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Réveil Communiste

Analyse de la défaite de Mélenchon : trop de bobos, pas assez de prolos? mis à jour le 26 avril

26 Avril 2017 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #élection 17, #Théorie immédiate

Mis en ligne le 23 avril à minuit; lire les mises à jour en PS.

Jean-Luc Mélenchon n'aura donc pas réussi à atteindre le second tour. C'est dommage. Je n'ai jamais été un inconditionnel de son programme, loin de là, mais j'ai de la sympathie pour le personnage. Il a l'étoffe d'un grand dirigeant.

Il a eu le courage d'être le candidat de la paix , et de proposer un véritable changement social dans l'intérêt des classes populaires.

Il a contribué aussi à la ruine du PS, cette formation qui trahit le peuple depuis sa création, en 1920.

Je n'ai pas mis en avant les limites de sa campagne, pendant sa campagne, pour des raisons évidentes. Maintenant, il est temps d'analyser ce qui est un succès pour la formation politique qu'il a créée pour la porter, mais qui reste une défaite pour notre peuple, pour parler concrètement: la France ne quittera pas l'OTAN, la loi El Khomri restera et sera aggravée. Et la cantine scolaire ne sera pas rendue gratuite. Ce qui n'est pas le moins important.

Il obtient environ 19% des voix, ce qui parait un score honorable. Cependant ce qu'il est encore convenu d'appeler "la gauche" est un espace politique en peau de chagrin qui ne réunit pas plus de 27%, en y comptant tous les Poutou ! Il semble donc que si le but était d'atteindre le second tour, JLM se soit trompé de stratégie en tentant de phagocyter la candidature Hamon, qui avait été lancée pour lui faire concurrence sur un discours de pseudo-radicalité. Alors qu'il avait dit lui-même, à ceux qui lui demandaient de se retirer face aux sondages truqués qui le mettaient derrière Hamon, que leurs électorats n'étaient pas compatibles. Et il était pendant ce temps là trop aimable avec l'ennemi principal. Il a ménagé les préjugés géopolitiques de l'électorat socialiste, il a tiré sur l'ambulance Fillon, et il a laissé passer tranquillement le petit banquier. Fatale erreur.

Ayant assisté au débat télévisé dont il s'est pourtant bien sorti, je n'ai jamais cru que ces simples apparitions justifiaient sa remontée dans les sondages d'opinion. Une fois entérinée l'échec du coup de pouce à Benoît Hamon, les sondeurs l'ont simplement remonté au niveau réel où il se trouvait depuis le milieu de l'automne, à un niveau réaliste, leur crédibilité future étant en cause. Je ne cois pas que sa fin de campagne holographique et quelque peu euphorique l'ait autant servi qu'on pense.

Significativement, il a choisi de consacrer à l'Est parisien sa dernière semaine, et ce district embourgeoisé depuis longtemps n'en valait pas la peine. Il s'est affiché symboliquement dans la péniche du Canal Saint Martin aussi loin que possible de la France périphérique des perdants de la mondialisation. Lors de son multi-meeting, il a aussi effectué un rétropédalage sur la question européenne («ne les croyez pas, ceux qui disent que je veux quitter l'Union européenne") qui lui a peut être couté la seconde place.

Il aurait bien mieux valu aller à Belfort, auprès des ouvriers d'Alstom, dénoncer Macron qui les a bradés aux Américains ! Et pourquoi a-t-il négligé de se rendre à Amiens, cœur des luttes sociales de 2010 et de 2016? Pourquoi n'est-il pas retourné à Hénin-Beaumont où il avait failli gagner en 2012? bien davantage d'ouvriers ont voté pour lui qu'en 2012, mais pas encore assez pour gagner.

Il aurait mieux valu se tourner encore plus résolument vers le prolétariat. Pour celui ci, il fallait parler clair : sortie de l'Europe, limitation de l'immigration. Le prolétariat est divers et métissé, mais il est opposé comme il l'a toujours été et comme il sera toujours à l'importation par les capitalistes de nouvelle main d'œuvre à exploiter.

Il aurait fallu que dans le programme de la "France insoumise" le chapitre social soit mis en avant. Il y paraissait secondaire par rapport à l'écologie, et à la constituante. Et même à "l'économie de la mer".

Il aurait fallu se rapprocher ostensiblement de la CGT et de la FSU (même si la vieille dame du mouvement ouvrier faisait la coquette).

Et pour se donner les moyens de réaliser le programme, la nationalisation des banques, et des grands moyens de production. Car Mélenchon n'a jamais répondu à l'objection de bon sens de Karine Le Marchand : "ceux qui sont assis sur leur tas d'or vous croyez qu'ils vont se laisser faire?".

La complaisance des médias à partir des débats télévisés était de mauvais augure. Leur retournement soudain avec l'affaire bolivarienne n'aurait pas dû le prendre au dépourvu. Au lieu de se défendre de toute affinité avec des "dictateurs" (ce qui laissait supposer que Maduro en était un) il aurait mieux fait de dire : "le Venezuela n'est pas une dictature, les élections sont libres, Maduro est démocratiquement élu, l'assemblée nationale d'opposition l'est aussi, les manifestations de rues pacifiques sont autorisées, les manifestations violentes sont réprimées, comme ici, ni plus ni moins". Qu'est-ce que ça lui coûtait?

Je pense qu'il n'appellera pas à voter Macron, et c'est à son honneur. Mais il y a trop de monde, en particulier au PCF et chez les gauchistes qui s'est déjà joint au soi-disant Front républicain. Marine le Pen est sans doute une ennemie de la république. Macro)n est un ami du capital, et comme tel un ennemi de l'humanité. Il représente un danger mortel : la suppression pure et simple du droit social, la confiscation de la démocratie politique, et le gouvernement direct des banquiers et de l'oligarchie mondialisée.

Alors pour nous, qu'il soit clair, pas une voix pour Macron. Plutôt crever !

Marine Le Pen n'est pas une alternative et comme les fascistes l'ont toujours fait, elle utilise un langage de gauche pour tromper le peuple. Donald Trump n'a pas attendu longtemps pour jeter son programme aux orties, et parvenue au pouvoir elle ferait de même. Le vote FN n'est rien d'autre chose que le vote conseillé par les médias et l'oligarchie à ceux qui n'aiment pas les médias et l'oligarchie !

Quant à "La France Insoumise", c'est peut être une bonne chose qu'elle ait raté de peu la fenêtre de tir qui lui aurait permis de s'emparer du pouvoir en France, par chance et par surprise. Sa base sociale est pour le moment trop étroite pour lancer ce qui était potentiellement une révolution. Partie remise? Certainement !

GQ, 23 avril 2017

PS : cette analyse sera complétée et si nécessaire rectifiée dans les prochains jours, au vu des résultats détaillés.

PS première rectification :

Le vote pour Mélenchon a été très massif dans les quartiers prolétaires des grandes agglomérations, et dans les communes urbaines les plus pauvres de la périphérie lointaine de Paris (77, 78, 91, 95) comme Grigny, Mantes, Meaux, Argenteuil, et même à Dreux (28) où le FN avait fait sa première percée en 1983 ...  Il semble aussi qu'il ait rattrapé un certain retard dans des villes ouvrières de tradition communiste un peu partout dans le pays (à Romilly sur Seine par exemple). Certains signes indiquent que le bulletin de vote Mélenchon exprime un rejet par le prolétariat des divisions ethniques qu'on veut lui imposer, toute origine confondue, mais surtout par le prolétariat d'origine immigrée qui est relégué dans les quartiers stigmatisés comme des ghettos. 24 % des ouvriers auraient votés pour lui, et 30% des jeunes. Son bon résultat dans les centres-villes serait plutôt un vote "étudiant" qu'un vote "bobo". Ce dernier terme ne prétend pas à la précision, il ne désigne pas tant de riches "bourgeois - bohèmes " à la Renaud qu'un secteur des classes moyennes qui continue à voter à gauche et qui relève d'une idéologie particulière qu'il serait fastidieux de déconstruire ici. 24 avril, 15h

Mélenchon est passé de 11,1% en 2012 à 19.6% en 2017, effectuant au passage une croissance spectaculaire de 75%. Or il est frappant que Mélenchon progresse moins vite qu'ailleurs dans certains territoires ouvriers où il était relativement fort en 2012, notamment, dans le Valenciennois (59), où il y a encore deux députés communistes, et ou l'étiage moyen est à 25%, avec environ 50% de croissance, et un vote à 40% pour Le Pen. Là où l'influence communiste se conjugue avec la campagne interne au PCF, animée par la cellule éco, pour saboter sa candidature, il y a incontestablement un effet de freinage; on constate ainsi un succès moins grand dans le Val de Marne (+60%) qu'en seine Saint Denis (+100%) qui reflète les choix des appareils locaux.

Cependant, à Vénissieux, place forte de l'opposition interne au PCF et à la stratégie du Front de Gauche, Mélenchon fait un raz de marée. La section doit se rendre à l'évidence : l'électorat de Mélenchon est le même que celui de Michèle Picard. 

Mélenchon progresse d'environ 75% dans la Pas de Calais, mieux donc que dans la partie du Nord de tradition communiste, ce qui est dû sans doute à sa campagne législative de 2012, et à l'influence locale du PRCF. Il faut noter aussi l'excellent résultat dans l'agglo de Lille, où travaillent les camarades du RCC, notamment à Tourcoing. 26 avril, 10 h

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Frank 27/04/2017 21:14

Ce n'est pas en1920 mais en1905 que la sfio a été créé.En 1920 la sfio s'est transformé majoritairement en sfic,futur PCF.

Réveil Communiste 28/04/2017 17:48

Le parti socialiste français a été refondé à Epinay en 1971 mais il est l'héritier de la SFIO du congrès de Tours de 1920, de la tendance minoritaire qui il s'est séparé des communistes. C'est le PCF qui est l'héritier de la SFIO d'avant 1920, s'il faut en désigner un.

cesare 27/04/2017 09:15

j'ai oublier le lien: https://www.youtube.com/watch?v=aF4B_LvpsKw

cesare 27/04/2017 09:14

Aux Insoumises, et Insoumis,

Voici une petite réflexion sur le résultat du premier tour. Le scénario était prévisible sauf une chose : la montée de Jean Luc Mélenchon.

Pourquoi cela était-il prévisible ? : Si l’on regarde bien cela, fait des années que les médias font la publicité de Marine Le Pen. Plusieurs fois par semaine, on a parlé d’elle ou de ces représentants à la télé. Allant même jusque-là montrer pour des raisons futiles comme son changement de style, la couleur de sa robe ou de ces chaussures. Au mois de novembre, voilà que Macron annonce sa candidature. Ca y est exit Le Pen voici venu le nouveau sauveur.

Curieusement, Macron est directement donné premier dans les sondages ? Et plus un jour sans qu’on parle de lui, même pendant les primaires de la droite puis de la gauche. Il est omniprésent dans les medias, il fait la une des magazines people plus de 14 fois. Du jamais vu pour un homme politique.
Fin janvier, affaire Pénélope Fillon. Puis en février ,on parle de Hamon qui remporte les primaires mais surtout retour sur la scène de le Pen et les affaires Fillon, sans oublier Macron toujours présent en primeur. Fin février on parle un peu Hamon et Mélenchon sans oublier de salir Mélenchon.

Entre temps les trois autres sont toujours à la une avec Macron Macron Macron j’ai beau zapper le messie est toujours là sur toute les chaînes télé ???

Le 18 mars la France insoumise réuni 130000 personnes cela ne passe que quelque secondes en télé 130000 invisibles.

C’est après le premier débat que l’on parle un peu des 130000 et que l’on commence à parler de Mélenchon. Vite oublié, on reprend Le Pen, les affaires Fillon et Macron Macron Macron. La montée dans les sondages de Mélenchon fait qu’ils sont obligés d’en parler, on fait venir des experts politiques en tout genre sur les plateaux télé. Ils en débattent sur toutes les chaînes, il est traité de Castro, Chavez, Mao, extrémiste de gauche, plus toutes les méchancetés que vous avez entendue. Bref j’en passe pour faire plus court, oublier les affaires Fillon le Pen on remet en valeur les trois avec surtout, et partout Macron Macron Macron.

Mélenchon continue de monter dans les sondages, ce qui provoque la sortie du président Hollande qui appelle à ne pas voter pour les extrêmes. À 11 jours du premier tour il a fait irruption dans la campagne pour mettre en garde contre le "péril" Mélenchon, dont la percée dans les sondages pourrait constituer une menace pour son ex-ministre Emmanuel Macron. Il n’a même pas parlé du candidat PS. ou citer le nom de Marine Le Pen

Jeudi 20 avril un attentat a lieu pendant le débat télévisé, suite à cela a lieu une grosse manipulation des médias qui annoncent que Fillon et Macron mettent fin à la campagne et que Mélenchon s’y refuse. Alors qu’elle se termine le lendemain ils savent qu’ils sont invités à la conférence de presse des deux candidats Fillon ET Macron pour le vendredi. Ces deux candidats passent en boucle sur toutes les chaines télé dans une posture de chef d’état et toute la journée sur BFM, i Télé, LCI.
Fin de la campagne
Au vu de ces résultats mon constat est celui-ci :
Les résultats de ces élections sont le fruit d’un matraquage médiatique autour d’Emanuel Macron.
Celui-ci n’a même pas eu besoin de mettre une affiche. Les médias comme LCI, BFM, i télé, France info,…. ce sont chargés de faire sa campagne. La presse écrite n'est pas en reste.
Ce n’est rien d’autre que de la manipulation. Bref des élections volées aux citoyens.
Comme un grand nombre d’entre vous je me suis beaucoup investi dans cette campagne et ma déception est grande de ne pas voir Mélenchon au deuxième tour. Mais nous devons être fier de notre résultat malgré toutes les attaques subies par la presse.
J’en termine pour dire que le vote utile ça n’existe pas nous sommes des insoumis et nous ne devons pas nous soumettre au diktat de ces manipulateurs que sont les médias pour élire une marionnette du système.
Il faut refuser de choisir entre le «fascisme et néolibéralisme» voter blanc ou abstention
A voir : Pour un éventuel bilan des présidentielles en France, j'ai trouvé cette vidéo, de LCI : INCROYABLE SCANDALE ! L'ÉMISSION CENSURÉE SUR MACRON - LCI "La Médiasphère"

dariokhos 25/04/2017 14:08

Je suis d'accord avec pas mal de choses qui sont dites.
Je n'étais pas, au début, un fan du vote Mélenchon, mais je n'ai jamais cru qu'une candidature du P"C"F serait une "candidature communiste".
Mais je ne pense pas que l'on puisse parler d'échec de JLM. Il fait un score vraiment important et, il a objectivement gagné des vois dans la classes ouvrière aux dépens de l'abstention et probablement chez les employés aux dépens du FN.
Quelque chose d'important a émergé ; Mélenchon est, par exemple, en t^te dans les plupart des villes importantes que le P"C"F a perdu, sauf en Bretagne. Des salariés se sont exprimés, il ne s'agit pas, même si l'élection ne peut servir à renverser le régime capitaliste, de sous-estimer ce vote. Etre au second tour pouvait être fantasmé par les sondages, mais pas par la réalité. J'étais là en 1981 et nous croyions que Georges Marchais serait au second tour.
On peut toujours dire que, les remarques sont pertinentes, il est bien possible qu'en finissant sa campagne sur la loi travail, JLM aurait obtenu plus.
Mais notre vrai problème est que, pour la première fois, l'opération d'envergure de tous les relais de l'idéologie dominante, qui avait échoué en 1995 pour Balladur et en 2005 pour le traité constitutionnel, vient de réussir.
Alors, oui, pas une voix pour Macron, le candidat du CAC 40.

zorba 25/04/2017 10:22

Voter au second tour contre ses combats, c'est renforcer ses adversaires et légitimer leurs pouvoirs pendant la durée du mandat. On vote pour ses idées au premier tour, éventuellement pour ses idées au second tour sans aucun tripatouillage d'état major, on combat les "heureux élus" sur la base de ses idées et rien que ses idées.
Macron n'a pas besoin des votes des insoumis ou anti-UE, anti OTAN et anti euro, il mènera la politique des Rothschild et disposera des soutiens de la droite réactionnaire, catholique, protestantte et des bourgeois moulés par la parti socialiste ou le syndicat des évêques et de son Berger.
Dès le soir du premier tour, c'est un adversaire de classe, et armé des principes de la lutte des classes, il faut le combattre et ne pas voter pour lui.

PERNOT Gil 24/04/2017 10:06

Ce n'est peut-être pas judicieux (le poil à gratter du titre), laissez-nous au moins le temps de panser nos plaies, de digérer, de retrouver notre énergie, de prendre quelques jours de repos... Un certain nombre de camarades (du Pcf) n'ont sans doute pas besoin de prendre qq. jours de repos, ils les ont déjà pris, AVANT !

GQ 24/04/2017 15:48

Pas faux.

GQ 24/04/2017 09:04

Une réflexion d'un camarade : QUE FAIRE AU SECOND TOUR ? (première réflexion)
Le problème est que quand vous votez pour un candidat même si c'est pour barrer la route à l'autre, le dit candidat s'attribue ce vote comme un soutien - Dans le cas de figure Macron-Le Pen, voter Macron c'est nourrir une dynamique servant ses candidats pour les législatives - les deux candidats ne représentent pas, ensemble, la moitié des exprimés donc il faudrait laisser leurs électorats respectifs s'affronter: Macron gagnerait ainsi d'une courte tête mais avec moins d'un quart des inscrits donc délégitimé dès le départ - Toute autre démarche nourrit la logique libérale, atlantiste et européiste de Macron qui ouvrirait un boulevard au FN pour la prochaine fois .

Christian 24/04/2017 06:15

Bravo Gilles!
Tu as 100% raison , plutot crever que de voter pour cette crevure de capitalo americaneuro, traitre a La France des travailleurs. C'est exactement ce que j'avais ecrit a propos de Hollande sur ce forum il y a 5 ans a l'occasion du 2eme tour contre Sarko.
Melenchon n'aurait jamais du mettre de l'eau dans son vin a propos du Cartel UE, il aurait du etre clair et net comme Asselineau : on degage du Cartel UE et de l'Euro, autant que l'on degage de l'Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord. Et la "revolution citoyenne" ca veut rien dire, car les 50 familles de milliardaires actuellement aux commandes du pays sont aussi des citoyens. Il aurait du parler de lutte de classe : 90% des citoyens contre 10% des citoyens qui detiennent 90% de la richesse du pays, comme le disaient justement Poutou et Arnaud.
Bien sur qu'il ne pouvait pas (et ne voulait pas) parler de revolution socialiste au sens marxiste-leniniste du terme, mais au moins il aurait pu se poser en accusateur du capitalisme comme l'ont fait Chavez et Morales par exemple. En ce qui concerne la lutte pour sauver notre Mere-Planete il avait tout a fait raison. D'ailleurs cette lutte va main dans la main avec la lutte contre le capitalisme, et l'une ne pourra vaincre sans l'autre : il nous faudra detruire le capitalisme avant qu'il ne detruise notre Mere-Planete.

DD 24/04/2017 01:30

Exact : nous n'avons pas à choisir entre deux formes d'oppression sociale.

CM 25/04/2017 09:18

Tout à fait d'accord. Pas de vote en faveur de libéraux, sous le prétexte hasardeux d'un "front républicain": ni E. Macron, ni M. Le Pen. On va recevoir un matraquage médiatique en faveur de E.Macron ; mais cela ne dupera personne. Respect pour les prolétaires qui ont voté au premier tour. Le second tour de vote ne sera pas celui de la trahison, ni celui
du renoncement.
Merci à tous pour vos commentaires.