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Réveil Communiste

Ils ne veulent pas lutter contre le terrorisme mais s'en servir

16 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Impérialisme

L’utilité du terrorisme

par Christian Schneider

lundi 12 janvier 2015, par Comité Valmy

 

L’utilité du terrorisme.

La marche républicaine du 11 janvier, suite aux attentats terroristes contre Charlie Hebdo et contre l’hypermarché cachère de la porte de Vincennes a réuni des milliers de personnes, mais aussi un certain nombre de politiciens européens, africains et moyen-orientaux. Si la masse du peuple manifestait pour la liberté de conscience et contre le terrorisme et le racisme, peut-on dire qu’il en était de même des politiciens ?

Netanyahou et Lieberman sont les champions du terrorisme, puisque pendant l’été 2014, l’armée israélienne a pilonné la bande de Gaza faisant plus de 2200 victimes dont le crime est d’être né sur cette terre et ne pas avoir le droit d’en sortir. Nos dirigeants auraient pu s’aviser combien la différence était énorme entre les morts de Gaza tout aussi innocentes que les 17 journalistes, policiers et otages assassinés en janvier 2015.

 

Que dire de Viktor Orban, le premier ministre Hongrois qui marque son amour pour la laïcité en se faisant photographier avec sa famille dans son bureau en train de prier ?

 

Mais que vient faire dans ce défilé contre le terrorisme le premier ministre turc Ahmet Davutoglu dont le pays sert de base arrière aux terroristes internationaux opérant en Syrie contre un gouvernement laïc dont le tort est de s’opposer à la politique belliciste et raciste d’Israël ?

 

Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy vient manifester en France, alors qu’il limite le droit de manifester dans son propre pays.

 

Il y a bien sûr la clique des tortionnaires du peuple grec, Jean-Claude Juncker, Martin Schulz, le président du Conseil européen Donald Tusk, la chancelière allemande Angela Merkel et leur valet local Antonis Samaras. Il y a le président ukrainien Petro Porochenko dont le gouvernement est constitué de néonazis.

 

Il y a enfin le secrétaire général de l’OTAN, et c’est là qu’on comprend mieux ce qu’il y a de commun entre tous ces personnages : à l’exception de Porochenko dont le rêve est l’adhésion de son pays à l’OTAN pour déclencher une guerre à la Russie, tous sont des serviteurs de l’OTAN. L’OTAN n’est pas une organisation humanitaire, mais une alliance militaire dans les mains des États-Unis.

 

Les États-Unis et les pays occidentaux en général sont en régression au point de vue économique, minés par l’appât du gain de leurs entreprises mondialisées qui ont voulu profiter des salaires faibles des BRICS et de la Chine en particulier. Le PIB de celle-ci a dépassé en 2014 celui des États-Unis et dans quelques années, la Chine égalera ceux-ci au point de vue militaire. Les experts américains sont prêts à déclencher une guerre mondiale pour garder leur suprématie économique, tant qu’il en est encore temps.

 

Leur cible est la Russie, alliée de la Chine et d’autres pays moins puissants comme l’Iran ou la Syrie.

 

Les États-Unis cherchent à déstabiliser politiquement le gouvernement russe dont le Président défend les intérêts de son pays, contrairement à Elstine. En annexant la Crimée, il a évité que la flotte russe ne tombe aux mains du gouvernement ukrainien pro-nazi et pro-occidental. Les États-Unis ont lancé une attaque spéculative contre le rouble qui, semble-t-il, a échoué. Avec l’aide de l’Arabie saoudite, ils font baisser le prix du pétrole, principale source de devises de la Russie.

 

Les attentats islamistes servent le bellicisme étasunien car ils créent l’émotion dans la population occidentale qui a crié le 11 septembre 2001 « Nous sommes tous des Américains ». Ils ont permis l’invasion de l’Irak en 2003, sous le faux prétexte que celui-ci aurait détenu des armes de destruction massive. Quelle provocation vont inventer les chefs de gouvernement réunis à Paris le 11 janvier 2015, alors que l’opinion est prête à tout accepter au nom du « Je suis Charlie » ?

 

L’extrémisme islamiste a été créé par l’Occident, pour lutter contre l’URSS en Afghanistan, il s’est certes retourné contre son créateur, mais la destruction de l’état irakien a permis la mainmise des multinationales américaines sur le pétrole de l’Irak. La destruction de l’état libyen a permis leur mainmise sur le pétrole de la Libye. Ces deux événements ont fait naître à leur tour des mouvements djihadistes, mais ce n’est pas négatif pour l’impérialisme occidental car l’un a failli faire tomber le régime syrien de Bachar El Assad, tandis que l’autre a permis à la France de reprendre pied en Afrique occidentale et d’y contrebalancer l’influence chinoise.

 

A propos des terroristes takfiristes de la mouvance islamiste Al Nostra en Syrie, Laurent Fabius a déclaré : "Ils font du bon boulot". Il ne faut pas oublier qu’en 2013, François Hollande était prêt à faire la guerre à la Syrie et qu’il a regretté le 7 janvier 2015 lors de la matinale de France Inter de ne pas l’avoir fait. Il aurait été l’allié des terroristes qu’aujourd’hui il cloue au pilori, alors qu’il les aurait décorés de la Légion d’Honneur s’ils avaient été nos alliés contre le méchant Bachar El Assad.

 

Le ministre de l’Intérieur dit que 1200 Français combattent en Syrie avec les djihadistes et il reconnaît qu’il faut 25 policiers pour suivre un seul de ces individus. Il serait plus économique et rationnel que la police française collabore avec les services syriens, mais notre presse « libre » pour laquelle des milliers de Français ont manifesté ne le dira pas.

 

Car le but de notre gouvernement et de celui des gouvernements occidentaux n’est pas de lutter contre le terrorisme, mais de s’en servir.

 

Christian Schneider, Comité Valmy. 
11 janvier 2015

 
 
 

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Michel Gourmel 17/01/2015 10:13


FAUX : L’extrémisme retourné contre son créateur,


« L’extrémisme islamiste a été créé par l’Occident, pour lutter contre l’URSS en Afghanistan, il s’est certes retourné contre son créateur, »


 


C’est le contraire, aujourd’hui comme hier, l’extrémisme islamique est toujours du côté des de l’OTAN, pas du côté des peuples, mais du côté du pouvoir !


 


C’est toujours l’opposition et les innocents qui sont visés, jamais le pouvoir !


Il est étrange qu’un président sorte, au mépris des règles les plus élémentaires de sécurité, en scooter pour voir sa petite copine et soit mitraillé par les photographes, alors que c’est
toujours l’opposition qui est assassinée.


4 exemples : En 2001, c’étaient les opposants, les démocrates que Bush craignait le plus (Tom Daschle et Patrick Leahy/Irangate), qui ont subi les attaques à l’anthrax, permettant ainsi de
faire voter au congrès le Patriot-act sans même que les congressistes l’aient seulement lu ! L’an dernier, les 3 journalistes qui ont été assassinés par EI et par Al Qaeda, étaient
justement, chose rarissime en occident, des journalistes qui faisaient leur travail sur les guerres, et qui nuisaient donc aux intérêts supérieurs US. Ces décapitations n’ont pu que réjouir Obama
et l’establishment US de se débarrasser de tels journalistes ; comme Valls Hollande et le MEDEF aujourd’hui avec les attentats de Charlie Hebdo ; c’est Chalie-Hebdo et non Libération ou
Hollande-Valls qui sont attaqués ! En Grande-Bretagne, ce sont les attentats du 7/7/5 qui ont mis fin aux protestations massives des britanniques contre les guerres coloniales, en
particulier en Irak. Al Qaeda – EI – et autres AQMI etc… interviennent donc
toujours pour porter secours aux gouvernements occidentaux dans le pétrin.

Richard 14/01/2015 18:35


Désolé Mr
Schneider mais c'est faux, ils ont créé le terrorisme *pour* évidemment s'en servir, le dilemme "lutter contre" ou "s'en servir" n'existe donc pas. Lorsque la gauche aura appris à se servir des
mots nous aurons avancé d'un grand pas, en attendant
la droite se régale, nous glissant sous la plume des expressions comme "la gauche de la gauche" en lieu et place de celle de Bourdieu → "la gauche de gauche".