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Réveil Communiste

L'Holodomor, nouvel avatar de l'anticommunisme et du fascisme européens

2 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ukraine

republié sur RC le 2 décembre 2009, un texte démystificateur majeur de 2008


L’HOLODOMOR, NOUVEL AVATAR DE L’ANTICOMMUNISME « EUROPÉEN »


Annie Lacroix-Riz, professeur d’histoire contemporaine, université Paris 7

Depuis novembre 1917 se sont sans répit succédé des campagnes antibolcheviques aussi violentes que diverses, mais celle de « la famine en Ukraine » lancée en 1933 a depuis vingt ans pris le dessus. Elle se déchaîne quand les grands impérialismes, Allemagne et États-Unis en tête, avides depuis le 19e siècle de piller les immenses ressources de l’Ukraine, se croient en mesure d’y parvenir. La conjoncture sourit au Reich en 1932-1933, quand le Sud de l’URSS (Ukraine et autres « terres noires », Nord du Caucase et du Kazakhstan) fut frappé par une considérable baisse des récoltes et l’ensemble de l’Union par des difficultés d’approvisionnement entraînant le retour à un strict rationnement. Grave « disette », surtout pendant la « soudure » (entre deux récoltes), non spécifiquement ukrainienne, selon la correspondance diplomatique française; « famine » ukrainienne selon les rapports de 1933- 1934 des consuls  allemands et italiens, exploités par les États ou groupes affairés à la sécession de l’Ukraine : Allemagne, Pologne, centre majeur d’agitation à Lwow, et Vatican.

Cette disette ou cette famine résultait de phénomènes naturels et sociopolitiques : une sécheresse catastrophique se doubla des effets de la rétention croissante des livraisons (abattage du bétail compris), depuis le tournant des années vingt, par les anciens koulaks (paysans les plus riches) rebelles à la collectivisation. Cette fraction, en lutte ouverte contre le régime soviétique, constituait, en Ukraine, une des bases du soutien à l’« autonomisme », habillage sémantique de la sécession, au bénéfice du Reich, de la région agricole reine des « terres noires », en outre premier bassin industriel du pays. L’appui financier allemand, massif avant 1914, s’était intensifié pendant la Première Guerre mondiale, où l’Allemagne transforma l’Ukraine, comme les Pays Baltes, en base économique, politique et militaire du démantèlement de l’empire russe. La République de Weimar, fidèle au programme d’expansion du Kaiser, continua à financer « l’autonomisme » ukrainien. Les hitlériens affichèrent à leur arrivée au pouvoir leur plan de saisie de l’Ukraine soviétique, et tout l’autonomisme ukrainien (les fonds policiers, diplomatiques et militaires convergent) se rallia entre 1933 et 1935 au Reich, alors plus discret sur ses visées sur le reste de l’Ukraine. L’URSS ne contrôlait alors en effet que l’Ukraine orientale (Kiev-Kharkov), redevenue soviétique depuis 1920, après la sécession opérée pendant la guerre civile étrangère : de gros morceaux de l’Ukraine lui avaient été arrachés ou non attribués, en dépit de l’appartenance ethnique de leur population, des promesses françaises, en 1914, de remettre des dépouilles de l’empire austro-hongrois à la Russie tsariste alliée et de la fixation en 1919 de la « ligne Curzon ». L’impérialisme français, un des deux maîtres (avec Londres) de la guerre étrangère faite aux Soviets puis du « cordon sanitaire » qui suivit son fiasco, offrit à la Roumanie dès 1918 la Bessarabie (Moldavie, capitale Kichinev), ancien pan de l’empire russe, et la Bucovine; la Tchécoslovaquie en reçut d'emblée la Ruthénie subcarpathique; la Pologne de Pilsudski, en 1920-1921, l’Ukraine occidentale ou Galicie orientale, naguère autrichienne - capitale Lemberg (en allemand), Lvov (en russe), Lwow (en polonais), Lviv (en ukrainien) -, avec l’aide du corps expéditionnaire français dirigé par Weygand. Et ce alors que la « ligne Curzon » (nom du secrétaire au Foreign Office) avait en 1919 estimé « ethniquement » russe ce territoire, reportant la frontière russo-polonaise de 150 km à l’Ouest de l’Ukraine russe : la « Russie » devait le recevoir de ses alliés quand eux-mêmes et les Blancs auraient chassé les bolcheviques, ce qui ne se produisit point.

Ce distinguo géographique est décisif, car Lwow devint - et Lviv demeure - un centre majeur du tapage sur la « famine en Ukraine » allemand, polonais et vatican qui commença à l’été 1933, c'est à dire après qu’une excellente récolte soviétique eut mis fin à la crise des approvisionnements. S’il y avait eu en 1932-1933 famine, portée à son maximum pendant la « soudure » (entre les deux récoltes), juillet 1933 marqua son terme. La campagne fut relayée par tout le camp antisoviétique, États-Unis inclus, où la presse germanophile du groupe Hearst s'en empara. La famine n’avait pas été « génocidaire », ce qu’admettent tous les historiens anglo-saxons sérieux, tels R.W. Davies et S. Wheatcroft, non traduits en français, à la différence de Robert Conquest, agent des services secrets britanniques devenu prestigieux « chercheur » de Harvard, idole de la « faminologie » française depuis 1995

1). La campagne originelle n’avait même pas brandi le « génocide » : Berlin, Varsovie, le Vatican, etc. maudissaient Staline, les Soviets ou les judéo-bolcheviques, stigmatisaient leur férocité ou leur « organisation » de la famine et décrivaient une Ukraine poussée par la faim au cannibalisme. Les Français, quant à eux, imputaient aux plans sécessionnistes du trio ce vacarme lancé alors que le Reich promettait au dictateur polonais Pilsudski, si celui-ci restituait Dantzig et son corridor, de lui remettre sur un plateau l’Ukraine soviétique qu’ils conquerraient bientôt ensemble : François-Poncet, délégué du Comité des Forges et ambassadeur à Berlin, ricanait des sanglots quotidiens versés par la presse du Reich sur le martyre ukrainien, grosse ficelle à visées extérieures (annexer l’Ukraine) et intérieures (« flétrir les résultats du régime marxiste ».

2).L’abondante correspondance militaire et diplomatique d’époque exclut la thèse de la naïveté des « benêts » prosoviétiques, aveugles, pendant leur voyage de septembre 1933 en Ukraine, aux mensonges et cachotteries de Moscou, tel Édouard Herriot : c'est à dire la thèse soutenue en 1994 par le démographe Alain Blum qui a initié en France le chiffre des « 6 millions de morts ». Ce symbole concurrentiel auxquels les Ukrainiens antisémites tenaient tant – il fallait faire au moins aussi bien que les juifs, avant de faire beaucoup plus, 7, 9, 10, 12, jusqu'à 17 millions à ma connaissance (pour un effectif total d’une trentaine de millions d’Ukrainiens soviétiques) -, fut adopté dans Le Livre noir du Communisme en 1997 par Nicolas Werth. Encore celui-ci réfutait-il alors la thèse « génocidaire » qu’il soutient depuis son engagement en 2000 « dans un projet de publication de documents sur le Goulag (6 volumes, sous l’égide de la fondation Hoover et des archives d'État de la Fédération de Russie) »

3). Chiffre doublement irrecevable :

1° Alain Blum le déduit d’estimations démographiques, puisque l’URSS ne fit aucun recensement entre 1926 et 1939 : or, entre ces dates, dans le cadre d’un boom industriel voué, depuis le début de la grande crise capitaliste, à la défense contre la menace allemande, eurent lieu de gigantesques mouvements de population interrégionaux, affectant particulièrement l’Ukraine agricole collectivisée. La faible croissance de la population ukrainienne entre les deux recensements n’autorise donc pas l’équivalence : déficit démographique égale morts de famine; 2° le mode de calcul de l’estimation est absurde : Alain Blum s’est aligné sur des statisticiens russes qui en 1990 ont regroupé la décennie 1930 de pertes présumées - 6 millions - sur la seule année 1933.

4). Le chiffre fatidique fut repris par des « soviétologues » français liés, tel Stéphane Courtois, ou non aux champions de « l’Ukraine indépendante » orange. Absurdité suprême, dans l’Ukraine orientale seraient donc mortes en quelques mois autant de victimes - voire deux ou trois fois plus - que de juifs furent exterminés, de 1939 et surtout de 1942 à 1944, sur un territoire étendu de la France à l’Oural; et ce sans laisser aucune des traces visibles, photos ou écrits laissés par le génocide nazi. C’est dans ce contexte que s’agitèrent en France des groupes « ukrainiens », telle l’association « Ukraine 33 » qu’hébergea l’archevêché de Lyon, avec pour président d’honneur Mgr Decourtray. Elle relève de l'autorité du Congrès ukrainien mondial, sis à Washington et présidé par Askold S. Lozynskyj, dont le New-York Times publia le courrier suivant du 18 juillet 2002 : « quand les Soviets furent contraints à la retraite devant l’invasion des nazis en juin 1941, ils massacrèrent leurs prisonniers […] d’Ukraine occidentale arrêtés et internés par dizaines de milliers en 1939 […]. Ce fut accompli avec l’aide des communistes locaux, surtout ethniquement juifs. Ce massacre ne constituait malheureusement pas une aberration des oeuvres soviétiques en Ukraine. En 1932-33 en Ukraine orientale, les Soviets avaient déjà assassiné environ 7 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ukrainiens au moyen d’un génocide stratégiquement planifié de famine artificielle. L’homme choisi par Joseph Staline pour perpétrer ce crime était un juif, Lazare Kaganovitch. Le célèbre historien britannique Norman Davies a conclu qu’aucune nation n’avait eu autant de morts que l’ukrainienne. Ce qui fut dans une large mesure le résultat des œuvres à la fois des communistes et des nazis. Les Russes et les Allemands étaient des barbares. Mais les juifs étaient les pires. Ils trahirent leurs voisins et le firent avec tant de zèle! ».

5). Ces antisémites frénétiques se montrèrent plus discrets en France, où ils flagornèrent des associations juives et la Ligue des Droits de l'Homme dans des « colloques internationaux » et débats sur « les génocides » (juif, arménien, ukrainien)

6). Ils exigèrent en 2005-2006 mon exclusion de l’université du président de Paris 7 puis du président de la République Jacques Chirac, me taxant de « négationnisme » pour avoir adressé par Internet à mes étudiants un recueil critique (cité plus loin) d’archives sur les bobards de la campagne germano-vaticano-polonaise de 1933-1935. Ils ne me pardonnaient surtout pas d’avoir rappelé en 1996 le rôle, dans l’Ukraine occupée par la Wehrmacht, de l’Église uniate de Galicie orientale soumise au Vatican et confiée à l’évêque (de Lwow), Mgr Szepticky, qui bénit les tueries de la division ukrainienne SS Galicia issue des groupements du nazi uniate Stefan Bandera.

7). Ajoutons à ces dossiers compromettants pour les hérauts de « l’Holodomor » que j’ose affirmer que la diabolisation du communisme et de l’URSS ne relève pas de l’analyse historique mais de campagnes idéologiques, que, non contente d’être marxiste, je suis juive et qu'un de mes grands-pères a été tué à Auschwitz - fait que j’ai rendu public en 1999, face à une autre campagne 8), et que ces excités connaissaient 9) : tous éléments de nature à les mobiliser.

Faillit se réaliser le rêve d’arracher jusqu'à l’appui des juifs de France à une campagne contre une « judéo-bolchevique » travestie en « négationniste »! Le harcèlement, contre lequel se dressèrent le Snesup et le PRCF, qui lança en juillet 2005 une efficace pétition soutenue par la (seule) Libre Pensée 10), se relâcha après que les « Ukrainiens » eurent le 25 mai 2006, sous la protection de la police du ministre de l'intérieur N. Sarkozy, rendu hommage à l’Arc de Triomphe au grand pogromiste Petlioura. Émigré en France après ses forfaits de 1919-1920, il avait été abattu en 1926 par le juif russe émigré Schwartzbard, et la défense de celui-ci avait généré la Ligue contre l'antisémitisme (LICA) devenue en 1979 LICRA. Celle-ci dénonça enfin, le 26 mai 2006, via son président Patrick Gaubert - après plusieurs vaines mises en garde de la prétendue « négationniste » Lacroix-Riz -, ces antisémites de choc.

Le tapage des groupuscules « ukrainiens » va-t-il reprendre ici, stimulé par le Parlement européen? L’Ukraine occidentale orange, tutrice (officielle) de l’Ukraine entière, occupe à nouveau le centre d’une campagne qui, depuis l’ère Reagan – phase cruciale du démantèlement de la Russie mis en oeuvre depuis 1945 par les États-Unis -, doit tout ou presque à Washington, de même que la précédente devait tout à l’argent allemand. Ses champions empilent les millions de morts d’une Ukraine orientale dont les ressortissants, pourtant concernés au premier chef, n’ont jamais rejoint la meute. La CIA a joué en revanche les chefs d’orchestre, appuyée sur 1° des « Ukrainiens » antisémites et antibolcheviques, collaborationnistes éminents sous l'Occupation allemande, émigrés quand la Wehrmacht fut chassée d’Ukraine ou après mai 1945 aux États-Unis, au Canada ou en Allemagne occidentale; 2° sur certaines universités américaines prestigieuses, dont Harvard et Stanford, relayées ensuite par les universités « occidentales » (Europe orientale incluse) que les financements américains ont gratifiées (en pleine misère des crédits publics de recherche) d’une foule de colloques et commandes éditoriales sur « la famine génocidaire en Ukraine ». Le soutien financier et politique américain a généré la campagne « Holodomor » des gouvernants ukrainiens - qui ont en 2008 érigé en héros national Stefan Bandera, « chef de l’organisation terroriste ukrainienne en Pologne » 11) prétendument « indépendantiste » (pas du Reich), criminel de guerre émigré en 1945 en zone d'occupation américaine, organisateur, depuis sa base de Munich, d’assassinats de masse jusqu'aux années cinquante dans l’Ukraine redevenue soviétique 12). Privé d’un tel soutien, le vacarme s’arrêterait ou perdrait tout écho international. Le « Parlement européen », en reconnaissant le 23 octobre 2008 « l’Holodomor (famine provoquée artificiellement de 1932-1933 en Ukraine) comme “un crime effroyable perpétré contre le peuple ukrainien et contre l'humanité” », révèle sa stricte dépendance envers les États-Unis, maîtres de l’Ukraine « indépendante », en concurrence avec l’Allemagne, dont la grande presse affiche un zèle pro-ukrainien égal à celui de l’actuelle Pologne, héritière des « colonels » Josef Beck et consorts.

Bibliographie sommaire :

conjoncture ukrainienne germano-vaticano-polono-américaine, Annie Lacroix-Riz, Le Vatican (réf. n. 7); Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, 2006, rééd. 2007; De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, même éditeur, 2008;

et surtout mise au point imminente de la synthèse présentée à mes étudiants en 2004, « Ukraine 1933 mise à jour de 2008 », (« Sur la “famine génocidaire stalinienne” en Ukraine en 1933 : une campagne allemande, polonaise et vaticane », www.historiographie.info), qui a déclenché la fureur des tenants de « l’Holodomor ».

Retenir de la bibliographie Douglas Tottle, Fraud, Famine and Fascism. The Ukrainian Genocide Myth from Hitler to Harvard, Toronto, Progress Book, 1987, épuisé mais téléchargeable: cet ancien photographe y a montré que les photos des campagnes ukrainiennes de 1933-1935 puis de l’ère reaganienne (articles, ouvrages, films) provenaient des collections de la famine de 1921-1922, bilan de 7 ans de guerre mondiale puis de guerreétrangère et civile, et a éreinté de façon très argumentée les sources écrites et photographiques de l’ouvrage maître de Conquest (chapitre 7, « Harvest of deception » (« moisson de tromperie ») et surtout p. 86-90;

Geoffrey Roberts, Stalin’s Wars: From World War to Cold War, 1939-1953. New Haven & London: Yale University Press, 2006, qui estime à « 35 000 cadres militaires et du parti en Galicie orientale [soviétique] entre 1945 et 1951 » le bilan des massacres perpétrés par les banderistes, p. 325.

1 Respectivement, The years of Hunger, Soviet agriculture 1931-1933, New York, Palgrave Macmillan, 2004, et Harvest of Sorrow, New York, Oxford University Press, 1986, traduit en 1995 (et ma mise au point Internet, bibliographie sommaire)
2 Dépêche 727 à Paul-Boncour, Berlin, 5 juillet 1933, Europe URSS 1918-1940, vol. 986, relations Allemagne-URSS, juin 1933-mai 1934, archives du Quai d'Orsay (MAE).
3 http://www.ihtp.cnrs.fr/spip.php?article98 (site IHTP); sur le rôle antisoviétique officiel de cette fondation étroitement liée au Département d’État, référence de la n. 1.
4 Alain Blum, Naître, vivre et mourir en URSS, 1917-1991, Paris, Plon, 1994, p. 96-99 et n. 61, p. 243.
5 http://zustrich.quebec-ukraine.com/news02_shmul.htm, traduction ALR. Le polonophile Davies, qui a obtenu son doctorat à Cracovie, doit sa notoriété à sa minimisation de la destruction des juifs de Pologne, qui l’a opposé à plusieurs historiens américains (Lucy S. Davidowicz, Abraham Brumberg et Theodore Rabb).
6 « Mémoires partagées des génocides et crimes contre l’humanité », « colloque international » du « Collectif Reconnaissance », 28-29 avril 2006, ENS Lyon, etc. (documentation Internet intarissable).
7 Le Vatican, l'Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, 1996, rééd. 2007, p. 414-417, et infra.
8 Quand fut contesté mon travail sur la fabrication et la livraison au Reich de Zyklon B « français » (de l’usine de Villers-Saint-Sépulcre) par la société mixte Ugine-Degesch, Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy, Paris, Armand Colin, 1999, index.
9 Et dont leur prose a régulièrement fait état au cours de leur campagne de 2005-2006.
10 Parmi les organisations sollicitées non signataires, le PCF, la Ligue des Droits de l'Homme, le MRAP, diverses associations juives, le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire, l’Association des Professeurs d'Histoire et Géographie (APHG), etc.
11 Dépêche 30 de Léon Noël, ambassadeur à Varsovie, 15 janvier 1936, SDN, vol. 2169, Pologne, dossier général, février-juillet 1936, MAE.
12 Lacroix-Riz, Vatican, loc. cit., Tottle, chap. 9-10 ; Mark Aarons et John Loftus, Des nazis au Vatican, Paris, O. Orban, 1992, index Bandera ; Christopher Simpson, Blowback. America’s recruitment of Nazis and its effects on the Cold War, New York, Weidenfeld & Nicolson, 1988, index Bandera, etc.

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GQ 03/11/2014 22:54


Non contents de tuer en masse juifs et communistes, les bandéristes (cocktail de nazisme et de vodka) se sont aussi tournés contre les Polonais, dont le gouvernement actuel est leur meileur ami.
Pauvre Pologne ! dont la "fine fleur" de l'intelligentsia clamait en 1939 : "Avec l'Allemagne nous risquons de perdre la liberté, mais avec les Russes, nous perdrions notre âme". On comprend
pourquoi le grand dramaturge Gombrowitz a écrit : "le problème avec l'intelligence, c'est qu'elle est bête". Surtout dans les pays de l'Est ! "


L'intelligencece à renié le communisme en espérant les hauts salaires des collègues de l'ouest, et s'est faite doubler par les gangsters.

GQ 02/11/2014 20:48


l'historien autophobe, ne serait-ce pas notre ami Roger Martelli?

Thoraise 01/11/2014 14:45


J'attire l'attention de tous à ce sujet précis sur la continuation au sein du PCF, par la fondation Gabriel Péri, de l'Holomodor.


J'y ai lu un débat de je ne sais plus quand entre un philosophe et un historien (PCF tous deux). L'historien certifiait ce mensonge par des informations qu'il tenait d'un historien Russe Danilov
(qui se défénissait comme "communiste et antistalinien") et qui a pu bizarreent avoir accès aux archives de l'URSS sous la pouvoir de Krouchtchev après son "rapport", puis sous celui de
Gorbatchev.
Danilov est lui même fils de Koulak.

GQ 15/12/2013 14:38


Regain d'actualité ukrainienne en ce moment : on voit les néo-nazis de "Svoboda" parader en treillis matraque à la main derrière les frises de barbelés et les sacs de sable qu'ils érigent à Kiev
en guise de barricade soixante huitarde, sous les applaudissements des bobos de tous les pays. Mais il est tout de même curieux de constater que les Ukrainiens les plus hostiles aux Russes et à
l'ex-URSS se recrutent principalement dans la région de Lvov qui dépendait de la Pologne en 1933. Et les plus favorables au renforcement des liens avec la russie précisément là où le "génocide"
est censé avoir eu lieu. Le pseudo généocide ukrainien a principalement pour fonction aujourd'hui dans le discours démocratique libéral dominant de blanchir ces gens là. A la manière des
"démocrates" islamo-fascistes syriens.

Pan doktor 29/11/2010 19:16



"Je feins", oui... c'est très fin... Le Devos du négationnisme, messieurs dames ! 


Et pour ce qui est de la Croisade contre le Mal, faudrait pas te prendre pour un grand démon non plus, hein, camarade ? T'as sûrement confondu Mal et Bêtise ! Nuance. Mais je
ne sais vraiment pas ce que t'on fait les Ukrainiens. Aucune importance, tu es aux Ukrainiens ce que Gargamel est au Schtroumpfs. Pas de quoi mobiliser le Vatican et ses divisions.



GQ 28/11/2010 20:25



Tu feins de ne pas comprendre, inutile de discuter avec toi. Tu sais très bien qu'en économie capitaliste, c'est la loi du marché qui sélectionne qui doit vivre et qui doit mourrir en cas de
famine.


Cela dit, puique tu es si sensible, voici d'autres cause plus actuelles pour lesquels tu pourras t'engager plus utilement : En utilisant les mêmes méthodes de calcul des bilans par estimation de
la surmortalité que pour l'URSS de 32-33, on arrive à plus d'un million de mort en Russie en 1990-1995 pour la transition au libéralisme,  deux millions en Irak en 20 ans (10% de la
population) à cause de l'embargo puis de la guerre civile causée par l'invasion américaine, et de 20 à 30 millions d'africains morts du sida après la mise au point des trithérapies, de 1996 à
2006 environ à cause des multinationales du médicament, dans le soucis de se préserver leur profits.


Bon courage pour la suite de ta croisade contre le mal.



Pan doktor 28/11/2010 11:01



Apparemment, les gens de votre espèce se font bien à l'idée qu'un Etat puisse abandonner des populations entières à la faim. Tout sonne faux dans vos propos, sauf le mépris. Ne croyez pas
que je vienne ici pas souci de culture. J'y trouve en fait, comme une motivation supplémentaire pour combattre les idéologies abaissant la dignité humaine, comme la tienne,
camarade. Si un jour tu crevais de faim et que tes enfants ou tes parents tombaient comme des mouches, je serai bien surpris que tu accèptes de la part d'un autre "camarade" ce que tu viens de me
dire: désolé mon vieux, je peux rien pour toi, c'est trop couteux du point de vue de la sécurité politique et militaire.... Evidemment, il faudra des décénnies, voire des siècles avant que le
crime ne soit reconnu, et bien entendu, pas de peine pour ceux qui t'auront tué...



GQ 26/11/2010 11:21



1) en 1933, la famine s'est résorbée, alors que la propagande des nazis que vennaient de s'emparer du pouvoir en Allemagne se déchainait sur le sujet.


2) pour secourir davantage les victimes de la famine en Ukraine ET en Russie du Sud le aurait fallu recourir à l'aide internationale ce qui ouvrait la porte à des ingérences hostiles (voir plus
haut), c'était donc trop couteux du point de vue de la sécurité politique et militaire, à un moment où tout aveu de faiblese pouvait avoir des conséquences fatales.


3) le pouvoir soviétique s'est trouvé confronté à deux famines, la première étant la plus grave, en 1922, immédiatement après la fin de la guerre civile. En 1922, il a largement ouvert la porte à
l'aide, et il a eu des raisons de le regretter (l'aide étant organisée par un certain Hoover, futur président américain et idéologue antisoviétique de choc). En 1932, il a du faire le choix de la
souveraineté au détriment de celui de l'aide humanitaire, comme la Chine en 1960. A long terme ils ont eu raison, même si l'on regrette les morts qui auraient pu à ce moment là être évité.
Aujourd'hui l'état de l'Afrique qui n'a pas eu la force politique d'empêcher les intrusions impérialistes sous prétexte d'aide humanitaire le montre bien, d'autant que les mêmes puissances qui
apportent aide d'une main et les mercenaires de l'autre ont également fait assassiner préventivement les Lénine ou Mao de ce continent (Lumumba, Ben Barka, Cabral, Sankara, sans compter Mandela,
neutralisé au fond de sa prison).



Pan doktor 25/11/2010 23:44



Si personne n'a jamais voulu les exterminer, pourquoi personne ne les a secourus en 1933 ?


 



gilles questiaux 25/11/2010 17:50



Personne n'a jamais voulu exterminer les Ukrainiens. A part ça, il n'y a pas grand chose à dire, parce qu'on ne peut rien dire à propos d'évenements qui n'ont pas eu lieu. Mais comme l'URSS a le
dos large, plus c'est gros plus ça passe, on peut faire preuve de créativité.Y compris quand on a beaucoup de choses à se faire pardonner. Comme le mouvement séparatiste ukrainien, pogromiste en
masse dès 1919, auxiliaire zélé des exterminateurs nazis, et stipendié par l'Allemagne depuis l'origine, avant 1914, et par l'Occident après 1945.