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Réveil Communiste

Vers des réformes sociales en Chine?

1 Février 2012 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Chine

Des chercheurs chinois réclament des réformes dans leur pays, sur le blog de Danielle Bleitrach

 

Dans le cadre du réchauffement des relations sino-japonaises, l’oeuvre du célèbre calligraphe chinois Zhang Ke a été reprise sur le timbre de l’Année du Dragon.

Cette pétition des chercheurs chinois si elle est critique est aussi constructive et elle doit être replacée dans son contexte . l’année prochaine, l’équipe au pouvoir cède la place à une nouvelle. Une autre génération. Confrontée à une crise mondiale dont les répercussions sont déjà sensible sur l’emploi dans les zones les plus liées à l’exportation. Si l’on connaît sauf surprise le nom du futur président, on avance comme premier ministre l’hypothèse de l’homme qui a mené à Chongqing (l’agglomération la plus peuplée du monde) une vigoureuse lutte anti-corruption et une politique de réformes de gauche. De surcroît se multiplient les enquêtes et interventions du pouvoir central pour mieux connaître les situations locales dans lesquelles il y a de plus en plus de conflits liés aux conditions de travail mais aussi aux expropriations. Donc cette pétition est la manifestation non des “dissidents” tels que nous les connaissons en Occident mais de la force d’un courant de gauche, plus nationaliste et plus sceptique sur les solutions néo-libérales et le tout marché qui entend peser sur les transformations qu’exigent à la fois la crise mondiale et les limites d’un mode de développement. (note de Danielle Bleitrach)

FAIRE DU SOCIAL LE FONDEMENT D’UN CHANGEMENT POLIUIQUE

Ce texte présente une critique argumentée de la façon dont les autorités traitent les mouvements sociaux. Une version plus longue a été publiée dans des revues chinoises et très largement diffusée sur Internet — donc avec le soutien de certains cercles dirigeants. Une telle démarche révèle l’existence, en dehors de dissidents ou de néolibéraux, d’un fort courant critique qui regroupe des intellectuels, des chercheurs et des responsables politiques s’accordant sur la nécessité de développer un espace légal de contestation. Il ne s’agit pas pour eux de remettre en cause le régime, mais de trouver une voie conciliant protestation sociale et stabilité politique : faire du social le fondement d’une réforme politique. Leurs propositions peuvent sembler bien allusives. Mais en Chine les tensions sont extrêmement vives, et toute expression publique impose une certaine prudence…

par Jing Jun, Sun Liping, Shen Yuan et Guo Yuhua, juillet 2011

Après trente ans de développement économique, grâce à la politique de réforme et d’ouverture, la Chine est arrivée à un moment crucial de sa transformation sociale. La situation peut se résumer en trois constats : le développement de l’économie est rapide ; la « stabilité politique (1) », assurée ; de vives contradictions sociales ont surgi, mais la possibilité qu’elles débouchent sur des troubles sociaux de grande envergure reste faible.

En conséquence, il nous semble que le moment est favorable à une modification des méthodes utilisées pour asseoir la stabilité du pays. Le temps est venu de s’engager dans un processus de « gouvernance institutionnelle » plus efficace et moins onéreux, fondé sur la prise en compte des intérêts sociaux divergents. Attendre encore, hésiter, temporiser pourrait se révéler une erreur historique.

En effet, nous sommes entrés dans un cercle vicieux : à tous les échelons, les gouvernants consacrent toujours plus de ressources humaines, matérielles et financières à préserver la stabilité ; pourtant, les antagonismes et les conflits sociaux, loin de diminuer, augmentent sensiblement. Plus on cherche à maintenir la stabilité et moins celle-ci est garantie. Certes, des causes objectives liées au système d’économie de marché existent (2). Mais la montée de la contestation tient aussi à l’absence de réflexion sur la nécessité d’un nouveau modèle.

Selon les statistiques officielles, le budget de la sécurité intérieure s’élève à 514 milliards de yuans (54,2 milliards d’euros) pour 2010, soit une hausse de 16 % par rapport à l’année précédente, qui avait elle-même enregistré une augmentation de 8,9 % par rapport à 2008. Il atteint désormais le niveau du budget de la défense nationale. Ainsi, le coût du maintien de la stabilité est de plus en plus élevé et le personnel qui en est chargé de plus en plus nombreux. C’est devenu la tâche prioritaire des gouvernements locaux. D’autant que les deux critères de sécurité publique — la « tolérance zéro » et le « droit de veto » — servent à évaluer la carrière des cadres : un mauvais résultat dans ce dernier domaine annule même tous les autres. Dès que l’on entre dans une période de l’année jugée sensible (3) ou qu’arrive un événement particulier, chaque administration ou chaque entreprise doit déployer toutes ses capacités de maintien de l’ordre. Dans certains endroits, cela perturbe le travail quotidien, toutes les autres activités de l’administration devant s’effacer au profit de cette « priorité absolue ». Si ce mode de fonctionnement perdure, son coût représentera un fardeau insupportable.

Plus grave : alors qu’il conviendrait de mener à bien d’importants changements pour améliorer l’économie de marché et établir une société harmonieuse, ces tentatives sont étouffées par la crainte constante de l’instabilité. La réforme du système politique n’est pas engagée, la liberté d’expression est restreinte, la lutte contre la corruption n’aboutit pas, les groupes d’intérêts qui naissent ne sont pas pris en compte, et toute la société se retrouve dans un état d’anomie croissant.

Statistiques impressionnantes
et trompeuses

Certains groupes sociaux ou individus se sont vu empêchés d’exprimer leurs revendications légitimes de façon directe ; ils n’ont eu d’autre choix que de recourir à des moyens non institutionnels, parfois même à des méthodes violentes, pour faire valoir leurs exigences et manifester leur mécontentement — ce qui a pour effet d’aiguiser la contestation. Du coup, l’idée grandit selon laquelle « des troubles importants permettent de résoudre un problème important, des troubles mineurs un problème mineur, tandis que sans troubles rien ne se règle ». Paradoxalement, la répression conduit chacun à susciter du désordre pour faire valoir ses intérêts. Et, peu à peu, certains en viennent à radicaliser leurs actions, devenant des « générateurs professionnels d’instabilité », selon l’accusation officielle.

Dans la société chinoise actuelle, il existe des différences marquées entre les « groupes d’intérêts », c’est-à-dire entre les couches sociales. Or ces inégalités ne sont pas accompagnées d’un mécanisme de régulation ou d’équilibre apte à concilier ces écarts.

D’un côté, on trouve les groupes désavantagés, comme les ouvriers migrants venus des campagnes et les ouvriers ou employés des villes qui ont perdu leur travail : ils ne disposent pas de canaux institutionnels susceptibles de prendre en compte leurs intérêts, n’ont aucun pouvoir de négociation, aucun moyen d’influencer les politiques qui les concernent. Et il leur est très difficile de se défendre dans le cadre de négociations ou de procédures de conciliation. A l’opposé, d’autres groupes sociaux monopolisent d’importantes ressources : ils sont en mesure de se faire entendre et de peser par différentes voies sur l’élaboration de politiques publiques en leur faveur, voire de les décider quasiment eux-mêmes.

Le modèle actuel conduit à considérer comme antagoniques le maintien de la stabilité et l’expression des demandes sociales ; seuls le sacrifice des intérêts des catégories désavantagées et la répression seraient de nature à éviter les troubles. La recherche de la paix sociale à court terme est devenue un objectif généralisé. Non seulement la solution apparaît temporaire et superficielle, mais, en participant au maintien des intérêts acquis, elle attente gravement à la justice sociale.

De plus, certains gouvernements locaux en viennent à exagérer la gravité des conflits et à s’inquiéter au moindre remous. Bien sûr, à court terme, certaines protestations peuvent déboucher sur des conflits entre intérêts divergents et entraîner quelques troubles ; mais, à plus long terme, leur prise en compte pourrait faciliter l’élaboration de politiques et de mesures aptes à équilibrer les intérêts sociaux. Au lieu de cela, les mesures et les réformes indispensables ne sont pas menées à bien, ou même pas entamées. Les inégalités ne se réduisent pas, les intérêts acquis sont toujours protégés ou renforcés. L’ensemble de la société perd ainsi l’occasion d’effectuer le rééquilibrage qui s’impose.

On voit réapparaître la pratique des « campagnes » (yundong) qui, comme dans les années 1960 ou 1970, mobilisent toute l’administration contre un problème ou un ennemi désigné. Cette façon de faire déconsidère, déforme ou même ignore complètement la loi. Les autorités locales privilégient toujours le pouvoir ou la force par rapport au droit ; parfois, elles font appel de façon inconsidérée à la police pour l’envoyer en première ligne, ce qui aboutit à une criminalisation et à une idéologisation des situations et des comportements. Loin de contribuer à réduire les antagonismes, cette méthode revient à jeter de l’huile sur le feu, à opposer la police à la population, les fonctionnaires aux masses populaires, et donc à placer le gouvernement dans une position de faiblesse et de vulnérabilité.

Enfin, les gouvernements et les administrations créent des « fonds pour le maintien de la stabilité » et recourent à des expédients pour tenter d’acheter la paix sociale avec de l’argent. Selon l’expression populaire, cela revient à « résoudre les contradictions du peuple » en utilisant la « monnaie du peuple » [traduction littérale de renminbi, nom officiel de la monnaie chinoise]. Dans la pratique, les fonctionnaires décident de l’affectation des sommes et des fonds, sans respecter des critères clairs ni se référer à un protocole régulé. En fait, ce mode d’action tend à conforter le comportement de ceux qui considèrent qu’aucun problème n’est résolu si l’on ne crée pas de troubles. Il pousse même certains à avancer des exigences illégitimes ou déraisonnables pour obliger l’administration à céder sous la pression. Tout cela contribue à la confusion, altère l’appréciation des situations et renverse les repères de toute la société sur le vrai et le faux, le juste et l’injuste. Le statut de garant moral et de porteur de justice que doit incarner le gouvernement en sort ébranlé. Il est temps de se débarrasser de cette conception trop rigide de la stabilité et d’explorer une nouvelle voie pour assurer le maintien de la paix sociale.

Encore faut-il commencer par comprendre les contradictions sociales. Les conflits apparus ces dernières années trouvent leurs racines, pour l’essentiel, dans les expropriations de terres, les démolitions de maisons, le non-paiement des salaires dus aux travailleurs migrants et différents litiges du travail. Tous sont donc fondés sur des divergences d’intérêts. Or, depuis longtemps, les divers responsables ont eu tendance à leur donner une dimension idéologique, pour les transformer de façon excessive en problèmes politiques qui menaceraient les fondements mêmes du système. Il est très important de faire reconnaître qu’ils ont au contraire une base rationnelle. Si les oppositions d’ordre politique, religieux ou idéologique sont souvent difficiles voire impossibles à résoudre, les affrontements liés aux divergences d’intérêts entre les couches sociales peuvent être négociés et trouver une issue sur la base de compromis ou d’arrangements. Rares sont ceux qui risquent de déboucher sur des troubles sociaux de grande envergure.

On ne pourra jamais éliminer complètement ce type de conflits. Il convient donc d’établir des règles, d’élaborer des méthodes et de créer des canaux institutionnels pour trouver des solutions. C’est pourquoi il est très important d’éviter de se méprendre sur la nature de ces oppositions, en les assimilant à des crises politiques qui menaceraient la stabilité sociale.

Notre pays est confronté à de nombreuses difficultés, dont certaines très sérieuses : la corruption, les écarts entre riches et pauvres, l’existence de couches défavorisées. Si elles sont mal résolues, elles peuvent déboucher sur une grave crise politique. Même si le défi à relever est important, les protestations ne sont pas telles qu’elles pourraient menacer la société. Pas plus qu’elles n’affectent la tendance générale qui veut que la population aspire à une bonne gouvernance et à la stabilité.

Dans le même temps, il faut nous débarrasser de l’illusion de l’instabilité. Cette idée, fort répandue, s’appuie sur les chiffres officiels et les études menées au niveau national, qui montrent une augmentation spectaculaire des troubles ; or, en réalité, ces statistiques mêlent le vrai et le faux. De nombreux départements et organismes fondent leurs calculs sur des enquêtes intégrant des faits de la vie quotidienne ou des conflits mineurs. Il est ainsi arrivé que des bisbilles entre collégiens ou des protestations d’élèves sur la nourriture au sein d’une école secondaire soient recensées comme « facteurs d’instabilité ». Quand tous ces phénomènes sont mis bout à bout et additionnés, on arrive en effet à des chiffres impressionnants.

Mais les « incidents de masse » mêlent des faits de natures très différentes, souvent sans aucun lien direct avec la question de la stabilité. Par ailleurs, l’absence de mesures et de règlements efficaces pour gérer les conflits crée une sensibilité exacerbée, au point que parfois une simple discussion devient impossible. Le mode de pensée sclérosé et les méthodes périmées encore utilisées ne font qu’empoisonner l’atmosphère et entraînent un effet de peur généralisé. Si nous pouvions nous débarrasser de tous ces faux « facteurs d’instabilité », la situation en sortirait clarifiée ; d’autant que beaucoup d’enquêtes indiquent que l’absence d’un mécanisme de prise en compte des intérêts de la population est à l’origine de nombre de conflits violents.

Dans son rapport présenté devant l’Assemblée nationale populaire en 2010, le premier ministre Wen Jiabao déclarait : « Tout ce que nous avons fait l’a été pour permettre à la population de connaître une vie plus heureuse, plus digne, et pour aboutir à une société plus juste, plus harmonieuse (4). » Une nouvelle logique devrait être d’appliquer la Constitution, qui accorde de nombreux droits aux citoyens. C’est seulement en garantissant ces droits qu’on pourra parvenir à un équilibre entre des intérêts opposés ; c’est seulement par cet équilibre qu’on pourra assurer la paix sociale. Telle est la voie à suivre. En d’autres termes, défendre les droits revient à défendre la stabilité.

Pour mener à bien cette tâche, il faudrait, en premier lieu, transformer et réduire les fonctions d’intervention directe du gouvernement local — donc éviter que celui-ci ne s’expose au premier rang quand éclatent des conflits sociaux — tout en renforçant son rôle de négociateur et d’arbitre de ces conflits.

Il conviendrait, en second lieu, de consolider et améliorer les mécanismes de gouvernance de telle façon que le recours à la loi et au droit soit la méthode normale et efficace pour résoudre les désaccords ; mettre en place des canaux institutionnels qui permettent l’expression des mécontentements au sein de la société ; enfin, favoriser l’émergence d’associations de citoyens, et créer des mécanismes ou des structures qui aient pour but de travailler à la résolution des conflits sociaux.

De façon plus pratique, cela nécessiterait d’élaborer six dispositifs institutionnels (lire « Six propositions ») pour :

— garantir le droit à une information transparente et complète sur les revendications, les demandes sociales et les enjeux que leur résolution implique ;

— inventer des mécanismes qui permettent aux différentes couches sociales de s’exprimer et de mettre en cohérence leurs revendications ;

— créer un système adéquat pour que les citoyens puissent s’exprimer et participer aux décisions ;

— organiser des moyens de pression, notamment pour les plus défavorisés qui n’ont pas le « capital social » permettant d’influer sur les décisions ;

— mettre en place des lieux de concertation et de négociation en dehors des gouvernements locaux, laissant la société faire ses premiers pas vers une autogestion et une autorégulation ;

— créer une instance de conciliation et d’arbitrage sous l’égide du gouvernement et de la justice.

Ces six mécanismes sont complémentaires et indispensables, comme les étages d’un même édifice. De plus, l’existence d’organisations sociales efficaces doit être en mesure de réduire l’apparition des antagonismes et d’aider à les résoudre.

La différence entre une bonne et une mauvaise gestion sociale ne réside pas dans l’existence ou l’absence de conflits, mais dans la capacité à les tolérer et à les résoudre. En réalité, un bon système n’est pas celui qui élimine les contradictions mais celui qui manifeste sa capacité à supporter les désaccords et à leur trouver une solution dans un cadre institutionnel.

Nous avons bien conscience que, lorsque toutes les couches de la société commenceront à pouvoir exprimer par des voies légales leurs revendications légitimes, et surtout lorsque les intérêts collectifs auront eux aussi trouvé leur cadre normal d’expression, notre société risquera de faire face à une période d’éruption (jingpen qi) des conflits sociaux. Tout le monde voudra s’exprimer, et il faudra faire face à cette situation inédite. La question, délicate, est à étudier de près lors de la mise en place du nouveau système — sans la prendre à la légère, mais sans s’affoler non plus.

Tout d’abord, ce phénomène d’éruption ne serait pas dû au mécanisme de transition : les nouveaux canaux d’expression permettraient de faire apparaître des conflits sociaux auparavant cachés et fourniraient l’occasion de les résoudre efficacement. Afin de passer cette étape de la façon la plus paisible possible, il faut prévoir des mesures de transition raisonnables et réalistes. On pourrait envisager des arrangements de différentes natures, selon un principe simple : pour régler les anciens problèmes, nous aurons recours à des modes de solution centralisés, selon les pratiques anciennes ; pour régler les problèmes nouveaux, nous utiliserons les nouveaux mécanismes institutionnels de règlement des conflits.

Ensuite, pour éviter des chocs trop violents, il est possible d’envisager une approche progressive, allant du haut vers le bas, en particulier pour la création des mécanismes d’expression et de pression. Il faudrait veiller à former les gouvernants comme les gouvernés, pour qu’ils prennent conscience de l’importance des nouveaux mécanismes et maîtrisent les voies légales de résolution des conflits sociaux. On pourrait, le cas échéant, tenter des expériences pilotes en choisissant des conflits qui ont un grand écho sans être trop dangereux pour la société, et qui se déroulent dans des endroits où les conditions sont relativement mûres. Cela permettrait de sensibiliser les fonctionnaires de tous grades, ainsi que le pays dans son ensemble. Le rapide développement de l’économie nationale fournit les ressources financières pour résoudre par des voies institutionnelles les antagonismes sociaux. La stabilité fondamentale du cadre politique, de son côté, permet d’avancer dans la résolution de ces problèmes.

Plus important encore, bien que la structure de la société chinoise soit marquée par des écarts de condition de plus en plus forts entre les couches sociales, que les différences s’accentuent et que les contradictions se complexifient, la grande majorité de la population ne souhaite pas que la solution de ces problèmes passe par une explosion de violence ni par des troubles.

En prenant le droit comme fondement et dans les conditions de l’économie de marché, il nous faudra avancer dans l’établissement d’un système qui prenne en compte l’expression et l’harmonisation des intérêts, et jeter les bases sur lesquelles pourra s’instaurer une paix sociale durable.

Jing Jun, Sun Liping, Shen Yuan et Guo Yuhua

Chercheurs du département de sociologie de l’université Qinhua, Pékin. Ce texte s’appuie sur les travaux d’un groupe plus large de sociologues appartenant à ce département.

(1) NDLR : la «  stabilité  » est le mot d’ordre du pouvoir, qui revient souvent dans les discours.

(2) NDLR : par exemple, les luttes des ouvriers-paysans (mingong) contre l’exploitation patronale.

(3) NDLR : cela peut être juin et la commémoration des événements de la place Tiananmen en 1989, ou l’anniversaire de la fondation de la République le 1er octobre 1949.

(4) Discours devant l’Assemblée nationale populaire, 5 mars 2010.

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GQ 01/02/2012 21:04


En anglais, sur le site du PC des USA : The revival of Russian communism


by: Heiko Khoo 09.Jan

GQ 01/02/2012 19:16


Cet article pose la question cruciale du jeu des contradiction en société socialiste