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Réveil Communiste

Comment expliquer le rôle nouveau des médias, arme de guerre de l'impérialisme en Syrie?

2 Mars 2016 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Ce que dit la presse, #A gerber !, #Syrie

Texte posté en septembre 2013, avant que l'EI sorte de la pochette surprise de l'impérialisme, et qu'il organise encore plus de massacre devant les caméras, dont celui de quelques journalistes honnêtes, provoque délibérément l'exode de la population syrienne sous son contrôle et déchaine son terrorisme-boomerang dans les rues de Paris. Mais bien avant cela rien n'aura été épargné à la Syrie, pays martyr de l'islamo-fascisme, de l'impérialisme, et de la connerie petit bourgeoise mondiale. Ce n'est pas parce que le vent tourne qu'il faut laisser certaines vérités s'oublier.

 

Depuis le début de la guerre contre la Syrie, les rebelles ont systématiquement mis en scène des massacres attribués aussitôt au gouvernement par les médias globaux. Les médias occidentaux sont donc une des principales armes de terreur utilisée en Syrie. Ce rôle monstrueux est tellement perturbant que la plupart de leurs lecteurs et spectateurs préfèrent fermer les yeux, préfèrent ne pas croire à ce qui est pourtant de l'ordre de l'évidence (comme l'est l'attribution aux rebelles de l'attaque au gaz du 21 août 2013 qui ne fait aucun doute pour ceux utilisent leur bon sens).

Il n'y a pas besoin de preuves formelles, d’ailleurs presque impossible à réunir en temps utile, pour arriver à une conviction certaine : les épisodes atroces dont celui du 21 août 2013 ont été médiatisés systématiquement à des moments-clefs des discussions diplomatiques, de manière à affaiblir la position du gouvernement syrien, en faisant pression sur ses alliés russes et chinois qui ne désiraient pas (en tout cas pas au début) assumer le coût d'une mise au ban internationale. L'attaque au gaz était certaine à partir du moment où les Américains avaient prévenu publiquement, et de manière répétée, qu'il s'agissait du prétexte qu'ils attendaient pour intervenir, la fameuse "ligne rouge" à (ne pas) franchir !

Mais reste à expliquer aux sceptiques, pour qui « si tout le monde le dit, ça doit être vrai », un tel alignement de médias, habituellement confis dans leur bonne conscience ! Car si les journalistes « mainstream » sont en général incapables de raisonner en profondeur, ils tiennent beaucoup à leur image narcissique de démocrates libéraux, et ne se voient pas en criminels cyniques. Et c’est un narcissisme du même ordre qui tient lieu de conscience pour la classe moyenne de "gauche" qui se laisse mener par le bout du nez dans toutes les campagnes soi-disant humanitaires qui ont pour finalité de désigner des adversaires de l'impérialisme à l'opinion publique en les faisant passer pour des ennemis du genre humain. Pourtant, ce qui devrait leur mettre la puce à l'oreille, c'est ce fait que Hitler, constamment choisi comme paradigme de l'atrocité des adversaires de l'Occident, n'a jamais en son temps subi ce traitement de diabolisation de la part de la presse occidentale.

Et puisqu'on en est arrivé tout de suite au « point de Godwin », c'est à dire à l'utilisation de la comparaison des situations actuelles aux épisodes de l’histoire du fascisme, pour intimider les critiques, la comparaison de la guerre de Syrie avec la guerre d'Espagne laisse un goût amer : loin d’être une réédition de la république antifasciste,  la rébellion portée à bout de bras par l'Occident et le Golfe ne cède en rien par son abjection et sa cruauté à la rébellion franquiste, tout comme elle alimentée de l'extérieur. 

Le gouvernement syrien, comme Kadhafi avant lui, est très isolé dans les médias, parce qu'il y a contre lui la collusion conjoncturelle du mainstream pro-sioniste et libéral, qui représente facilement 90% de l'expression destinée au grand public en Occident, et d'une minorité des médias, propalestinienne, liées à feu l'altermondialisme qui mène une opposition petite bourgeoise de façade, également globalisée, et d'une efficacité manifestement nulle. En effet, les réseaux des islamistes soi-disant "modérés", via al Jazzera et par l'intermédiaire de leur influence sur des médias autrefois respectés comme le "Monde diplomatique", ont entravé et stérilisé l'opposition à la campagne de presse mondiale et unilatérale antisyrienne (1).

Le but de la campagne médiatique commune aux atlantistes et aux islamistes est de faire tomber le régime syrien, afin de satelliser voire de disloquer complètement ce pays. Ils disposent pour ce faire d'un pouvoir de corruption, via les pétromonarchie et d'un pouvoir d'intimidation directe, via le terrorisme, qui est considérable dans le monde musulman et au delà, et qui agit manifestement sur les autorités françaises.

 Il est étonnant que les militants politiques de gauche n'aient pas dès le commencement des troubles en Syrie perçu leur caractère artificiel. Le mécontentement populaire et les revendications démocratiques authentiques n'ont pas été véritablement exprimés par la tentative de "révolution colorée" de mars 2011, encouragée de l'extérieur et gonflée et alimentée par les dépêches d'agence. Contrairement aux cas de la Tunisie ou de l'Égypte il n'y avait pas en Syrie de puissant mouvement social, avec grèves, agitation ouvrière, etc., seule l'imitation des événements extérieurs semblait les stimuler, et l'annonce de la révolution a largement anticipé sur sa réalité. 

Les prophéties autoréalisatrices de nos médias suivaient manifestement l'agenda antisyrien commun des réseaux islamistes de toute nuance, dont le pouvoir syrien est un adversaire inexpiable de longue date, et des réseaux occidentaux de soutien à Israël, dont l'État syrien est la bête noire depuis plus de cinquante ans, et dont la destruction affaiblirait l'Iran, perçu en Israël comme un ennemi stratégique. Iran qui a vocation s'il rentre dans le concert des nations à constituer avec la Russie et la Chine le troisième pilier de l'OCS, bloc diplomatique et militaire eurasiatique en construction qui donne des sueurs froides à l'OTAN.

Lorsque, suivant le scénario rodé des "révolutions colorées" le pouvoir syrien, poussé à la faute, a commis des abus dans la répression de manifestations dont le caractère subversif et piloté de l'extérieur était dissimulé par nos médias, les rebelles ont pu lancer d'autres provocations, de plus en plus graves, systématiquement aux moments les mieux choisis pour mettre en difficulté le gouvernement. Les rebelles en Syrie, non contents de massacrer des civils, enfants compris, pour montrer les cadavres à la télévision, d'exterminer leurs adversaires politiques, à la manière de Pinochet, n'ont pas hésité à s'appuyer sur des puissances étrangères pour attaquer leur propre pays, et utiliser les pays voisins, avec l'accord de leur gouvernement, comme sanctuaire, ce qui est dans les faits une agression internationale. L'ONU, si elle faisait son travail, devrait avoir condamné et imposé des sanctions à la Turquie et à la Jordanie depuis longtemps, et mis en demeure les États-Unis, la France, le Royaume Uni, le Qatar, l'Arabie Saoudite et Israël, de cesser leur ingérence in-humanitaire en Syrie, où ils sont en définitive les donneurs d'ordre des massacres (suivant le vieux schéma de Sabra et Chatila, de sous-traiter la boucherie à des collaborateurs locaux) et les responsables de plus de 100 000 morts [On atteint le chiffre de 250 000 fin 2015].

L'action concertée contre la Syrie, au demeurant, n'est pas une nouveauté de la panoplie stratégique de l'impérialisme occidental. Il s'agit d'une réédition de la guérilla terroriste des "contras" contre le Nicaragua, ou de la guérilla al-Quaida en Afghanistan, qui empêchèrent par des moyens ignobles l'enracinement du socialisme dans ces pays. Maintenant la chair à canon est largement fournie par les réseaux islamistes, qui contiennent une grande quantité de délinquants de droit commun tout fraichement extraits des prisons du Golfe, qui recherchent la rédemption par l'escalade dans le meurtre, et un pardon ou une réduction de peine en échange du sale boulot. Il est notoire que ces mercenaires sont bien mieux armés et rémunérés que les soldats de l'armée nationale syrienne. A la différence des années 1980, les réseaux communistes qui plaidaient devant l'opinion la cause des autorités des États ainsi attaqués par les États-Unis et leurs alliés patibulaires ont disparu, ou sont devenus inaudibles à force de prétention à la respectabilité.

C'est donc de la responsabilité de ceux qui maintiennent aujourd'hui vivant le courant communiste de suppléer ces défaillances, et d'assumer le risque de la prise de parti : aujourd'hui il n'y a plus que deux camps en Syrie: les mercenaires étrangers, islamo-fascistes et gangsters manipulés par la CIA d'un coté, et le gouvernement national légitime de l'autre, quelques soient ses défauts, qui sont d'ailleurs largement exagérés (et rarement clairement précisés d'ailleurs, ce qui aboutirait à des comparaisons peu flatteuses pour nos grand amis saoudiens), qui lutte contre une agression internationale néocoloniale, à laquelle participe d'enthousiasme notre gouvernement "socialiste". Ça peut ne pas plaire, mais c'est la dure réalité.

 

(1) C'est ainsi que "Acrimed", site internet remarquable, spécialisé dans la critique des campagnes médiatiques unilatérales au service de la classe dominante globalisée, ne se relèvera pas de son silence assourdissant sur le pire cas d'école des abus de propagande médiatique qu'il s'était donné pour vocation de démasquer. Lié par l'intermédiaire du "Diplo" et d'Alain Gresh aux réseaux des "Frères", il a préféré se taire honteusement, et il fait partie des victimes collatérales de la guerre de Syrie.

 

GQ, 10 septembre 2013

 

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G
"Connerie petite bourgeoise" en langage hégélien ça se dit "la loi du cœur".
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G

Intéressant texte du président syrien :



            Syrie : L’administration US crée les conditions favorables au terrorisme ! Par Bachar al-Assad
            http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4013
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G


Gazage d'Al Ghouta : la rébellion soutenue par Fabius accusée
Mercredi 18 Septembre 2013



Dans une interview dans l'hebdomadaire belge Soir Magazine paru mercredi, Pierre Piccinin, ex otage belge aux mains de groupes jihadistes syriens avec le journaliste italien Domenico Quirico
donne des précisions sur les révélations faites à son retour de captivité, le 8 septembre










A propos de la conversation surprise après l'attaque chimique du 21 août à Al Ghouta qui a fait plus de 1300 morts, l'enseignant belge Pierre Piccinin précise: « Les 4 geôliers qui nous
gardaient avaient laissé ouverte la porte du couloir et de l'autre côté il y avait un bureau d'où entraient et sortaient des officiers de l’Armée syrienne libre (ALS) et du groupe Al Farouk.
A un moment, nous avons entendu une communication par Skype. Parmi les trois personnes qui dialoguaient, nous avons reconnu un général de l'ALS que nous avions déjà vu et un officier d'Al
Farouk. Ils ont parlé d'Al Ghouta, et nous avons prêté l'oreille car c'était, au départ, le but de notre voyage. Ils parlaient de gaz, de nombreux morts. Le général de l'ASL s'est mis en
colère. Il s'énervait et disait que ce n'était pas prévu.

La voix de son interlocuteur par Skype a répondu: « C'était un accident. Le gaz s'est échappé et nous avons perdu le contrôle». A ce moment, l'officier d'Al Farouk a précisé que « cette
opération n'aurait pas du faire plus d'une cinquantaine de victimes ».

Piccinin ajoute : « Domenico Quirico, que j'ai encore eu téléphone ce matin, confirme cette conversation, mais il n'en tire pas les mêmes conclusions que moi et hésite à conclure à la
responsabilité de la rébellion ». Interrogé par nous, Pierre Piccinin précise que l'interlocuteur des deux personnages « parlait un anglais parfait, dans lequel j'ai reconnu l'accent
d'Oxford, alors que les deux syriens parlaient un très mauvais anglais ». Il n'a pu préciser l'identité du général de l'ALS.

http://www.humanite.fr/monde/gazage-dal-ghouta-la-rebellion-accusee-549173


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G

Sur la bienveillances des médias libéraux en envers Hitler sur le blog de Danièle Bleitrach:


Le savez-vous ? Des
faits, un discours…



19 sept






 
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G

Soyons clair : les conclusions de la commission d'enquête de l'ONU que l'ont essaye de détourner de leur sens ne changent absolument rien à cette analyse.
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