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Réveil Communiste

Un test machiavélien pour militants de gauche : "préférez-vous ...?"

3 Janvier 2017 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Théorie immédiate, #Qu'est-ce que la "gauche", #GQ, #classe ouvrière

1) Préférez-vous une démocratie de droite, ou une dictature de gauche?

Par exemple une démocratie qui supprimerait la sécurité sociale, ou une dictature qui l'imposerait.

Sachant qu'il ne s'agit dans ce cas de démocratie, de "pouvoir du peuple", que de nom. Mais qu'il s'agit vraiment d'une dictature avec ce que ça implique de répression.

2) Préférez vous un système parlementaire multipartite, avec élections ouvertes et liberté d'opinion sous influence où les pauvres votent éternellement pour les riches, et l'État de droit qui le protège, à un régime révolutionnaire d'exception où le prolétariat confisque la propriété des grands moyens de production, et interdit l'expression de l'opinion et de la volonté contraire?

3) Préférez-vous un régime bourgeois avec le train-train assuré du journal quotidien de son choix et des élections tous les cinq ans, ou une dictature de classe qui exproprie définitivement les exploiteurs? A commencer par les magnats de la presse et de la communication? et qui empêche tout retour à la pseudo-démocratie de classe?

Sachant que la dictature du prolétariat ne peut pas ne pas être aussi une dictature "tout court".

4) Préférez vous jouer votre destin dans la lutte des classes en respectant les règles imposées par l'adversaire, ou fixer vous-même les règles?

5) En un mot, préférez vous le capitalisme ou le socialisme?

6) et si vous préférez le socialisme êtes-vous déterminés à vaincre le capitalisme?

7) et si vous êtes déterminé croyez-vous qu'il y ait quelque moyen d'action que les partisans du capitalisme puisse s'interdire pour vous empêcher d'atteindre votre grand objectif?

8) Ne pensez-vous pas que toutes les libertés individuelles dont nous jouissons, qui se résument en fait en des actes cycliques d'achat, ne sont que des arguments du règne du "moindre mal" et de la résignation ?

9) Êtes-vous d'accord pour dire que la seule liberté que dispense le système capitaliste à l' exploité est de dépenser son argent, et elle s'épuise totalement avec l'argent?

Que pensez vous de ce test? que vous soyez ou non "de gauche".

Je précise que je n'ai aucune attirance pour la dictature, mais que je pense qu'il y a des circonstances où elle est nécessaire pour qu'une classe conserve le pouvoir ou y accède, et que dans de telles circonstances la bourgeoisie n'a jamais hésité à l'exercer. Dans ces condition afficher sa détermination peut aussi être dissuasif en faisant comprendre que la contre-révolution ne passerait pas comme une lettre à la poste.

GQ, 1er janvier 2017

 

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DD 05/01/2017 18:33

1) démocratie et droite sont des termes antinomiques.
Sinon la droite, y compris gaulliste, n'aurait jamais tout mis en oeuvre – avec des moyens précisément très antidémocratiques - pour faire obstacle à la prise du pouvoir par le Parti Communiste Français, alors premier parti de France au lendemain de la seconde guerre mondiale. Et ce, qui plus est, avec la ferme et inamicale pression de l'impérialisme américain.
Sinon Normal 1er – représentant objectif des intérêts de la droite – aurait respecté le suffrage populaire pour une politique dite de gauche... et non au service de la finance.
La vraie démocratie ne peut servir que l'intérêt du plus grand nombre, c'est à dire des classes laborieuses, intégrant actuellement les victimes du chômage organisé. Elle ne pourra s'obtenir que par la dictature du prolétariat, suivie de la dictature du même nom à l'encontre des profiteurs et autres parasites.

2) l'histoire est formelle : seule la voie et le régime révolutionnaire donneront au peuple la propriété des grands moyens de production. Il n'y a pas d'alternative.

3) Seule la dictature de classe, celle qui inspire désormais de plus en plus de nostalgie au masses laborieuses et désormais dépossédées des ex pays de l'Est, peut exproprier définitivement les exploiteurs.
Comme ces exploitants de lignite qui éventrent littéralement l'ex territoire de l'Allemagne de l'Est, ravageant tout sur leur passage ; villages dont on chasse les habitants, entreprises autoritairement fermées, paysages massacrés, pollution sans précédent qui se déverse régulièrement sur l'Europe occidentale, dans le silence assourdissants des médias aux ordres...

4-9) Oui, il est important de répéter que leur liberté nest pas notre liberté mais son contraire. Que rien ne se fera sans lutte et qu'il est encore fécond le ventre de la bête immonde... Qu'il convient de ne pas perdre de vue le rôle historique exact du fascisme qui maintient par toutes les violences possibles et imaginables la dictature du capitalisme et de l'impérialisme, et qu'il ne s'agit pas de tendre l'autre joue ; bien au contraire, seule la dictature du prolétariat sera de taille à contrer celle du capitalisme, et que nombre de parasites devraient avoir un jour des comptes à rendre...

Et je pense pour conclure que tu as bien raison de rappeler quelques vérités fondamentale.

Nic Enet 03/01/2017 13:50

Qu'est-ce qu’une dictature de gauche aujourd’hui sinon la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie ?
"Dictature tout court», à moins de coïncider avec "tout pouvoir d’Etat de classe", est un pur concept. Il n’a aucun objet. Et ne peut conduire qu’à un discours spéculatif, idéaliste, scolastique.

D'autre part «démocratie» a bien un objet (qui n’est pas «pouvoir du peuple tout entier») : pouvoir de la populace, pouvoir des petites gens, pouvoir de ceux qui n'en ont aucun, pouvoir du prolétariat ; mais ce ne fut longtemps qu’un objet en puissance : dans son acception grecque comme bourgeoise la «démocratie» est un danger, une aberration, une abomination pour les classes dirigeantes ; et un objet désirable pour les classes populaires.

La bourgeoisie a fini par se plier, petit à petit, au système politique actuel de la «démocratie bourgeoise» (suffrage universel, etc.) sous la menace du mouvement ouvrier (et de la révolution soviétique) mais en veillant bien à ce que cela n'entrave en rien l'effectivité de son pouvoir quasi exclusif. Et cette dictature souple de la bourgeoisie sur les classes dominées peut très vite se transformer en dictature ouverte, sans que la nature de l’Etat change.

La dictature du prolétariat, au contraire, s’affirme dès le début comme «exercice du pouvoir par les classes inférieures» (démocratie prolétarienne) contre la bourgeoisie. (Dictature du prolétariat et démocratie prolétarienne sont liés mais ne constituent pas une seule et même réalité).
Des efforts ont été faits (et sont faits : Cuba par ex.) pour construire la démocratie concrète. En 1978, sur 260 millions d’habitants, l’URSS comptait 16,5 millions de membres du parti Communiste, 121 millions de syndiqués, 38 millions de membres des jeunesses communistes, 2 millions de députés aux soviets, 35 millions organisés autour des soviets, 9,5 millions dans les organes de contrôle populaire, et 5,5 millions de membres des conférences de production dans les entreprises industrielles. (Voir Roger Keeran et Thomas Kenny (2004), «Le socialisme trahi», Editions Delga, 2015, pp. 323-326.)
Les résultats ne sont pas et n’ont pas été parfaits.
Et ils peuvent d’autant moins l’être que la démocratie n’existe qu’en relation avec l’Etat et l’existence des classes sociales. L’aboutissement de la démocratie c’est aussi sa disparition avec la disparition de l’Etat de classe : le communisme.

Vive la dictature du prolétariat, vive la démocratie prolétarienne, vive le socialisme-communisme.

DD 05/01/2017 18:38

Peut-être "classes laborieuses" à la place de "classes inférieures" ?
Amicalement.

Coco 03/01/2017 09:48

Test binaire qui m'incite à préférer une democratie de gauche à une dictature de droite

Christian Hivert 02/01/2017 19:13

dictature vertueuse… :)

Réveil Communiste 03/01/2017 09:00

C'est vrai que la pseudo-démocratie sait recycler ses vices !