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Réveil Communiste

Anticolonialisme ou séparatisme? Ne pas confondre à l'heure des provocations américaines !

29 Septembre 2022 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Théorie immédiate, #GQ, #l'Europe impérialiste et capitaliste, #Amérique latine, #Afrique, #Asie, #Europe de l'Est

Anticolonialisme ou séparatisme? Ne pas confondre à l'heure des provocations américaines !

Illustration : La Fédération de Yougoslavie, une nation détruite: cas d'école des méfaits du séparatisme. Mais elle était elle-même issue des démembrements des empires multinationaux d'Autriche-Hongrie et de la Turquie ottomane.

Anticolonialisme et séparatisme, selon quel critère les distinguer et où placer la limite?

Cette question revient au devant de l'actualité avec les référendums que la Russie va organiser dans quatre régions russophones du sud ukrainien : s'agit-il d'initiatives séparatistes contraires au droit international ou au contraire d'une réaction tardive au séparatisme illégitime qui a coupé ces régions de la Russie en 1991 et davantage encore en 2014?

On se souvient que les adversaires de l’indépendance de l’Algérie, surtout ceux qui étaient issus de la gauche laïque, ont tenté de faire passer la lutte anticolonialiste pour un séparatisme anti-français réactionnaire. Au vu des réalités historiques, géographiques, démographiques, culturelles, économiques et sociales, cette démarche était cousue de fil blanc et n’a trompé que ceux qui voulaient l’être.

Mais il peut se trouver des situations concrètes où il est plus difficile de trancher, et de savoir s'il s'agit de séparatisme ou de décolonisation.

Il y a eu plusieurs cas de figure concernant les revendications nationales :

- la colonie outremer, exploitée économiquement et occupée militairement (Algérie, Inde, Congo, Viet Nam, etc.)

- la nation conquise ou démembrée mais dont l’exigence géographique et historique ne fait aucun doute (Irlande, Pologne, etc)

- les nations non historiques (ou dont l’histoire autonome est très ancienne ou éphémère) qui peuvent revendiquer un territoire où elle sont majoritaires (mais sur le terrain la situation est toujours complexe et les populations sont mêlées). Les nations constitutives de la Yougoslavie étaient de ce type.

Les nations réelles sont des constructions historiques sur des territoires donnés, qui sont toujours composées de régions et de populations diverses, qui peuvent être pluri-ethniques, et qui résultent d'un processus de conquête politique et militaire progressif à partir d'un centre, presque toujours un siège dynastique. Ce processus qui absorbe des territoires périphériques pour leur valeur stratégique est souvent aliénant et brutal, mais il n'est pas de même nature que la conquête coloniale qui s'appuie sur une volonté d'exploitation économique et sur une pratique administrative raciste.

Pour résoudre les contradictions entre grande nation centrale et petites nations périphériques, ou "ethnies", l'histoire propose la solution d'une nation fédérale comme par exemple l’ancienne Yougoslavie ou l'URSS, laquelle peut être composées de plusieurs nations unitaires emboitées comme des poupées russes. On peut relever de plusieurs identités nationales à la fois.

Outre l'éloignement géographique, le critère central pour distinguer les colonies des territoires périphériques d'une nation historique complexe sont :  la participation significative ou non de dirigeants issus de la périphérie au pouvoir politique central, et l'existence ou non d'un rapport d'exploitation économique. Selon ces critères, au sein du Royaume-Uni, l'Écosse n'était pas une colonie (et ne l'est toujours pas) et l'Irlande l'était. Dans ce dernier cas, la partition du pays au moment de l'indépendance en 1921 montre que le séparatisme peut être utilisé contre l'émancipation d'une colonie pour affaiblir le nouvel État indépendant. Le séparatisme est également  l'instrument principal qui a été utilisé pour détruire l'URSS.

Si la lutte pour l’indépendance des colonies est absolument justifiée, et du point de vue formel pour l'essentiel achevée (sauf exceptions dont la plus importante est la Palestine), le séparatisme est rarement légitime, et il est susceptible d'aboutir dans bien des cas à un contrôle indirect très contraignant du protecteur puissant qui a favorisé l'accession à l'indépendance formelle. L'indépendance des États Baltes qui ont été vidés de leur substance économique et de leur population depuis 1991 est de cette sorte. Telle seraient aussi une Écosse ou une Catalogne indépendantes formellement, mais membres très subalternes de l'UE et de l'OTAN.

L'Arménie, nation historique incontestable, était cependant beaucoup mieux lotie et beaucoup mieux défendue en tant que république soviétique, qu'en tant qu'État indépendant doté d'un siège à l'ONU et d'une équipe nationale de foot. Et on peut dire de même de l'Ukraine.

L'indépendance nécessite de tracer des frontières internationales nouvelles qui conduisent à des déplacements forcés de population. Ainsi les Serbes de la Krajina croate ont dû tous quitter leur terre natale, où ils étaient largement majoritaires, en 1995, et des millions de Russes se retrouvent citoyens ukrainiens sans l'avoir voulu, tandis qu'un nombre encore plus grands d'ukrainiens russophones sont mis en demeure de rejeter une composante majeure de leur identité personnelle.

Il faut garder à l'esprit cependant que des nations se forment, parfois très vite, dans la lutte contre l'oppression. C'est bien le cas de la Palestine dont les ressortissants se considéraient au début de leur lutte nationale comme une partie de la nation arabe ou du Levant syrien.

La généralisation du séparatisme et la balkanisation de l'Afrique favoriserait encore davantage la prédation néocoloniale, et la véritable lutte nationale qui s'y déroule est à visée panafricaine. Dans le cas du Québec, la situation est intermédiaire entre le type "Irlande" et le type "Écosse" mais plus proche du premier (colonie) que du second (associé secondaire au pouvoir impérialiste). Les Kurdes, qui sont de culture iranienne, forment une population de zone frontière maltraitée mais ils n'ont pas historiquement ou géographiquement un territoire cohérent qui pourrait devenir vraiment indépendant des protecteurs extérieurs, en l’occurrence américains. La solution fédérale en Turquie, Irak, Syrie s'impose. Les Kabyles sont une composante centrale de la nation algérienne et n'ont pas toute autre considération mise à part, l'assise géographique pour un avenir indépendant en dehors d'elle. Enfin, en  Amérique latine, se superpose au patriotisme national "la grande patrie" de José Marti.

Tout cela est comme on l'imagine vu de loin et susceptible de corrections.

Et Taiwan? partie intégrante de la Chine, le séparatisme y a été favorisé et implanté pour que l'île serve indéfiniment de "porte avion insubmersible" aux États-Unis. Il n'a dans ce cas aucune légitimité et aucun avenir. N'en auront pas davantage les projets délirants de "décoloniser la Russie", c'est à dire de la réduire à 50 millions d'habitants comme en rêve tout haut le has been Lech Walesa.

En ce qui cerne le Donbass , les "séparatistes" sont en fait des résistants au séparatisme ukrainien anti-soviétique et anti-russe qui a triomphé subrepticement en 1991 contre la volonté des Ukrainiens et par la force en 2014 avec l'appui des services occidentaux. Cependant, les Russes en confondant dans leur communication de guerre la nation soviétique avec la nation russe affaiblissent leurs arguments dans la guerre de propagande, et peuvent susciter des réticences chez leurs alliés ou partenaires chinois, indiens, ou turcs, dont le séparatisme est la bête noire.

 

GQ, novembre 2021, relu le 21 septembre 2022

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R
Il y a également le cas des territoires enclaves ou exclaves dont certains revendiquent l indépendance et d' autres le retour dans ce qu' ils considèrent être leur mère patrie citons pour les premiers : Gibraltar, Ceuta et Melilla, Monaco, guantanamo, Andorre des villes serbes en Croatie et vice versa etc... Pour les seconds, la Guyane, la Martinique, la Réunion, St Pierre et miquelon, Porto Rico, L Alaska, de nombreuses îles au large de l Australie, en Océanie etc... <br /> A noter que l ESPAGNE qui revendique le retour de GIBRALTAR, britannique depuis 1713 par le traité d UTRECHT, ne veut pas restituer au MAROC Les enclaves de CEUTA et MELILLA...
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P
Parce que, comme cela a bien été expliqué par Lénine, les peuples ont intérêt à faire partie de grands ensembles, bien plus grands que la France même : des dimensions continentales de l’URSS.<br /> Mais pour que cela fonctionne, ces grands ensembles doivent être profondément démocratiques, ce qui à notre époque ne peut signifier que socialistes, et concréto concrètement, fédératifs ; depuis le soviet local jusqu'à l'union en passant par la république socialiste.<br /> Sinon, ils ne sont que l'empire colonial d'un centre et ça ne va pas.
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R
Je ne vais pas me mêler à ce débat qui vole trop haut pour moi, je vous livre un témoignage d un jeune ukrainien recueilli par un membre de ma famille de père russe et de mère ukrainienne qui vient d un village proche de DONESK : il déteste autant ZELENSKI qu il dit être un fasciste que POUTINE qui selon lui les a abandonné pendant 8 ans et prétend les libérer en bombardant leurs villes pourtant russophone, d après ce jeune la majorité des habitants du DONBASS souhaite pouvoir parler leur langue, le russe, et que soit respecté leur culture et leur tradition, ce que permettaient les accords de MINSK que personne n a respecté ou fait respecter, il n est pas favorable à un rattachement avec la RUSSIE mais est favorable à une large autonomie, il craint que le référendum ne propose pas cette autonomie mais seulement le rattachement a la RUSSIE ce qui permettra à POUTINE de dire que cette partie de l UKRAINE est redevenue russe de part la volonté de ses habitants et à L OTAN de considérer que ce vote est illégitime... Autant dire que ce référendum ne sonnera pas la fin de la guerre...
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D
Un des critère qui peut aider à voir quand le séparatisme est légitime et quand il ne l'est pas est d'analyser la situation économique du territoire "demandeur". En général, quand le territoire est économiquement privilégié (Baltes en URSS face à la Russie, Russie de Eltsine face à l'Asie centrale ou au Caucase, Croatie et Slovénie, Catalogne, Flandre, Padanie, c'est plus souvent de l'égoïsme ethnocentrique que de la libération nationale. En revanche, quand une région occupe une position de domination économique et de marginalisation politique la situation se rapproche du phénomène colonial ou impérialiste. Etant né au Québec, ayant vécu en Pologne socialiste et ayant une mère bretonne, j'ai reçu "de naissance" une perception assez claire de ces questions, le Québec étant traditionnellement dans une situation coloniale, la Pologne d'avant 1914 également, mais elle est en revanche devenue une puissance dominatrice après 1921 face à l'Ukraine et la Biélorussie occidentales, quant au "nationalisme breton", malgré les erreurs faites par Paris, c'est avant tout un nationalisme archaïque qui verse souvent dans l'esprit réactionnaire, même et peut-être surtout quand il est désormais ecouvert d'écolobobotisme pervers et foncièrement européiste.
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O
Je ne comprends pas la distinction faite. <br /> <br /> <br /> Le séparatisme qui peut très bien être légitime concerne des régions largement intégrées et depuis un temps non négligeable à une nation. <br /> <br /> Le séparatisme est une demande d'autonomie et d'émancipation. Il faut savoir que les nations sont une invention du XIXᵉ siècle lorsque les puissants (dominants) ont divisé l'Europe regroupant des régions, souvent jusque-là autonomes. Cette division est uniquement un compromis préservant les intérêts des régnants. La nation n'est qu'un fait historique qui peut être abandonné si les peuples en décident et pour autant que les intérêts des dominants soient préservés (c'est là toute la difficulté de toute émancipation et de toute démocratisation).<br /> <br /> L'anticolonialisme ou plutôt l'émancipation coloniale (L'anticolonialisme est une idéologie, une philosophie, un système, une attitude pas un acte) n'est que la réappropriation de son identité et de son autonomie pour un peuple brimé n'ayant jamais réellement été intégrés à la nation notamment du fait que les autochtones (les colonisés) n'ont jamais accédé au même statut que les nationaux. Dans les colonies la discrimination est un mode de gouvernance. <br /> <br /> Une demande d'émancipation est toujours légitime que ce soit dans le cadre du séparatisme ou de l'autonomisation coloniale, et ce, pour autant que ce soit un choix démocratique au sein du peuple concerné.<br /> <br /> Je pense même que, peu importe la motivation, cette demande d'émancipation démocratiquement formulée est légitime et doit être dès lors être accordée. Seules les modalités et les contours peuvent être négociés mais, sans enfreindre l'acquisition de l'indépendance ou de l'autonomie partielle telle que souhaitée. Cela n'en déplaise au reste de la nation d'origine.<br /> <br /> En d'autres termes, peu importe la distinction entre ancienne colonie ou territoire national. Cette distinction n'a de sens que dans la description d'une origine d'un mouvement d'autonomie toujours légitime. En droit international, c'est le droit absolu des peuples à l'autodétermination. Le peuple n'étant pas défini juridiquement. Dès lors, il doit toujours être compris comme étant l'ensemble comprenant les personnes qui s'y reconnaissent.<br /> <br /> Post-scriptum : <br /> <br /> Les nations, invention du XIXᵉ siècle se sont bâties généralement avec beaucoup de violence et des conflits entre les nations naissantes. Ces nations sont la cause même de toutes les guerres apocalyptiques et horreur du XXᵉ siècle, mais également de l'invention du concept de migrant, du racisme, de la partition impérialiste du monde et du néo-impérialisme y compris celui qui se prétend humanitaire notamment.<br /> <br /> Le souci actuel est que l'occident actuellement sous la coupe yankee a profité largement de la partition du monde faite à son avantage et lui permettant toutes les incuries impérialistes que sont l'exploitation abusive des peuples et des ressources d'autres peuples dans l'irrespect total des intérêts et de la dignité de ceux-ci. Cette exploitation fondée sur un roman historique affabulateur mythomaniaque dont les éléments historiques sont interprétés et assemblés pour attribuer tous les mérites de l'histoire aux nations impérialistes en les glorifiant. <br /> <br /> Aujourd'hui ces pays occidentaux (Europe de l'Ouest, Amérique du Nord) ou occidentalisés (Australie, Japon, Nouvelle-Zélande...) sont complétement imprégnés et aveuglés par le narcissisme de ces contes racistes ethnocentrés. Ils ne peuvent pas imaginer ne pas être dépositaire de la vérité universelle absolue et définitive, c'est-à-dire leur vérité particulière qui flatte leur narcissisme tout en justifiant toutes les horreurs qu'ils ont commises, les pires de l'histoire de l'humanité. De se fait, ils continuent à vouloir imposer leur impérialisme au reste du monde. Cette volonté étant naturellement associée à celle des dominants d’imposer aux tiers leurs intérêts justifiant leur domination et donc exploitation de ces tiers et de leurs ressources. L’idéologie (y compris philosophique et économique) libérale est l’autre récit fabulateur servant à justifiant la domination et la perpétuation des dominants.<br /> <br /> Les romans nationaux sont sans exception des pures inventions qui ont servi de propagande pour justifier les nations et y faire adhérer les peuples. N'en déplaise aux Zemmour et autres nationalistes et racistes, l'histoire nationale est toujours un récit manipulatoire indépendant des faits réels, mêmes s'il s'en nourrit. La nation n'existe que de l'invention des dominants pour assoir et perpétrer leur domination dans leurs seuls intérêts égoïstes.<br /> <br /> Les identités, quant à elles, sont mouvantes, changeantes métissées, hybrides, multiples, indéfinissables. On les construit et elles nous construisent en permanence. Il n'y a aucune identité qui soit stable et définitive. Même l'identité qu'on a de soi-même change constamment. Il est tout simplement impossible de définir une identité même lorsqu'on la nomme. Qu'est-ce que l'identité française, par exemple ? Personne n'en a la même définition, et personne n'en a encore moins une définition définitive et pourtant tous la reconnaissent. Personne ne partage jamais la même identité que quiconque d'autre. Et, qui sait répondre définitivement à la question "qui suis-je" ? Personne si ce n'est par des termes tout aussi flous comme "je suis Français" (Français est-ce avoir des papiers français, parler français, connaître l'histoire de France, être né en France., avoir des ancêtres tous français -ce qui n'est déjà plus le cas pour tous après quelques générations-).<br /> <br /> Le propre de l'humanité, c'est qu'elle ne comporte pas de race tant elle est métissée. L'humanité, c'est toujours mélangée et les gênes ont toujours été partagés tout au long de l'existante d'homo-sapiens et y compris avec d'autre espèces humaines aujourd'hui disparues.
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R
Tout cela est bel et bon, mais l'article d'origine m'a tout l'air de n'avoir même pas été lu. Ce qui est naïf, c'est de croire que la critique anarcho-trotskyste des nations et des frontières conserve quelque chose de subversif.
O
Réveil Communiste<br /> <br /> Savez-vous débattre plutôt que de jeter des anathèmes et invectives stériles ?<br /> <br /> Mes relectures multiples me confirment que mon texte n'est ni naïf ni confus. Je ne vois pas en quoi il le serait. Par contre, vos présupposés me semblent très superficiels et très convenus.<br /> <br /> Je vois que vous êtes enfermé dans vos certitudes nationalistes opposées à l'internationalisme du communisme. Et, que vous vous raidissez à l'idée que certains territoires pourraient se soustraire de votre nation, ce qui vous serait insupportable.<br /> <br /> Votre concept "d'appartenance objective" est un pur fantasme digne de ceux de Z.<br /> <br /> Il n'y a pas d'appartenance objective à un groupe humain. Toute appartenance est conditionnelle, et donc contractuelle et comme tout contrat celui-ci peut être revu ou rompu. Par ailleurs l'appartenance à un groupe n'est pas absolue, elle est toujours partielle et accommodée.<br /> Vous vous attachez sans doute à la nationalité (carte d'identité). Mais, même cette appartenance est très relative. Elle n'est d'ailleurs qu'administrative. <br /> <br /> Je n'ai jamais confondu race et nation (et certainement pas dans mon commentaire. Je ne vois d'ailleurs pas en quoi ces concepts pourraient être confondus). Je n'ai fait que remarquer la simultanéité du concept de race et de nation. Cette simultanéité n'est pas fortuite. La nation à besoin d'une identité particulière pour se distinguer des autres. La race est une justification pour se distinguer de l'autre.<br /> <br /> La question de race (ou d'ethnie pour un langage politiquement correct) est primordiale dans la question coloniale et même pour ce que vous nommez séparatisme. <br /> <br /> Les nations existent, je ne l'ai jamais nié, que du contraire. J'ai juste rappelé qu'elles sont une invention historique qui n'a aucune raison d'être pérenne surtout au vu des désastres dont elles sont causes.<br /> <br /> La nation est fondée sur une identité commune mythique qui permet la cohésion nationale par une adhésion plus ou moins consentie. Le roman national constitue la source du mythe.<br /> <br /> Contester le fondement des nations et leur nécessité n'est en rien faire l'apologie de l'impérialisme. Encore un présupposé infondé de votre part. <br /> <br /> Par ailleurs, ci, nous ne parlons pas d'organisation à plus grande échelle que la nation, mais bien de division vers de plus petites entités proches du citoyen. Comme anarchiste, je pense que le niveau de pouvoir légitime est celui qui est le plus petit possible, celui qui permet aux citoyens d'en avoir la maîtrise et le contrôle direct. Je suis un communard.<br /> <br /> J'ai bien compris que vous êtes attaché à votre nation (mais encore une fois à celle que vous voulez qu'elle soit ou que vous vous voulez croire qu'elle est) et que vous tenez à son intégrité formelle. Mais, c'est tenir à des constructions de châteaux de sabler. Elles n'ont rien de pérenne et c'est bien ce que j'ai tenté d'expliquer dans mon commentaire. La nation n'est qu'une construction historique (humaine qui plus est) donc, appelée à évoluer et à disparaitre.<br /> <br /> Qu'est-ce que "ce roman du métissage sous la protection de l'OTAN" ???? <br /> <br /> Cependant, il existe, au-delà des romans nationaux, un roman historique européen qui glorifie l'Europe et même un roman historique qui glorifie l'occident. Ces romans supranationaux sont d'ailleurs accommodés aux romans nationaux locaux. Preuve qu'ils ne sont que des inventions instrumentales. Tous les nationalismes et quelle que soit leur échelle ont besoin d'un mythe historique pour se justifier. Je suis profondément opposé au nationalisme et qu'il soit nommé patriotisme ou chauvinisme n'y change rien. Je suis un internationaliste bien que je trouve ce mot inapproprié puisqu'il intègre le fait national. Je n'ai pas besoin de frontières que du contraire je veux les abattre toutes. Elles sont contraires à la nature humaine.<br /> <br /> Le métissage est une réalité anthropologique depuis la nuit des temps (cfr. mon commentaire supra) ni la NATO, ni l'UE pas plus que la mondialisation ne sont causes des métissages. C'est dans la nature anthropologique (et de tout type de forme de vie) de se métisser. La distinction entre les peuples et les individus et leur division ne sont utiles qu'à ceux qui veulent prendre le pouvoir sur eux. Les individus, quels qu'ils soient, dès qu'ils partagent un peu de vie commune, vont spontanément les uns vers les autres pour autant qu'on ne dresse pas des barrages entre eux.
R
Texte d'une grande confusion et d'une grande naïveté. Lorsqu'un pays se décolonise, l'ex puissance coloniale suscite des séparatismes. Disserter sur les identités est hors sujet, il ne s'agit pas ici d'identité psychologique capricieusement choisies mais d'appartenance objective à des groupes humains. Les nations ne sont pas immuables mais elles existent que ça plaise ou non aux idiots utiles de l'impérialisme. Par ailleurs "races" et nation ça n'a rien à voir, les confondre est un signe de raisonnement erroné et/ou de mauvaise foi. Le roman national est sans doute en grande partie inventé, mais que dire du roman à l'eau de rose du métissage sous protection de l'OTAN?