.<br /> <br /> L'analyse concrète d'une situation concrète ne consiste donc ni à réciter un schéma économique ni à distribuer abstraitement des étiquettes politiques. Elle exige de rechercher : quelle contradiction structure la situation ? Quelles forces sociales la portent ? Quels intérêts matériels s'y affrontent ? Quelles alliances deviennent possibles ? Et quelles contradictions peuvent être traitées politiquement, tandis que d'autres prennent un caractère antagonique ?<br /> <br /> Le matérialisme historique doit aussi aujourd'hui intégrer pleinement une dimension devenue incontournable : la question écologique. John Bellamy Foster nous permet ici de revenir à une intuition fondamentale de Marx : la production sociale est toujours un rapport matériel entre les êtres humains et la nature. Les sociétés organisent un métabolisme avec leurs conditions naturelles d'existence.<br /> <br /> La crise écologique ne peut donc être comprise ni comme la simple conséquence de « mauvaises valeurs », ni comme la responsabilité abstraite d'une « humanité » indifférenciée. Il faut demander : quel mode de production organise ce métabolisme ? Quels intérêts commandent l'extraction, la production et la consommation ? Comment la recherche de l'accumulation transforme-t-elle les conditions naturelles de la reproduction sociale ?<br /> <br /> Cela permet également de corriger un vieux malentendu. Le développement des forces productives n'est pas, par lui-même et automatiquement, synonyme de progrès humain. La question est toujours : qui les développe, dans quel but, sous quels rapports sociaux et avec quelles conséquences pour les conditions naturelles de l'existence humaine ?<br /> <br /> Georges Gastaud apporte ici un rappel utile : actualiser le matérialisme ne doit pas signifier l'abandonner au profit d'un relativisme généralisé. Les discours, les représentations et les constructions idéologiques sont des réalités historiques efficaces ; mais ils ne créent pas arbitrairement le monde matériel qu'ils interprètent. La réalité existe indépendamment de la conscience que nous en avons, même si notre connaissance de cette réalité est historique, partielle et toujours susceptible d'être approfondie.<br /> <br /> C'est important à une époque où l'on tend parfois à tout ramener aux récits, aux identités ou aux constructions discursives. Les idées comptent, naturellement. Gramsci nous apprend même qu'elles peuvent devenir une force historique lorsqu'elles s'organisent matériellement. Mais elles ne créent pas par elles-mêmes une crise énergétique, une dépendance financière, la concentration du capital, les rapports de propriété ou les limites écologiques.<br /> <br /> Guillaume Suing nous invite, de son côté, à rouvrir le dialogue entre le matérialisme et les sciences contemporaines du vivant. L'être humain est un être naturel, issu d'une histoire biologique et dépendant de conditions matérielles objectives. Mais son histoire sociale ne se réduit pas pour autant à la biologie. Les rapports de classe ne sont pas inscrits dans les gènes et les formes historiques de domination ne sont pas des fatalités naturelles.<br /> <br /> Il faut donc tenir ensemble deux exigences : contre le biologisme, l'histoire humaine possède une spécificité sociale irréductible ; contre l'idéalisme, l'être humain n'est pas une conscience pure détachée de la nature et de ses conditions matérielles d'existence.<br /> <br /> Nature, évolution, travail, production sociale, histoire et conscience doivent ainsi être pensés non comme des domaines étanches, mais comme des niveaux différents d'une réalité en mouvement.<br /> <br /> C'est peut-être là que tous ces apports contemporains nous permettent de mesurer pleinement l'actualité du texte de Marx. Le matérialisme historique n'est ni un économisme, ni un déterminisme, ni une sociologie réduite aux seuls comportements de classe, ni un réductionnisme biologique. Il est une méthode pour penser une totalité historique concrète, dans laquelle rapports de production, forces productives, classes, État, idéologies, hégémonie, technique, rapport à la nature et rapports internationaux sont liés par des médiations complexes.<br /> <br /> Et c'est pourquoi la phrase de Marx selon laquelle « ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être, mais leur être social qui détermine leur conscience » reste un antidote si puissant à l'idéalisme politique. Elle ne nous demande pas d'ignorer les idées. Elle nous demande de ne jamais les prendre pour leur propre fondement.<br /> <br /> Derrière l'État, rechercher les rapports sociaux qui le structurent. Derrière les idées, rechercher les conditions qui les rendent possibles et les intérêts auxquels elles s'articulent. Derrière une crise politique, rechercher les contradictions matérielles qui l'alimentent. Derrière une souveraineté proclamée, rechercher les conditions matérielles d'une décision réellement autonome. Derrière une crise écologique, rechercher le mode de production qui organise le rapport entre société et nature.<br /> <br /> Mais il faut tout autant éviter le fatalisme. Les contradictions objectives ne se résolvent pas automatiquement. Elles deviennent histoire parce que les hommes et les femmes en prennent conscience sous des formes politiques et idéologiques déterminées, s'organisent, construisent des alliances, affrontent des intérêts opposés et cherchent à transformer les conditions existantes.<br /> <br /> C'est ici que Marx, Gramsci, Lukács, Poulantzas, Lénine, Mao, Foster, Gastaud et Suing peuvent être pensés non comme un panthéon de références, mais comme des outils complémentaires pour analyser notre temps.<br /> <br /> Au fond, il ne faut jamais prendre les formes pour leur propre fondement, mais ne jamais réduire non plus la richesse des formes historiques à une causalité mécanique unique. Le matérialisme historique nous demande de partir du réel, d'en rechercher les contradictions objectives, d'en comprendre les médiations politiques et idéologiques, de déterminer les rapports de forces et d'agir sur eux. C'est pourquoi ce texte de 1859 reste si vivant. Il nous interdit à la fois le volontarisme qui croit que de bonnes idées suffisent à changer le monde et le fatalisme qui attendrait passivement qu'une nécessité économique fasse l'histoire à notre place. Les hommes font leur histoire dans des conditions qu'ils n'ont pas choisies, mais qu'ils peuvent comprendre et transformer. Encore faut-il commencer par les analyser concrètement. C'est peut-être, aujourd'hui encore, la meilleure définition d'un matérialisme historique vivant : comprendre le réel dans sa totalité contradictoire pour pouvoir identifier les conditions concrètes de sa transformation.
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N
16 juin 2015 - Post su materialismo storico scritti da Alberto Soave.<br /> Et pas par Gramsci.<br /> Note que Soave utilise aussi «antagonismo».<br /> https://www.google.be/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwil_JDhgpvTAhUKPBQKHZnHDPcQFggoMAE&url=https%3A%2F%2Fquadernidelcarcere.wordpress.com%2Ftag%2Fmaterialismo-storico%2F&usg=AFQjCNFwbDnVvxrRKOyPERm71TwzcC54TQ&sig2=c6sMVzOYjEZ-iQKM_cDBKg
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R
Il s'agit du texte de la traduction originale de Marx par Gramsci, page 2358 de l'édition Einaudi des Cahiers de Prison
N
C’est bien de publier ce texte capital.<br /> Comme je te l’avais déjà signalé il vaut mieux traduire «antagonismus» par «antagonisme» et non par «contradiction».<br /> <br /> Quand à sa présence dans les Cahiers de Prison de Gramsci, du moins en dehors de quelques passages, je ne vois pas.<br /> Si tu as des références plus complètes pour appuyer ton affirmation, j’en serais heureux.
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R
Il sert carrément de base à sa réflexion !
T
Les rapports de production ou rapports sociaux de production se limitent à trois rapports principales d'où partent toute les autres contradictions économiques.<br /> Ce sont: le mode capitaliste de répartition du travail; le mode capitaliste de répartition des produits(plus-value et salaires); le mode capitaliste d'échanges des produits et de la force de travail.<br /> <br /> Le mode de répartition du travail détermine le mode de répartition des produits et le mode d'échanges.C'est à dire la division du travail détermine toujours la propriété privée.<br /> <br /> Autrement dit dans une société planifiée et où l'économie est étatisée, sans la suppression du mode capitaliste de répartition du travail, il se produit une société capitaliste, il se produit un rétablissement des anciens modes d'échanges et de répartition des produits.C'est ce qui s'est passée en URSS par son effondrement.<br /> <br /> Le mode capitaliste de répartition du travail est donc la contradiction suprême du capitalisme avec les forces productives et qui détermine toutes les autres.<br /> Cette contradiction n'a même pas été égratignée par la révolution soviétique et les conséquences ont été le rétablissement des autres contradictions(naissent de classes antagonistes, déplanification progressive, crises économiques,etc.)
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O
<br /> bonjour<br /> <br /> <br />    pour althusser sauf erreur, il s'agit en effet de cette fameuse opposition au trop de hégélianisme et de deu rectfication un peu fichte un peu spinoza parmi le panthéon de l'individu<br /> de Marx à propos de sa jeunesse et de ses effets de limite et incomplétude...idéaliste résiduel...sur ce si l'introduction de 57 est très valorisé et les groundriss un peu pris au pince nez puant<br /> le hégélianisme, c'est à propos en effet comme à mon avis clouscart en exagère l'importance de la méthodologie proche du trranscendantal de l'exrpession concret de pensée...pas de l'apsect<br /> fondateur de la critique matérailiste de la société civile au contraire puisque là on étudie dans l'économie politique et sa critique derechef hegel et sa conception des corps et des classes<br /> comme de al colonisation pusqiue le capital à lire est là interminé et donc non interminable...c'est pourquoi, l'expression concret de pensée distinct de concret réel est entièrement compatible<br /> avec le maoisme-stalinisme de la contradiction sur déterminée et pluraliste complexe et d'efficace en terme de classe et décision politique dans la révolution et après la prise du pouvoir, et<br /> avec un matérialsime nouménale de la chose en soi et donc en rien un empiriocriticisme...à l'extrème rigueur ce qui est critiqué là c'est le côté un peu rapide( et comment cela pourrait ête<br /> autrement) de l'idée de succession nécessaire( et d'une nécessité pré-indéterminsite et de matrîse des fonctions discontinue et probabilitaire) des modes de production...on en voti donc l'effet<br /> dans le texte de pierre raymond la résistible fatalité de l'histoire et l'apologie continue des prises de pouvoir par les vietnamiens dans l'union du peuple...même de France m'ont soufflé des<br /> trotskistes très subtiles comme auditeurs...quoique le mode de production capitaliste ne soient pas encore arrivé à son terme où les monopoles donneraient de manière "économistes" le socialisme<br /> ou la revanche de la seconde internationale...en dehors de la commune et des putchs actifs et militaire en guerre mondiale léniniste, en effet pour althusser et faute de foi en soi et sa personne<br /> de lulu le sève aussi je crois les concepts de moyenne durée de l'articulation du parti et du réformisme syndical de prince moderne, de distinction de la conjoncture et de la structure lourde<br /> durable, de l'intello organique et de l'intellocollectif dans le prince et dans l'idéologie(s) et les classes organisées ou en masse et mouvement spontanée ou outillée avec laquelle on<br /> agit....sont le bien commun du Comintern par Gramsci...autant que Kim il sung, giap, hochi min, castro plutôt raoul que fidel etc...Guevarra etc...et quelques savants ingénieurs de haut niveau<br /> d'information et d'abstraction mathématique et physique..;comme d'artistes et artisans-bricoleurs parfois imprudents disparus ou vivants....<br />
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A
Bon, là c'est coucouche panier et dodo !
G
<br /> On attend maintenant un penseur capable d'appliquer cette géniale intuition méthodologique au monde de la première moitié du XXIème siècle<br />
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R
Tous le commentaires sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs
R
à l' attention de R.C. : quel intérêt trouvez-vous à publier un texte ridicule comme celui d' Olivier Imbert, truffé de fautes d' orthographe, écrit en très mauvais français , plein d' allusions destinées à de prétendus initiés ?
G
<br /> plus exactement : comment distinguer dans une situation politique antagonique donnée, la critique constructive et la trahison (en sachant que celle-ci peut être involontaire)? et comment<br /> distiguer l'opportunisme cariériste de l'ambition justifiée par une idée juste, à mettre en pratique?<br /> <br /> <br /> Il faut remarquer que les grands théoriciens et leaders politique du socialisme n'ont jamais été des adorateurs déférents du parti, Lénine, Mao, Fidel sont davantage "hérétiques" que<br /> "orthodoxes". Mais il y a aussi un moment de l'orthodoxie, lorqu'il s'agit d'organiser les masses pour une confrontation qui prend la forme de la guerre internationale.<br /> <br /> <br />  <br />
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G
<br /> Ce texte canonique figure donc aussi dans "l'histoire du parti communiste (bolchevik) de Russie", écrit officiel de très grande influence en URSS et dans le monde, publié fin 1938, écrit par une<br /> commission dont staline faisait partie (il semble avoir écrit lui mêm une bonne partie du texte, dont l'extrait souvent publié à part "matérialisme historique et matérialisme dialectique". On ne<br /> peut pas comprendre ces textes, pourtant écrit avec rigueur et soucis de simplicité, si on oublie qu'il s'agit d'armes dans une guerre idéologique totale, lancée contre le socialisme dès 1917, et<br /> dont les bataillons avancé à cettedate sont les régimes fascistes et nazis. D'où la volonté d'éliminer d'avance une "cinquième colonne" en prévision de la guerre inévitable. vu la date de<br /> publication, la justification des choix stratégiques du BP du PC de l'URSS prend beaucoup de place, et les oppositions sont toutes disqualifiées comme irréalistes, opportunistes. cet ouvrage<br /> fondamental (même s'il est renié) dans la culture communiste mérite d'être relu avec un œil neuf et critique. En se posant la question de l'opposition, justement.<br />
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G
<br /> Autre supporter de " l'Introduction de 1857" contre "L'introduction de 1859" dont est extrait le texte publié ci-dessus, Louis Althusser, qui l'accuse d'hégélianisme évolutionniste, dans la<br /> préface à l'édition du Capital, Champs Flammarion. On voit se dessiner un clivage très net entre les théoriciens dirigeants, et les universitaires de parti.<br />
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G
<br /> la mise à l'écart de ce texte fondateur s'explique parce qu'il est aussi cité intégralement et tout à fait indépendament de part et d'autre, par Staline dans "Matérialisme dialectique et<br /> matérialisme historique" (1938) .<br /> <br /> <br /> Il faut remarquer que Gramsci et Staline s'ils n'ont pas du tout le même caractère, et si le premier suscite plus de sympathie, ont des positions philoophiques et politiques très proches.<br />
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