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Réveil Communiste

Un petit mot amical pour Jean-Luc Mélenchon (voir les commentaires d'opinions diverses)

18 Octobre 2020 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Qu'est-ce que la "gauche", #Élections, #Positions

Un petit mot amical pour Jean-Luc Mélenchon (voir les commentaires d'opinions diverses)

Je suis toujours membre du PCF, et aujourd'hui la FI s'est rappelée à mon bon souvenir, et il se trouve que j'en suis membre également. Elle me demande de donner mon avis à Jean-Luc Mélenchon sur la question de savoir s'il doit être candidat en 2022, ce que je fais bien volontiers.

Cher Jean Luc, je pense que tu ne dois pas être candidat en 2022. J'ai voté pour toi en 2012 et 2017, et je sais qu'en principe tu mènes bien les campagnes. Mais je crois que l'alchimie qui a fait coexister autour de ton nom la"gauche de gauche" et la "gauche populiste" ne fonctionnera plus. La première tendance a pris trop d'importance dans ton entourage, et elle est une vraie machine à perdre. Les gauchistes ne veulent pas le pouvoir, ou alors lorsqu'ils l'obtiennent il faut voir ce qu'ils en font, comme Tsipras. Ton rôle politique serait à mon humble avis beaucoup plus important en soutenant une candidature d'union populaire capable de fédérer le mouvement qui s'est exprimé avec les Gilets Jaunes (et non d'union de la gauche, sachant que la gauche et l'extrême gauche se sont embourgeoisées). Certainement plus important qu'en obtenant 6 ou 8%, ou même plus si cela signifie que nous allons devoir ensuite rempiler avec Macron.

Si cette candidature populaire et même populiste, marquée par un véritable nationalisme économique, et un programme social vigoureux et prioritaire sur tout le reste (écologie, féminisme, migrations, etc) ne voit pas le jour, et bien la victoire de l'extrême droite est probable.

Cordialement GQ

Ps je suis le webmaster du blog Réveil Communiste qui a soutenu ta candidature en 2017, principalement pour les éléments anti-impérialistes (anti OTAN) qui figuraient en bonne place dans le programme, et parce que ta victoire me semblait chose possible. A mon avis ce n'est plus le cas aujourd'hui.

GQ, 14 octobre 2020

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GQ 25/10/2020 08:09

JLM s'est emmêlé les pédales sur les Tchétchènes, cette semaine en commençant par les accuser en bloc pour finalement s'excuser. il ne faut jamais s'excuser pour avoir dit une connerie, en le faisant on l'aggrave.Il aurait dû, sans mentionner un peuple particulier, remettre en cause les asiles accordés à des terroristes et s'en tenir là. Bien entendu, la gauche bourgeoise n'aurait pas aimé.

IMBERT 18/10/2020 21:21

moi mélenchon, je dis en fonction de son histoire il est trop aj ss, et mitterando-archive secrète latre, en plus il n'est pas assez OCI ou communiste internationaliste, en fonction de mon histoire et de la sienne à deux reprises en yougoslavie avec jospin, comme dans la guerre du golfe 1 et 2, il est antichinois et prootan, anti état socialiste arabe et dangereux comme allié écolo de rayal trop longtemps... donc il vient de résidiver il est vrai il n'est pas seul dans l'appareil d"état otaniste et syndicat ou corps intermédiaire de l'euroatlantisme.. et c'est dommage nos savants ont maintenant une part énorme de responsabilité notammment ceux en matière d'information!

Réveil Communiste 19/10/2020 00:26

Mélenchon a beaucoup de défauts mais il les avait déjà en 2012 et en 2017. Ce qui est nouveau, je pense, c'est qu'il ne peut plus passer le premier tour, à la suite de son leadership incohérent depuis 2017. Donc il faut construire une autre candidature (et tant qu'à faire sur une plateforme meilleure).

GQ 18/10/2020 09:14

Point de vue du Dr B

Si un avis m'etait demandé à propos du ci-devant citoyen Melenchon qui un jour s est fendu d un:
C est moi la République !
Quand la maréchaussée est venue saisir quelques uns des documents pouvant démontrer une certaine indélicatesse quant à ses finances propres et à celles de son mouvement en constante marche arrière, la séquence qui voulait etre un morceau héroïque et outragée eut un effet des plus désastreux, car sans le panache d un " l Etat c est moi"...


https://www.afrique-asie.fr/melenchon-un-mirabeau-tres-delave/


En effet que penser d un homme qui idolâtre encore le fossoyeur d' une certaine gauche à la française, propre sur elle, éloignée de toute velléité d une révolution antiK, le responsable du génocide d un million de Rwandais? J ai nommé l homme à la francisque au numéro connu des historiens, F Mitterrand.

Les Français, les vrais, la majorité, pas ceux qui salonnent comme nous derrière nos claviers, ne votent plus..ils savent d expérience que c est vain...

GQ 18/10/2020 09:12

Point de vue de Bruno D

Melenchon a longtemps en tout cas été trotskyste, version lambertiste, entriste, gauchiste et anticommuniste, ce qui a quelques liens avec le marxisme en principe. Il n'y a pas si longtemps que cela ...quand il était ministre de Jospin, je me suis trouvé à accompagner le dirigeant d'une petit parti polonais situé "à la gauche de la gauche" et qui devait être reçu au ministère par Melenchon qui, comme il savait qu'il avait affaire à un ...marxiste anticommuniste, l'a assuré que lui aussi était marxiste pur jus mais qu'il ne pouvait pas le dire pour ne pas effrayer ni le "petit peuple" ni les "gros bourgeois", mais qu'il faisait tout son possible pour orienter le gouvernement français ....qui a le plus privatisé, vers ...la gauche. Bref, n'étant pas le confesseur de Melenchon (qui dernièrement s'est même rangé, malgré son laïcisme affirmé, derrière la dernière encyclique papale certes très sociale ...mais dans les limites contraignantes du système sanctuarisant et sanctifiant la propriété privée qu'il ne faudrait que "moraliser" pour la rendre "humaniste", sans parler de l'appui papal à la "construction européenne"), donc n'étant pas son confesseur ni à l'époque ni aujourd'hui, je ne sais pas quelles sont les convictions intimes de Melenchon, et elles m'importent en fait peu, mais je peux témoigner qu'il se prétendait marxiste ...à sa façon, à un moment de sa bio. Ce qui, vu le destin de la plupart des lambertistes, n'est pas forcément, à mes yeux tout au moins, un compliment, ni pour ceux qui le sont restés ni pour ceux qui à force d'entrisme se sont faits pénétrés par l'idéologie de leur parti social-libéral d'adoption. Est-ce que cela a changé chez Melenchon depuis, après avoir rompu avec le parti d'adoption pour créer un "mouvement" ...qui ne bouge pas trop ? Yo no se !



Mais personnellement, je ne pourrai pas avoir trop confiance. Et quand on voit ce qu'est le machin LFI et comment il fonctionne, on peut se poser cette question. ...Certes ce n'est pas un parti, mais ca a l'air d'être un "mouvement sans forme parti" mais vachement créé pour servir un chef. Et un chef, ça n'a ni mouvement de masse ni base militante, en particulier dans les entreprises, donc rien qui ne garantisse et puisse contrôler qu'il gardera le cap de ses promesses, quand il y en a et quand elles apparaissent à peu près clairement, ce qui n'est pas toujours le cas avec Melenchon.



Vu les problèmes graves auxquels la classe des travailleurs va se heurter frontalement en France et dans le monde entier dans les semaines qui viennent après les vagues de licenciements en cours et toutes celles qui viendront jusqu'aux bilans de fin d'année, j'aimerais pouvoir parier sur qui que ce soit et quoi que ce soit de solidement ancré "à gauche", c'est à dire en principe sur la classe des travailleurs salariés, autrement dit des prolétaires, et donc sur une force consistante, mais à part des ilots existant et résistant dans des enclaves au sein des partis "de la gauche de la gauche", au PCF entre autre, et les "groupuscules" qui, en plus des simagrées, ont, eux, des principes, une analyse et une vision, je ne vois rien. Et dans ce rien, j'englobe, et j'en suis malheureux, Melenchon, qui a loupé le coche déjà plusieurs fois si tant est que ce n'était pas son objectif, conscient ou inconscient, comme c'est fréquemment le cas avec les gauchistes de salons. Cela, il l'a fait à une époque où il était beaucoup plus facile de dire "non", qu'au moment actuel quand nous nous trouvons devant un gigantesque tsunami social qui grossit à vue d'oeil. Nous n'attendrons pas les élections, le tsunami va frapper avant. Il faut le voir et le savoir !

Salut et Fraternité !

Bruno Drweski



PS. En plus, sur l'international et l'impérialisme, LFI ce n'est pas clair, ça tangue, ça tangue...

GQ 17/10/2020 22:05

Antoine Manessis écrit :

sam.
17 oct. à 20:19
Cher Gilles,

Je respecte ton point de vue mais, tu t'en doutes, je ne le partage pas.

Je vais tenter brièvement et schématiquement te dire pourquoi.

Tu utilises deux termes que je crois flous et quand c'est flou...

Premier terme la"gauche de gauche" est, dis-tu, une machine à perdre. Ce sont des "gauchistes" qui ne veulent pas du pouvoir. Ou qui quand ils l'ont font comme Tsipras.
Synthèse : la gauche de gauche serait donc gauchiste et comme Tsipras.

Or je crois qu'il faut être tout de même plus précis ou au moins moins confus.

Gauche de gauche : si cela veut dire à gauche du PS (qui est une gauche de droite), je crois que nous appartenons tous à cette catégorie. Si cela veut dire que nous sommes les héritiers du sans-culottisme et du jacobinisme, du mouvement ouvrier et démocratique, j'ose espérer que nous le sommes tous.

Mais tu sembles amalgamer la gauche de gauche et le gauchisme. Or il me semble que c'est une erreur théorique. Le gauchisme du XXIe siècle serait me semble-t-il composé des camarades incapables de porter une stratégie, qui nient ou négligent la question nationale, qui ignorent dans les faits la question des alliances. D'ailleurs sur ces trois questions centrales ils sont les héritiers du gauchisme old school. Et ce sont aussi des camarades qui se complaisent dans la posture et le verbe et fort peu dans l'action dans les masses.

Quant à Tsipras que vient-il faire dans ce courant? Tsipras a mené une politique social-démocrate, avec le même résultat que la social-démocratie ailleurs : impuissance et échec. Echec scellé après le référendum (du 5 juillet 2015) trahi.
D'autant que le rapport de forces qui existait après la Deuxième guerre mondiale et qui permettait à la S-D d'être l'expression politique du compromis Capital/ Travail n'existe plus. Mais faire de Tsipras un gauchiste quand il est un droitier, je ne peux pas te suivre.

Qui vises-tu ? J'essaye de deviner...Clémentine Autain (en tant que courant de droite de la FI et non de la personne évidemment) ? Dans ce cas il faut le dire car ce courant là n'est pas gauchiste, il est "union de la gauche" y compris avec les débris du PS. Il est réformiste et électoraliste.
Que ce courant soit dirigeant ou dominant dans la FI ne me paraît pas acquis, loin de là, surtout après les Européennes et leur échec.
JLM est quant à lui un jauréssien de gauche, qui me semble peu enclin à s'entendre avec le PS et qui sur bien des sujets est l'homme politique le plus à gauche de notre pays. Plus à gauche que le PCF en tous les cas. Qu'il ne soit pas marxiste et révolutionnaire ne surprendra personne d'autant qu'il n'a jamais prétendu à ces qualificatifs politiques.

Cela étant comme il n'existe aucune alternative organisée marxiste (oublions les groupuscules et leur pathétiques simagrés), l'option Mélenchon, susceptible de porter une dynamique populaire (et c'est là l'essentiel), me semble la seule option progressiste en France aujourd'hui.
La candidature d'union populaire, c'est la sienne s'il donne un contenu social avancé à son projet. Fédérer les femmes et les hommes qui aspirent à la Sociale (militants de gauche, syndicalistes, gilets jaunes, abstentionnistes, anti-racistes, féministes, écolos anti-capitalistes...) doit être son objectif.
Si ce n'est pas le cas, personne n'oblige personne à voter pour lui. Mais à l'heure où nous parlons, en terme de possibilité, d'opportunité, il n'y a rien d'autre.

Cela dit, les adversaires de la gauche, n'ont pas dit leur dernier mot : une candidature social-démocrate de droite type Anne Hidalgo, ou une candidature EELV intelligente (c'est-à-dire pas Jadot) type Éric Piolle, voir une candidature de droite habile (Fillon fut le 3e homme malgré ses costumes et Pénélope), peuvent battrent Macron. Surtout si aucun candidat ne parvient à vaincre le cens Le match Le Pen / Macron qu'on veut nous vendre n'est pas certain même s'il est possible.

Donc nous devons tous bien comprendre que le candidat de la France Insoumise, JL Mélenchon, est le seul candidat capable de rassembler suffisamment de citoyen-nes pour éviter un anéantissement de la gauche et même avoir une chance de victoire.
La candidature populaire (populiste est trop ambigu)) doit porter un projet de progrès et de rassemblement ce qui veut dire centralement unir les ouvriers (et couches populaires) et les petits-bourgeois. Pour cela le programme doit prendre en charge les aspirations des uns et des autres. Sans hiérarchie à priori. A la classe et à ses organisations d'agir pour créer dans le pays un rapport de forces qui permettent aux revendications sociales de prendre toute leur place (cf juin 1936).


Antoine Manessis.
Animateur du blog Nouveau Bloc Historique
nbh-pour-un-nouveau-bloc-historique.over-blog.com