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Réveil Communiste

Faut-il soutenir politiquement les sans-papiers et les réfugiés ? sinon, que faire?

10 Novembre 2016 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Impérialisme, #l'Europe impérialiste et capitaliste, #Syrie, #Grèce, #classe ouvrière

De nombreux réfugiés et sans-papiers se retrouvent en France dans une situation humaine et matérielle très difficile, qui suscite la sympathie des militants, des actes de solidarité, de soutien, et la mobilisation des associations d’aide.

Mais faut-il aller au delà, et passer du soutien particulier à des personnes en difficulté, à un soutien politique, qui approuve et valide leur démarche de rechercher à tout prix et dans l’illégalité l’installation en France ou dans d’autres grands pays capitalistes ? Un tel soutien signifie que l’on adhère implicitement mais sans équivoque à une revendication politique, exposée clairement d’ailleurs par certaines organisations gauchistes comme par les organisations patronales : une liberté totale de circulation internationale des personnes dans le monde, qui implique du même coup la liberté totale de mouvement de la main d‘œuvre.

Il apparait certain que la revendication de la mobilité internationale de la main d’œuvre est celle du patronat. Il s’agit d’un des piliers du néo-libéralisme. Le but est de mettre en concurrence les travailleurs entre eux, de faire baisser les salaires, et aussi de déstructurer le prolétariat en le divisant en communautés ethniques adverses.

Il est douteux, malgré les apparences du fait qu’utilisent abondamment l’extrême droite dans sa propagande que l’immigration cause le chômage (car les immigrés sont aussi des consommateurs et pour produire leur consommation il faut du travail). Mais il est certain que cette perception explique en grande partie la montée électorale de l’extrême droite qui est contemporaine de l’installation durable du chômage de masse dans ce pays, dans les années 1980. Soutenir politiquement les migrations provoque une réaction populaire hostile qui est donc utile électoralement à l’extrême droite.

Il est par contre indiscutable que les migrations font pression à la baisse des salaires et des conditions de travail. Je rappelle que cette application de la loi de l’offre et la demande est parfaitement conforme à l’économie marxiste, il suffit de lire le Capital pour s’en rendre compte : l'immigration est le moyen le plus simple d'augmenter les effectifs de l'armée de réserve du capital qui sert précisément à cela. Soutenir politiquement les migrations est donc nuisible à la classe ouvrière considérée comme un tout (y compris aux ouvriers immigrés déjà installés).

Je pense que les droits de l’homme (dans leur version limitée, bourgeoise, de 1789, sans les droits réels de 1948) sont aujourd’hui détournés pour faire passer en fraude cette exigence, pour maquiller une revendication du patronat en revendication des travailleurs.

Sans-papiers et réfugiés sont des travailleurs, au moins potentiels, et il est donc normal que les organisations de défense des travailleurs s’occupent de leur cas. Mais ils ne sont pas à ce stade des travailleurs en lutte organisée, et leur but reste individuel et individualiste : leur rêve n’est pas la promotion de leur classe mais leur promotion individuelle. Leur rêve n’est pas de lutter contre l’exploitation, mais de devenir riche, ou au moins d’être exploité dans des conditions meilleures, pensent-ils, que dans leur pays d’origine. Ces migrants économiques dans le cas le plus général cherchent non à fuir des pays en guerre mais à passer d'un pays en paix à un autre, estimé plus favorable à leur projet, d'où leur présence à Calais, très loin d'Alep ou de Kaboul.

Leur individualisme se voit aussi très souvent dans le fait qu’ils considèrent que les efforts pour leur éducation et leur santé qui ont été faits par leur pays d’origine ne leur donnent aucune obligation envers lui. Or les migrations sont dans les faits un élément central du pillage du Tiers-Monde : pillage de sa « ressource humaine ». Les sans-papiers et les réfugiés dont il est actuellement question sont loin d’être recrutés parmi les plus pauvres et les plus misérables de leurs compatriotes, ils appartiennent au contraire à la classe moyenne ou au groupe des diplômés et des travailleurs qualifiés. La migration actuelle est une spéculation sur l’avenir, ou des individus concernés, ou des communautés dont ils sont issus, qui ont misé un capital sur l'expatriation (et il est vrai qu'ils en ont souvent été spoliés par les mafias qui sont les principales gagnantes de la situation).

En ce qui concerne les réfugiés syriens, qui sont la majorité de ceux qui ont fait l’actualité tragique de 2015, il faut aussi savoir qu’ils ne viennent pas directement de Syrie, mais de Turquie, où ils étaient censés être en sécurité dans des camps de réfugiés, et que leur envoi en Europe se comprend comme une pression de ce pays sur l'Europe pour accélérer une intervention militaire. Et l’organisation par la terreur de masse de l’exode syrien est une arme stratégique pour faire plier l’État Syrien, dans la guerre d’agression que lui mène l’impérialisme, notamment l'impérialisme français, depuis 2011.

Le sentiment d'humanité élémentaire qu'on doit ressentir pour ceux qui se retrouvent à la rue dans le froid hiver européen ne dispense pas de recul critique. Aider les personnes en détresse oui, soutenir l'impérialisme et le pillage du Tiers Monde, non. Certains militants humanitaires ont d'ailleurs acquis sur le terrain cette conscience politique critique et refusent de se laisser manipuler dans le spectacle compassionnel.

Le soutien à la cause des migrants comme telle (c'est-à-dire au principe même de la libre migration) n'est pas seulement une erreur politique. Elle finit par se retourner directement contre la sécurité même des migrants, car elle a pour effet pervers d’encourager les départs et la prise de risque. Si on appliquait strictement la loi, les migrants recueillis en Méditerranée devraient être expulsés ; or la pression des associations, et la prégnance du libéralisme moral dans les mouvements sociaux aboutissent à faire de la migration illégale un jeu dangereux mais avantageux, roulette russe où l’on peut le plus souvent gagner : pour un migrant illégal renvoyé au pays d’origine (ce qui est impossible pour les réfugiés), vingt ou trente installations définitives. Pour un mort, cent passages réussis.

Aucun pays ne peut abandonner sa souveraineté au point de laisser complètement libre le passage de ses frontières, mais il peut accepter le compromis bancal qui consiste à régulariser a posteriori tous ceux qui ont pris le risque mortel de franchir les obstacles. Les gauchistes et/ou humanitaires deviennent alors la main gauche de l’État bourgeois qui accueille les migrants après leur avoir empêché l’entrée de la main droite, par sa police. Selon le fameux principe des "pieds secs, pieds mouillés" qui caractérise la politique migratoire des États-Unis, à l'encontre de Cuba, depuis 1959 : les États-Unis ne délivrent pas de visa à la Havane aux candidats à l'émigration, mais régularisent les naufragés, quand ils arrivent vivants sur les plages de Floride.

Pour terminer un dernier point : le droit de l’homme inaliénable, concernant la liberté de circulation, est celui de pouvoir sortir et revenir dans son propre pays ; ce n’est pas celui de pouvoir entrer dans tous les autres pays.

GQ, 4 janvier 2016

PS : Il ne faut pas confondre le militantisme humanitaire, qui est altruiste, mais qui ne vise pas à changer le monde, avec le militantisme politique qui ne l'est pas. Sans être égoïste non plus, le militant politique défend sa propre cause en défendant celle des autres, il se défend individuellement en défendant collectivement sa classe, dans la solidarité des égaux.

PPS, 7 février-26 mars 2016

Des argumentaires circulent sur FB, abondamment illustrés d'images atroces d'enfants noyés en Mer Egée, qui plaident l'ouverture des frontières pour résoudre la crise humanitaire. Avec un mauvais goût certain, ils enchainent et vendent la mèche en expliquant à quel point ces réfugiés (diplômés, qualifiés ...) s'ils étaient intégrés en Europe, seraient un "plus" et une source de prospérité. Il s'agit d'un message émotionnel pervers, exhibitionniste et malhonnête, qui compare le sort des migrants à celui des déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale, afin de culpabiliser le public. Cette assimilation est inacceptable, d'abord parce qu'elle "banalise le mal" nazi encore mieux qu'Hannah Arendt, mais surtout pour la simple raison que les migrants ne sont pas des déportés, ils ont choisi eux-même de prendre le risque de la traversée clandestine, et de le faire prendre à leurs enfants. En effet, même si de nombreux migrants viennent à l'origine de pays en guerre, ils ne s'embarquent pas dans ces pays, mais cherchent à passer d'un pays d’accueil à un autre, de la Turquie à la Grèce, de la France à l'Angleterre. Lorsque des naufragés se trouvent en perdition, il est impératif sur tous les plans de les secourir, mais cela ne doit pas conduire à les approuver quand ils se sont eux-mêmes placés dans cette situation. C'est sans doute dur à entendre, mais c'est la réalité.

Quant à la solution à apporter à la crise humanitaire, ce ne sera pas l'ouverture des frontières qui n'est pas une option : la même opinion que l'on manipule maintenant par sa compassion le sera dans une heure en sens inverse par sa peur du terrorisme, et elle va implorer pour des frontières partout. La bourgeoisie aime les migrants, à condition qu'ils n'en demandent pas trop, et qu'ils restent clandestins.

La solution véritable du drame mondial des migrants est de faire cesser les ingérences politiques et militaires occidentales dans les pays du Sud et leur action contre leur gouvernement légitime. Et nous le pouvons ! Mais trop oublient de ce coté-ci de la mer que la légitimité d'un gouvernement n'est en rien liée à son caractère prétendument démocratique ou à des critères décernés arbitrairement par des ONG occidentales dont l’indépendance est factice. Un gouvernement est légitime vis à vis de l'extérieur (c'est à dire nous) quand il s'est fondé en légalité de manière interne et qu'il n'émane pas de forces étrangères à son territoire. Aussi déplaisante qu'elle soit, la tyrannie saoudienne est légitime, à ce titre, et tous les autres gouvernements internationalement reconnus le sont aussi, dont le gouvernement syrien que cette monarchie cherche à faire tomber en vain depuis cinq ans. A la racine de la question des réfugiés syriens, il y a donc la guerre sale menée à l'aide du terrorisme par l'Occident coalisé avec les intégristes wahhabites, contre le gouvernement légitime de la Syrie, et d'autres gouvernements arabes légitimes, dans le silence assourdissant de la gauche bien pensante!

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dariokhos 16/11/2016 22:57

Ce texte manque de rigueur à mon sens.
Il dit un certain nombre de choses vraies sur qui sont les défenseurs des migrants, mais il mélange tout et a tendance à dériver dangereusement.
Au passage, je dis un mot sur un des commentaires. L'Armée de réserve, avant Marchais, c'est de Marx, et ça désigne les chômeurs : On les renvoie où ?
Les travailleurs sans papiers pour lesquels il y a des combats depuis des années ne sont, pour la plupart ni syriens ni liés au conflit en Syrie, pour les plus récents, probablement plus à la guerre en Libye, puisque ils viennent parce que l'Etat libyen ne les nourrit plus. Ils ont probablement un rêve plus individuel que de classe, mais en quoi sont-ils différent des autres salariés aujourd'hui à ce sujet ? La conscience de classe est-elle au top chez les travailleurs non immigrés ? Quand à l'affirmation comme quoi le prolétariat réel rejetterait la régularisation des sans papiers, c'est du pipi de chat de l'idéologie dominante, il n'y a qu' voir les mobilisations à Paris en particulier...
Reste la question des Syriens, qui est différente parce que, justement, il ne s'agit plus seulement d'une immigration seulement économique comme d'habitude, mais il y a des gens qui ne sont probablement pas bien sympathiques politiquement parlant. Alors, pouvons-nous faire le tri ? Ou plutôt, ne pouvons-nous pas aider ces gens là à devenir des travailleurs comme les autres ?
Oui, l'immigration organisée par le patronat est un moyen de diviser le prolétariat. Mais, le meilleur, c'est le racisme, curieusement absent de cet texte. Oui c'est un moyen d'une exploitation accrue, mais les licenciements massifs et la casse du code du travail aussi.
Il n'y a donc là rien de convainquant. On va au bout, on les renvoie ? On ferme les frontières ? On les met dans des camps ?
S'il faut faire des goulags, pourquoi pas ? Mais il faudra y mettre les capitalistes, les parasites à leur service, publicitaires, journalistes, hauts fonctionnaires, DRH, etc, ; pas des travailleurs à qui l'on peut faire prendre conscience qu'ils appartiennent à la classe opprimée.

Réveil Communiste 17/11/2016 22:03

Le problème c'est que la bourgeoisie, le patronat et les pouvoir libéraux mondialisés passent tout leur temps à condamner le racisme et tout ce qui de près ou de loin pourrait lui être assimilé; l'antiracisme est leur discours officiel et il est sincère dans la plupart des individus même s'il est superficiel. On ne peut donc pas imputer le racisme à la bourgeoisie, contrairement à la situation des années 1930. La bourgeoisie crée volontairement les conditions du racisme en favorisant l'immigration en période de crise mais se garde bien d''éprouver le racisme, elle. La bourgeoisie partage avec les militants d'extrême gauche une moralité irréprochable. Le racisme (et l'intégrisme religieux) sont des pièges dans lequel le prolétariat est tombé. Un moyen évident de désamorcer ces pièges est de proposer l'arrêt de l'immigration nette (qu'il n'y ait pas plus d'arrivées que de départs, et nul besoin d'ouvrir des camps pour ça; il suffit de réprimer quelques employeurs. On serait d'ailleurs assez surpris de constater qu'il y en a du FN jusqu'au NPA.

Réveil Communiste 17/11/2016 11:14

Il ne s'agit pas dans ce texte de ce qui est souhaitable, mais de l'état actuel de la situation où l'on voit que les thèmes restrictifs de l''immigration récupérés par l'extrême droite ont de l'impact dans le prolétariat, et de voir que faire contre ça, sachant que les discours moralisateura et les amalgames ça ne marche pas. Je pense qu'il n'y a aucun risque a augmenter le racisme en diminuant l'immigration, tout au contraire, on relâcherait la pression sur les secteurs les plus précarisés de la société, dont ironie cruelle, beaucoup sont justement des immigrés de la vague précédente ou leur enfants. Qu'il soit clair une fois pour toute que le signifiant "immigré" n'est pas une autre manière de dire "noir", "arabe", ou "musulman".

ff 24/09/2016 08:18

Joli article.... De merde.... En conclusion plus de frontière, plus de barrière, plus de mort....

Vous écrivez "Le but est de mettre en concurrence les travailleurs entre eux, de faire baisser les salaires, et aussi de déstructurer le prolétariat en le divisant en communautés ethniques adverses." Ca c'est juste si on tombe dans le piège du racisme, ha oui avec des analyses comme la votre c'est sur que l'unité des classes populaires c'est pas pour demain.... Ce genre d'analyse a 2 balles n'a rien de communiste.... Sincèrement cette article est ridicule, ne vous cachez pas derrière le marxisme pour débiter vos conneries , ça va pas le faire du tout..... Les liberté de circuler et de s'installer ce sont des droits, des droits pour les travailleurs. Il faut juste s'assurer que nos camarades immigrés ne se faisent pas exploiter car c'est la effectivement que les salaires seront tiré vers le bas. Si on n'est solidaire personne n'est exploité plus que l'autre et alors l'impact sur les salaires est limité; c'est de par leur conditions de sans pap que certains sont plus fragile et donc plus largement exploité.... Se cacher derrière la défense
du bon travailleurs français pour être anti immigration c'est pas vraiment ça ma vision du communisme. Vous vous en prenez aux droits des travailleurs avec votre analyse à 2 balles....

Réveil Communiste 24/09/2016 20:05

Ils ont le mot humanité plein la bouche mais la seule chose qui compte pour eux c'est leur image morale (et le plaisir pervers de la dénonciation anonyme).

DD 24/09/2016 19:08

Facile et inefficace au regard de l'histoire récente : si l'on prend les quarante dernières années en France, l'ouverture des frontière à une main-d'oeuvre immigrée, que de grandes sociétés sont souvent allées chercher sur place, s'est faite concomitamment avec la désintégration en règle, programmée par le capitalisme, des conditions de vie et de travail du prolétariat français. Ce n'est pas une simple coïncidence : c'est un plan de guerre. Il ne vous a pas échappé, j'espère, combien les maffieux qui gouvernent l'Europe sous la tutelle de l'impérialisme américain, sont attachés à faire perdurer cette situation et même à la développer : on ne peut plus guère parler d'immigration, mais de véritables transferts de population. Obama ne se cache même plus de diriger la manoeuvre (répartition des réfugiés syriens en Europe p.ex). Si à l'occasion cela, tout en anéantissant la Syrie par exemple, peut contribuer également à anéantir le modèle social français, il s'en réjouira en tant qu'impérialiste américain tuteur de l'Europe. Toute réflexion sur l'immigration doit tenir compte du contexte international. Ce que vous ne faites pas (trop difficile !). Ceci dit vous n'avez pas le monopole de l'humanité : un peu facile votre injonction à deux balles...

Réveil Communiste 24/09/2016 18:58

Les insultes ne sont pas des arguments et révèlent simplement le manque de conviction. Ce n'est pas parce que l'on refuse de voir la réalité que la réalité va changer. L'amalgame entre racisme et critique de l'immigration est grossier, et voulu par les propagandistes libéraux. Il n'est pas question de "travailleurs français" dans l'article. Il n'est pas question non plus des travailleurs installés en France. il est question de ralentir l'afflux de nouveaux travailleurs dans un pays ravagé par le chômage. L'ironie sinistre de la situation, c'est que les principales victimes de la concurrence sur le marché du travail sont les ouvriers non qualifiés, qui sont souvent en France des travailleurs immigrés âgés ou des jeunes français Noirs ou musulmans.

Ouallonsnous ? 26/03/2016 18:10

Fausse question ! Le soutien des sans papiers et des immigrants ne se justifie que s'ils sont "légitimes" aux regards des lois internationales et des droits de l'individu !

Il faut d'abord s'intéresser afin de les amender aux circonstances qui font qu'il y a des sans papiers et des immigrants en grande majorité involontaires !

Réveil Communiste 26/03/2016 18:14

lLy a des situations de fait qu'il faut traiter. Il ne faut pas récuser l'humanitaire au nom du politique, mais il ne faut pas non plus que l'humanitaire remplace le politique comme il a tendance à le faire avec les encouragements des thuriféraires du système capitaliste. Tel est le sens de cet article.

communiste91 26/02/2016 09:54

Donc notre but, est d'obtenir la régularisation des migrants et de leur donner le même statut de travailleur que nous. Voila une position marxiste. Le reste, les migrations sont la conséquence du mode de production capitaliste-impérialiste (voir Lénine, L'impérialisme stade suprême). Mais s'en prendre aux migrants dans le cadre du capitaliste, c'est assez réactionnaire.Vous vous en prenez à leur égoisme, pourquoi ne pas vous en prendre au votre: nous profitons bien de l'uranium africain, du pétrôle gabonais... Où en est le mouvement anti-impérialiste en France? Le PCF a t'il mené ses tâches, etc.

Réveil Communiste 26/02/2016 10:06

Je le voudrais bien, mais le problème c'est que le prolétariat réel est contre la régularisation des sans papiers. Veut-on continuer à s'éloigner de lui , au nom des droits de l'homme? Il est constitué principalement de nationaux, avec une minorité d'immigrés qui sont d'ailleurs loin d'être tous favorables à la poursuite de l'immigration. Par ailleurs il ne faut pas déformer les thèses qu'on critique : nulle part il est question "de s'en prendre aux migrants", mais au contraire à leurs employeurs et exploiteurs.

DD 13/01/2016 01:46

Enfin une analyse communiste sur l'immigration(isme) Euro-ultralibérale, et son caractère profondément anti-populaire, réactionnaire.

Chris 07/01/2016 15:16

N'est-ce pas l'armée industrielle de réserve dont on ose plus parler?

Georges Marchais - PCF : immigration et laïcité
https://www.youtube.com/watch?v=LG2BA9SxClM

Je trouve ton papier bien vu.