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Réveil Communiste

Signification sinistre de la victoire de Tsipras

21 Octobre 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Grèce, #Élections, #Qu'est-ce que la "gauche", #GQ

A Canossa. Mais en fait il s'en fout. Ce type n'a aucune dignité.

A Canossa. Mais en fait il s'en fout. Ce type n'a aucune dignité.

Republié avant que ce pantin ne retombe définitivement dans l'oubli ...

 

Signification de la victoire de Tsipras :

Des Grecs désorientés et accablés viennent de redonner mandat à Syriza, mais le mandat inverse de celui qu'ils avaient donnés en janvier dernier : appliquer sans discussion le memorandum de la troïka.

Bien que ce parti ait capitulé en rase campagne le 13 juillet dernier, montré une incompétence crasse et une lâcheté sans nom dans les négociations, qu'il ait trahi son pays et qu'il ait cyniquement foulé au pied le mandat qu'il venait d'obtenir avec le referendum du 5 juillet ! Comme s'il fallait faire la démonstration urbi et orbi de la vanité de la politique.

On comprend la joie de François Hollande à sa réélection. Tsipras est au fond une sorte de Macron qui cache (à peine) son jeu. Mais avec bien plus d'indignité.

47% des électeurs ne se sont pas exprimés, et on les comprend. Ils s'agissait d'élections locales, dans un pays qui n'a plus de souveraineté.

Sans doute si la droite l'avait emporté ça n'aurait pas été mieux. Mais au vu des résultats cataclysmaux de huit mois de "gauche de gauche", pas pire non plus.

La "gauche européenne" a montré dans l'affaire qu'elle était achetée.

Quant aux communistes grecs du KKE, il partagent une grave responsabilité dans le désastre de la gauche grecque: leur discours pur et dur n'est que du vent : ni la plus grave crise sociale en Europe depuis 1945, ni la trahison la plus manifeste de la gauche petite bourgeoise n'a pu les faire décoller. Il sont choisi de s'isoler, et leur influence sur la situation a été nulle, et pour preuve, les médias bourgeois ne les critiquent même pas.

Mais la vie continue.

GQ, 21 septembre 2015

PS, sans commentaire :

Efi Koutsokosta : “En parlant de M. Juncker, vous venez de dire qu’il est votre ami.”

Alexis Tsipras : “Oui, parce que je pense qu’il est honnête et qu’il a de bons sentiments à l‘égard des Grecs.”

Signalé sur fesse bouc par Pascal Bacquet

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S
les admirateurs du KKE et de son splendide isolement confondent lutte politique et syndicale .

je suis de ceux qui n'ont jamais séparé la lutte syndicale de la lutte politique . c'est la position de classe qui unit les deux . couper le lien de classe entre le politique et le syndical mène au réformisme , le PCF et la CGT en sont les exemples . tous deux ont coupé ce lien avec le désastre politique que cela a engendré dans les consciences du prolétariat , laissant la place a l'idéologie capitaliste sous toutes ses formes , les luttes syndicales qui ont lieu actuellement en témoignent malheureusement . sam 82 .
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D
"ni la plus grave crise sociale en Europe depuis 1945, ni la trahison la plus manifeste de la gauche petite bourgeoise n'a pu les faire décoller." Gna Gna Gna
Ce que le KKE a compris depuis belle lurette c'est qu'il n'y a pas de solution électorale...
D'ailleurs, l'auteur de l'article aurait quelques classiques à réviser. Depuis quand la crise économique rend-elle automatiquement les classes populaires révolutionnaires ? Il faut distinguer avec Lénine, les conditions objectives des conditions subjectives.
On sent que tu attendais, camarade, un bons en avant du KKE aux élections ; mais depuis quand la bourgeoisie laisse-t-elle gagner ses ennemis de classe ? Syriza a trouvé comment empêcher une progression du KKE en sacrifiant des gens devenus Unité Populaire, mais on les reverra dans la prochaine organisation soc-dem après demain. Et puis comment dire que "Les Grecs viennent de redonner..." 40 % de participation.
Réveillez-vous, rien ne viendra des élections et, tant que nous n'avons pas les rames, seule la lutte sociale fera progresser, et là, le KKE tient toute sa place et de plus en plus. Ce d'autant plus que depuis le début, ils avaient prévenu, ils avaient dit ce que ferait Tsipras. On sent dans cet article le dégoût de celui qui s'est fait avoir et qui en veut à celui qui lui avait dit, avant...
La victoire de Tsipras est un non événement : "le suffrage universel ne sert qu'à savoir quel représentant de la Bourgeoisie gouvernera en son nom" (Karl Marx). Y participer, oui, comme le fait le KKE, mais sans aucune illusion et sans croire au libre-arbitre.
Le KKE est et sera présent dans les luttes, c'est tout ce que l'on demande à un parti communiste aujourd'hui.
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R
La situation de crise n'est pas forcément favorable mais là elle l'était puisque les les électeurs grecs ont voté pour un parti qui était désigné par tous les médias comme communiste. Ils auraient voté pour l'original s'il avait été un peu plus fin dans sa stratégie. Les admirateurs du KKE et de son splendide isolement confondent lutte politique et syndicale. On attend d'un parti politique qu'il utilise les élections dans le rapport de force, et non qu'il manifeste un témoignage stérile à la LO.